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ISBN : 2702495451
Éditeur : Le Masque (04/06/1997)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 48 notes)
Résumé :
Dans la Bretagne légendaire des Monts d'Arez, en septembre 1144, une terrible malédiction pèse sur les marécages du Yeûn et la forêt profonde. Des enfants disparaissent, d'autres meurent sans cause apparente...

Alors, les paysans accusent le seigneur du lieu de se livrer à de sombres cérémonies, et celui-ci doit à tout prix faire la preuve de son innocence !

Mystères, recettes médiévales et plan des lieux, découvrez ici la France du XII... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Yanoune
  25 avril 2019
Noir roman.. Ou le polar médiéval en plein pays breton.
Pitch:
La Bretagne, 1144, Huelgoat, le Yeûn entre les Montagnes noires et les Monts d'Arée, de nos jours ce sont les marais de Botmeur. Une légende raconte que c'est là où le jugement de dieu s'arrête et où celui du diable commence. Drôlement accueillant, et c'est pas Galeran de Lesneven qui me contredira, lui il vient du pays de Leon (le nord du Finistère), il est chevalier alors quand Broérec un ancien compagnon d'arme le mande chez lui en demandant aide et assistance au nom de la fidélité, bin oui qu'il y va, c'est un chevalier et il a une vieille dette qui traîne en plus....
Seulement tout chevalier qu'il soit, et tout intelligent qu'il soit je ne pense pas qu'il s'attendait à un sac de noeuds pareil et à une telle horreur...
Bon alors je préviens c'est comme le titre, noir... Noir pour les victimes (des mômes et plein), noir pour l'ambiance, de ce cette tonalité que les paysans bretons redoutent et qui arrive "les mois noirs".
Là on est pas dans le roman policier médiéval choubi.. non.
Niveau écriture, on est bien dans le médiéval aussi... et c'est d'ailleurs pas si simple pour plusieurs raisons.
D'abord vu que nous sommes en Bretagne bin paye ta tranche de mots, d'idiomes, etc. Hop, là, dans le texte ( sans note en bas de page pour expliquer pendant la lecture).
Personnellement ça ne m'a pas dérangé parce que je les connaissais, et que je connais très bien les marais de l'enfer, Huelgoat et tout ce coin-là.
Mais pour un néophyte cela pourrait être assez purée de pois, malgré le glossaire de fin, vu qu'au début du roman on ne prévient pas le lecteur qu'il y a un glossaire.
Et il en va de même pour tout le style du roman, médiéval on vous a dit, donc cela est aussi vrai pour tout le texte. Un texte plein de "coutel, broignes, mantel, gaste, conil, bliaud, sente...." vous voilà prévenus, et de nouveau pas d'explications, même si certaines se retrouvent à la fin dans le dit glossaire.
Bon... j'ai eu à un moment de ma lecture de longs soupirs, d'un côté je trouvais que ça avait un côté un peu factice, cette profusion de mots anciens, ce style et cela même si c'était pour soutenir le récit... et d'un autre j'ai décidé de me laisser faire, on verrait bien.
Cela m'a fait penser à la langue qu'utilise Bourgeon dans ses Compagnons du crépuscule, j'ai d'ailleurs souvent pensé à Bourgeon au cours de ma lecture. Mais je dois avouer sans le côté jubilatoire que m'amène Les Compagnons du crépuscule.
D'un autre côté ce roman m'a fait grandement plaisir, mais cela n'avait pas grand chose à voir avec l'intrigue, ni la façon dont il est écrit. Mais plutôt avec le lieu, parce que Huelgoat, Brasparts, Saint-Herbot, et toute cette lande remplie de bruyère j'y ai beaucoup erré et traîné mes guêtres, une gwrac'h comme ils disent.. Donc je ne suis pas du tout objective là-dessus. C'est à prendre en compte au niveau de mes étoiles.
Parce que niveau enquête et bien comme qui dirait, on se doute bien qui sont les coupables et pourquoi...
Un polar, plus intéressant à mon sens au niveau des légendes et des coutumes bretonnes/médiévales, de l'ambiance très bien rendue, que du dénouement véritable.
