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Philippe Sollers (Préfacier, etc.)Marc Dambre (Éditeur scientifique)
EAN : 9782080704986
224 pages
Éditeur : Flammarion (07/01/1993)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Publié en 1930, ce livre constituait un essai mythologique, une longue nouvelle, un guide touristique, un reportage, un traité d'ethnologie...
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
migdal
  23 mai 2020
Un matin de septembre 1609, le Capitaine Hudson, remonte une rivière américaine en espérant avoir trouvé la route de la soie, et découvre des indigènes habitant une ile nommée Manhattan… Les hollandais bâtissent les premières maisons d'un village nommé Nouvelle Amsterdam.
En septembre 1664, une expédition anglaise montée par le Duc d'York s'empare de la ville et la renomme New York. Paul MORAND, à défaut d'avoir été témoin des deux événements, les romance en 1929, après trois séjours aux USA, et plonge le lecteur dans la dynamique qui propulse cette ville et en fait en 250 ans, la principale ville mondiale.
Vague après vague les immigrants européens ou africains, prolongent la ville vers l'est, vers l'intérieur, et façonnent les nouveaux quartiers selon leurs codes culturels. Véritable traité d'ethnologie, ce guide est aussi un manuel d'histoire qui décrit aussi bien les populations qui ont bâti cette ville que leurs histoires complexes et divergentes que le melting pot américain finit par intégrer pour son grand profit.
« Les Juifs possèdent New York, les Irlandais l'administrent et les Nègres en jouissent.", le mot célèbre de l'auteur peut choquer le lecteur qui oublierait que c'est à cette époque d'entre guerres qu'Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor ont hissé la négritude à son sommet littéraire et politique et que le substantif nègre n'avait nullement le sens péjoratif et raciste qu'il véhicule un siècle plus tard.
Cet ouvrage conserve tout son intérêt car l'auteur connaissait le tout New York qui le recevait fort civilement et a perçu la dynamique qui allait faire des Etats Unis la principale puissance mondiale et de New York un pôle d'attraction de nombreux talents. S'y attache, en ce qui nous concerne, l'intérêt et l'émotion d'avoir un exemplaire que mon grand père puis mon père ont annoté et complété de 1930 à la destruction des Twin Towers.
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milgoul
  22 août 2012
Diplomate et grand voyageur, Paul Morand a écrit des essais sur plusieurs villes : Londres, Bucarest, Venise et donc New-York. Morand écrit cet ouvrage en 1929, il a déjà fait deux voyages aux Etats-Unis.
Dans la préface, Philippe Sollers explique que la ville de New-York est quasi-absente de la littérature française. Il ajoute que Morand est l'un des seuls écrivains européens à décrire la saisissante modernité de la ville, à comprendre qu'elle a amorcé un profond changement urbanistique, architectural, technique et qu'elle s'impose de plus en plus comme le centre économique du monde.
Morand commence par nous relater de façon vivante la naissance de la ville et son développement jusqu'en 1929. Puis, nous guidant, il nous offre un itinéraire extrêmement complet du sud au nord de Manhattan. L'ouvrage se clôt sur un panorama de New-York. Décrivant, analysant, livrant ses impressions, Morand nous offre une promenade et un reportage sociologique passionnants. le tout dans un style alerte.
Le seul bémol est l'antisémitisme et le racisme se dégageant de quelques passages...
Un ouvrage à lire en rentrant d'un séjour dans Big Apple afin de raviver les souvenirs.
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marienoel94
  14 mai 2018
Ecrit en 1929, ce récit de voyage est d'une incroyable actualité. A lire pendant ou en rentrant d'un séjour à New York. le bémol est effectivement l'antisémitisme et le racisme hélas courant dans les années 30.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
migdalmigdal   22 mai 2020
Harlem, c’est la patrie du jazz. Le jazz, c’est la mélodie nègre du sud débarquant à la gare de Pennsylvanie, plaintive et languissante, soudain affolée par ce Manhattan adoré, où tout est bruit et lumière ; c’est le rêve du Mississipi, devenu cauchemar, entrecoupé de trompes d'autos, de sirènes ; comme à travers Wagner on pressent le tumulte des éléments, ce qu’on entend au fond du jazz, c’est la rumeur de Lenox Avenue. Le nègre est heureux à New-York. Ni durs travaux, ni Klu-Klux-Klan, ni wagons réservés ; en pleine ville, dans les restaurants populaires, un nègre peut maintenant se faire servir. Beaucoup d'écoles de Blancs l’admettent, sauf protestation des parents blancs. Les plus cultivés ont accès aux professions libérales ; ils forment un centre artistique agréable, une petite « intelligenzia » en contact avec les milieux analogues blancs ; elle compte des artistes comme le ténor Roland Hayes, Paul Robeson, l’acteur incomparable d’Emperor Jones et le beau baryton de Show-boat, Walter White, excellent Romancier noir.
