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Martine Leca (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070404414
261 pages
Éditeur : Gallimard (09/10/1998)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Quelques hommes ont le rare privilège d'être tenus, par leurs contemporains, comme des consciences de leur époque.
Théodore Monod est de ceux-là. Ce savant humaniste croit de son devoir de mettre en garde les hommes contre leurs égarements et les dangers qui menacent la planète. Depuis plus de soixante-dix ans, Théodore Monod parcourt les déserts afin de retrouver la genèse de notre planète, et permettre qu'émerge un "nouvel homme". Celui-ci sera à part entiè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
Unhomosapiens
  04 avril 2020
Théodore Monod est de ces hommes qui ne cesseront d'être pour moi des modèles. Je ne me souviens plus exactement de la composition du livre, mais seulement de l'impression qu'il m'a laissé. Un homme qui a trouvé sa voie en arpentant le désert de multiples fois, à la recherche de l'absolu, effectivement. Un homme sans esbroufe. Scientifique, naturaliste, homme d'un grand respect pour la nature et d'une remarquable humilité. Ses combats contre la violence planétaire sont également à retenir. Il me semble que ce livre se compose de ses souvenirs, sorte de livre-testament. Un livre qui m'a aidé à me ressourcer lorsque j'en avais besoin. Une voie et une voix à suivre. J'aimerai relire cet auteur. Mais il y a tant à découvrir…
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meyeleb
  19 janvier 2012
Lire le Chercheur d'absolu est un bon remède contre le pessimisme ambiant. Pour plusieurs raisons :
Monod partage une foi en la vie inébranlable, soutenue par sa foi en Dieu.
Ce grand esprit s'habille d'une existence simple de marcheur du désert, soulignant que c'est justement la simplicité, le dénuement, qui ouvrent l'esprit.
Réaliste quant aux dérives consuméristes de l'homme, il maintient le cap. Chacun se doit d'être en phase avec ses convictions profondes, et la passion de quelques-uns, minoritaires, peut toujours influencer le comportement des autres.
Monod a donc poursuivi jusqu'au bout la quête d'une harmonie avec la nature (partisan antinucléaire, engagé dans la lutte contre les violences infligées aux animaux, par exemple).
Si ses propos semblent s'affadir parfois de tautologies, l'ensemble se colore d'une sagesse reposante.
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Carosand
  21 novembre 2010
Je trouve ce livre très intéressant par son langage non donneur de leçon, il nous amène à réfléchir autrement sur notre mode de vie et à regarder plus loin sans courir, il nous donne une liberté nouvelle qui pourrait exister si le monde voulait changer seulement (Je parle de la première partie du livre).
En ce qui concerne la deuxième partie du livre consacrée aux textes édités pendant la guerre, je ne l'ai pas lue, préférant garder l'espoir de la première lecture.
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Haulle
  03 février 2020
Les écrits de Théodore Monod comme ce livre méritent que l'on respecte tout ce qu'il cherche à nous transmettre, quelques mots simples, épurés, essentiels, pour partager tous le concentré de ce qu'il a compris de ce monde, des êtres vivants qui l'habitent et de la place dans l'univers qu'il occupe.
Des paroles de paix, de sagesses mais d'exigences aussi.
A emporter, lire, parcourir, pour s'attarder et relire, relire encore...
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CAROLICE
  10 novembre 2010
Je trouve ce livre très intéressant par son langage non donneur de leçon, il nous amène à réfléchir autrement sur notre mode de vie et à regarder plus loin sans courir, il nous donne une liberté nouvelle qui pourrait exister si le monde voulait changer seulement
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
MicheleTurbinMicheleTurbin   12 février 2015
Nous compliquons trop nos existences. Mon père disait : « Nous sommes possédés par nos possessions. » Le désert nous apprend à nous soustraire des futilités et inutilités. Dans son espace, nous sommes à la limite de la survie. Les grandes cités nous submergent de superflu dans tous les domaines. Ces boutiques de gadgets, cette marée de nourriture, de vêtements. Ces maisons envahies par quantité de meubles et de bibelots. Tout cela incite les gens à posséder, acheter tout à crédit, y compris leur vacances. Placés dans une spirale infernale, ils sont dépendants de la société de consommation. Alors que la source du bonheur est en nous-mêmes. Pour certains, je crains que cette nappe phréatique ne soit tarie. Même les enfants sont blasés par un déluge de jouets.
