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ISBN : 2882130317
Éditeur : Patino (30/05/2000)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :

Augusto Monterroso est avec Juan José Arreola le fondateur du conte synthétique humoristique, notamment dans Oeuvres complètes (et autres contes) et La Brebis noire et autres fables. Sous l'apparence faussement naturelle d'un fait divers, Monterroso fait vivre à ses protagonistes des aventures burlesques, pleines de rebondissements imprévus qui, menés jusqu'à l'absurde, leur donnent une dimension fantastique hallucinante... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
MaiteBravo
  11 mai 2014
D'abord, merci à JacobBenayoune de m'avoir fait découvrir cet auteur. Ensuite, la critique que je poste ici ne correspond pas exactement à cette édition. En effet, j'ai lu "Cuentos" chez Alianza editorial, mais je sais que si je crée la fiche exacte de ce livre, elle risque de n'attirer que les lecteurs qui lisent en espagnol, et ce serait vraiment dommage. Parce que les nouvelles d'Augusto Monterroso sont très fluides, montrent une grande érudition, et surtout beaucoup d'humour et d'auto dérision.
Mon recueil s'ouvrait sur une de ses plus célèbres, "Mister Taylor". On y trouve un nord américain perdu sous les tropiques qui va monter une affaire de têtes réduites pour gagner sa vie. Plus le conte se développe, plus cela devient absurde et noir, car comme vous vous en doutez, la demande de têtes réduites va être si forte que peu à peu on va décimer tout le monde, jusqu'à Mister Taylor. C'est une nouvelle évidemment anticapitaliste, dirigée plus précisément contre la fameuse United Fruit Company, que l'on retrouve aussi dans beaucoup de romans de Garcia Marquez. Elle est parfaite, mais j'avoue que ce n'est pas celle qui m'a le plus plu.
J'ai été plus embarquée par celles sur les écrivains et l'écriture. Dans "Hommage à Masoch" ou "Leopoldo (ses travaux)" par exemple, et dans beaucoup d'autres, c'est avec tendresse qu'il se moque de la vanité des écrivains, ceux qui veulent le devenir comme ceux qui le sont. En même temps il fait bien sentir que l'écriture leur est indispensable, et qu'il faut du courage pour affronter une force aussi puissante, quelque chose qui peut aussi bien conduire à la création d'un monde et donc à la création, à l'épanouissement de soi-même, qu'à la page blanche, à l'angoisse, à l'annihilation. Et pour cela il leur (il se) pardonne.
On trouve aussi de beaux hommages à ses influences, comme à Dylan Thomas dans "Le rapport Endymion", ou à Kafka dans "Le dîner", où Kafka se rend à un dîner d'auteurs latinoaméricains exilés à Paris avec une tortue qu'il veut offrir à Monterroso en hommage à la vitesse à laquelle le Congrès s'est réuni. Kafka dans le métro parisien avec une tortue, je vous laisse imaginer. C'est une nouvelle de deux pages, un petit bonheur.
Augusto Monterroso a d'ailleurs fait encore plus court, puisqu'il est connu pour deux des nouvelles les plus courtes jamais écrites au monde, "Le Dinosaure" et "Fécondité", toutes deux citées sur Babelio.
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