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ISBN : 2266089587
Éditeur : Pocket (06/07/2000)

Note moyenne : 3.11/5 (sur 9 notes)
Résumé :
1837, la France poursuit sa conquête de l'Afrique du Nord. La jeune Casilda arrive à Alger ; sa beauté, sa grâce et sa soif de vivre séduisent. Dans les salons, où le son du piano tente de couvrir le bruit des canons, on ne parle que d'elle.
Mais on tremble aussi dans la plaine de la Mitidja sans cesse menacée par la tribu des Hadjoutes, quand on n'y meurt pas des fièvres.
Dans cet univers où aristocrates, soldats, négociants et colons se côtoient, Cas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Coventgarden
  06 juillet 2016
Comme d'habitude, après "dans un grand vent de fleurs", j'avais voulu poursuivre.
Est-ce le contexte ou la longueur, celui-ci m'a moins plu bien que la vie de Casilda n'est rien de morne et que c'est un beau voyage que nous offre l'auteure.
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pit31
  29 mars 2019
Excellent roman ou j'ai vraiment apprécié l'histoire.
Très bien écrit et très agréable à lire.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
pit31pit31   28 mars 2019
Elle pria alors le docteur Warnier de lui faire la liste de ce qu'il lui faudrait. Elle eut une grande joie à faire l'aménagement complet de Dar Malika en havre de paix pour cinquante convalescents. Elle entendait Alban lui dire : "Pourquoi donc croyez-vous que j'ai acheté cette grande demeure, sinon pour que vous y logiez qui vous plaira… ?" et elle souffrit un peu moins.
La nostalgie tuait presque autant que les balles, les sabres et la dysenterie, alors on s'évertuait à distraire les pensionnaires de Dar Malika. Aurèle et Alexander étaient fort utiles. Ils apparaissaient dans les salles à l'heure du goûter. Distraction instaurée par Casilda parce que l'après-midi était long à s'écouler. Le matin, les toilettes, les soins, le déjeuner occupaient les hommes. Mais on sentait s'appesantir sur eux, dès trois heures de l'après-midi, cette lassitude du corps qui s'accompagne d'une inquiétude de la nuit à venir. Alors les deux petits garçons commençaient leur tournée avec l'une des dames qui, par roulement, apportaient le fameux goûter. Il y avait les jours d'Elina, d'Eugénie, d'Iris Muller et de bien d'autres. Casilda avait battu le rappel de ses fidèles.
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pit31pit31   25 mars 2019
Fièrement dressé dans sa vieille redingote sombre, la demi-manche gauche inutile et retenue par une agrafe d'acier aussi brillante que la médaille illuminant sa poitrine, Ulysse Marchandeau, ex-caporal au 2ème chasseurs d'Afrique, s'approcha du piano et posa sa main sur l'épaule de Deborah. Blessé à la bataille de Staoueli, en juillet 1930, l'avant-bras gauche tranché net par un yatagan, Ulysse avait été versé dans les service du Trésor. Une belle voix de baryton, dont Elina Dynesen s'était entichée en l'entendant à une soirée de charité au profit des orphelins de militaires, lui avait ouvert les portes du consulat de Suède. Côtoyer là les plus hauts personnages de cette jeune colonie ne cessait de l'exalter. Comme, à l'exception de la maîtresse de maison, peu de personnes s'intéressaient à lui, il s'était rapproché de miss Déborah. Elle disait avoir plaisir à l'accompagner lorsqu'il chantait. Aux habitués des soirées dansantes d'Elina Dynesen, la pianiste et le chanteur apparaissaient ainsi comme les deux prolongements indispensables et invariables du piano à queue noir.
Il circulait maintenant, et il arrivait jusqu'au piano, des informations sur la jeune et belle invitée de dernière heure. Elle était la fille du peintre Aurèle Maurin-Darbière, ami des Dynensen. Elina avait tant d'amis artistes ! "Mes orientalistes", disait-elle, comme elle aurait dit : "Mes bijoux".
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pit31pit31   27 mars 2019
Pourquoi fallait-il que, précisément ce soir, cet air vint lui rappeler cette sérénade offert par Alexis, et l'autre ensuite que le petit Aurèle ne voulait pas lui laisser écouter… Alors, la mort de son père et de son mari et la disparition de Petit-Chabrier qu'elle avait tenté d'oublier pendant ces derniers jours lui firent saigner le cœur.
Comme elle sentait les larmes envahir ses yeux, elle demanda à Alban, sans trop le regarder, de l'excuser. Elle était fatiguée. Cette préparation au départ, tous ces bagages, sans doute…
Et elle s'enfuit. Suivie de Fra Pinturo, bouleversé. Il l'aimait bien, sa petite dame si jolie et si gaie toujours. Pourquoi donc, ce soir, était-elle triste ?
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pit31pit31   28 mars 2019
Les conversations ne varièrent guère pendant la première semaine. Seul le ton changea, il devint plus larmoyant lorsque Azalais sut la date du départ de Casilda. Elle-même allait regagner sa ville de Draguignan, et elle en était heureuse, mais se serait fait couper la langue plutôt que d'en convenir.
La vente du domaine se régla rapidement. Le compte de Beaussant avait toujours voulu cette terre. Il l'acquit sans en discuter le prix demandé par le notaire des Maurin-Darbière, ce qui l'hypothèque remboursée, laissa à Casilda un peu plus qu'elle n'espérait. Le même notaire avait aussi organisé pour elle le transport du mobilier à envoyer en Algérie.
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pit31pit31   27 mars 2019
Alexis couvrait.
Le banquier retourna la première carte, la sienne : un valet de trèfle. Puis il retourna celle qui était destinée à Alexis, une dame de pique. Maintenant, il allait ainsi, les unes après les autres, tirer ses cartes. Au premier nouveau valet de trèfles, la banque gagnait. A la première dame de pique, elle perdait. On jouait avec six jeux de cinquante-deux cartes. Il en fallut vingt-deux pur que la dame de pique sortit. Alexis sourit : il l'attendait, c'était elle qui l'avait mené ici.
Les deux pièces d'or en main, il décida de s'arrêter de jouer dès qu'il en aurait cinq. Puis il oublia, très vite, cette résolution. Le jeu l'avait repris. Comment avait-il pu, si longtemps, s'en passer ? Avec des fortunes diverses, ils jouèrent toute la nuit, n'acceptant aucun autre partenaire à leur table. Et il semblait y voir dans leur duel l'intervention d'une troisième force, dont Alexis n'arrivait pas à déceler l'origine. Vitalis Bernardini paraissait être motivé par quelque chose de plus que le jeu lui-même. Mais quoi ?
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