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Georges Hilaire Gallet (Traducteur)
ISBN : 227712415X
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.39/5 (sur 49 notes)
Résumé :
D'étranges légendes courent l'espace. Des hommes, à la peau tannée par la brûlure de mille soleils, se les répètent en chuchotant, l'esprit rempli de terreur.
Un jour, au détour du marché de Lakkmanda, Northwest Smith, l'archétype de l'aventurier spatial, mercenaire romantique aux amours non humaines, se dresse seul contre une foule hostile. A ses pieds s'est réfugiée une pitoyable créature, tout à la fois femme, animal et végétal...
Et Northwest sera ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Slava
  23 février 2016
Shambleau est un recueil assez étrange et intriguant de nouvelles fantastiques mêlés de science-fiction. le titre m'a captivé même si j'ai du mal à le prononcer (Shambleau ? Shaumbleau ?) et la couverture de l'édition que j'ai (celle de 1972) montrant une femme ensorcelante aux cheveux rouges semblables à des serpents organiques et aux yeux d'un vert hypnotique... et le fait que ce soit une femme qui a écrit des récits d'un genre pourtant encore réservé aux hommes à l'époque des rédactions m'a encore plus titillé !
Dans ces nouvelles, on suit un héros du nom de Northwest Smith, un hors-la-loi galactique errant dans les trois planètes que sont Terre, Vénus et Mars et qui fait face à d'étranges aventures... Les nouvelles sont inégales mais ils méritent une critique... surtout la première !
Shambleau ouvre la voie du recueil de manière particulière : dans une rue de Mars, Smith voit une foule enragée et poursuivant une mystérieuse femme. Il sauve celle-ci et parvient à calmer la populace, mais ne comprends pas la raison de leur poursuite. Lorsqu'il ramène chez lui (enfin, dans un hôtel mais bon) sa demoiselle en détresse, il va bientôt comprendre que la foule avait bien une raison de pourchasser celle-ci... car c'est une Shambleau, une créature redoutable et dangereuse, et très vite, le statue de victime s'inverse...
Cette nouvelle m'a complètement emporté, et comme Smith, je suis tombée sous le charme vénéneux et maléfique de cette entité féminine vampirique. Si le cadre de l'histoire est typiquement dans la SF avec Mars (au début, avec la rue poussiéreuse et un peu malfamée) et le pistolet thermique, le fantastique domine largement. avec la présence de cette Shambleau. La Shambleau est une des figures les plus déconcertantes et les plus envoûtantes que j'ai pu connaître dans la littérature fantastique, une beauté mortelle à la chevelure atroce, réminiscence de Méduse... l'horreur apparaît mêlé à la séduction, une horreur proche de celui de Lovecraft face à l'inconnu (d'ailleurs, Lovecraft à lui-même lu et adoré cette nouvelle, !) où le désir et la sensualité sont liés à la mort. La tension monte jusqu'à une fin certes un peu " amère" mais qui conclut la terreur. Et l'écriture ! Une écriture expressive, plein d'oxymores liés à la beauté et à l'atroce, où on ressent parfaitement l'approche et la confrontation de la frayeur et d'émotions contradictoires de répulsions et d'attractions. Inutile de préciser que cette nouvelle est pour moi une nouvelle culte du SF mais aussi du fantastique. Shambleau est une parfaite illustration de l'être vampirique séducteur et désirable et se servant de notre attirance de lui pour nous tuer...
Concernant les autres nouvelles, on s'aperçoit qu'il y a hélas un schéma un peu répétitif, déjà présent dans Shambleau : notre héros doit faire une mission inconnue, croise la route d'une belle femme qui l'entraîne dans une mésaventure risquée et périlleuse avant de se sauver. Et si elles sont toutes intéressantes, elles n'ont pas le même poids de Shambleau mais voici les critiques :
-Songe Vermeil : Où Smith achète un châle rouge, s'y endort avec et se retrouve dans une étrange contrée où le rouge domine, rencontre une femme qui lui dit de ne pas quitter le pays et de faire attention à la Chose... dans cette nouvelle, on est plongé dans le monde des rêves mais un univers peu accueillant où même l'herbe veut votre mort (je parle de l'herbe de pelouse, pas un certain type d'herbe à fumer) ! On angoisse d'être plongé dans un cauchemar vivant et la fin est terrible mais il y a quelques longueurs et surtout, on ne sait rien de l'origine précis du châle...
