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ISBN : 2752906293
Éditeur : Libretto (07/06/2011)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 35 notes)
Résumé :

La vie d’un équipage britannique à bord d’un vaisseau de guerre entre 1939 et 1945, au long de l’interminable bataille de l’Atlantique, où l’Angleterre vit trois mille de ses navires envoyés par le fond.

Un livre à recommander à ceux qui seraient tentés d’oublier ce qu’est, pour de vrai, la guerre. Et à ceux qui, contre toute raison, s’entêtent à aimer la mer.

La Mer cruelle, publié en 1951, fut un succès mondial – et dem... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
gill
  05 septembre 2012
Paru en 1951, ce livre formidable est un roman fort que l'on doit à Nicholas Monsarrat, également l'auteur de l'excellent ouvrage "le bateau qui mourait de honte".
"La mer cruelle" est un des plus authentiques livre de mer que je connaisse.
C'est le récit de la vie de l' équipage d'une corvette anglaise, nommée "HMS Compass Rose" durant la bataille de l'Atlantique pendant la seconde guerre mondiale.
C'est une histoire véridique, une histoire vécue.
Mais Monsarrat, grâce à la sincérité de son récit, au style magnifique de sa plume fait de son témoignage un livre exceptionnel.
C'est un roman de guerre mais surtout c'est un récit maritime fort, tragique.
Il nous propulse dans une de ces aventures humaines et maritimes qui transforment ses personnages.
La force de Monsarrat est ici, dans un talentueux mélange des genres que peut-être avec Vercel il est le seul à pouvoir nous offrir.
Il nous relate un formidable récit de mer, mais il y ajoute une connaissance sensible des hommes, de leurs sentiments et de ce qu'ils sont vraiment.
Lorsque parvenu à l'épilogue de ce puissant roman, le lecteur peine à quitter un tel chef d'oeuvre, il peut se demander avec raison duquel de ces trois éléments de la mer, de l'homme ou du bâtiment, lequel est le vrai héros de cet ouvrage.
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Commenter  J’apprécie          210
CeCedille
  19 juillet 2019
30 000 marins tués, 3000 navires coulés, 780 sous marins allemands coulés. La bataille de l'Atlantique affiche un bilan terrible. Nicholas Monsarrat fait vivre ces chiffres froids au gré de la vie d'une corvette puis d'une frégate. La vie à bord est celle d'un monde en miniature. Les caractères des hommes s'y révèlent avec leurs forces et leur faiblesses que la guerre révèle. L'éternel combat de la lance (les sous-marins) et du bouclier (les escorteurs) illustre leur suprématies successives au gré des progrès de l'asdic (Anti-Submarine Detection Investigation Committee) et du radar. La guerre est effroyable dans la succession des naufrages, à la fois terreur et objectif des équipages. La vie humaine devient sans valeur, engloutie dans le combat. L'auteur s'inscrit dans le grande tradition humaniste des écrivains de marine. On pense à Roger Vercel. Les scènes de repas des officiers sont un modèle du genre, comme dans le film "De l'autre côté du monde" (Master and Commander) : il y est aussi question de Nelson, comme il se doit dans la Royal Navy. Instants suspendus de détente, au cœur du drame, et des éléments hostiles. La violence cruelle est celle de la mer autant que elle de la guerre. Les récits de tempête évoquent le "Typhon" de Joseph Conrad. On y trouve même l'esquisse d'une jolie intrigue sentimentale. L'écrivain et critique Philippe Lançon, auteur du "Lambeau", y voit "le roman le plus juste sur la seconde guerre mondiale". Un excellent conseil de lecture !
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Groomy
  30 novembre 2018
Un escorteur c'est d'abord un équipage et le livre se concentre beaucoup sur l'humain, ce n'est pas un récit technique sur la navigation ou sur l'histoire de la bataille de l'atlantique. Au début du conflit ce sont beaucoup de volontaires, des hommes inexpérimenté balancés sur des nouvelles classes de navires en sous-nombre, le commandant, le seul officier expérimenté, devra modeler tout ça, certains seront à la hauteurs, d'autres moins, disparaitront en mer ou plus pacifiquement à terre.

La vie à bord est dur, les premières années, les chasseurs sont les sous-marins, les convois subissent d'immenses pertes, les escorteurs pratiquent plus du sauvetage (quand il y a lieu) qu'autre chose. Les nerfs des marins sont mis à rude épreuve et c'est pas en permission que le moral remonte à cause des bombardements ou plus simplement des problèmes privés (les femmes…).

Au fil de la guerre, si les tempêtes, les naufrages, le stress ne sont pas moins terribles l'équilibre s'inverse quelque peu, le matériel se modernise, les alliés apprennent de leurs années d'expériences, les escorteurs sont plus nombreux. A bord d'une frégate, l'important équipage devient anonyme, la souplesse des débuts à disparu, on pourchasse les sous-marins jusqu'aux limites de la résistance physique, parfois on en repère et en coule un si on a de la chance.

La guerre est terminée mais les hommes, ceux qui ont survécu à la bataille pour la survie de l'Angleterre, sont maintenant usés et fatigués.

