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Critiques sur Les années Foch suivi de 25 bis rue Jenner (3)
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Coya
  09 novembre 2018
Livre reçu lors d'une des dernières masses critiques, ce fût la découverte du premier roman de Jean-Pierre Montal.

L'auteur nous dépeint la vie de l'avenue Foch dans les années 1990 à travers le récit de trois personnages: Pierre, Hélène et Anne. Chacun nous raconte son vécu de la même période.

C'était très intéressant de lire les descriptions du Paris de cette époque-là, la musique qui passait à la radio, comment s'amusaient les jeunes et les moins jeunes, l'évolution de la ville à tout point de vue (social, architectural, économique) mais je n'ai pas aimé l'ambiance un peu nostalgique du roman. le "c'était mieux avant".

C'est sûr que chaque époque est différente et apporte des déceptions mais aussi des innovations. Je préfère voir le verre à moitié plein qu'à moitié vide.

Je conseille ce roman car il est assez court, se lit facilement et est un fidèle tableau des années 1990. Il est suivi d'une nouvelle qui est dans le même esprit.

Merci à Babelio et aux éditions du Rocher.
Lien : http://unlivreunwakanda.cana..
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Aela
  12 octobre 2018
Nous sommes dans le milieu des années 90. Pierre est un jeune homme qui "monte" à Paris pour ses études et aussi pour revoir son amie Anne qui a mystérieusement disparu et qui lui avait parlé auparavant de son goût pour le quartier de l'avenue Foch et ses fameuses contre-allées.
Poursuivant sa recherche de Anne, Pierre s'intègre assez vite dans la "microsociété" qui vit en parallèle de ce beau quartier, avec notamment le personnage hors norme de Remo, marginal qui a jeté l'ancre dans ce quartier étonnant.
L'auteur nous fait découvrir l'envers du décor, la vie nocturne et ses ballets incessants dans les contre-allées, les prostituées, les fêtards, tout ce petit monde se croise et noue des relations plus ou moins réussies.
En toile de fond nous voyons toute la société des années 90, avec des rapports familiaux plus "conservateurs".
Pierre va rencontrer aussi un vieux dandy qui a fait fortune dans la pub Michel Damborre, ainsi qu'une prostituée, Hélène qui tous deux vont l'aider dans sa recherche. Son parcours va donc le mettre en relation avec des représentants de chaque extrême de l'échelle sociale, ce qui rend son cheminement particulièrement intéressants.
En toile de fond du récit, les grandes grèves des transports de 1995, symbole d'affrontements sociaux, l'auteur nous rend bien ce sursaut social qui a eu lieu cette année-là.
Cela pourrait être un roman nostalgique mais l'auteur se détourne assez vite de toute sentimentalité. Son souci semble surtout de nous montrer une époque proche, à peine plus de vingt ans mais déjà qui nous semble terriblement différente (pas de portable, quasiment pas d'internet..)
On sent beaucoup de tendresse dans le regard que porte l'auteur sur cette période. Les personnages sont à l'image de ce climat ambiant: ils se cherchent et leurs hésitations et atermoiements les rendent très humains.
On sent une fascination de l'auteur pour ce quartier de l'avenue Foch ( pas si connu finalement), qui fait figure ici un peu de "melting-pot", tant dans les différentes couches sociales représentées (les grands bourgeois, les prostituées, les marginaux..) que dans les nationalités présentes (Américains, Saoudiens..)
L'auteur fait ensuite un bond dans le temps, jusqu'en 2020, année où son héros apprend le décès de Michel Damborre. Alors qu'il vit à New York, il revient à Paris et retrouve l'avenue Foch rénovée. On découvre ainsi une nouvelle avenue Foch, loin de l'image qu'en avait gardée notre héros.
Merci à Babelio et Nicolas de m'avoir fait découvrir cet auteur nouveau. Jean-Pierre Montal est originaire de Saint-Etienne. Il est venu jeune à Paris, il est éditeur et co-fondateur des éditions Rue Fromentin. Il a publié il y a quelques années un essai remarqué sur Maurice Ronet, que je vais prochainement lire je pense...."Les années Foch" sont son premier roman.
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Galirad
  02 octobre 2018
Ce roman, je ne l'ai pas choisi dans la liste de "Masse critique" du mois de septembre 2018 par hasard ou avec une quelconque désinvolture. Sa temporalité était à ce point calquée sur ma temporalité que ma curiosité en était aiguisée encore plus qu'à l'accoutumé, avant de réceptionner, dans ma boite aux lettres, le pli annoncé.
Doublement merci à Nicolas Hecht de Babelio pour son attribution et aux éditions motifs (collection poche des Editions du Rocher) pour me l'avoir gracieusement expédié.
Le livre se présente en deux parties sans lien apparent : "Les années Foch" qui courre sur presque 180 pages suivi d'une nouvelle "25 bis rue Jenner" d'une petite vingtaine de pages. le lien aussi tenu soit-il se dessine, toutefois comme un contre jour, une ombre fugace. Certainement que le "Pierre" du Roman à la recherche de son amie d'enfance qui s'est évaporée au milieu des années 90 dans les contre-allées de l'avenue Foch et le "Pierre" de la Nouvelle qui erre dans le XIII° parisien à la recherche de traces des studios de Melville au 25 bis rue Jenner, ne sont que deux faces, parmi d'autres encore, d'un même personnage à peine réinventé....
Le point fort de cet ouvrage est que l'auteur nous balade dans plusieurs décennies et qu'à chaque fois son ton est juste. Il a saisi avec brio l'ambiance toute particulière de chacune des périodes qu'il convoque, en y glissant quelques détails, souvent anodins, qui ne mentent pas. Les porte-documents et les petites annonces de France Soir dans les années 70, l'ennui tout particulier que les adolescents de Province pouvaient ressentir au milieu des années 80, la description du directeur de l'ESMI au milieu des années 90, chauve, bouc taillé vêtu d'un blazer (et non d'une veste) à blason doré sur un pantalon beige, les albums écoutés à la FNAC, les jupes plissées des filles de bonne famille et même la surabondance d'informations médiatiques connectées de la toute prochaine décennie 2200.
Une certaine mélancolie colle à ses mots, aux phrases qu'il distillent et ce, quelque soit l'époque qu'il invoque. Indépendamment de l'énigme qu'il dissèque concernant Anne "l'évaporée", j'ai eu l'impression d'évoluer dans un documentaire qui n'avait d'autre but que de braquer l'objectif sur des époques creuses, de laisser quelques images se superposer et surtout d'éviter les arrêts sur image.
Je me suis extraite du livre comme l'on ressort d'une salle de projection d'un petit cinéma de quartier, un peu éblouie, un peu déphasée, mais cependant prête à reprendre tout doucement le cours de ma vie, là où je l'avais laissé deux heures auparavant, pas complètement pareille, sans pourtant être vraiment une autre.

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