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EAN : 9782298043884
Éditeur : France loisirs (01/05/2011)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Bien avant la Terre, l’homme habitait Mars. Un temps de bruit et de fureur. Un temps de sang sur la planète rouge où le physicien Michael Kane se retrouve soudain projeté, quand son transmetteur de matière s’enraye. Maintenant, c’est l’épée à la main qu’il doit se défendre.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  16 avril 2014
Michael Moorcock : "Tout ceci est pur divertissement, et si vous y dénichez quoi que se soit de cérébral, je vous conseille de respirer profondément et de vous détendre. C'est tout l'intérêt de cette littérature !"
C'est délicieusement désuet certes mais daté voire vieillot pour la plupart des lecteurs actuels, assez basique, voire parfois culcul la praline, bref c'est loin de casser 3 pattes à 1 canard : en SF comme en Fantasy, ses prédécesseurs ont écrit beaucoup mieux, et lui-même a d'ailleurs écrit beaucoup mieux...
Mais au-delà du pur divertissement sans prise de tête et de l'hommage aux maître du pulp annoncés par l'auteur, l'intérêt est ailleurs que dans la qualité car on voit évoluer dans son style et dans son imaginaire un incontournable de la SFFF, et rien que pour cela c'était très intéressant.

Concernant le "Guerrier de Mars" :
Globalement on retrouve la prose fluide, rythmée et efficace de l'auteur qui connaît bien son métier, mais chez le prolifique maître britannique, il existe 2 sortes de cycles :
- ceux qui se bonifient au fil des récits
- ceux qui se délitent au fil des récits
"Le Cycle du Guerrier de Mars" est plutôt une bonne surprise puisqu'il appartient plutôt à la 1ère catégorie.
"La Cité de la bête"
"Le Seigneur des araignées"
"Les Maîtres de la fosse"
Comme vous l'aurez remarqué, en mettant en avant le moment le plus palpitant et le plus exotique du récit, les titres font office d'illustration de couverture qu'on parvient sans peine à imaginer.
Car grâce aux leçons qu'il a reçu d'un maître d'armes franco-russe et d'un caprice du destin, Michael Kane l'homme de science va s'échapper de la médiocrité de son quotidien pour devenir un héros sauveur de planètes, secoureur de civilisations et pourfendeur de monstres ("Doctor Who" copyright). Et ce à notre plus grand bonheur car cela permet d'assouvir la soif d'aventures de l'auteur et de ses lecteurs !
Entre Howard le fondateur de l'héroïc-fantasy et Edmond Hamilton le spécialiste du space-opera vintage, Michael Moorcock nous livre une trilogie éminemment pulpienne dans la grande tradition d'Edgar Rice Burrough en lorgnant évidemment sur les aventures martiennes de John Carter.
Et c'est avec un esprit tout britannique qu'il aborde le très rempli cahier des charges du roman-feuilleton : chaque chapitre doit être un récit en soi avec une aventure, un péril extrême, une situation désespérée, un sauvage miraculeux et un rebondissement qui nous amène vers de nouvelles péripéties... Et dire que tout cela commence à la terrasse d'un café de l'arrière pays niçois !
Bien sûr ces incroyables successions d'événements avec leurs lots de redondances et d'invraisemblances sont peu crédibles, mais qu'importe puisque qu'on peut retrouver avec plaisir les héros intelligents, beaux, musclés, courageux et généreux, les amis loyaux jusqu'à la mort, les ennemis fourbes et retors à souhait, et les demoiselles particulièrement bombesques pas forcément si en péril que cela...
Toute une époque désormais révolue pour le meilleur comme pour le pire.
On notera toutefois que "Le Seigneur des Araignées" et "Les Maîtres des Fosses" sont construits exactement dans le même moule :
un régime tyrannique à renverser, une quête, une découverte, un rallongi occidental avec moult péripéties et un danger extrême exotique, un retour à la civilisation, une solution provisoire, mais un nouveau danger et de nouvelles péripéties...
