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Martine Renaud (Traducteur)Pierre Versins (Traducteur)
ISBN : 2841721698
Éditeur : L'Atalante (18/04/2001)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Dans les romans de SF, les histoires religieuses ont souvent un petit côté plus ou moins gentiment blasphématoire. Michael Moorcock n'a donc pas hésité à imaginer, dans Voici l'Homme, que Jésus était en réalité un enfant inadapté à remplir sa mission divine... Glogauer, un voyageur temporel fasciné par les écritures, se rend à Jérusalem pour assister à la passion du Christ. Il doi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  25 janvier 2017
Ce roman est absolument a remettre à son époque (1968), parce que je pense que sa portée aujourd'hui doit être moindre qu'a lépoque. Je suis sure que dans les années 70 remettre en cause Jesus comme l'auteur le fait était digne d'hérésie.
J'ai apprécié certains passage et d'autres beaucoup moins. Même si j'ai aimé l'idée de fond.. le voyage dans le temps qui permet de montrer que l'histoire et les légendes ne sont pas toujours ce qu'elles sont à leur origine. Je n'ai pas vraiment réussi a m'immerger dans le texte ni a savourer ma lecture. J'avoue sincèrement que les passages trop religieux m'ont tout simplement barbée. Ainsi que le personnage central névrausés qui se prend un peu trop pour caliméro (enfin pour moi).
Une lecture en demi-teinte.. et pourtant la couverture m'avait tapée dans l'oeil avec le tableau de Salvador dali (Corpus hypercubus (1954)... quand mon peintre préféré est mis a l'honneur !
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Shan_Ze
  04 juillet 2013
Encore une histoire dans le temps mais j'ai été attiré par l'époque : l'an 28, un peu avant la crucifixion du Christ. Karl Glogauer veut le rencontrer. Que peut donner une telle confrontation ? J'étais curieuse. Micheal Moorcock réussit parfaitement à décrire l'époque, les moeurs, les gens de l'an 28. En parallèle, il narre le passé de Karl qui explique le pourquoi du choix de l'époque.
L'auteur remet-il en cause les bases de la croyance de la religion chrétienne ou s'est-il complut à imaginer une alternative ? Je ne sais pas mais il le fait magistralement en citant la Bible à point nommé. Un peu dérangeant mais bien mené jusqu'à la fin.
Voilà qui me donne envie d'essayer ses autres romans.
Commenter  J’apprécie          121
Acidus
  25 mars 2018
Qui n'a jamais souhaité utiliser une machine à remonter le temps pour y rencontrer un illustre personnage ? le protagoniste de « Voici l'homme », Karl Glogauer, use du voyage temporel pour voir de ses propres yeux Jésus Christ lui-même. Excusez du peu !

Par sa base science-fictionnelle liée au voyage dans le temps, Michael Moorcock propose une vision iconoclaste de la figure christique ; celle d'un homme avec ses peurs et ses doutes qui, porté par L Histoire, endossera un costume trop grand pour lui. En cela, la démarche de l'auteur rappelle celle de Níkos Kazantzákis avec son roman « La Dernière Tentation du Christ » (adapté au cinéma par Martin Scorsese) avec une dimension SF que reprendra quelques années plus tard Andreas Eschbach  avec « Jésus Vidéo ». On est loin de cette dualité affirmée par l'Eglise d'un Jésus de Nazareth d'essence divine et de nature humaine. Dépassant même la doctrine arienne, Moorcock pousse le blasphème en faisant du Christ un homme du XXème siècle, dépressif de surcroît. le message est clair. L'écrivain part du postulat, déjà soulevé par le mouvement matérialiste, que la religion chrétienne s'est construite sur un mythe provoquée par un de ces nombreux messies et prophètes écumant la Judée à cette époque ; un homme ordinaire dépassé par ce qu'il a créé. Torturé par la vérité qu'il est le seul à connaître, Karl Glogauer va endosser le rôle de Jésus afin de conserver cette ligne historique et religieuse dont il fut baignée dès son enfance.

On retrouve là ces fameux paradoxes omniprésents dans les histoires de voyages temporels. Ici, le voyageur entreprend donc de créer le christianisme, religion dont adhérera, sans en connaître l'origine, son Moi du futur. La fin de « Voici l'homme » laisse toutefois une marge au doute et au questionnement, faisant place à l'imagination du lecteur. L'intelligence de la plume de Moorcock contrebalance le manque de suspens de l'histoire. L'auteur s'attarde davantage sur l'aspect psychologique de son personnage et, de ce côté, c'est une réussite. En revanche, j'ai été moins emballé par la structure narrative avec ce jonglage entre le XXème et le Ier siècle. Cela a tendance à casser le rythme de l'intrigue et son action immersive.