-L'arbre de vie : Où Smith se trouve dans des ruines, fait la connaissance d'une mystérieuse prêtresse et doit affronter un drôle d'arbre... vampire ! Déjà, l'influence de Lovecraft est bien présent avec l'appréhension d'une force inconnue et monstrueuse, l'apparition insolite d'un arbre finalement peu accueillant et horrible mais j'ai trouvé que la nouvelle était parfois moue et ennuyeuse et la fin était trop bâclé...
-La Soif noire est mon autre nouvelle préféré du recueil, disons mon numéro 2 après le numéro 1 qu'est Shambleau : Où Smith est guidé par une vierge Minga dans la citadelle Minga, citadelle enfermant de femmes d'une beauté renversante et croise du terrifiant et sombre Alendar... Ici, encore une fois, le rapport entre la beauté et la mort est frappant, puisqu'on découvre un vampire se nourrissant littéralement de beauté mais aussi que la beauté la plus pure et la plus parfaite plonge quiconque la regarde dans la folie (petite réflexion sur la beauté et de ses dangers ?). Non seulement l'idée est plus que plaisante mais en plus, on frémit dans le dédale qu'est la citadelle Minga et on craint l'horrible Alendar...
-Paradis perdu : Où Smith fait un pacte avec un drôle d'homme et explore la naguère et ancienne civilisation de la Lune... cette nouvelle est intéressante puisqu'on plonge dans un monde lunaire prenant et ressemblant aux canons de l'âge d'or du SF (n"oublions pas que les nouvelles de Shambleau ont été écrit pendant cette période, d'où parfois les stéréotypes) et la fin surprenante mais hélas, toujours les longueurs...
-La poussière des dieux : Où Smith, avec son pote Yarol le Vénusien, part à la recherche des restes de dieux millénaires... une quête amusante, au début poussif mais à la fin agréable, où est abordé la confrontation de puissances divines terribles (qui font penser au panthéon extraterrestre de Lovecraft, eh oui encore).
-Julhi : Où Smith doit affronter une cyclope dont il peut partager les souvenirs... Une nouvelle insolite où on croise une vampire cyclope peu sympathique et terrifiante, au but tout aussi terrible, avec la transmission et le partage des rêves bien pensé mais effrayants.
-Le dieu gris : Où Smith rencontre une femme portée morte mais doit se confronter à une entité démoniaque... Encore une fois, Lovecraft n'est pas loin et l'union entre la beauté et la mort non plus mais cela a été moyen pour moi, malgré l'idée amusante du " vol de corps".
-Yvala : Où Smith avec son ami, voyagent dans une jungle étrange et font la rencontre d'Yvala, une femme enchanteresse... Dernière nouvelle qui rehausse un peu la qualité du recueil, où on revisite le séjour de Circé, où ici, le vampirisme se nourrit du désir d'ambition et d'inconnu des hommes, où étonnamment, le monde visité par le héros est le mieux décrit du recueil... en tout cas, une bonne nouvelle pour terminer le recueil.
Comme vous voyez, le recueil est inégal avec la répétition de schéma, des longueurs, l'omniprésence de femmes d'ailleurs maléfiques... mais pourtant, quelques nouvelles sont vraiment inoui et à ne pas délaisser, avec la belle écriture de Moore décrivant l'horreur.
Mais ne ratez surtout pas Shambleau, LA nouvelle à lire du recueil, que je considère comme une des nouvelles phares sur les vampires. Prenez garde à son regard vert félin et à ses cheveux...
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jaiuneheurealire
  28 août 2016
Je termine "Shambleau".
