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EAN : 9782253152149
154 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (16/01/2002)
3.81/5   31 notes
Résumé :
La Terre est un jardin bordé de nuit. Tels des aveugles nous avançons, mais sûrs de nous, fiers, cruels, consommateurs, assoiffés de profit. Modernes ? Que restera-t-il à nos enfants de cette oasis si humaine ? Seront-ils seulement là pour contempler nos méfaits ? Verront-ils, comme nous, les fleurs, le désert, le ciel aux mille étoiles, la vie menacée, la guerre ? Théodore Monod - qui avait seize ans quand les cloches de France sonnèrent la paix en 1918 - nous offr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  30 août 2016
Un livre qui nous oblige à réfléchir et à comprendre comment l'homme en est arrivé à détruire tout ce qui l'entoure, y compris ses semblables.
Les trois grands monothéismes qui érigent l'homme au centre de la création, oubliant l'origine animale de l'homme, l'ont mené vers des chemins dangereux.
Il doit être solidaire des autres êtres vivants, car tous font partie de la même aventure. "Tout se tient".
Théodore Monod ne nous parle pas seulement de foi, mais aussi des dérives de la science, et de l'état qui ne sait prendre des décisions que pour préserver son intérêt, sans se préoccuper des effets de sa politique à long terme.
L'homme ce primate doué d'intelligence, génétiquement cruel, "le seul être vivant qui apprend à ses enfants à tuer leurs semblables", progresse, mais trop lentement, et il lui sera difficile de faire marche arrière.
" L'énergie nucléaire, dite pacifique, est-elle venue par hasard ? Non, mais de la volonté de la France d'avoir du plutonium, pour faire des bombes atomiques. L'origine de l'énergie nucléaire est donc impure dans son essence. Comment les Français ont-ils pu accepter que la France fasse, sans leur accord, le choix du "tout nucléaire" ? Les a-t-on consultés ? Non bien sûr. C'est le fait du prince."
Un essai passionnant pour alerter les hommes, leur faire prendre conscience que le chronomètre est en marche, et qu'ils font tout, hélas, pour l'accélérer. En se taisant, en n'agissant pas, ils se font complices de l'état.

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Moan
  13 avril 2012
L'utopie est simplement ce qui n'a pas encore été essayé.
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Malahide75
  14 avril 2021
J'attendais beaucoup de cette lecture qui m'a malheureusement laissé sur ma faim.
Le format sous forme d'interview ne m'a pas semblé laisser suffisamment de place à Monod, qui était trop vite interrompu par JP de Tonnac, jusqu'à parfois complètement monopoliser la parole.
Ce format et les sujets abordés sont également datés, même si la réflexion sur le bien-être animal a aujourd'hui encore une grande importance. Mais, toujours à cause de ce ping-pong entre Monod et de Tonnac, le thème ne m'a pas paru suffisamment exploré.
Reste cependant l'image de ce croyant plein d'espérance, dans le doute, conscient des incohérences et des antagonismes de la vie et de l'être humain.
Un petit ouvrage qui à défaut d'être pleinement satisfaisant, donne l'envie de découvrir d'autres écrits de Monod.
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Cacha
  13 janvier 2016
Toujours magnifique
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blanchenoir
  28 juillet 2013
Marquant et convaincant, ce livre m'a poussé au végétarisme... Bravo Théodor Monod !!!
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
ShambalahVeggieShambalahVeggie   24 octobre 2011
" (...) On a bien tort par exemple de juger l'islam à partir des faits et gestes des fondamentalistes arabes. Le soufisme, qui en est le cœur vibrant, véhicule quelques-unes des plus hautes formes d'expression de la sagesse universelle. Tenez, connaissez-vous cette histoire du soufi qui arrive à la porte du Paradis, tout étonné de se trouver là ? "Pourquoi serais-je convié à fouler l'herbe de ce jardin ?", se demande-t-il. Il avise le portier auquel il demande de lui dire ce qu'il fait là. Est-il là parce qu'il a beaucoup prié ? "Non, ce n'est pas pour cela", répond le portier. Est-il là parce qu'il a beaucoup jeûné ? "Mais non, il n'est pas question de ça. -Alors, pourquoi est-ce que je suis là ?", insiste le soufi. "Une nuit d'hiver, à Bagdad, il faisait très froid, et tu as recueilli une petite chatte perdue et tu l'as réchauffée dans ton manteau". Vous comprenez que cette histoire me touche. L'islam ne se réduit pas à cela mais c'est aussi cela. "
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ShambalahVeggieShambalahVeggie   24 octobre 2011
Monod cite le soufi Al-Arabi : "Mon cœur est devenu capable de toutes les formes. Une prairie pour les gazelles, un couvent pour les moines, un temple pour les idoles, une Ka'ba pour le pèlerin, les tables de la Torah, le Livre du Coran. Je professe la religion de l'Amour, et quelque direction que prenne sa monture, l'Amour est ma religion et ma Foi".
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enkidu_enkidu_   06 mars 2016
Il est curieux que l’Occident ne prenne pas en compte l’apport des philosophes de l’Orient pour tout ce qui concerne la question du respect de la vie animale.

– Toutes les religions, sans exception, sont nées en Asie. Le foyer mésopotamien, la Palestine appartiennent aussi à l’Asie. Et même ces Indiens d’Amérique qui tentent de restaurer aujourd’hui leurs traditions sont originaires de l’Asie : il est avéré que le peuplement de l’Amérique du Nord s’est fait par la Sibérie et le détroit de Béring. Or, nous le savons, tous ces foyers de civilisation de l’Antiquité étaient irrigués par le chamanisme.