Toutefois le fond et la forme gagne au fil du temps en qualité et en densité tandis que s'esquisse ce qui va devenir l'Eternel Champion (et l'Eternel Compagnon) : on trouve ici et là les brouillons d'Elric (le héros tourmenté et ses amours impossibles), de Corum (géant bleus = Fhoi Myore ? Hool Haji = Goffanon/Ilbrec ?), d'Erekosë (l'humain lamba emporté dans le tourbillon du temps pour devenir un héros béni/maudit), d'Hawkmoon (le côté post apocalyptique, les technologies disparues, les régimes totalitaires dystopiques) et même du psychiatre hospitalier qui remonte le temps à la recherche de Jésus Christ dans la cultissime nouvelle "Voici l'Homme"...
C'est plus dans les impressions que dans les faits, et j'aurais sans doute du mal à argumenter bien précisément, mais il y a sans conteste matière à une belle étude littéraire !!!

Concernant "les aventures de Sojan" :
Dans ces nouvelles alimentaires destinées à alimenter les magazines à la fin fiveties, la filiation avec Howard apparaît encore plus clairement : Conan, Kull et peut-être même El Borak sont des modèles évidents pour ce Sojan Porte-Bouclier, mercenaire barbare venu du Nord qui a gravi tous les échelons militaires de l'Empire d'Hatnor, qu'il a sauvé à plusieurs reprises d'envahisseurs ou de comploteurs, avant de repartir de nouveau à l'aventure...
D'ailleurs son infiltration sur l'île de Rhan ressemble à s'y méprendre à celle de la Tour de l'Éléphant par Conan dans la nouvelle du même nom... Une Immortelle Théocratie de Rhan qui par ailleurs fait immédiatement penser à celle de Pang Tang (les grands méchants du "Cycle d'Elric" ndt).
Le tout est chaleureusement accompagné par une ambiance capes & épées et/ou pirates & flibustiers dans laquelle les bateaux sont remplacés par des dirigeables, qui pourrait annoncer certains planet-opéra vanciens (et peut-être même un Frey si on remplace en plus le décor héroïc-fantasy par un habillage western...).
Par contre j'ai ressenti dans la dernière nouvelle de Sojan un frémissement qui annoncerait presque celles de Karl Eward Wagner concernant Kane... Et ce dernier ne s'y est pas trompé en n'hésitant pas à rendre hommage au maître britannique en faisant apparaître sa plus célèbre création dans l'une d'entre elle (le Prince des Ruines Elric de Melniboné ndt)
Fort heureusement pour la fantasy en particulier et la SFFF en général, le très prolifique et le très imaginatif Michael Moorcock n'est pas resté bloqué à la fin des années 1950 à faire du sous-Howard : il a suivi ses propres voies et comme certains de ses héros, en défrichant d'innombrables pistes il a fait émerger du néant des pans entier des littératures de l'imaginaire.

Concernant "La Sorcière perdue" :
C'est avec une toute autre exigence et une toute autre ambition qu'un Michael Moorcock plutôt en fin de carrière nous offre un hommage à Leigh Brackett la Reine des pulps, qui épousa Edmond Hamilton précédemment cité, avec son capitaine John Mc Shard quelque part entre John Wayne, Capitaine Flam, Lord Greystocke et Doc Savage !
(pas trop difficile à démasquer ce Tan-Arz élevé par des primates mercuriens et ramené dans les Îles Britanniques par son oncle paternel).
Mais c'est quand même rageant de voir que quand il s'en donne les moyens, Michael Moorcock fait bel et bien partie des meilleurs écrivains de SFFF, car il a quand même écrit pas mal de récits complètement en dilettante...
… Alors que dans le cas présent j'en aurais volontiers redemandé !!!

En bref :
- parfait comme littérature de pur divertissement pour se reposer les neurones entre 2 pavés plus ou moins truffés de longueurs calculées, surtout si vous êtes nostalgiques des pulps de SF, de Fantasy ou tout simplement d'aventures...
- très intéressant pour les fans de Michael Moorcock pour voir l'évolution d'un monument qui a marqué de son empreinte les littératures de l'imaginaire
- complètement dispensable pour les autres qui trouveront bien mieux ailleurs !
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Commenter  J’apprécie          161
Cronos
  13 avril 2020
Un univers vaste sans que je me perde dans trop de pan d'histoire non développé, un juste quota de néologismes, une planète Mars que je vois peut utiliser en littérature alors que les rêves de l'habiter son de plus en plus poussés, j'ai aimé.