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migdalmigdal   23 mai 2020
Très loin, dans une maison du Bronx, habitait pendant la guerre un Juif russe à barbiche et à lunettes d’acier. Ce matamore passionné regardait par les fenêtres la ruelle où des marchands de cacahouettes grillées défendent leur marchandise contre les vauriens rapides, chaussés de patins à roulettes ; il hésitait... fonderait-il ici une famille ? s’enliserait-il dans l’égalité du bien-être américain ou rentrerait-il un jour à Pétrograd pour y prêcher un autre communisme ?,.. Vint la debacle de 1917. Il décida d’échapper à la surveillance interalliée et se mit en route pour l’histoire : c’était Léon Davidovich Bronstein, dit Trotsky.
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Nastasia-BNastasia-B   21 septembre 2016
D'immenses domaines sont distribués aux premiers membres de la Compagnie des Indes qui s'installent en Amérique. Ces patrons (patroons) doivent amener avec eux cinquante personnes, au moins ; ceux qui composent leur suite ne sont pas libres : ce sont des serfs, des vassaux de la Compagnie ; ils se groupent autour de leur chef. La démocratie new-yorkaise commence par une féodalité.
Ces patriarches protestants ont reçu en bordure de la mer et de la rivière des concessions qui, faute de frontières, s'étendent idéalement vers l'intérieur : d'où des difficultés avec les voisins anglais au sud et des guerres contre les Indiens. À l'époque où, chez nous, Corneille donne Le Cid, les hommes rouges, Algonquins ou Mohawks, pénètrent parfois dans Broadway pour y massacrer les habitants.

I. LA VILLE BASSE.
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Nastasia-BNastasia-B   20 septembre 2016
Une affaire : en 1626, Peter Minuit, d'origine française, achète aux Indiens leur île de Manhattan pour vingt-quatre dollars, payables en perles de verre.
Le fort, à l'extrémité du promontoire, reçoit quelques canons et devient Fort-Amsterdam. La ville prend le nom de Nouvelle-Amsterdam. Un mur de pieux traverse maintenant l'île de part en part, protégeant le bétail contre les incursions des ours et des loups. De ce mur (wall), il ne reste qu'un nom : Wall Street ; aujourd'hui le mur est démoli et les loups peuvent entrer.

I. LA VILLE BASSE.
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MMK135MMK135   19 septembre 2016
L'Europe, cette mère, a envoyé à New York, au cours de l'histoire, les enfants qu'elle désirait punir : d'être huguenots, quakers, pauvres, Juifs ou simplement des cadets. Elle a cru les enfermer dans un cabinet noir, et c'était l'armoire aux confitures ; aujourd'hui ces enfants sont gros : ils sont le centre de l'univers...
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PROUST PRIX GONCOURT 1919 : L?EXPOSITION DU CENTENAIRE
Drouant, 10 décembre 1919 : Marcel Proust reçoit le 17e prix Goncourt pour "À l?ombre des jeunes filles en fleurs", deuxième volet d?"À la recherche du temps perdu". Cette décision fait date : une nouvelle ère littéraire s'ouvre avec la consécration d'un roman sans égal, où se joue notre rapport au temps, à la réalité, à la subjectivité et aux êtres aimés. Les jours qui suivent sont marqués par un mouvement de contestation dans la presse hexagonale. Ce qui fera dire à Jacques Rivière, ami de l?écrivain et directeur de la NRF, témoin de cette « petite émeute » de papier : « Seuls les chefs d??uvre ont le privilège de se concilier du premier coup un ch?ur aussi consonant d?ennemis. Les sots jamais ne se mettent en révolution sans qu?il leur ait été fait quelque positive et vraiment cruelle injure. » Retour à la Galerie Gallimard sur l'histoire de ce prix, à partir des archives des Éditions Gallimard, de la Maison de Tante-Léonie (Illiers-Combray), du prix Goncourt (Nancy), de la Bibliothèque nationale de France, et de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, avec la présentation d'une soixantaine de documents exceptionnels dont certains ont été exposés dans le cadre du Printemps proustien dans la Maison de Tante-Léonie à Illiers-Combray: lettres, épreuves d?imprimerie, manuscrits et « placards » originaux, dessins et photographies. À voir en particulier le carnet de notes personnel de Marcel Proust "Moi prix Goncourt (vers 1920-1921)" et pour la première fois exposés, deux dessins de Paul Morand prêtés par la Bibliothèque nationale de France : "Marcel Proust au Ritz" (vers 1917) et "Marcel Proust sur son lit de mort" (novembre 1922).
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