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andmanandman   19 janvier 2013
Je fais partie de la race humaine et pourtant je dis : qu'importe si l'homme disparaît du globe. Il l'aura bien mérité ! Sa folie actuelle est telle, tant de stupidités et d'imprudence ! Il existera toujours des relais dans la nature. Dans l'évolution biologique, si une branche disparaît, elle est relayée par une autre. La nature et les animaux existaient avant nous sans avoir à supporter notre rapacité. Et l'évolution peut dessiner un cercle, lequel se refermera sur les origines neuves, c'est à dire préhistoriques.
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meyelebmeyeleb   13 janvier 2012
Le modernisme nous a transformés, et même déformés, par son enchainement de nuisances. Bien que je ne sois pas contre le progrès matériel quand il peut épargner -et non pas éviter, comme il est souvent dit - de la peine aux être humains, je crains le pouvoir des technocrates. Ces Faust veulent prendre le monde en mains. Nous aurions alors une marée de consommateurs aveuglés, ignorant tout de la terre, de ses cycles et richesses.
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MicheleTurbinMicheleTurbin   12 février 2015
Le nomade ignore les frontières. Sa course est ancestrale. Il suit des traces transversales pour troquer les produits de son élevage, moutons sur pied, viande séchée, fromages, beurre, artisanat du cuir. Le « paiement » se résume en semoule, dattes, sucre, thé, couvertures. Mais maintenant, ils doivent organiser leur voyage en franchissant les frontières des Etats, ce qui signifie des détours clandestins et périlleux. Les points de jonction de ces tribus ont été modifiés. Le peuple du Sahara en général se contente de sa propre culture, de sa propre civilisation. Quand à sa méthode pour se soustraire à l’ennemi, elle consiste à utiliser le terrain, la mobilité, en évitant si possible le combat. Détruire un peuple qui sait vivre en autarcie, qui souhaite l’autodétermination et pouvoir circuler librement sur quelques arpents de sable est un bel exemple de dictature gratuite.
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meyelebmeyeleb   13 janvier 2012
Contre la religion du profit, nous devons opposer la religion de la beauté, son pain vivant, son eau vive.
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Videos de Théodore Monod (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Théodore Monod
Émission “Une vie une oeuvre”, diffusée sur France Culture le 21/06/2014. Une émission de Matthieu Garrigou-Lagrange. Par Françoise Estèbe. Réalisation : Lionel Quantin. Théodore Monod naît en 1902. Il entre au Muséum d’histoire naturelle dès 1922 et y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain grâce à deux missions de recherche, puis parcourt le Sahara occidental pendant plus d’un an. En 1930, son service militaire le mène au Sahara algérien : ses recherches sont définitivement orientées vers une région du monde dont il devient un éminent spécialiste. En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer un institut de recherche. Sous son impulsion, l’Institut français d’Afrique noire devient un grand centre scientifique. Il est nommé directeur du laboratoire des pêches d’outre-mer au Muséum, en 1942, puis élu à l’Académie des sciences en 1963. Il s’éteint en 2000, à l’âge de 98 ans. Avec Jean-Marc Durou, photographe, spécialiste du Sahara, sa rencontre avec Théodore Monod en Algérie dans les années 1970 sera le point de départ d’une amitié de plus de trente ans Isabelle Jarry, romancière et essayiste, auteure de “Théodore Monod” (Plon), et avec Théodore Monod, “Mémoires d’un naturaliste voyageur” (AGEP) Jean-Claude Nouët, professeur des universités, membre du Comité consultatif de la santé et de la protection animales Ambroise Monod, fils de Théodore Monod, pasteur, artiste Cyrille Monod, fils aîné de Théodore Monod, il a rassemblé les écrits rapportés des voyages dans “Les Carnets de Théodore Monod” (Le Pré aux Clers) Philippe Taquet, paléontologue Nicole Vray, historienne, auteure de “Monsieur Monod, scientifique, voyageur et protestant” (Actes Sud)
Et les voix de Théodore Monod ; Cyrille Monod - Archives INA Extraits du film “Le vieil homme et le désert” de Karel Prokop Textes lus par Robert Milin
Thèmes : Archéologie| Biologie| Ecologie| Ethnologie| ThéodoreMonod
Source : France Culture
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