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Syl
  30 janvier 2014
Septembre 1144,
La brume est aussi épaisse qu'un mur. Dans les marais, seul le diable peut s'y risquer. Exploitants d'une des tourbières du Yeûn, Rensulf et son fils partent braconner… et c'est en cherchant les pièges, que le jeune Maloù découvre le cadavre d'un enfant.
Le chevalier Galeran de Lesnevin revient sur ses terres, pays de Léon en Bretagne, après une absence de cinq ans. Avec Quolibet son hongre, il part en quête des souvenirs. Bien des choses ont changé sur le domaine mais c'est avec une nostalgie heureuse qu'il retrouve ses anciennes activités avec ses amis et la tendresse de ses parents.
De retour d'une promenade, il a la surprise de recevoir un message du seigneur de Huelgoat qui lui demande son aide. L'affaire doit être sérieuse car sinon Broérec ne l'aurait pas appelé. Compagnon d'armes au service du duc de Cornouailles lors de la guerre entre Conan III et Robert de Vitré, ce guerrier fougueux avait une approche du combat différente des autres, moins chevaleresque, plus "paysanne".
C'est un peu contraint par une dette morale, Broérec lui a sauvé la vie lors d'une embuscade, que Galeran se rend en Basse Bretagne, dans les marais de l'enfer.
Une tour fortifiée, des passerelles de bois, un pont-levis, un vent glacial et des suppliciés forment un tableau d'accueil. Galeran apprend que le château est presque en état de siège à cause des menaces des gens du pays. Depuis quelques temps, des enfants sont retrouvés morts dans les eaux stagnantes du Yeûn et Broérec, colosse blond, aux traits taillés à la serpe, au caractère sauvage et martial, son fils Drogon, cruel et grossier, sont les coupables désignés.
Sur l'honneur, Broérec jure à Galeran qu'il n'est pas le coupable et le chevalier enquêteur le croit. Les enfants portent des marques de flagellation, d'entraves et une couleur bleue teinte leurs gencives.
"- Écoute bien ceci, Broérec, j'accepte de t'aider, mais sache que si je découvre que c'est toi qui a tué ces gosses… alors je n'aurai de repos avant que de t'avoir passé par le fil de mon épée."
Une atmosphère malsaine règne sur ce pays taiseux et sur le château. La violence impose son joug, la folie n'est pas loin. Il est temps de lever les secrets et de chercher le pardon pour les fautes du passé.
Cette enquête se passe au XIIème siècle, dans les Monts d'Arez. Troisième tome de la série, Galeran a vingt-sept ans. Il a acquis une sagesse que tout le monde honore et est devenu l'un des plus brillants enquêteurs du royaume, apprécié par les grands seigneurs et Aliénor d'Aquitaine.
L'intrigue donne plusieurs personnages à suspecter, au château comme au village. Tous ont des comportements étranges. Les fils de Broérec ont des caractères différents. Jestin est doux, Drogon est sanguinaire. Thustan, le valet de Drogon, est fourbe et tout aussi violent que son maître. A Lannedern, le moine clunisien Withénoc, silhouette sombre et étrange, est accompagné d'un jeune berger Kaourintin qui embrigade des enfants pour partir à Jérusalem, en Terre Sainte. Dans les bois, Hoël, le bâtard de Broérec, crie vengeance pour sa mère et ne cache pas sa colère contre le seigneur de Huelgoat… Sans oublier d'autres figures que l'histoire fait apparaître petit à petit, élargissant le cadre de l'enquête jusqu'à retrouver et réveiller des âmes du passé.
Comme dans les autres livres, une carte du paysage est dessinée permettant une meilleure visualisation du territoire, et en pages finales, nous retrouvons les recettes de dame Hermine ainsi qu'un lexique médiéval.
J'ai aimé reprendre les aventures de Galeran et n'ai rencontré aucune déconvenue. le jeune homme évolue d'une façon fort séduisante. Quant à l'enquête, elle est sans ennui, du genre à captiver le lecteur qui ne peut interrompre sa lecture.
Viviane Moore raconte bien cette époque, le voyage dans le temps est garanti ! En lisant ce livre, j'ai parfois songé à "La princesse noire" de Serge Brussolo qui est un maître dans le polar historique et fantastique et ça m'a donné envie de le relire.