Cinq romans regroupés dans cet intégral, j'ai fait une pause entre les intrigues pour ne pas me gaver et risquer de me sentir obliger de le finir. Oui ça me plaît mais la SF futuriste, même si Michael Kane retourne dans le passé, ce n'est pas trop ma tasse de thé, je suis content d'avoir pris ce rythme là et de terminer ma lecture sur une satisfaction.
L'intrigue et les personnages m'ont plu également, pas trop de cliché même s'il y en a dû au genre littéraire, pas trop complexe mais pas simpliste non plus, la façon d'aborder l'histoire est original, bonne. le coeur de la princesse à conquérir, la bravoure dans la guerre, ça existe depuis au moins les chansons de geste, l'auteur arrive à tisser des liens nouveaux. J'essai de rester flou dans ma critique pour ne pas vous gâcher l'intrigue et ses rebondissements.
Il vaut le détour, même pour les moins fan du genre.
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thorin
  13 décembre 2012
Nous sommes ici en présence d'un pastiche de l'oeuvre de Edgar Rice Burroughs et adapté récemment au cinéma "John Carter". Moorcock est fan en fait de cet auteur.
La lecture est rapide et plaisante. Après l'histoire n'est pas extraordinaire mais on pardonne l'auteur, il était encore au début de ça carrière lors de l'écriture.
Il y a aussi plusieurs nouvel sympathique à la fin du bouquin.
J'ai passé un très bon moment sans prise de tête.
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dorisfac
  25 août 2013
Ce cycle d'un peu plus de 500 pages m'a énormément déçue. J'ai même hésité à fermer ce livre définitivement sans en lire la fin, tant il est de peu d'intérêt. L'histoire est plate et extrêmement linéaire. Prévisible et parfois même incohérente. Aucune profondeur, ni philosophique ni de personnage ni même de scénario. Lire « le cycle du guerrier de Mars » ou regarder « Xena la guerrière », c'est pareil. Divertissant… et encore.
L'histoire de ce scientifique, Michael Kane, qui se retrouve sur une Mars habitée dans une époque à laquelle la Terre était encore peuplée de dinosaures, n'est pour moi pas cohérente du tout. Comment un scientifique, même entraîné au maniement des armes blanches, peut-il devenir du jour au lendemain un guerrier quasi invincible ? Comment cet homme peut-il ne JAMAIS avoir une petite pensée pour sa planète natale ?
Si l'histoire en elle-même peut encore passer pour « admissible », les personnages ne le sont guerre. Ils sont vraiment sous développés et je pense que c'est la principale lacune de ce livre. M. Moorcock l'avoue dans son avant-propos : « Je mis un peu plus d'une semaine à écrire l'ensemble du cycle… » Ha ? Tout s'explique !
Critique complète sur La Magie des Mots.
Lien : http://lamagiedesmots.be/le-..
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LionelB
  10 décembre 2012
Mouais... du fantasy mâtiné de Science-fiction. le guerrier de Mars se lit pas mal, on dirait du Wells, très 19ème siècle bien écrit d'ailleurs. Mais la suite alors là, tout au 1er degré, et l'auteur le dit, il faut vraiment être fan pour arriver à ingurgiter ce sous-conan. En bref, il faut être sacrément curieux pour lire le tout.
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   29 septembre 2013
Le Banning était à présent chargé de l'énergie vitale des dieux.
Il allait bientôt se mettre à chasser le gros gibier.
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Videos de Michael Moorcock (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Moorcock
24 mai 2013
"Elric", volume 1, "Le trône de rubis"
- Avec la présence de Michael Moorcock, auteur de la série originale "Elric" -
Elric, albinos et malade, règne sur le peuple ancien et décadent de l'île aux dragons de Melniboné. Son cousin, méprisant sa santé fragile et les drogues qui le maintiennent en vie, complote pour s'emparer du trône de rubis. Elric va pourtant révéler une personnalité complexe et une soumission à Arioch, le plus puissant des seigneurs du chaos. D'après «Le cycle d'Elric».
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