Un recueil de neufs nouvelles écrites entre 1933 et 1936. le système solaire de l'époque semblait si proche que l'imagination y inscrivait les mythes terrestres avec autant de saveur fantastiques
Shambleau, c'est Méduse. La nouvelle débute le recueil où l'on fait la connaissance de Northwest Smith, aventurier de l'espace, contrebandier, désabusé et désoeuvré, parcourant les planètes Mars et Venus, jusqu'à un satellite de Jupiter décrit dans la dernière nouvelle, Yvala, Circé. Entre, des rencontres de femmes, parfaites ou imparfaites, maitresses ou esclaves, vengeresses ou soumises.
Le texte est dense, littéraire. Il s'attache aux descriptions des lieux, des émotions, des situations, un sentiment d'oppression guète à chaque page. On craint pour le héros qu'il succombe à chaque tentations, car il s'agit aussi de cela dans la plupart des récits constituant ce recueil. Et comment, par la force de son raisonnement la plupart du temps, ou grace à ces amis, Yarol le vénusien, il parvient à s'extraire d'une situation.
On croise des magiciennes, des cyclopes, des vampires, des êtres doués de facultés insoupçonnées. Des dieux ou demi-dieux, en quelque sorte des dieux ancestraux, races mythiques, civilisations perdues, issues de légendes.
À lire.
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ginevra_91
  04 mars 2018
Je ne sais pas comment classer ce livre : SF ou fantastique. Si le décor est l'espace, les histoires sont franchement du domaine fantastique. Catherine Moore sait décrire l'impossible et nous le rendre réel.
J'aime beaucoup ce livre qui fait appel à notre mémoire de toutes les vieilles légendes et des personnages étranges qui y vivent. de superbes créatures (à formes féminines à défaut d'être réellement femmes) y sont décrites : Shambleau, Vaudir l'une des vierges de la Minga, Apri, Judai et Yvala.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SlavaSlava   03 mars 2016
La beauté est aussi concrète que le sang, d'une certaine manière. C'est une force séparée, distincte, qui habite le corps des hommes et des femmes. Vous n'avez pas été sans remarquer le vide qui accompagne une beauté parfaite chez de nombreuses femmes... La force est si puissante qu'elle chasse toutes les autres et vit comme un vampire aux dépens de l'intelligence et de la bonté et de la conscience et de tout le reste.

(La Soif Noire.)
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picturapictura   18 mai 2014
Pendant un long moment il resta à la contempler en silence, le regard baissé sur ses yeux mi-clos. Puis avec le détachement aisé de quelqu’un qui se meut dans un rêve, il se pencha, répondant à l’invitation de ses bras levés. Le sable était frais et doux, et sa bouche avait un imperceptible goût de sang.
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StephbegalaStephbegala   01 juillet 2019
Elle remua les lèvres en un chuchotement qui s alliait intimement au silence et à l affreux ondoiement de......sa chevelure,murmurant tendrement,passionnément : Je te parlerai.....maintenant......dans mon propre langage.....oh! bien aimé ! Elle venait vers lui.Il en frémissait d horreur,mais c était une répulsion perverse qui désirait ce qu elle haïssait.Il passa ses bras autour d elle sous le manteau moite et chaud,hideusement vivant.Le corps adorable fut contre le sien ;elle noua ses bras à son cou-et,dans un bruissement soudain,l horreur indicible se referma sur eux. Il se souviendrait toujours,dans ses cauchemars.jusqu à sa mort,de l instant où la chevelure de Shambleau l avait enveloppé.
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picturapictura   18 mai 2014
— Oh… vous venez de… de… vous croyez encore que vous rêvez !
— Je sais bien que je rêve, insista puérilement Smith. Pour l’instant je suis endormi à Lakkdarol et je rêve de vous, et de tout cela, et quand je m’éveillerai…
Elle secoua la tête tristement :
— Vous ne vous réveillerez jamais. Vous êtes entré dans un rêve plus mortel que vous ne pourriez jamais l’imaginer. On ne s’éveille pas de ce pays.
— Que voulez-vous dire ? Pourquoi pas ?
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SlavaSlava   12 mai 2015
Smith n'avait pas vu son visage, mais c'était une femme, bien faite et en danger. Bien qu'il n'eut pas la réputation d'un homme chevaleresque, quelque chose dans cet abandon à ses pieds, toucha la corde sensible qui vibre en tout Terrien pour l'opprimé.

(Shambleau)
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