AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2330078315
Éditeur : Actes Sud (07/06/2017)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Convaincu d'avoir été témoin d'un vol dans un musée, Tirso, jeune étudiant en histoire de l'art, est recruté par une organisation secrète. Le Corps Royal des Quêteurs a pour mission de récupérer les œuvres volées à l'État espagnol au fil des siècles. Tous les moyens sont bons, les plus dangereux comme les plus illégaux, ce que découvrira vite Tirso sur la piste de la légendaire table du roi Salomon.
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  21 juin 2019
La Table du Roi Salomon est le premier volume des aventures du Corps Royal des Quêteurs. L'histoire est racontée à la première personne par Tirso, doctorant en Histoire de l'art.
Le fameux Corps est une entité semi-secrète au service de l'État espagnol, fondé dans les années 1860 par la reine Isabelle II afin de récupérer les oeuvres artistiques et archéologiques de la péninsule qui furent volées par les autres puissances au cours de campagnes militaires ou d'usurpation. Cette récupération se fait le plus souvent dans des situations plus ou moins légales (moins, surtout).
Malgré le côté Indiana Jones qui ressort de ce bref résumé, Tirso n'a rien à voir, question personnalité, avec l'homme au fouet des films. Moins hâbleur, plus maladroit, il ne manque pas pour autant de perspicacité et de courage.
Ce premier tome raconte bien sûr comment, d'étudiant en doctorat, il est devenu quêteur. On découvre avec lui une drôle d'équipe aux caractères hétéroclites et peu ordinaires, avec des pseudonymes évocateurs.
Si les péripéties paraissent parfois difficiles à avaler, je reste charmée de cette découverte. L'auteur enseigne L Histoire médiévale et l'Histoire de l'art. Il glisse ainsi nombre d'informations, notamment sur le passé musulman d'al Andalus, sur les techniques d'orfèvrerie, etc, avec naturel. Ça ne donne pas, comme sous d'autres plumes, des blocs d'infos qui sentent le copié/collé sur Wikipedia. J'ai ainsi appris beaucoup de choses sur L Histoire espagnole. Il précise d'ailleurs en fin de volume qu'il a mélangé dans une trame véridique des éléments fictifs, qu'il laisse à chacun le loisir de démêler... indiquant qu'on serait surpris de certains aspects.
L'écriture est plutôt plaisante et le personnage de Tirso, pris entre ses nouvelles tâches et un passif familial pas toujours simple à gérer, attachant et sympathique.
J'ai aimé le clin d'oeil malicieux de l'auteur aux Templiers qu'on trouve à toutes les sauces des quêtes d'ordre ésotériques mais qui ici n'ont rien à faire.
Une chouette lecture divertissante et instructive en même temps. La suite m'attend sur ma table de chevet. le troisième tome est d'ailleurs paru chez Acte Sud tout récemment. A suivre donc. le seul risque, avec ce type de série, c'est que les récits deviennent redondants à force de tomes. J'espère que Luis Montero Manglano saura conclure avant le volume de trop.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          263
virginie-musarde
  18 juin 2017
Je suis de plus en plus difficile lorsqu'il s'agit de polar ésotériques, et souvent de plus en plus circonspecte. Il ne s'agit pas de convoquer les Templiers ni seulement d'évoquer des mystères plurimillénaires pour susciter mon intérêt : à force d'avoir tellement lu ce genre, il me faut aussi une érudition certaine (et pas seulement plaquée artificiellement sur l'intrigue), sans qu'elle soit pesante (du genre à donner envie de sauter des paragraphes), que le rythme soit vif et que les personnages, évidemment, soit au moins empathiques sinon crédibles.
Ce roman-là réunit des critères positifs : Tirso le héros, sorte d'universitaire raté qui végète dans l'ombre d'une mère reconnue comme célèbre archéologie et d'un père un peu mystérieux trop tôt disparu, est un bon personnage : un peu trop vif, pas toujours très fin mais intelligent et débrouillard, remplit le rôle à merveille !