Que voulez-vous dire ?

– Les grandes religions ont émergé au sein de peuplades qui concevaient une parfaite interdépendance nature-culture.

Dans ces anciennes traditions, l’homme, et particulièrement le chaman, est une sorte d’intercesseur capable de relier tous les mondes : en deçà et au-delà, visible et invisible, féminin et masculin, etc.

Cette connaissance s’est perdue en Occident parce que, très vite, une muraille épaisse s’est constituée entre l’extrême Asie et le Proche-Orient. Sur le plan métaphysique, il se passait au-delà de l’Indus des choses singulières que les populations sémitiques ignoraient. L’événement judéo-chrétien est fort récent au regard des grandes synthèses tentées par l’Inde ou la Chine. Je ne sais si on connaît la date de rédaction des grands textes sacrés de l’Asie. Que reste-t-il de ces intuitions et de ces pratiques dans nos grands et orgueilleux monothéismes qui installent l’homme au-dessus de la Création comme un roi sanguinaire ? À peu près rien.

Vous pensez que les religions orientales ont mieux préservé cet héritage chamanique ?

– Je ne suis pas un spécialiste de ces questions et peu d’Occidentaux ont acquis des vues étendues et profondes à propos des traditions orientales. Elles devraient faire partie de l’enseignement général de tous les écoliers et étudiants, non pas à titre d’endoctrinement, bien entendu, mais d’exigence culturelle. Le taoïsme, par exemple, est-il une religion ou une philosophie ? Je n’en sais rien. Même question pour le bouddhisme. Au Tibet, il a sombré dans une religion magique qui s’est superposée au bouddhisme primitif. Mais comment se faire une idée claire à propos de ces métaphysiques complexes ? Le dalaï-lama met en garde les occidentaux qui voudraient se convertir à la pratique ou à l’étude du bouddhisme car il leur faudrait consacrer pour commencer dix à quinze ans de leur vie à lire et étudier les écritures sacrées tibétaines – la plupart ne sont pas traduites… Il faut donc apprendre le sanskrit, le tibétain s’écrivant avec les caractères sanskrits, et passer dix à quinze ans dans des grimoires inintelligibles…
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gouelangouelan   30 août 2016
Comment avez-vous accueilli la nouvelle du bombardement ? Où étiez-vous le 6 août 1945 ?

Sans doute à Dakar où je dirigeais l'Institut français d'Afrique noire, l'IFAN. Le Monde avait titré : "Une grande révolution scientifique " ! La science a souvent trahi les espoirs des hommes.
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gouelangouelan   30 août 2016
L'homme n'a-t-il pas un rôle spécifique à jouer dans l'univers ?

Non. L'homme doit seulement découvrir qu'il est solidaire de tout le reste. C'est en éprouvant cette solidarité avec les autres êtres vivants que nous nous rapprocherons de l'Esprit universel. Celui qui cueille une fleur dérange une étoile, écrivait un poète anglais. Il n'y a que les poètes pour oser dire des choses pareilles!
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Videos de Théodore Monod (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Théodore Monod
Émission “Une vie une oeuvre”, diffusée sur France Culture le 21/06/2014. Une émission de Matthieu Garrigou-Lagrange. Par Françoise Estèbe. Réalisation : Lionel Quantin. Théodore Monod naît en 1902. Il entre au Muséum d’histoire naturelle dès 1922 et y soutient sa thèse en 1926. Il découvre le continent africain grâce à deux missions de recherche, puis parcourt le Sahara occidental pendant plus d’un an. En 1930, son service militaire le mène au Sahara algérien : ses recherches sont définitivement orientées vers une région du monde dont il devient un éminent spécialiste. En 1938, Monod est affecté à Dakar pour créer un institut de recherche. Sous son impulsion, l’Institut français d’Afrique noire devient un grand centre scientifique. Il est nommé directeur du laboratoire des pêches d’outre-mer au Muséum, en 1942, puis élu à l’Académie des sciences en 1963. Il s’éteint en 2000, à l’âge de 98 ans. Avec Jean-Marc Durou, photographe, spécialiste du Sahara, sa rencontre avec Théodore Monod en Algérie dans les années 1970 sera le point de départ d’une amitié de plus de trente ans Isabelle Jarry, romancière et essayiste, auteure de “Théodore Monod” (Plon), et avec Théodore Monod, “Mémoires d’un naturaliste voyageur” (AGEP) Jean-Claude Nouët, professeur des universités, membre du Comité consultatif de la santé et de la protection animales Ambroise Monod, fils de Théodore Monod, pasteur, artiste Cyrille Monod, fils aîné de Théodore Monod, il a rassemblé les écrits rapportés des voyages dans “Les Carnets de Théodore Monod” (Le Pré aux Clers) Philippe Taquet, paléontologue Nicole Vray, historienne, auteure de “Monsieur Monod, scientifique, voyageur et protestant” (Actes Sud)
Et les voix de Théodore Monod ; Cyrille Monod - Archives INA Extraits du film “Le vieil homme et le désert” de Karel Prokop Textes lus par Robert Milin
Thèmes : Archéologie| Biologie| Ecologie| Ethnologie| ThéodoreMonod
Source : France Culture
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