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EAN : 9782070361427
156 pages
Éditeur : Gallimard (12/07/1972)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Des cinq chevaliers de Saint Jacques qui se rendent. chez don Alvaro Dabo pour la réunion mensuelle de l'Ordre, don Berna est le plus intéressé à convaincre leur hôte de s'en aller au Nouveau Monde chercher fortune. Son fils jacinto n'est-il pas épris de Nfariana Dabo ? Un seul obstacle s'oppose à leur union : la pauvreté de Mariana. Mais qu'importe à don Alvaro l'ambition de ces « hommes de terre », lui dont l'idéal est de se rapprocher de Dieu en répudiant la rich... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
araucaria
  09 décembre 2019
L'écriture est belle, mais cette pièce est sombre. L'intrigue est simple, au 16 ème siècle, un chevalier espagnol vit retiré du monde avec sa fille. Epris de religion, de charité, et de chevalerie, il renonce à tout confort et à tous biens terrestres. Campé sur ses positions et son honneur, il va entraîner sa fille à sa suite, lui refusant ainsi tout bonheur terrestre, pour lui offrir un idéal de vertu et de don de soi.
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gill
  02 mars 2012
Don Alvaro Dabo, chevalier de l'ordre de Santiago est le père de Marianna et il doit recevoir dans sa maison austère les derniers des membres de cet ordre qui se meurt.
Un de ceux-ci, Don Bernal de la Encina, un ami des jours de gloire, désire persuader Alvaro de partir vers le nouveau monde afin de reconstituer aisément sa fortune disparue et de marier sa fille à son propre fils, Jacinto.
Marianna, est éprise de ce jeune homme, mais l'intransigeance du père puis celle de Marianna elle-même, vont faire échouer tous ces projets au grand désespoir de Don Bernal.
Cette pièce, aux mots ciselés, à l'écriture sans fioritures, est un petit bijou de la littérature française. Montherlant y condamne l'intransigeance d'une religion vécue à l'excès mais aussi le comportement et les agissements des colons espagnols au nouveau monde. C'est une pièce sombre, austère mais extrêmement belle.
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Westrier
  02 mai 2014
A Avila, en 1519, l'austère don Alvaro est reconnu par ses pairs comme mâitre de l'ordre de Santiago.
Depuis 25 ans, il s'est retiré avec sa fille dans une pauvre demeure. Seules comptent pour lui l'âme, la pureté, la méditation.
Les autres chevaliers se disposent à partir pour le Nouveau Monde ou l'on conquiert la fortune et les honneurs.
Alvaro n'a quant à lui soif que d'un immense retirement et d'ailleurs il aurait horreur de s'associer à cette prétendue croisade ou les Espagnols se déshonorent par leur cruauté et leur cupidité.
Durant les trois actes l'action reste suspendue à cette décision dont dépendent pour Alvaro le salut de son âme et pour sa fille le bonheur terrestre.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   02 décembre 2019
TIA CAMPANITA
Aujourd'hui, sept chaises seulement. Ces messieurs ne seront donc que six à venir? Le mois dernier ils étaient huit.

MARIANA
Cinq seulement ont fait dire qu'ils viendraient. La neige arrête bien des gens.

TIA CAMPANITA
Cinq? Ah! c'est vrai, il y a la chaise pour le convive inconnu.

MARIANA
Mon père veut qu'il y ait toujours une chaise en surnombre, au cas où quelque chevalier de l'Ordre aurait envie de venir sans s'être annoncé.

TIA CAMPANITA
Mais ce visiteur inopiné ne se présente jamais. Non, Mariana, ce n'est pas la neige qui arrête ces messieurs. C'est un autre froid, celui qui se glisse en l'homme quand il se désaffectionne de quelque chose. Comme tous les ordres de chevalerie, l'Ordre de Santiago déchoit : il ne brûle plus vraiment que dans le coeur de votre père. Ce n'est pas sans raison qu'on surnomme votre père "le Maître de Santiago", bien qu'il n'y ait plus de Grand Maître de cet Ordre.
(...)
Acte I, scène 1
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araucariaaraucaria   09 décembre 2019
BERNAL
Que de neige, mon ami! On peut à peine se frayer un chemin jusqu'à votre porte.

ALVARO
Savez-vous ce que me rappelle cette neige? Certaine scène d'une chanson de geste allemande. Un chevalier, de l'Ordre Teutonique je crois, se tient debout devant le pont-levis haussé d'un château fort. La tête basse, humblement, sous la neige qui tombe, il attend qu'on descende le pont-levis, car il vient payer la rançon de sa petite fille, retenue prisonnière dans le château. Les heures s'écoulent; on ajourne d'heure en heure de la recevoir; on le brocarde, la valetaille lui jette des boules de neige et des os rongés: et il attend toujours. Lui, le superbe, lui, le féroce, lui, la terreur de ses ennemis, il supporte tout, parce que c'est pour sa petite fille...

BERNAL
Et vous, mon ami, agiriez-vous ainsi, pour Mariana?

ALVARO
Certes!

BERNAL
Vraiment?

ALVARO
Certes!

BERNAL
Je m'en doutais bien, mais je suis content malgré tout de vous l'entendre dire.

Acte I, scène III
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araucariaaraucaria   09 décembre 2019
Je suis fatigué de ce continuel divorce entre moi et ce qui m'entoure. Je suis fatigué de l'indignation. J'ai soif de vivre au milieu d'autres gens que des malins, des canailles, et des imbéciles. (...)
Alvaro, acte I scène IV
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gillgill   02 mars 2012
La salle d'honneur de la maison de Don Alvaro Dabo.
Murs entièrement nus, de teinte gris ocre, plutôt foncée : ce sont des murs de maçonnerie assez frustre, dont on distingue presque les moellons. A gauche, fenêtre à fort grillage extérieur, par laquelle on voit de temps en temps tomber au dehors des flocons de neige.
Adroite, au mur du fond, un grand crucifix, proche duquel est pendu le vaste manteau capitulaire - en soie blanche, avec une épée rouge, à la poignée en fleur de lys, brodée sur le côté gauche de la poitrine - des chevaliers de l'ordre de Santiago.
A la frise de ce mur éclatent trois blasons sculptés, sommés de heaumes, et posés de biais comme s'ils étaient fouettés et bousculés par une rafale. Ils éclatent, richement, curieusement, et presque convulsivement ornementés, sur la nudité du mur, comme trois oasis luxuriantes dans un désert aride.
Au milieu de la scène, une table petite, portant sept gobelets et deux aiguières. Sept chaises.
Un brasero.
De temps en temps, au gré du metteur en scène, quelques sonneries discrètes de cloches, mais sans en abuser. Et pas de cloches durant la scène finale du III° acte.
(lever de rideau de l'édition de poche parue en 1966)
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araucariaaraucaria   09 décembre 2019
ALVARO
Je ne sais quel cacique, interrogé qui était le dieu des Espagnols, a montré du doigt une pépite d'or. Et quand on a vu le Roi lui-même, par menace ou violence, voler les biens de nos quatre Ordres, on ne s'étonne plus qu'aujourd'hui le monde soit aux impudents.

BERNAL
Comme si, bien avant Grenade, on n'aimait pas l'or!

ALVARO
On aimait l'or parce qu'il donnait le pouvoir et qu'avec le pouvoir on faisait de grandes choses. Maintenant on aime le pouvoir parce qu'il donne l'or et qu'avec cet or on en fait de petites.

Acte II Scène I
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