L'histoire change un peu (et ironise, en clin d'oeil, sur l'absence ces Templiers) et tient la route : une brigade semi-secrète de chercheurs de trésors qui veulent avant tout que l'héritage espagnol retrouve sa place dans les musées.
C'est vivant, enlevé, sans temps mort et les 528 pages défilent à toute vitesse ! Une sorte d'Indiana Jones érudit, mais pas trop, et qui, une fois n'est pas coutume se passe en Espagne et concerne la Table d'Emeraude (clic pour en savoir plus), sujet assez peu abordé dans la littérature ésotérique.
Seul bémol : l'utilisation du passé simple et les tournures de phrases en "on", un peu bizarres mais l'ensemble se tient, se lit avec plaisir !
Ça tombe bien, on dirait que c'est le début d'une série ;o)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
Brize
  21 juillet 2017
La quatrième de couverture a réussi à m'attirer vers ce roman, moi qui ne suis pas coutumière des récits de ce genre, mais j'avais l'impression que celui-ci m'irait et mon intuition ne m'a pas trompée.
L'auteur, professeur d'histoire de l'art et d'histoire médiévale, s'est appuyé pour construire son récit sur la réalité que constitue la spoliation par les puissances étrangères du patrimoine espagnol et son idée de Corps national des quêteurs s'avère pour le moins séduisante. D'autant qu'il centre son récit sur un personnage qui n'a aucune peine à gagner la sympathie du lecteur. Tirso, étudiant qui s'attarde dans ses études (il n'a pas loin de trente ans) et prépare son doctorat sans conviction, est le fils d'une archéologue réputée qui ne s'est guère intéressée à sa progéniture et d'un père qui ne lui a rendu que de brèves visites. S'il ne s'est pas encore trouvé, professionnellement parlant, on voit qu'il ne manque ni d'énergie, ni de potentiel, en témoigne sa manière de prendre à bras le corps les problèmes qu'il doit résoudre… et quand je dis à bras le corps, ce n'est pas une métaphore ! le récit de ses péripéties, à la première personne, est à son image, alerte et ne manquant pas d'humour, en particulier dans les commencements. On se laisse entraîner avec plaisir dans une intrigue pleine de rebondissements qui, en prenant ensuite le chemin de la quête d'un objet mythique doté de mystérieux pouvoirs , la fameuse table du roi Salomon, rappellera aux amateurs Indiana Jones (à une échelle plus modeste : faction ennemie représentée par un seul homme et on reste sur le territoire espagnol, mais on a quand même droit à une dernière partie spectaculaire).
Bon roman d'aventure parfait pour les vacances, « La Table du roi Salomon » est le premier tome d'une série, mais il peut se lire tel quel car il a une fin en bonne et due forme.
Lien : https://surmesbrizees.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
jeinus
  10 juillet 2017
Bon moi à part le Da Vinci Code à l'époque j'y connais quasiment que dalle en thriller ésotérique, alors je dois dire que j'ai été vraiment emporté par la trame de cet ouvrage, à moitié polar, à moitié roman d'aventure, où le suspens et les renversements de situations tiennent promesse et nous maintiennent en haleine jusqu'à la toute dernière page.
On suit donc Tirso Alfaro, jeune doctorant espagnol en histoire de l'art à Canterbury, qui sera vite amené à être le témoin unique du vol d'un objet précieux du musée où il effectue son stage. Licencié parce qu'il affirme mordicus que l'objet volé a été remplacé par un faux sans que personne ne le remarque, il retournera en Espagne où une mystérieuse offre d'emploi l'amènera à travailler pour le Corps National des Quêteurs.
Cette organisation secrète, s'attèle depuis plus de cent ans, et dans une confidentialité totale, à la limite de la légalité, à récupérer les oeuvres volées à l'État espagnol au fil des siècles.