Religieusement incorrect, « Voici l'homme » pose de bonnes bases de réflexions. Je regrette cependant un déséquilibre dans sa narration. Intéressant.
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Xian
  19 novembre 2015
Si je devais résumer ce roman en un seul mot, je dirais : blasphèmes ! Et aux pluriels, parce que les Jésus, Marie et Joseph en prennent pour leur grade. Mais que Dieu pardonne à l’auteur, il m’a bien diverti. Je dois avouer qu’au départ, j’ai craint devoir subir une énième réécriture de l’évangile. C’en est une, assurément, mais des plus originales.
Au final, la dimension science-fiction est peu présente. Elle est nécessaire pour envoyer le pauvre Karl Glogauer dans le passé, et puis c’est tout. À part le vaisseau pour voyager dans le temps qui intrigue les Esséniens, rien de très extraordinaire, si ce n’est la boucle temporelle qui s’ébauche de fait. On a droit à l’enfance et aux amours malheureuses de Karl, à ses états d’âmes de loser, le tout distillé en parallèle de ses pérégrinations dans le pays et l’époque de Jésus. Le destin de Karl devient assez rapidement évident, et bien que la fin soit à la fois attendue et atroce, l’auteur laissera à l’histoire, ou plutôt à l’Histoire, le soin de faire le reste…
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Rusen
  10 janvier 2016
Michael Moorcock, auteur de la saga d'Elric fait ici revivre l'histoire de Jesus à un homme complètement névrosé et hanté par l'image de Dieu, remontant le temps de deux millénaires et qui, faute de rencontrer le messie, finira par l'incarner.
Abordant son roman sous l'angle de la psychanalyse de son personnage, l'auteur reviendra sur les liens entre religion, masochisme et sexualité, ce qui lui vaudra à l'époque de nombreuses lettres d'insultes.
Remplaçant Dieu par l'Homme, via le personnage de Karl (!) Glogaueur, Moorcock truffe son roman de passages « impies » : Marie s'offre à de nombreux hommes de passage, le véritable Jésus est un handicapé mental, et si Glogaeur deviendra le messie, c'est uniquement suite à un malentendu et à une cohorte de suiveurs l'obligeant malgré lui à accomplir ce destin qui n'est pas le sien.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
VanceVance   28 avril 2010
INTRODUCTION
Il n’a pas la puissance matérielle que possédaient les empereurs-dieux ; il n’est suivi que de gens du désert et de pêcheurs. Ils lui disent qu’il est un dieu ; il les croit. Les courtisans d’Alexandre disaient : « Il est invincible, il est donc un dieu. » Les disciples de cet homme ne pensent pas du tout. Il était leur création, un acte spontané ; maintenant, il les guide, cet illuminé nommé Jésus de Nazareth.
Et il leur parla, disant : « En vérité, je vous le dis, j’étais Karl Glogauer, et à présent je suis Jésus, le Messie, le Christ. »
Et il en fut ainsi.
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PavlikPavlik   10 mai 2014
Il dévisagea pensivement Judas Iscariote.
"Je voudrais que tu m'aides plus tard, dit-il, quand nous serons entrés dans Jérusalem.
-Comment, maître?
-Tu transmettras un message aux Romains.
-Les Romains?"
Judas avait l'air troublé.
"Pourquoi?
-Ce doit être les Romains. Ce ne peut pas être les Juifs. Ils emploieraient les pierres ou le bûcher, ou la hache.
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Shan_ZeShan_Ze   04 juillet 2013
Glogauer maitrisait l’ancien araméen écrit, mais il n’était pas sûr de le parler au point de se faire comprendre. Il essaierait l’anglais d’abord, car s’il ne s’était pas déplacé dans le temps, ce serait ridicule d’employer une langue archaïque pour parler à des Israéliens ou à des Arabes modernes.
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VanceVance   28 avril 2010
« Le christianisme est mort. […] La religion est mourante. Dieu a été tué en 1945.
- Il peut y avoir une résurrection, dit-il.
- Espérons que non. La religion était l’enfant de la peur. La connaissance détruit la peur. Sans la peur, la religion ne peut survivre. »
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VanceVance   28 avril 2010
Il était en train de donner vie à un mythe, une génération avant que ce mythe ne puisse naître. Il terminait un certain genre de circuit psychique. Il se dit qu’il ne changeait pas l’Histoire ; il ne faisait que donner plus de substance à l’Histoire.
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Videos de Michael Moorcock (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Moorcock
La Dernière Fantasy : Moorcock l'Anti-Tolkien (Feat Lex Tutor)
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