Une série et un auteur à recommander !
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brigittelascombe
  28 avril 2012
"Le Yeûn? le marais des enfers?"
Un enfer noir charbon, celui d'enfants qui disparaissent, puis émergent un jour du brouillard glauque des marais. Morts.
Dans Noir roman, Viviane Moore (journaliste et romancière à l'imagination fertile) nous entraine à nouveau (voir La couleur de l'archange, Bleu sang..) sur les pas du Chevalier de Lesneven, "homme d'honneur" breton doué pour résoudre de difficiles énigmes.
Lié par une dette envers l'antipathique Seigneur Broédec, "homme de guerre" qui lui a jadis sauvé la vie, Lesneven va arpenter les Monts d'Arez et les terres de Huelgoat pour prouver l'innocence du géant.
Deux frères que tout oppose, comme le bien affronterait le mal, un bâtard rempli de haine, un prêcheur charismatique qui dirige une croisade enfantine, un démon qui rôde, une jeune fille cachant son identité..Le talent de Viviane Moore, douée pour manier le suspense et créer une ambiance de thriller moyenâgeux palpitant, nous démontre que les époques passent mais les rancoeurs et les enjeux financiers (exploitants et exploités) restent identiques.
Emaillé de mots d'antan où l'on enfilait des "braies", sanglait son "baudrier maintenant son épée d'estoc" et nouait son "écu dans le dos"; basé sur une trame historique véridique ( célébration de la cathédrale Saint Denis en présence d'Aliénor d'Aquitaine et Louis VII), accompagné d'une carte de repérage des lieux et de recettes médiévales (ex:le potage de courges frangiées au safran est un régal), ce récit tient la route car...on s'y croirait!
Viviane Moore: l'un de mes auteurs de romans policiers préférés. Lorsque j'aime une série j'achète et je possède tous ses titres porteurs de couleurs du Vert de gris au Jaune sable en passant parle le Rouge Sombre et le Blanc Chemin.
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aureliestrega
  29 janvier 2019
Cadre sympathique : la Bretagne du 12ème siècle. On suit un chevalier qui vient à la rescousse d'un de ses anciens compagnon de guerre qu'il apprécie peu. le personnage est en effet brutal et peu aimé de ses paysans mais cela empire quand des enfants sont retrouvés morts. Au final des disparitions d'enfants, un jeune berger qui a reçu la visite de Dieu, un moine effrayant, un lourd secret familial, un héritier revêche, un bâtard agressif... Beaucoup de péripétie, un enquêteur sympathique, de belles descriptions, on sent l'apport en éléments historiques sans perdre le lecteur novice.
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cassie56
  23 février 2019
e n'est pas forcément un livre que j'aurais acheté ou choisi de moi-même, donc je n'en attendais rien de particulier.

Et il fut une très bonne surprise ! L'auteure a su créer une ambiance terriblement sombre, oppressante, mais avec des personnages très attachants comme Galerand, qui mène l'enquête, ou encore Jestin, le fils du Seigneur, ou le cuisinier (je ne sais plus son nom), même Broérec, le seigneur, qui n'est pourtant pas la crème des hommes, a su m'émouvoir.

Le livre est assez court mais très bien écrit, on plonge facilement dans cette Bretagne du Moyen-âge. Par contre, il n'y a aucun détail concernant le contexte historique. On ne sait rien de ce qu'il se passe en France à cette époque, l'aspect « policier » est prédominant.

Concernant Jestin, j'ai deviné son « secret » dès qu'il est apparu, pour moi c'était évident et la suite des événements m'a donnée raison. En revanche, si j'avais des soupçons pour la mort des enfants, le mobile est resté flou jusqu'à la révélation.

En bref : un excellent policier bien noir, dans un cadre que j'ai beaucoup aimé ! Je lirai volontiers d'autres tomes de cette saga.