Mêlant mythologie, faits historiques et fictionnels, l'auteur, professeur d'histoire de l'art et d'histoire médiévale, nous entraîne avec aisance tout au long de ce roman façonné pour l'été où l'on ne s'ennuie pas une seule seconde aux côtés de ces "agents secrets" au service du patrimoine Espagnol.
Et pour mon plus grand bonheur cette fin appelle (forcément) une suite !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Lodetinqueux
  01 octobre 2017
Je suis tombée sur "La Table de Salomon" un peu par hasard parmi les nouveautés de l'année 2017 : jolie couverture des éditions Actes Sud, bonne épaisseur (j'aime bien les bouquins qui prennent leur temps), auteur espagnol médiéviste et historien de l'art... J'ai vite embarqué l'ouvrage.
Je craignais le trop plein d'érudition (rien de pire que ceux qui étalent leur savoir à chaque page et donnent surtout envie de sauter au paragraphe suivant...) mais non. Certes, l'auteur est érudit, mais il sait mener son histoire, fondée sur les aventures d'un groupe de "quêteurs" chargés de récupérer aux quatre coins du monde des oeuvres d'art espagnoles parties (euphémisme !) à l'étranger. L'ensemble est rythmé, parfois trépidant, et la fin, spectaculaire, pourrait donner des idées à quelque metteur en scène (j'ai d'ailleurs l'impression que l'auteur y a pensé, préparant le terrain pour une future adaptation !).
Luis Montero sait aussi donner de l'épaisseur à ses personnages : sans être inoubliables, ils ont une véritable personnalité, tel le protagoniste Tirso, qui joue les narrateurs avec distance et un peu d'humour.
En un mot, j'ai passé un très bon moment en compagnie de la Table de Salomon, avec, en prime, le plaisir du dépaysement (de Canterbury à Madrid et à Tolède) et de (petites) digressions d'ordre artistique ou archéologique qui savent se faire discrètes.
L'intrigue donne lieu à un véritable dénouement (l'auteur, heureusement, ne nous laisse pas en plan !) mais on devine aisément qu'il y aura une suite aux aventures de Tirso Alfaro et de ses amis quêteurs... Et c'est tant mieux !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
kuroinekokuroineko   06 juin 2019
L'échec l'orienta vers d'autres hypothèses. L'une d'elles le conduisit vers les Templiers. Je ne pus retenir une grimace en lisant cela : je trouvais étrange que les Templiers ne soient pas mêlés à un mystère ésotérique et millénaire de ce genre. Les Pauvres Chevaliers du Christ étaient comme le persil des mystères occultes : on le mettait à toutes les sauces.
Commenter  J’apprécie          90
gaelimberdisgaelimberdis   30 septembre 2019
"- Merci, dit-elle_ elle m'embrassa sur la joue, à la commissure des lèvres, mais la répugnance fut la plus forte et elle cracha. Sans vouloir te vexer pour le moment tu as un goût infect.
...
- Ça ne me vexe pas. C'est la saveur des héros."
Commenter  J’apprécie          30
ElamoElamo   20 août 2018
Quelle était cette phrase que Narvaez m'avait dite un jour? Seul le mystère nous fait vivre. Le mystère uniquement.
Autant ne pas le révéler. Sans lui, il ne peut y avoir de quête, et sans la quête tout serait très ennuyeux, comme venait de l'affirmer Enigma.
Commenter  J’apprécie          10
phaceliephacelie   16 août 2017
Quand tu ne sais pas quoi faire, tu décides de poursuivre l'inaccessible. Tu ne sais pas pourquoi, tu le fais, c'est tout.
Commenter  J’apprécie          10
yannjouetyannjouet   09 mai 2019
Si Dieu avait voulu que nous buvions du whisky irlandais, il aurait empêché les Écossais d'apprendre à le distiller.
Commenter  J’apprécie          10
autres livres classés : littérature espagnoleVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1754 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre
.. ..