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EAN : 9781022604179
Editions Métailié (14/01/2016)
3.64/5   66 notes
Résumé :
Bruna Husky, la réplicante de combat des Larmes sous la pluie, a du vague à l'âme, la brièveté de sa vie programmée l'angoisse. Sa nouvelle enquête l'embarque dans une sombre affaire de poubelles atomiques aux confins du monde connu, dans une zone où règne une guerre permanente. Elle est accompagnée dans son aventure d'un «tripoteur» séduisant autant qu'inquiétant et d'une réplicante née de la même matrice industrielle qu'elle, son portrait craché. Cet alter ego plu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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viou1108_aka_voyagesaufildespages
  10 décembre 2021
Dans ce deuxième volet des aventures futuristes de Bruna Husky, nous retrouvons la réplicante de combat (une androïde « techno-humaine »), qui n'a désormais qu'un peu plus de trois ans à vivre avant que ne se déclenche sa TTT (tumeur totale techno) qui la tuera dans de brèves mais horribles souffrances. La détective privée est chargée cette fois de retrouver un curieux diamant noir. Son enquête la mènera d'abord sur Labari, une planète proche de la Terre, régie par un système de castes moyenâgeux puis, de retour sur Terre, aux confins du monde connu, dans une zone de guerre où seraient enfouis dans le plus grand secret les déchets nucléaires de l'humanité. La mission est pleine de dangers et de surprises, et Husky est accompagnée, pour le meilleur ou le pire, par Daniel Deuil, son « tactile » (sorte de kiné-psycho-thérapeute) et de Clara, réplicante issue de la même matrice qu'elle, en quelque sorte son clone industriel, sauf que Clara est plus jeune et que ses vrais-faux souvenirs et émotions lui ont été implantés par un autre mémoriste que celui de son aînée. Bruna peut aussi compter sur ses amis déjà présents dans « Des larmes sous la pluie » : Yannis, le vieil archiviste dépressif, le sombre et séduisant inspecteur Lizard, et Bartolo, son drôle de petit animal de compagnie.
Nous voilà donc plongés en plein 22ème siècle, dans un monde high-tech mais hyper pollué, où il faut payer pour respirer de l'air pur et avoir le droit de vivre dans un environnement sain et propre.
« le poids du coeur » est un thriller dystopique écologique qui pose la grande question de la gestion des déchets radioactifs, mais au-delà de ce thème principal, on retrouve d'autres sujets, notamment des réflexions pertinentes sur le racisme, le fanatisme religieux, le pouvoir de l'argent, l'accès aux soins de santé, la destruction de l'environnement. Et surtout, un questionnement plus philosophique, récurrent chez Rosa Montero, sur le sens de la vie, le temps qui passe, la mémoire, la vieillesse, l'amour, la mort, la solitude, la maladie.
Rosa Montero confirme une fois de plus son grand talent de conteuse, et celui de construire un univers cohérent et crédible, flippant tant il paraît proche de nous. Ses personnages truculents et complexes ont de l'épaisseur, à commencer par Bruna Husky, tiraillée entre ses contradictions, angoissée par son compte-à-rebours vital au point d'en être quasiment tétanisée et de s'empêcher d'aimer et vivre.
Un roman d'anticipation aux rebondissements incessants, fluide, intelligent et attachant.
Lien : https://voyagesaufildespages..
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traversay
  05 mars 2016

Son nom est Bruna Husky. Techno-humaine ou réplicante (rep pour les intimes), comme vous voudrez, la romancière espagnole Rosa Montero nous a conté ses premières aventures dans Des larmes sous la pluie, il y a 4 ans. La voici de retour dans le poids du coeur, dans une histoire meilleure encore, placée sous le signe de l'action mais aussi des tourments existentiels. Il ne reste en effet qu'un peu plus de trois ans à vivre à Bruna et le compte à rebours est inéluctable. Hommage non déguisé à Philip K. Dick et à Blade Runner, le livre nous présente une société future très crédible sur une planète Terre désormais unifiée après un XXIe siècle marqué par des guerres incessantes. le plaisir de la lecture du roman de Rosa Montero vient de son "authenticité" dystopique mais pas seulement. Son intrigue est passionnante, ses personnages pittoresques et ses sujets de réflexion innombrables qu'ils soient philosophiques (le sens de la vie), écologiques (les déchets nucléaires), religieux ou politiques. Mais c'est ce personnage de rep, avec ses sentiments humains (la faute à son mémorialiste, trop sensible), qui fait tout le sel du livre. Elle est pétrie de contradictions : hargneuse et tendre, cruelle et compatissante, froide et charnelle : sa bipolarité sied mal à une androïde mais lui donne une épaisseur psychologique appréciable. L' aspect de thriller futuriste du roman, sans temps morts, ravit tout autant le lecteur avec notamment une incursion dans une contrée spatiale où règnent un fondamentalisme religieux terrifiant et un système de castes qui ne l'est pas moins. Sous couvert de SF, la plume ironique de Rosa Montero décrit différents mondes qui ne sont que des amplifications des dérives du nôtre. le poids du coeur est un roman d'anticipation brillant et intelligent. Comme un blockbuster qui aurait une âme, au-delà de ses effets spéciaux.


Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Pirouette0001
  26 mars 2016
Après avoir lu la relation de la vie de Marie Curie de la même auteure que j'avais trouvé distrayante et d'humeur de lire un ouvrage pas trop sérieux mais de quand même bonne facture, j'ai, sans trop regarder, pris ce livre dans la pile des nouveautés de ma librairie.
Stupeur, il s'agissait cette fois d'un livre de science-fiction, genre que j'exècre, enfin disons, qui ne me tente vraiment pas du tout.
Bon, je l'ai quand même ouvert. Et surprise, c'était distrayant à souhait, bien mené et l'aspect futuriste absolument pas dérangeant. D'autant plus que l'auteure aborde des problèmes que l'on peut malheureusement déjà situer aujourd'hui, problème de la pollution, du nucléaire, du fanatisme religieux, de la cherté de certains soins de santé, de la cupidité humaine et j'en passe.
Donc si comme moi, vous n'êtes pas férue de science-fiction, ne passez pas pour autant à côté de ce livre. Ce serait dommage.
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tristantristan
  18 décembre 2021
D'évidence, l'auteur s'est fait plaisir en rédigeant ce roman et il nous fait plaisir en nous offrant une manière de conte où humour et aventures sur fond de science-fiction priment. (Je sais bien que Rosa Montero est une femme, et qu'il est à la mode d'employer le mot auteure, mais , n'en déplaise à quiconque, je trouve ce mot très moche et puis, j'ai encore le droit de cesser d'être moderne). Moi qui n'aime pas la science fiction (je bloque et ne comprends rien assez vite), tout comme dans "Lagrimas en la lluvia" ("Des larmes sous la pluie"), l'écrivain espagnol nous emmène dans un univers qui nous amuse avant tout sur fond de thèmes sérieux. Lu en espagnol. Une mention spéciale pour la scène sur une autre planète où domine une nouvelle religion matinée d'Islam où les femmes, en sus d'avoir une sorte de serpillière sur la tête ont aussi pour leur plus grand bonheur, suivant ce qu'elles déclarent, les pieds entravés par leur mari en signe d'appartenance et afin qu'elles ne se déplacent pas vite. Même si je n'en suis pas certain, j'espère fortement que la réalité n'égale jamais la fiction. Je ne citerai qu'une seule phrase, empruntée par Rosa Montero à Elias Canetti. (cf citations)
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Nadael
  08 avril 2016
Que le coeur de Bruna Husky est lourd ces derniers temps... mais est-ce vraiment un coeur qui bat dans sa poitrine ? Ce n'est pas un organe de chair et de sang, elle le sait bien, et c'est justement la source de son angoisse. Sa vulnérabilité. Elle n'est qu'une techno, une réplicante de combat. Même sa mémoire ne lui appartient pas... Pablo Nopal, son mémoriste a injecté des centaines d'images dans son cerveau, il lui a fabriqué un passé afin de faciliter son intégration dans la société. Cela, il le fait pour tous les technos, sauf que pour Bruna, il a osé y glisser ses propres souvenirs d'enfance. Sont-ce ces bribes de « réalité » qui lui font se questionner tellement sur sa mort prochaine ? Un techno ne vit que dix ans, au bout de ce laps de temps, une tumeur total techno (TTT) envahit son corps et il meurt d'une façon foudroyante. Alors, Bruna décompte. Elle égrenne les jours qui passent et ce compte à rebours prend une place énorme dans sa vie, la fragilisant et l'obsédant.
