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EAN : 9782756406848
456 pages
Pygmalion-Gérard Watelet (16/05/2012)
3.68/5   101 notes
Résumé :
Sous le règne de saint Louis, Caterina exerce la médecine à Paris, à l'Hôtel-Dieu, malgré l'hostilité de ceux qui l'entourent. Libre, devenue enceinte, elle découvre trop tard que son amant est déjà marié, et elle décide alors d'assumer seule son destin. C'est l'époque où la dissection des cadavres, interdite par l'Eglise, se fait en cachette. Mais le groupe auquel elle appartient est dénoncé et ses confrères masculins décident lâchement de lui faire porter l'entièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
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sur 101 notes
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jeunejane
  20 octobre 2021
1254 à Paris sous le règne de Louis IX.
Caterina Colleaperto a obtenu son diplôme de médecine à Montpellier.
Elle exerce son métier avec l'homme qu'elle aime, Ronaldo Lafranchi.
Elle lutte sans cesse pour s'imposer en tant que femme sauf lorsqu'il s'agit d'accouchements.
Caterina doit faire face à la méfiance des dirigeants de l'Hôtel-Dieu à Paris où elle travaille.
Ses patients hommes confient difficilement leur santé à une femme.
Un jour, alors qu'elle est dénoncée suite à une dissection, pratique interdite aux femmes dans les pays chrétiens, elle décide de s'enfuir à Milan, en Italie, son pays d'origine.
De plus, elle est enceinte et l'homme qu'elle aime est marié.
Elle se retrouve seule.
Caterina trouvera quand même un collègue barbier chirurgien.
Un roman très bien construit dans l'ensemble mais il se dégage une certaine froideur à cause des personnages trop nombreux qui nuisent à l'approfondissement du récit.
Le style, très moderne me faisait penser que l'auteure avait tout inventé mais pas du tout. Valeria Montaldi s'est documentée sur cette époque de façon à ne pas inventer des faits.
Les femmes qui étudiaient la médecine existaient bien même si elles n'étaient pas nombreuses. de nombreuses scènes sont même excessivement bien détaillées.
C'est pour toutes ses qualités que j'ai octroyé un 4 * au roman
Lu dans le cadre du challenge Plumes féminines
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LydiaB
  21 novembre 2012
Vous connaissez suffisamment mes goûts en matière médiévale pour vous douter que je ne pouvais pas laisser passer ce bouquin ! Déjà, un roman historique traitant de la médecine à cette époque, ce n'est guère courant... mais lorsque l'auteur met en scène une femme exerçant ce métier, je ne peux qu'applaudir. Car oui, pour reprendre la phrase de la quatrième de couverture (vous m'en excuserez), il existait des femmes médecins à cette époque, même si elles n'étaient pas légion. Valeria Montaldi s'est largement documentée à ce sujet et cela se ressent.

J'étais donc très enthousiaste pour en démarrer la lecture. Et si, au départ, je me suis un peu perdue dans les personnages, j'avoue quand même avoir dévoré ce pavé avec un réel plaisir. On ne peut qu'adhérer avec le personnage, Caterina, même lorsqu'elle fait des choses répréhensibles comme assister à une dissection (interdite par l'Eglise) ou pratiquer la chirurgie. Courageuse, têtue et obstinée, elle ne s'en laisse pas compter. Elle évolue d'ailleurs au fur et à mesure que l'on progresse dans l'histoire. Elle apprend à être méfiante et à ne compter que sur elle. On plonge dans ce monde fermé, on voyage de Paris à Milan au grès des actions. On en apprend énormément sur les pratiques de l'époque, sur la place des femmes dans la société, sur les autres corporations.

Si vous vous intéressez à la médecine, au Moyen Âge, ou si, tout simplement, vous avez envie de lire un bon roman, alors n'hésitez pas. Celui-ci est fait pour vous.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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sylvaine
  30 août 2021
1254. Paris. Une femme habillée en homme se hâte vers un moulin abandonné sur les bords de la Bièvre. Catarina a rendez-vous avec Ronaldo, médecin renommé qui l'a prise comme élève. Enfin elle va assister à sa première dissection !
1254 Milan , un commis , un chirurgien barbier, un tailleur ..
Valeria Montaldi avec la rebelle: femme médecin au moyen-âge, relève un défi de taille. Passionner le lecteur sans qu'à aucun moment il n'y ait de lassitude ou d'ennui. Défi relevé brillamment. Ce roman a toutes les qualités. Ecriture fluide , contexte historique précis et bien documenté, personnages attachants ou à défaut intéressants et le portrait d'une femme exceptionnelle , celui d'une pionnière capable de braver les obstacles de sa condition de femme et de s'imposer comme médecin envers et contre tous.
Un roman passionnant que j'ai vraiment apprécié et qui ne saurait que plaire au plus grand nombre.
Lu dans le cadre du multi-défis 2021 .

