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David Lloyd (Illustrateur)Jacques Collin (Traducteur)
ISBN : 2840552639
Éditeur : Delcourt (25/01/1999)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 460 notes)
Résumé :
1997, une Angleterre qui aurait pu exister... Dirigée par un gouvernement fasciste, le pays a sombré dans la paranoïa et la surveillance à outrance. Les « ennemis politiques » sont invariablement envoyés dans des camps et la terreur et l'apathie règnent en maître. Mais un homme a décidé de se dresser contre l oppression. Dissimulé derrière un masque au sourire énigmatique, il répond au nom de V : V pour Vérité, V pour Valeurs... V pour Vendetta !
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Critiques, Analyses et Avis (60) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  24 avril 2015
La lourde intégrale de V pour Vendetta me fut offerte avec la mention, tirée d'une pensée d'Oscar Wilde, « J'ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur. » Cela est également valable pour cette lecture, car ce comics d'Alan Moore et de David Lloyd vaut tous les superlatifs du monde.
La postface d'Alan Moore nous éclaire très concrètement sur l'élaboration de cette oeuvre majeure, sur sa collaboration serrée avec David Lloyd : cela vaudrait presque plus le coup de la lire avant d'attaquer le coeur de l'histoire. En effet, avec V pour Vendetta, Alan Moore tient un autre chef-d'oeuvre, en plus des Watchmen, de Killing Joke et de bien d'autres encore. Parodiant ses nombreuses allitérations, nous pourrions facilement dire qu' « avec sa verve vigoureuse et virulente, vociférant de vaillants voeux envers les vipères voyeuses, l'auteur est voué à vous inoculer sa virtuosité »*.
Dans cette Angleterre dystopique (bien avant les pseudo-scénarios sucés et pompés jusqu'à la moelle des adaptations adaptées d'aujourd'hui), où la dictature point irrémédiablement, une figure s'élève dans un combat pour le droit des peuples. Sa rencontre avec une jeune femme qu'il sauve d'un viol programmé va nous amener à suivre son implacable révolution, aussi bien politique que personnelle.
Notons, car ce n'est pas anodin, qu'avec Evey Hammond, Rosemary Almond et Hélène Heyer, voire aussi le personnage de Valérie Page, les femmes sont loin d'être faibles dans le scénario d'Alan Moore (or, rappelons que nous sommes au milieu des années 1980). Entre ces entités secondaires et le mastodonte archétypal qui sert de personnage principal, le scénariste ne place pas ses billes au hasard et nous concocte un récit poignant qu'il conviendra de relire régulièrement afin de s'en imprégner année après année pour traquer dans nos sociétés ce type de débordement.
Au niveau du style, si les premières pages pourront désarçonner, l'ambiance nous prend vite à la gorge. Alan Moore et David Lloyd ont décidé d'en finir ici avec les onomatopées et les dialogues en bulle, pourtant ils nous créent un récit bien plus vivant et parlant pour le lecteur. de plus, David Lloyd aime jouer avec les lumières, les ombrages et les éclairages. Chaque plan est une construction complexe et cela devient vraiment jouissif dans les moments-clés du récit. Ainsi, nous trouvons de temps en temps deux scènes élaborées et racontées en parallèle, alternant champs et contre-champ, pour tenter de nous faire perdre le fil de ces deux dialogues imbriqués. de la même façon, peu oublieront le changement culotté de sens des cases uniquement pour servir un interlude sonore sur fond de portées musicales.
Peut-on tirer une conclusion sur un tel chef-d'oeuvre ? Non. Il faut le lire, point. Et vite ! car sa force est lourdement actuelle.
* C'est de moi, je ne savais pas où le placer, au moins c'est fait.
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isajulia
  08 avril 2013
Dans les années 80,lorsque la guerre mondiale éclate, des bombardements nucléaires détruisent l'Europe, L'Afrique et les Etats-Unis. La Grande-Bretagne est épargnée, mais gravement touchée par les dérèglements climatiques. Profitant de cette faiblesse, le Norsefire, parti fasciste national, prend le pouvoir et fait subir au pays une épuration ethnique et politique de la population.
Le Norsefire ayant le contrôle total du pays, ayant réduit le peuple au silence, quand la situation semble parfaitement maîtrisée, apparaît V, un anarchiste bien décidé à rétablir la vérité et la justice...
Un pur chef-d'oeuvre, une perfection!
J'ai vu le film avant de lire la version papier, personnellement j'ai adoré les deux. J'ai trouvé les dessins de toute beauté, bien que le contexte du comic soit plus dur que le film, cette lecture m'a permis de connaître des détails de l'histoire qui manquent à l'adaptation cinématographique.
V c'est mon héros, mon âme soeur de papier. C'est la liberté dans l'oppression, la voix d'un peuple réduit au silence, le pouvoir des idées face à l'étroitesse d'esprit, la justice dans l'injustice...
Un personnage qui défend de telles valeurs ne pouvait que me plaire.
Je suis ravie de cette lecture, d'ailleurs je n'avais fait qu'emprunter la version intégrale à la bibliothèque donc je vais combler ce détail en faisant l'acquisition de cette oeuvre splendide. A lire,même si l'on n'aime pas trop les comics en temps normal, vous ne serez pas déçus !
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bibiouest
  06 août 2017
Encore une découverte faite grace à Babélio et à ses lecteurs. Je n'aurai jamais ouvert ce genre d'ouvrage sans avoir lu les billets et critiques (et apprécié) de certains d'entre vous. Encore merci.
Allons-y pour les superlatifs, c'est du lourd. Attention chef-d'oeuvre, tant du point de vue stylistique que scénaristique. Un pur plaisir !
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claireo
  01 février 2018
Dans une Angleterre imaginaire, sous la dictature, V insuffle la révolte. J'ai d'abord vu le film adapté de ce livre avant de lire la bande dessinée elle-même. C'est pourquoi j'ai été un peu désarçonnée par les dessins, au début. Mais on s'habitue vite, et le trait retranscrit bien l'ambiance sombre de l'histoire. Un livre qui marque.
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Aelinel
  27 octobre 2016
J'avais beaucoup aimé l'adaptation cinématographique de James McTeigue, sorti en 2006 et avec pour principaux acteurs Nathalie Portman dans le rôle d'Evey Hammond et Hugo Weaving dans celui de V. Aussi, lorsqu'en empruntant From Hell, j'ai vu que son auteur, Alan Moore, avait aussi écrit V pour Vendetta, je n'ai pas hésité à le prendre.
V pour vendetta est une uchronie dont l'action se déroule en 1997, en Angleterre. Une décennie auparavant, une guerre avait provoqué de grands troubles et avait conduit à l'avènement d'une dictature. le nouveau gouvernement, afin de maintenir l'ordre, n'a pas hésité à maintenir la pression sur la société britannique quitte à verser dans l'oppression aveugle et les dérives arbitraires. V fait partie de l'une de ses victimes : il n'hésite pas à échafauder un plan afin de contester le régime en place et ébranler le colosse. C'est alors qu'il fait la rencontre d'Evey, une jeune fille de seize ans qu'il vient tout juste de sauver d'une tentative de viol. Et si elle devenait son alliée?
V pour Vendetta a été une excellente lecture pour moi bien que pâtissant parfois de quelques longueurs. Tout comme La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, je n'ai absolument pas adhéré aux dessins qui m'ont encore une fois, laissée de marbre. En revanche, j'ai été beaucoup plus sensible sur le fond que sur la forme. Car le fond est véritablement intelligent : non seulement Alan Moore dénonce les dérives d'un régime autoritaire (privation des libertés individuelles, mise sous écoute de la population, contrôle de l'information, culte de la personnalité, arrestations arbitraires, internement de certaines catégories de personnes dans des camps de concentration, etc...) comme l'a connu l'Europe, il y a soixante ans ; mais, il met aussi en garde son lecteur en lui disant implicitement que cela pourrait aussi se reproduire de nos jours, s'il n'y prend pas garde. V est la figure du Résistant, le Prométhée moderne qui montre la voie au peuple britannique afin de le réveiller de sa léthargie (ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les Anonymous ont repris son masque de porcelaine, récemment). J'ai beaucoup apprécié la façon dont l'auteur a dépeint V malgré les épreuves qu'il a subies : un trublion, une sorte d'Arlequin qui est bien plus profond qu'il n'apparaît en réalité et surtout qui reste positif sur sa vision de l'humain capable du pire (les camps de concentration) comme du meilleur (l'Art au travers de la Littérature, la Musique ou la Peinture).
En conclusion, ce comics m'a beaucoup fait penser à L'homme qui mit fin à l'histoire de Ken Liu, lu il y a peu. En effet, les deux ouvrages prennent comme prétexte la science fiction afin de porter un message et couper l'herbe sous le pied aux détracteurs de ce genre littéraire qui n'y voit qu'une passade d'adolescents décérébrés!
Lien : https://labibliothequedaelin..
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critiques presse (3)
Lexpress   19 juin 2012
Un grand classique de la BD réédité, un chef-d'oeuvre du genre. Indispensable, ni plus ni moins.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Sceneario   21 mai 2012
Le récit se (re)lit avec un certain plaisir même si le sujet n'est pas très gai. Il est vrai que l'humour n'a pas beaucoup de place ici. […] L’œuvre contient quelques passages très durs et violents. D'autres peuvent choquer certains lecteurs.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Culturebox   21 mai 2012
Le désir d'émancipation, la punition de l'oppresseur, la justice pour tous, tels sont les étendards brandis dans cet album. Autant de batailles aux sons desquelles la force du récit nous fait littéralement vibrer.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
colimassoncolimasson   04 juillet 2013
Préface d’Alan Moore, mars 1988

