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EAN : 9782070374588
320 pages
Éditeur : Gallimard (13/04/1983)
3.06/5   16 notes
Résumé :
Ce roman lyrique, le premier de Montherlant - il a été publié en 1922 -, a pour héros Alban de Bricoule, que l'on retrouvera dans Les Bestiaires. Alban, pendant la guerre de 19141918, affirme son goût du courage et du sacrifice, son ironie, son égotisme souverain. La guerre n'est pour lui qu'une occasion exaltante de se réaliser. Il lui sacrifie son amour pour Dominique, dont la passion risque de l'amoindrir. Un ordre féminin de la sensibilité et du coeur s'oppose ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Williamine
  02 août 2018
Henry de Montherlant, lui-même, s'exprime sur les sources du Songe, alors qu'il commence à l'écrire en 1919 :
"J'y verse les innombrables pages de notes prises au front à n'importe quel moment et j'aurai un roman fait presque sans m'en apercevoir."
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bfauriaux
  11 avril 2020
Un roman de guerre magnifique situé pendant la première guerre mondiale avec un parti pris de réalisme de l'auteur qui nous offre une description de la vie dans les tranchées sans faux semblants :Le style est superbe rappellant Proust et Flaubert par moment et prouve que cet auteur injustement oublié mérite la (re) découverte au plus vite !
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   12 novembre 2015
Poèmes de guerre - A un aspirant tué

Une étoile noire a lui
Là où fut ton coeur.
Il y a fête aujourd'hui
Dans tes profondeurs.

Messagères du silence,
Qui venez, venez, venez,
Rendez-le à l'innocence
Maternelle où il est né.

Il dort, oh ! il dort
au milieu des combats
Dors, mon petit vivant, dors,
dors autant que tu pourras.

Ne te découvre pas.
Tu seras mort dans une heure.
Il ne faut pas prendre froid.
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enkidu_enkidu_   30 août 2020
Dans le danger qu’on recherche par un acte de volonté, une merveilleuse exaltation de la vie lui venait, parce que là c’est proprement le jeu.

Quand il pointait sur le plan directeur une piste bien en vue, et la prenait de préférence aux autres ; quand, voyant un obus tomber à deux cents mètres, il pressait le pas vers son point de chute ; quand il musait avec intention dans un lieu battu par une mitrailleuse, il sentait quelque chose de pareil, peut-on croire, à ce que demandent à l’ivresse certains artistes, une accélération de pensée, un flux de mémoire, un épanouissement d’images, jusqu’à des éclairs de pénétration pour telles âmes qui lui étaient un peu nocturnes, jusqu’à des explosions de joie créatrice qui lui faisaient s’écrier : « J’aurai beaucoup d’enfants ! », une plénitude dont il prenait conscience les yeux baissés, avec un sourire des lèvres closes, comme s’il faisait quelque chose de mal. Et c’est vrai que cette sorte de courage vous a des apparences de péché. Elle n’est pas qu’une forme de la curiosité de la vie, comme le goût du sacrifice n’est qu’une forme de la prodigalité de la vie : elle est l’envahissement de tout l’être par la tentation d’un acte, l’abolissement de tout ce qui pourrait y faire obstacle, et l’héroïsme n’est plus alors de voler à l’appel du péril mais d’y résister. Puis toute cette joie était couverte de sang. La guerre existera toujours, parce qu’il y aura toujours des garçons de vingt ans pour la faire naître, à force d’amour.