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Levant
  11 décembre 2014
La place de la femme dans la société a toujours été sujet à débat. En tant qu'homme, je suis de ceux qui détestent l'idée d'une différence de traitement fondée sur l'appartenance à l'un ou l'autre sexe. Historiquement cela ne trouve de justification qu'autour du concept de la force physique. C'est le régime de la loi du plus fort qui prévaut dans le monde animal. Parmi les mentalités enracinées au cours des millénaires, c'est celle qui a la peau la plus dure. Au XXIème siècle, l'Homme, pourtant enorgueilli d'intelligence, est toujours imprégné de cette tare de la domination par la force. La femme n'est sublimée que dans la mesure où elle se contente d'une position subalterne et que son pouvoir se limite à celui de la séduction. En dehors de l'assouvissement du partenaire, point de salut. Comportement animal instinctif.
C'est faire fi de la force morale, de la volonté, de l'intelligence, de la capacité à supporter la souffrance et la solitude, pour lesquelles la gente féminine peut en remontrer à ses congénères du sexe opposé. L'endurance à la solitude est éloquente. La crainte chez le représentant du genre masculin n'est-elle pas tout simplement celle de se retrouver face à lui-même.
Je ne reconnais quant à moi comme différence que celle du mérite. C'est évidemment plus difficile à jauger que l'objectivité du genre. Hommes et femmes ont autant de chance de développer des qualités mais aussi des défauts. C'est la personnalité de l'individu qui fait la différence.
"La Rebelle" traite de ce thème à une époque où le christianisme dominant ne favorise pas le traitement d'égalité, c'est le moins que l'on puisse dire. S'il a aujourd'hui évolué sur ce point, d'autre religion ascendante contemporaine n'en tire pas la leçon pour autant et retombe encore dans ce travers rétrograde. Les mentalités sont plus difficiles à transformer que les montagnes à déplacer. Il y a trop d'avantages à perdre pour celui qui s'est arrogé la primauté.
Dans « La Rebelle », le thème est abordé par une femme, Valeria Montaldi. Elle le fait avec tempérance, comme prise en défaut. Pas d'action d'éclat pour cette rebelle. Elle cherche son salut dans la fuite. Aussi n'est-ce pas dans l'affrontement avec la haute société qu'elle gagnera la reconnaissance de ses qualités de médecin, mais dans l'énergie qu'elle déploiera à soigner les plus démunis. Elle l'obtiendra par sa persévérance tranquille et convaincue.
Le sujet est traité d'une manière un peu simpliste tant dans le scenario que dans le style. C'est dommage. Cela manque d'entrain, c'est un peu poussif. La rebelle, Caterina da Colleaperto, personnage central du roman, reste malgré tout assez secrète et timorée. Tant et si bien que l'on a du mal à s'attacher à cette personne pourtant injustement malmenée. Par ses confrères d'abord, aveuglés par sa beauté et jaloux de sa compétence, par l'église ensuite qui relègue la femme au rang d'être impur de second plan. Elle n'est qu'un suppôt de Satan, un mal nécessaire à la perpétuation de l'espèce.
L'autre thème central, celui de la médecine au moyen-âge, reste toutefois intéressant. Avec cette dichotomie entre médecine et chirurgie. Cette dernière exercée par des barbiers-chirurgiens et pratiquée dans l'aveuglement, du fait de l'interdit dogmatique de l'église quant à la pratique de la dissection.
On peine en outre à faire le lien entre les deux histoires parallèles qui se déroulent dans cet ouvrage. Celle de l'héroïne qui oeuvre en médecine et celle Marco Raineri, le tailleur sodomite. Ce dernier y paraissant comme prétexte à développer l'intérêt de l'auteure pour la confection vestimentaire. On salue toutefois l'effort de documentation sur l'un et l'autre milieux professionnels.
Bien que les longueurs et digressions le perdent un peu, cet ouvrage reste intéressant, à défaut d'être passionnant.
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Nyuka
  23 septembre 2020
Au sein du challenge Tour du monde organisé par le petit Pingouin vert, j'ai fouillé un peu partout et j'ai découvert dans la bibliothèque de ma mère un livre d'un auteur italien.
Je ne sais pas pourquoi mais le titre m'a un peu freinée. Rebelle a pour un moi une petite consonance négative.
Toutefois, le livre est écrit comme je les aime : chapitres courts et raconté par différents personnages.
On suit donc l'histoire de Caterina, une jeune femme médecin au Moyen-Âge essayant de faire sa place dans ce monde d'hommes.
Malheureusement, ces derniers sont sans pitié et sont prêts à tout pour exclure les femmes de ce cercle privé.
En parallèle, nous suivons la vie d'un couturier de renommé qui est homosexuel. À cette époque, c'était considéré comme une perfidie et on se retrouvait rapidement en prison.