Au moment où j’écris ces lignes, en 1988, Mme Thatcher commence son troisième mandat et parle d’un pouvoir conservateur fermement établi au moins jusqu’au siècle prochain. Ma fille a sept ans, et la presse tabloïde fait circuler l’idée de camps de concentrations pour les victimes du SIDA. La nouvelle police anti-émeutes porte des casques à visière teintée noire, comme les œillères de ses chevaux. Ses camionnettes disposent de caméras montées sur le toit. Le gouvernement a exprimé le net désir d’éradiquer l’homosexualité, même en tant que concept abstrait. On en est à se demander quelle sera la prochaine minorité à subir les foudres législatives. J’en viens à souhaiter de quitter le pays dans les deux ans qui viennent. Il est devenu froid, mauvais, et je ne l’aime plus tellement.
Bonne nuit à l’Angleterre. Bonne nuit à la pop et au V de la Victoire.
Bonjour à la voix du Destin, et à V pour Vendetta.
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Dionysos89Dionysos89   15 mars 2014
- C’est ça, le pays de Fais-ce-qu’il-te-plaît ?
- Non. Tout cela n’est que le pays de Prends-ce-que-tu-veux. Anarchie veut dire « sans maître », pas « sans ordre ». Avec l’anarchie vient une ère d’ « ordung », d’ordre vrai, qui ne peut être que volontaire. Cette ère d’ « ordung » commencera lorsque le cycle de « verwirrung » que révèle l’écoute de ces bulletins aura atteint son terme.

