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ISBN : 2752900082
Éditeur : Phébus (09/06/2004)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 23 notes)
Résumé :

La vie d’un équipage britannique à bord d’un vaisseau de guerre entre 1939 et 1945, au long de l’interminable bataille de l’Atlantique, où l’Angleterre vit trois mille de ses navires envoyés par le fond.

Un livre à recommander à ceux qui seraient tentés d’oublier ce qu’est, pour de vrai, la guerre. Et à ceux qui, contre toute raison, s’entêtent à aimer la mer.

La Mer cruelle, publié en 1951, fut un succès mondial – et dem... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
gill
  05 septembre 2012
Paru en 1951, ce livre formidable est un roman fort que l'on doit à Nicholas Monsarrat, également l'auteur de l'excellent ouvrage "le bateau qui mourait de honte".
"La mer cruelle" est un des plus authentiques livre de mer que je connaisse.
C'est le récit de la vie de l' équipage d'une corvette anglaise, nommée "HMS Compass Rose" durant la bataille de l'Atlantique pendant la seconde guerre mondiale.
C'est une histoire véridique, une histoire vécue.
Mais Monsarrat, grâce à la sincérité de son récit, au style magnifique de sa plume fait de son témoignage un livre exceptionnel.
C'est un roman de guerre mais surtout c'est un récit maritime fort, tragique.
Il nous propulse dans une de ces aventures humaines et maritimes qui transforment ses personnages.
La force de Monsarrat est ici, dans un talentueux mélange des genres que peut-être avec Vercel il est le seul à pouvoir nous offrir.
Il nous relate un formidable récit de mer, mais il y ajoute une connaissance sensible des hommes, de leurs sentiments et de ce qu'ils sont vraiment.
Lorsque parvenu à l'épilogue de ce puissant roman, le lecteur peine à quitter un tel chef d'oeuvre, il peut se demander avec raison duquel de ces trois éléments de la mer, de l'homme ou du bâtiment, lequel est le vrai héros de cet ouvrage.
+ Lire la suite
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mauriceandre
  14 février 2015
Ce roman de Nicholas Monsarrat, tiré de sa propre expérience pendant la bataille de l'Atlantique ou il servit a bord d'une corvette anti-sous-marin , nous raconte la vie a bord d'un escorteur de convois en lutte contre les éléments et l'ennemi.
Ce qui frappe a la lecture de ce récit c'est d'abord les personnages.
Des hommes venant de différents horizon, réunis a bord d'un bâtiment de guerre, qui pour la plupart ne connaissent rien à la mer et qui malgré tout arriveront a faire de leur corvette un outil efficace pour la lutte anti sous-marine.
Si comme moi, vous êtes un Sous-marinier refoulé, et que le jeu de simulation sous-marine, "Silent Hunter", est l'un de vos préféré, vous aimerez lire cette histoire a peine romancée.
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wentworth23
  26 octobre 2013
Et voilà, je viens de trouver cette perle en brocante. Instant de nostalgie...
L'auteur y décrit la bataille de l'Atlantique à partir de sa propre expérience, sans rien exagérer. le livre, de 1951, n'a pas pris une ride. Il raconte la vie de l'équipage du "Compass Rose", commandé par le Capitaine Ericson puis du "Saltash", après que le premier eut été coulé et que très peu de membres d'équipages aient survécu. Certaines scènes de combat entre escorteur et U-Boot sont magnifiques.
Et puis j'ai une certaine tendresse pour ce livre. Je l'ai découvert au CDI du lycée et c'est grâce à lui (ou à cause de lui?) que je suis mordu de ce genre littéraire.
Alors fans de Hornblower, Bolitho, Aubrey et tous les autres n'hésitez pas!
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pdbloti17730
  19 août 2015
Très belle lecture que cette histoire d'hommes ordinaires plongés dans la guerre sous marine
Rien d'héroïque forcé dans la description du quotidien de ses marins, aucune grandiloquence verbale, mais une empathie formidable
A lire absolument..
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
gillgill   21 septembre 2012
Ceci est l'histoire - la longue et véridique histoire - d'un océan, de deux navires et d'environ 150 hommes.
L'histoire est longue parce qu'elle raconte une interminable et furieuse bataille, la plus dure qui puisse être livrée au cours d'un guerre.
On y met en scène deux navires parce que le premier fut coulé et remplacé par le second.
Elle concerne 150 hommes parce que c'est un nombre d'individus dont on peut facilement relater les aventures.
Elle est véridique, enfin, parce que seule une histoire vraie mérite d'être écrite.
Voici d'abord l'océan, l'Atlantique et ses houles gigantesques....
(extrait du premier chapitre de l'édition parue chez "Presses-Pocket" en 1979)
+ Lire la suite
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wentworth23wentworth23   26 octobre 2013
Même quand les vagues retenaient un moment leurs coups, le vent, qui hurlait et s'acharnait dans le gréement, serrait de peur chaque cœur ; car s'il était capable d'arracher de matériel du pont, les hommes ne pourraient résister à sa force terrible. Pour l'équipage du Saltash, il n'y avait plus de convoi et plus d'autres vaisseaux que le leur ; ils étaient depuis tant de jours et tant de nuits effroyables la proie des éléments qu'ils pouvaient être vaincus par leur seule brutalité. Le Saltash avait déjà affronté bien des tempêtes et avait eu souvent de la force de reste pour venir en aide à d'autres navires en difficulté, mais à présent uniquement occupé de lui-même, il peinait pour rester à flot, accomplissant heure après heure et jour après jour, les manœuvres désespérées d'un bateau qui refusait, sous la contrainte la plus violente, de se laisser engloutir. Pendant tout ce temps, un plaisantin ne cessait de chanter dans le haut-parleur une berceuse censée calmer le navire et la mer.
+ Lire la suite
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wentworth23wentworth23   26 octobre 2013
Quand ils reprirent la mer, ils essuyèrent une tempête d'une violence telle que, lorsque le cinquième jour se leva sur la lutte fantastique que soutenait le Saltash contre les flots déchaînés pour arriver seulement jusqu'au sud de l'Islande, Ericson se dit que c'était le pire temps de toute la guerre, le pire du monde entier. La mer était devenue comme un champ de bataille rugissant, où l'ouragan chassait et soulevait les navires comme des bouts de papier. Le convoi n'avait plus la forme d'un convoi ; un bateau était à peine un bateau dans cette immensité hurlante. Ce tumultueux coup de vent du sud, croissant en furie de jour en jour, semblait animé d'une méchanceté à laquelle on ne pouvait échapper ; chaque navire était comme un fugitif désespéré, condamné à être lynché par une foule dont les mouvements avaient passé d'une mauvaise humeur maladroite à une rage aveugle. De gigantesques vagues se précipitaient en grondant sur les pygmées qui devaient être leurs proies ; parfois la surface tout entière de là mer se soulevait d'un coup, et le navire qui se trouvait sur le chemin son assaut tremblait et chancelait tandis que des tonnes d'eau verte s'écroulaient sur son pont et dévalaient en torrent sur toute sa longueur. Les embarcations étaient fracassées, les cheminées bosselées, les passerelles et les roufs écrasés; des hommes disparaissaient par-dessus bord sans une trace, sans un cri, balayés de la vie comme des images effacées d'un tableau noir par un impérieux coup d'éponge.
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