Nous suivons également la route d'un homme dont on ignore tout. On découvre sa vie peu à peu au long de l'histoire et ce dernier est amené à rencontrer les deux premiers personnages.
D'autres personnages ont le droit à quelques chapitres, ce qui nous apporte des éclairages sur différentes situations, l'histoire se déroulant à Paris et à Milan.
J'ai mis du temps à rentrer dans l'histoire, à avoir envie de me remettre dans la lecture chaque soir.
Il y a pourtant des petits rebondissements, mais rien d'haletant non plus.
Je pense avoir lu de trop nombreux thrillers ces derniers temps.
L'histoire reste pourtant bien ficelée. Plus j'avançais dans l'histoire et plus je désirais savoir ce qu'il allait advenir à ces personnages.
Il y a une petite touche d'Histoire avec l'existence de l'hôpital de la Colombetta à Milan, le roi Louis IX de France, son frère Alphonse de Poitiers, sa soeur Isabelle...
L'auteur nous rappelle que la dissection était interdite à cette époque et les médecins devaient le faire en secret pour en apprendre davantage sur le corps humain.
La place primordiale de l'Eglise est aussi bien mise en avant dans le livre et est rappelée très régulièrement.
Au final, c'était un bon livre avec des conclusions pour chaque personnage, plus ou moins heureuses.
J'apprécie quand tout n'est pas rose, on reste proche de la réalité avec des hauts et des bas dans la vie de chacun.
Toutefois, il a fallu me poser et réfléchir sur ma lecture pour en venir à cette conclusion, car je fus avant tout bien heureuse de finir ce livre.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   21 novembre 2012
La fumée des vendeurs de saucisses imprégnait la rue de la Saunerie. Les boutiques adossées l'une à l'autre et les toits des maisons qui dépassaient sur la rue empêchaient l'air de circuler.
Caterina hâta le pas pour s'éloigner. Elle se dirigea vers le Grand Pont : près du fleuve, la puanteur s'atténuerait peut-être, recouverte par l'odeur musquée de la terre humide. La bruine incessante ne la dérangeait pas, la capuche de son manteau la protégeait juste assez pour que ses cheveux ne se mouillent pas.
Elle se sentait humiliée, déçue. En racontant à Rolando comment elle avait choisi d'affronter ce cas difficile, elle s'attendait à recevoir des félicitations. Ne lui recommandait-il pas sans cesse d'expérimenter, de faire preuve de courage face aux situations les plus délicates ? Il ne l'avait pas réprimandée, mais son silence et ce congé hâtif avaient été plus éloquents. Que croyait-il, qu'il lui suffisait de rendre visite à des clientes gâtées et arrogantes, la plupart affligées de mélancolie pour faire d'elle un véritable médecin ? Croyait-il qu'elle délirait quand elle affirmait vouloir exercer la chirurgie ? Elle avait étudié longtemps et avec passion cette branche de la médecine, dans le but de la pratiquer parallèlement au diagnostic et à la thérapie. À présent, elle devrait y renoncer pour la seule raison qu'elle était une femme ? Parce que la plupart des médecins s'abstenaient de la pratiquer, affirmant qu'il s'agissait d'une discipline de barbiers ? C'étaient eux qui se trompaient, pas elle.
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jeunejanejeunejane   20 octobre 2021
" Vous comprenez, à présent ? Vous voyez à qui vous offrez votre amour ? À une femme qui commence tout juste à éprouver de la compassion pour la souffrance de ses patients comme si la douleur des autres était un baume à la sienne ,...
Mon âme est vide de sentiments, Francesco, je suis une femme difficile à aimer. "
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jeunejanejeunejane   20 octobre 2021
Elle avait étudié longtemps et avec passion cette branche de la médecine, dans le but de la pratiquer réellement...À présent, elle devrait y renoncer pour la seule raison qu'elle était une femme ?
Parce que la plupart des médecins s'abstenaient de la pratiquer, affirmant qu'il s'agissait d'une discipline de barbiers ?
C'étaient eux qui se trompaient, pas elle.
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NabooNaboo   09 décembre 2014
Qu'on l'accepte ou non, nous sommes tous le jouet de notre destin, qui entre lui-même dans les desseins impénétrables du Tout-Puissant. Si nous parvenons à le comprendre à temps, chaque événement de notre vie devient alors compréhensible et d'autant plus supportable.
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GrecieGrecie   07 août 2013
Elle s'assit sur la banquette et se pencha en avant. Cette position la soulageait, mais ainsi elle avait encore l'impression de sentir l'enfant. Elle ne savait que trop bien qu'il s'agissait d'un tour que lui jouait son esprit, mais elle ne parvenait pas à chasser l'idée : à chaque fois, elle se raidissait comme si son corps attendait une contraction, un mouvement. Cette sensation de plénitude était tout ce qui lui restait de cet enfant mort-né, comme s'il réclamait qu'on ne l'oublie pas.
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