AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782404011868
192 pages
Éditeur : Gallmeister (03/01/2020)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 50 notes)
Résumé :
En partant de la nature pour poser des questions sur l’existence, Kathleen Dean Moore, philosophe et naturaliste, nous offre la plus belle des réponses : l’amour de la vie pour elle-même. Parcourant l’Ouest américain, des côtes sauvages de l’Oregon aux rivages de l’Alaska, ce recueil s’appuie sur l’observation de phénomènes naturels pour nous replacer dans l’immensité du monde, mais aussi, toutsimplement, auprès de nos proches. Avec respect, amour et délicatesse, ch... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
babel95
  06 mai 2020
Au premier étage de cette librairie, un rayon me plaît particulièrement - celui des romans des éditions Gallmeister. J'aime parcourir les titres, et regarder les couvertures colorées. D'habitude, ce sont les romans policiers qui m'intéressent, mais là, exception, il s'agit d'un petit livre, au titre prometteur : Petit traité de philosophie naturelle. de quoi s'agit-il ? d'un recueil de petits récits qui se déroulent dans l'Ouest américain. L'auteure, Kathleen Dean Moore, écrivain, philosophe, aime particulièrement la nature, et s'est spécialisée dans le domaine de l'éthique environnementaliste et la philosophie de la nature. Ces récits sont de petits moments de bonheur : découverte de la nature de l'Ouest américain, d'une flore et une faune exceptionnelles qui sont décrites avec précision et amour.
Cette découverte va de pair avec une réflexion sur l'existence, les liens que nous tissons.
Camille Fort-Cantoni a su rendre parfaitement un texte qui ne devait pas être particulièrement facile à traduire, quant à la couverture très colorée, représentant un marais et deux grands oiseaux - des grues peut-être - elle met bien en valeur le texte.
Une lecture évasion, une réflexion particulièrement réussie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Asmostark
  13 février 2020
🌳 Petit traité de philosophie naturelle - Kathleen Dean Moore 🌳
Traduction : Camille Fort-Cantoni
Kathleen Dean Moore est professeur de philosophie. Dans ce recueil composé d'une vingtaine de récits elle nous fait part de ses observations de la nature américaine, nous fait partager les joies simples de la contemplation de la faune et la flore, du spectacle que nous offre les forêts, les lacs, l'océan, les animaux. Si elle nous décrit son émerveillement devant des canards tentant de s'intimider, ou nous parle de sa colère face à l'avidité des hommes qui déforestent des hectares entiers pour alimenter les scieries, elle essaye avant tout de se questionner sur la place que nous occupons dans cette nature magnifique.
La nature est au coeur de ce livre mais il y est aussi question de la famille, des relations humaines, de la vie et de la mort.
Kathleen Dean Moore nous invite à un voyage au coeur de la nature, nous poussant à nous questionner et à apprécier les plaisirs qu'offrent les observations de la vie qui nous entoure.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
keisha
  18 septembre 2011
Titre original : Holdfast (sorte de racine, située à l'extrémité de certaines algues et plantes simples, qui leur permet de s'ancrer au sol)


Pas de panique! Ce petit traité est un fait un recueil de courts textes écrits par Kathleen D. Moore, philosophe et naturaliste, dans la lignée de Sue Hubbell et Annie Dillard. Observation précise et amour de la nature, réflexions, à l'occasion d'événements de la vie professionnelle et familiale, d'évocation de souvenirs.

Un marais au crépuscule lui donne une leçon de vie; quelle décision prendre face à son père mourant et souffrant? ; sa fille atteinte de fibromyalgie; un Halloween adulte; découvrir que les rôles se renversent et que sa fille peut la protéger.

Des coupes de bois au bulldozer évoquant la forêt des Ardennes à la fin d'une guerre, un "lieu unique au monde" risquant d'être envahi. "La domestication des animaux, la domestication de la terre. Comment pourrons nous résister à la domestication des esprits?"

"Le monde est-il conforme aux capacités de notre esprit, ou notre esprit limité borne-t-il notre connaissance du monde? Peut-être l'intelligence fait-elle de son mieux en captant ce qui est lent, aisé, ordinaire, tout en laissant échapper le meilleur. A l'idée qu'il y a un au-delà de la perception humaine, j'enrage de frustration, comme un chien qui fait les cent pas devant une porte close, gratte et renifle l'air qui filtre."

"Je réveille Franck d'un coup de coude.
-Si un ours arrive, on le chasse ou on le laisse roder autour du camp?
-On en profite juste pour l'observer, dit-il, et il se rendort."