Cette menace plus proche de la mort réveilla sa sensualité. « Encore une fois avant de mourir ! Encore une fois et j’accepte de mourir ! »
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aleatoirealeatoire   06 mars 2015
Comme un malade qui s'appuie sur ses bras, tente de se soulever, Alban de Bricoule se pencha hors du fauteuil de fer, aspira l'air à pleine bouche, physiquement suffoqué par son âme. Alors le monde communiqua de nouveau avec lui, toutes choses clémentes et courtoises et qui vivent dans un esprit de douceur. Il perçut l'odeur des roses diluée dans l'air humide, le frémissement minuscule de l'herbe, une branche de glycine translucide qui pendait comme une main divine [...]
Il se vit venir dans la glace, vit ses cheveux ébouriffés par le geste d'y plonger la main dans la méditation, son visage brun, les rides minuscules à ses paupières et dans le cerne un peu gonflé, quelque chose de brûlant et de consumé[...]
Alors une voix se leva, qui ne sortait pas tout à fait de lui, qui venait d'un autre, qui naissait en lui, mais qui n'était pas absolument ratifiée par lui :
"Cela m'est égal de mourir."
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aleatoirealeatoire   05 mars 2015
Sommes-nous de ceux qui ont besoin de feindre ? Non, rien ne sera changé parce que je vous aurai dit bien simplement que j'ai atteint un plus haut degré de moi-même à côté de vous. Et voici que vous partez, et j'ignore ce que je vais devenir à moi seule. [...]
Elle comprit le geste et s'assit avec lassitude ; l'art était bien comme la vie : il consolait quand on était heureux. Cependant, appuyant l'album sur le bord de la table, ils penchèrent leurs têtes qui ne se touchaient pas.
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rkhettaouirkhettaoui   24 octobre 2012
À l’heure où des millions d’êtres souffrent de la seule souffrance digne d’intérêt, celle du corps, il est bien que des êtres épargnés souffrent un peu dans leur âme, pour un mal irréel et illusoire qui n’existe que par l’opinion qu’ils s’en font.
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Videos de Henry de Montherlant (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Henry de Montherlant
Henry de Montherlant : Entretiens avec Pierre Sipriot (1952 / France Culture). Henry de Montherlant en septembre 1958 à Paris. • Crédits : Getty. Par Pierre Sipriot. Diffusion sur France Culture de septembre à décembre 1952 sous le titre de "15 soirées avec Henry de Montherlant". Réalisation : Nicole Salerne et Vanessa Nadjar. Attachée de production : Daphné Abgrall et Odile Joëssel. Coordination : Sandrine Treiner. Henry Millon de Montherlant, né le 20 avril 1895 à Paris et mort le 21 septembre 1972 dans la même ville, est un romancier, essayiste et dramaturge français. Souvent désigné sous le seul patronyme de Montherlant, il est l'auteur de quelque 70 ouvrages et est notamment connu pour son roman "Les Jeunes Filles" (1936-1939) et ses pièces de théâtre "La Reine morte" (1942), "Le Maître de Santiago" (1947) et "La Ville dont le prince est un enfant" (1951). Il est élu membre de l'Académie française en 1960. Montherlant est l'auteur d'une très abondante œuvre littéraire comprenant pour l'essentiel des romans, récits, pièces de théâtre et essais, mais aussi des notes de carnets, de la poésie et une correspondance. L'essentiel de cette œuvre est disponible dans la Bibliothèque de la Pléiade (deux tomes de romans, un tome de théâtre, un tome d'essais incluant les carnets).
00:00 1er entretien : « La plus étonnante et admirable création de la nature n'est ni l'adulte ni le jeune homme mais l'enfant. » Dans cette première partie d’entretiens, Henry de Montherlant revient sur "L’exil", qu’il écrit à 18 ans, et "La relève du matin", des œuvres imprégnées des expériences de ses années de collège.
24:59 2ème entretien : « Je ne juge pas, je ne suis pas un professeur de morale. » Deuxième volet des entretiens d’Henry de Montherlant avec Pierre Sipriot. Naissance d’Alban de Bricoule, figure romanesque qui parcourt l’œuvre de l’écrivain, et retour sur deux romans, "Le Songe" et "Les Olympiques", ou devoir patriotique, joie du sport et tourments amoureux mènent la danse.
51:15 3ème entretien : « Peut-être ne suis-je pas fait pour les chemins de velours. » Dans ce troisième volet, Henry de Montherlant évoque la crise qui marque son passage à sa trentième année et durant laquelle il écrit "Aux fontaines du désir" et "Les Célibataires".
01:17:01 4ème entretien : « J’ai écrit sur les rapports entre l’homme et la femme des vérités essentielles. » Installé à Alger au début des années 30, Henry de Montherlant s’intéresse à “La question coloniale” et écrit "La Rose de sable", roman critique du colonialisme, qui ne sera publié dans son intégralité qu’en 1982. Il n’échappe cependant pas à une autre polémique avec son roman "Les Jeunes filles".
01:43:52 5ème entretien : « J’ai toujours accepté de me mettre de moi-même à l’écart ou d’y être tenu. » Dans ce dernier volet, Henry de Montherlant revient sur ses essais, des écrits qui collent à l’actualité avant et durant la Seconde Guerre mondiale. À travers sa voix, on perçoit les réponses d’un homme accusé à tort d'avoir été du mauvais côté de l’histoire.
Sources : France Culture et Wikipédia
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