Lien : http://l-evasion-par-la-lect..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
frankgthfrankgth   31 août 2011
Un soleil diffus perçait le brouillard qui recouvrait les monts d’Arez. Les bruyères teintaient de mauve les crêtes rocheuses tandis que les hautes futaies et les marais du Yeûn demeuraient dans l’ombre. Une vase noirâtre montait des tourbières éventrées et des vapeurs malsaines flottaient entre les ajoncs, au-dessus des eaux stagnantes.
Ce matin de septembre 1144, Renoulf et son fils Malou étaient partis dès le lever du soleil, espérant braconner quelque gibier pour améliorer leur repas. Les deux hommes avançaient lentement sans prendre garde aux nuées de moustiques qui les assaillaient. Enfoncés dans l’eau jusqu’à mi-jambes, ils sondaient la boue épaisse des fondrières. De loin en loin, dans les roseaux, résonnait le râle d’un foulque dérangé par leur passage.
Trapu et de petite taille, Renoulf portait sur sa cotte une escoffle de peau de chien sommairement attachée par une corde. Les yeux gris comme deux éclaboussures de brume, le visage ridé et le front bas, l’homme avait le mot rare.
Quand il parlait, c’était toujours en regardant fixement le sol, comme si les tourbières qui le cernaient lui avaient emprisonné l’esprit.
Tout comme son père, Maloù était court sur pattes mais robuste. Malgré ses seize ans, ni l’esprit ni la parole ne lui étaient venus et il n’aimait rien tant que de rester des jours entiers à traquer les bêtes du Yeûn.
Il connaissait si bien les dangers du vaste marécage que le recteur de Lannédern le venait souvent quérir pour le guider vers le Youdik. Cette grande flaque d’eau verdâtre qui, de temps à autres, se mettait à bouillir en lâchant de puantes odeurs.
C’était la porte des Ténèbres, la bouche béante qui conduisait tout droit aux Enfers, disaient les sages. Seul un homme de Dieu pouvait, sans risques, y emmener les âmes damnées, cousues dans la peau d’un chien noir ou d’un loup.
Le soleil venait de passer le Menez Mikêl et il ne restait plus aux deux hommes que trois collets à relever, dont l'un au bord de al rivière Elez.
- File à l'Elez, le Maloù, j'men vas au Yeûn. On se retrouve à la maison, grogna le père de sa voix sourde.
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LAURAPASLAURAPAS   17 novembre 2018
Tout semblait plus lumineux qu'ailleurs, de la cime des arbres jusqu'au sol couvert de mousse claire. D'irréelles colonnes de lumière, rais de lune ou de soleil, perçaient les frondaisons, se plantant dans l'herbe pour y dessiner des cercles scintillants. Même l'automne mettait plus de temps qu'ailleurs à jaunir les feuilles. Des blocs de granit recouverts de lichens jaillissaient d'entre les résineux. Des fougères, vertes comme de jeunes amandes, déferlaient en vagues serrées le long des troncs humides de sève.
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brigittelascombebrigittelascombe   28 avril 2012
-Honneur à vous,belles dames.Protégez-moi contre toute haine.Donnez-moi la force et la sagesse.Du vin,la prochaine fois,je vous offrirai pour mieux vous honorer.
Ainsi les fées lui accorderaient aide et soutien pour les épreuves à venir.
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brigittelascombebrigittelascombe   28 avril 2012
Ces quelques voyages d'été avec la carriole pleine à ras bord,étaient le seul contact que les deux hommes avaient avec d'autres gens que ceux du marais.Quant aux femmes,elles restaient captives de l'immense tristesse du Yeûn.Seul le père Gwen venait,une ou deux fois par an,de l'église de Lannédern,les faire prier pour qu'elles n'oublient pas les "Mots"!
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SylSyl   30 janvier 2014
"- Écoute bien ceci, Broérec, j’accepte de t’aider, mais sache que si je découvre que c’est toi qui a tué ces gosses… alors je n’aurai de repos avant que de t’avoir passé par le fil de mon épée."
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Viviane Moore - L'homme au masque de verre .A l'occasion du festival Quai du Polar à Lyon, Viviane Moore vous présente son ouvrage "L'homme au masque de verre" aux éditions 10-18. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/moore-viviane-homme-masque-verre-9782264065063.html Note de musique : "Polar Stratospheric Clouds" - Project 5am Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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