Je suis frustrée de ne pouvoir citer tous les passages qui m'ont plu, je vous renvoie aux blogs en lien qui proposent plus de beaux extraits et vous invite à déguster ces textes, tranquillement, en prenant le temps de réfléchir.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Pachy
  09 mai 2020
Kathleen Dean Moore, je ne connaissais pas et voilà que je suis très heureux d'avoir fait sa connaissance, grâce à François Busnuel qui est de très bon conseil.
Moi, vous, aurions pu écrire ce petit traité de philosophie. Assez simple en fait ; retracer des passages mémorables de sa vie, ceux que l'on a partagé avec Dame nature en compagnie de ses proches. Pour ma part, mes parents ont fait partie de la majeure partie de mes souvenirs dans l'île de Noirmoutier. J'en connais tous les coins de pêche à pied, de balades. J'étais devenu un pêcheur de bars, d'anguilles, de vieilles, d'éperlans.
Mais aussi en Creuse, dans le petit lieu-dit de la Semnadisse, même pas un village. Mon oncle et ma tante qui m'offraient des séjours que je n'oublierai jamais. Mon oncle, maçon creusois, compagnon du devoir, qui connaissait les coins à champignons mieux que personne. Souvenir de figures emblématiques aux surnoms improbables : l'Albert, la Fouine, la Taune, le Baron…..
Alors, pourquoi je ne l'ai pas écrit, moi, ce livre. Pour deux raisons premières. Je n'en ai pas eu l'idée, d'autre part je n'ai pas, et loin s'en faut, le Talent de Mme Dean Moore. Je me contente avec un grand plaisir de lire ses souvenirs, proches de la nature, de l'Orégon, de l'Alaska.
Vous l'avez compris, j'ai adoré ce livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
veroherion
  02 mai 2020
Beaucoup de nature, et forcément un peu de philosophie, mais celle du quotidien, celle du vécu.
En une quarantaine de petites saynètes, l'auteure nous parle de la vie, de la mort, de la séparation et surtout de ce qui, au contraire, nous relie aux autres.
L'amour des guides des plantes, d'une nuit à la belle étoile, de la découverte d'un pan de rivière, la mort d'un proche, la pêche... tout ce qui remplit une vie au fil des heures et des jours.
C'est doux et tranquille, c'est bien écrit.
C'est une belle petit pause.
Commenter  J’apprécie          70

Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SheWolfSheWolf   18 septembre 2020
Flotter sur l'eau dans le noir, c'est prendre conscience avec une certaine inquiétude qu'il faut croire aux choses sans les voir. De jour est-ce si différent ? J'ai vogué sur une eau si translucide que le lac n'existait apparemment plus, et que le cannot donnait l'impression de flotter dans l'air. J'ai marché près d'une eau tellement jonchée de feuilles sèches et de brindilles qu'on se serait cru en pleine forêt, mais lorsque j'ai posé le pied sur ce tapis de feuilles, je me suis enfoncée dans une eau qui se refermait au-dessus de ma tête. (...) Un jour, dans l'Ohio, j'ai marché sur une couche de glace qui s'est lentement enfoncée sous mon poids jusqu'à toucher le fond du lac, me laissant debout, de l'eau jusqu'aux genous. Je suppose que l'on ne connaît le monde qu'en le mettant à l'épreuve.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
babel95babel95   06 mai 2020
Sur l'étagère, quelques recueils - le livre des fougères, le livre des lichens, le Guide des rivières et des étangs - me viennent de ma mère. C'était une femme qui s'émerveillait d'observer la nature et saluait les grenouilles comme de vieilles connaissances, toujours ravie de rencontrer en pleine forêt ce qu'elle ne connaissait que comme une image dans un livre. La toute première pomme de mai, un aperçu de Scorpion dans le ciel au-dessus des montagnes assombries par la nuit, la première rencontre avec une moucherolle vermillon… tous ces phénomènes éveillaient en elle ce que Joseph Wood Krutch nomme "la joie qui ne se laisse pas penser". "Songe donc, s'exclamait-elle, que nous habitons le même univers que le tyran à longue queue". Songe donc. C'était comme si ces mots ouvraient grand leurs bras. Un passerin non pareil. Un scinque des prairies. Des pédiculaires du Groenland, dont les fleurs ressemblent à de petites têtes d'éléphants placées tout le long de leur tige, dans les prés de haute montagne. Des marais remplis de tabac du diable, des choux qui sentent la citronnade. Si ces créatures existent, rien n'est impossible. "Tout simplement fabuleux !" disait ma mère.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
ivredelivresivredelivres   19 septembre 2010
Il neige, ce matin. Une mésange surgit devant la mangeoire, attrape une graine de tournesol et repart à tire-d’aile. Un écureuil roux, tapi sur une branche, jacasse à tue-tête, tout son corps vibre de détresse. L’écureuil cachera des poignées de pommes de pin et de graines de tournesol pour avoir de quoi se nourrir tout l’hiver. La mésange, elle, dissimulera ses graines une à une - derrière une parcelle d’écorce sur un pin blanc, au creux d’une branche, ou dans une brèche laissée par un rameau après sa chute. Un millier de graines, cachées à un millier d’endroits sur son territoire hivernal.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
ZakuroZakuro   15 avril 2020
Ces lieux secrets et sûrs qui ont un sens pour nous : un chemin usé par nos pas au bord de la rivière, un bosquet de roses trémières auquel s'attachent le pollen et l'essaim d'abeilles.
Commenter  J’apprécie          120
Leg12Leg12   25 mai 2020
Que nous disent-ils, ces instants semblables à un prisme braqué sur l’existence, que disent ce marais, cette humidité, ce vacarme écumant, cet assaut de volonté parmi les saules, cette scène criarde, ces couleurs, ces plumages, ces efforts, ce bruit, cette complexité, tout ce qui ne laisse ni note ni explication ?
Rien, me semble-t-il, si ce n’est qu’il faut continuer.
C’est la leçon du marais. La vie concentre toutes ses puissances sur un seul but : continuer à exister. Un marais au crépuscule, c’est la vie qui exprime son amour de la vie. Rien de plus. Mais rien de moins, et nous serions stupides de nous dire que c’est là une leçon sans importance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Kathleen Dean Moore (48) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Kathleen Dean Moore
The Possum in the Plum Tree: Thinking About Animals Thinking, Part 4
autres livres classés : philosophieVoir plus
Notre sélection Littérature étrangère Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Philo pour tous

Jostein Gaarder fut au hit-parade des écrits philosophiques rendus accessibles au plus grand nombre avec un livre paru en 1995. Lequel?

Les Mystères de la patience
Le Monde de Sophie
Maya
Vita brevis

10 questions
325 lecteurs ont répondu
Thèmes : spiritualité , philosophieCréer un quiz sur ce livre

.. ..