Nous sommes au 22 ème siècle sur la Terre. Détective privée, Bruna enquête sur la disparition d'un diamant noir et la découverte d'un mot énigmatique « Onkalo » va l'entraîner sur Labari, une planète étrange organisée en castes, où l'esclavagisme règne et les femmes sont dédaignées. Sur sa route, elle recueillera Gabi, une petite fille sauvage et violente qui, elle l'apprendra vite, a été confrontée au nucléaire. Autour d'elle gravitent Daniel Deuil, un « tripoteur » - une sorte de psychologue-masseur -, Clara, une techno qui lui ressemble trait pour trait – Bruna apprend avec effarement qu'elles sont issues de la même matrice comme une dizaine d'autres technos –, Yannis l'archiviste, le séduisant inspecteur Lizard... le rythme est enlevé, action et rebondissements, descriptions et réflexions philosophiques, sociétales, politiques, religieuses, environnementales, alternent. N'étant pas passionnée par la dystopie habituellement, ce roman-ci a réussi à me prendre dans ses filets – j'ai tout de même sauté quelques pages – grâce au personnage de Bruna Husky. On ne peut que s'attacher à cette femme – enfin cette techno –. Rosa Montero évoque à travers elle, avec intelligence et sensibilité la vie et la mort, la maladie et la souffrance, le sentiment amoureux, le désir, la vieillesse, la chirurgie esthétique. Son regard est sombre mais tellement juste. La création littéraire a également une place essentielle dans l'histoire – Bruna va inventer un conte pour Gabi, sur un géant, un nain et la mort – et va bouleverser la vie de Bruna et lui insuffler un peu de légèreté dans son coeur si lourd.

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critiques presse (1)
Telerama   24 février 2016
Où l'on suit l'enquête d'un détective robot, proche de nous par la peur de mourir et autres questions existentielles. Bien plus qu'un polar futuriste.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 février 2016
J’ai oublié mon enfance. Toute mon enfance. Je ne me rappelais rien avant mes huit ou neuf ans. Je me suis mis à reconstruire le temps perdu avec les vidéos de mon enfance, avec ce que ma famille me racontait. Et puis, très vite, les souvenirs ont commencé à venir, des tas de souvenirs qui remplissaient les lacunes de ma tête. Mais j’ai alors découvert que toutes ces réminiscences étaient fausses. Des preuves documentées m’ont démontré à plusieurs reprises que mes soi-disant souvenirs étaient en réalité des constructions imaginaires, des contes que mon cerveau blessé inventait activement pour reboucher le trou, pour remplir l’insupportable vide. Car le cerveau humain est un magicien, un prestidigitateur, un narrateur incontinent qui réécrit constamment la réalité, qui nous la traduit et la réinvente.
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Pirouette0001Pirouette0001   26 mars 2016
Ah. Un croyant. Un quémandeur de réponses. Très bien. Moi, j'ai toujours eu peur de ceux qui ont plus de réponses que de questions.
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Pirouette0001Pirouette0001   26 mars 2016
C'est une guerre sale, multiple, confuse, désespérée. Des groupes ultranationalistes et ultrareligieux sont en train d'essayer d'incendier la planète dans l'espoir de créer à nouveaux mille petites nations. C'est un rêve féroce et excluant, parce qu'ils s'enveloppent dans ces torchons colorés qu'ils appellent des drapeaux et s'égorgent les uns les autres, comme s'ils trouvaient leur identité, précisément, dans le fait de pouvoir haïr quelqu'un.
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NadaelNadael   08 avril 2016
« L'androïde se leva et quitta la chambre de Gabi fâchée contre elle-même. Quand cette colère sèche l'envahissait, c'était comme si elle était habitée par une autre personne, comme si à l'intérieur d'elle avait grandi cet enfant qu'elle ne pourrait jamais engendrer (elle n'avait même pas de menstruation : c'était une complication organique inutile pour une techno) et qu'il s'agissait d'un embryon empoisonné. Alors, dans la colère, son corps se tendait, ses traits se durcissaient et ses poumons semblaient perdre la moitié de leur capacité. La pierre de la colère pesait dans sa poitrine. »
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NadaelNadael   08 avril 2016
« D'abord, c'est parce que la seule chose qui donne du sens à la vie, c'est la connaissance, l'art, la beauté. Mais, surtout, c'est parce que ça revient au même d'apprendre la chanson dix ans ou dix minutes avant de mourir, car ce sera toujours un apprentissage face au néant, une construction fragile et éphémère. Nous sommes des êtres fugaces et nous le sommes tous, très chère. Les technos, les humains, les extraterrestres. »
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