Malgré les tragédies racontées le livre est un peu froid (la faute à la traduction ?). Cependant la relative originalité du sujet, le point du vue centré sur les jeunes marins, concilié la vie en mer et à terre, la cruauté des combats en font un des récits de la seconde guerre mondiale à lire.
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stcyr04
  04 janvier 2018

Churchill disait de la bataille de l'Atlantique : " C'est une guerre de tâtonnements, de noyades, d'embuscades et de stratagème, de science et d'habileté manoeuvrière".

Nicholas Montsarrat sublime son expérience d'officier de marine, retrace l'épopée de ce conflit, à travers la figure d'un navire escorte dans sa mission de protection des convois de ravitaillement, cible des attaques perfides des sous-marins allemands. Leur vie à bord, au port, en permission, la narration, qui ne souffre d'aucun temps mort, aborde tout les aspects de la vie de ces hommes d'équipage à travers des portraits de personnages attachant incarnant la lutte homérique de l'homme contre la barbarie et les fureurs de la mer cruelle. Un chef-d'oeuvre du romans de guerre, écrit dans une langue superbe, illustrant un aspect moins connu de la Seconde Guerre mondiale.
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mauriceandre
  14 février 2015
Ce roman de Nicholas Monsarrat, tiré de sa propre expérience pendant la bataille de l'Atlantique ou il servit a bord d'une corvette anti-sous-marin , nous raconte la vie a bord d'un escorteur de convois en lutte contre les éléments et l'ennemi.
Ce qui frappe a la lecture de ce récit c'est d'abord les personnages.
Des hommes venant de différents horizon, réunis a bord d'un bâtiment de guerre, qui pour la plupart ne connaissent rien à la mer et qui malgré tout arriveront a faire de leur corvette un outil efficace pour la lutte anti sous-marine.
Si comme moi, vous êtes un Sous-marinier refoulé, et que le jeu de simulation sous-marine, "Silent Hunter", est l'un de vos préféré, vous aimerez lire cette histoire a peine romancée.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gillgill   21 septembre 2012
Ceci est l'histoire - la longue et véridique histoire - d'un océan, de deux navires et d'environ 150 hommes.
L'histoire est longue parce qu'elle raconte une interminable et furieuse bataille, la plus dure qui puisse être livrée au cours d'un guerre.
On y met en scène deux navires parce que le premier fut coulé et remplacé par le second.
Elle concerne 150 hommes parce que c'est un nombre d'individus dont on peut facilement relater les aventures.
Elle est véridique, enfin, parce que seule une histoire vraie mérite d'être écrite.
Voici d'abord l'océan, l'Atlantique et ses houles gigantesques....
(extrait du premier chapitre de l'édition parue chez "Presses-Pocket" en 1979)
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wentworth23wentworth23   26 octobre 2013
Même quand les vagues retenaient un moment leurs coups, le vent, qui hurlait et s'acharnait dans le gréement, serrait de peur chaque cœur ; car s'il était capable d'arracher de matériel du pont, les hommes ne pourraient résister à sa force terrible. Pour l'équipage du Saltash, il n'y avait plus de convoi et plus d'autres vaisseaux que le leur ; ils étaient depuis tant de jours et tant de nuits effroyables la proie des éléments qu'ils pouvaient être vaincus par leur seule brutalité. Le Saltash avait déjà affronté bien des tempêtes et avait eu souvent de la force de reste pour venir en aide à d'autres navires en difficulté, mais à présent uniquement occupé de lui-même, il peinait pour rester à flot, accomplissant heure après heure et jour après jour, les manœuvres désespérées d'un bateau qui refusait, sous la contrainte la plus violente, de se laisser engloutir. Pendant tout ce temps, un plaisantin ne cessait de chanter dans le haut-parleur une berceuse censée calmer le navire et la mer.
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wentworth23wentworth23   26 octobre 2013
Quand ils reprirent la mer, ils essuyèrent une tempête d'une violence telle que, lorsque le cinquième jour se leva sur la lutte fantastique que soutenait le Saltash contre les flots déchaînés pour arriver seulement jusqu'au sud de l'Islande, Ericson se dit que c'était le pire temps de toute la guerre, le pire du monde entier. La mer était devenue comme un champ de bataille rugissant, où l'ouragan chassait et soulevait les navires comme des bouts de papier. Le convoi n'avait plus la forme d'un convoi ; un bateau était à peine un bateau dans cette immensité hurlante. Ce tumultueux coup de vent du sud, croissant en furie de jour en jour, semblait animé d'une méchanceté à laquelle on ne pouvait échapper ; chaque navire était comme un fugitif désespéré, condamné à être lynché par une foule dont les mouvements avaient passé d'une mauvaise humeur maladroite à une rage aveugle. De gigantesques vagues se précipitaient en grondant sur les pygmées qui devaient être leurs proies ; parfois la surface tout entière de là mer se soulevait d'un coup, et le navire qui se trouvait sur le chemin son assaut tremblait et chancelait tandis que des tonnes d'eau verte s'écroulaient sur son pont et dévalaient en torrent sur toute sa longueur. Les embarcations étaient fracassées, les cheminées bosselées, les passerelles et les roufs écrasés; des hommes disparaissaient par-dessus bord sans une trace, sans un cri, balayés de la vie comme des images effacées d'un tableau noir par un impérieux coup d'éponge.
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