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colimassoncolimasson   30 juin 2013
Sous le sourire figé, Alan Moore, Octobre 1983 :

Il y en a un à chaque festival, chaque atelier d’écriture ou chaque séance de dédicaces. Un jeune novice naïf qui, pendant une conférence avec questions et réponses, lèvera une main tremblante et d’une voix mal assurée, demandera : « Mais d’où tirez-vous vos idées ? » Et vous savez ce que nous faisons ? Nous nous moquons de lui. Nous le ridiculisons devant les autres. En quelques phrases caustiques et bien tournées, nous l’humilions une bonne fois, ce pauvre pleurnichard idiot. Par principe, nous considérons que le simple fait d’avoir posé la question à voix haute et en public le rabaisse irrémédiablement au niveau intellectuel d’un taille-crayon de modèle courant. Puis, quand nous en avons tiré tout le plaisir sadique que nous pouvions en extraire, nous faisons signe à la sécurité de l’emmener pour le finir tranquillement dehors. Je sais, c’est pas très sympa. Mais il faut bien qu’on le fasse, quand même.

La raison en est toute simple. Primo, dans la mélasse informe d’opinions bancales et de demi-vérités qui sont le cœur de toute théorie artistique et de toute critique, c’est la seule question qui vaille qu’on la pose. Secundo, nous ne connaissons pas la réponse, et nous avons une peur bleue que quelqu’un finisse par s’en apercevoir.
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Dionysos89Dionysos89   23 octobre 2014
Le bruit est proportionnel au silence qui l’a précédé. Plus le calme était absolu, plus le coup de tonnerre choquera. Nos maîtres n’ont pas entendu la voix du peuple depuis des générations, Evey... et elle est bien plus puissante qu’ils ne veulent s’en rappeler.

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Dionysos89Dionysos89   29 mai 2014
Liiiibre ! Virant, voltigeant, vomissant les valeurs qui virent en moi, une victime véritablement vaste, vraiment virginale. Est-ce ce qu’il a ressenti ? Cette verve, cette vitalité ? ... cette vision ? La voie... la vérité... la vie.

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