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Citations sur Le chien, la neige, un pied (14)

viou1108
viou1108   31 juillet 2020
L’homme ne sent plus rien depuis un moment. Depuis qu’il a arrêté de se laver il est anesthésié à ses propres odeurs, et les pets qu’il lance la nuit sous les couvertures ne sont que de chaudes caresses, qu’il cultive avec une alimentation adéquate.
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deuxquatredeux
deuxquatredeux   12 novembre 2017
Le feu met longtemps avant de crépiter dans le poêle noirci amis, alimenté par le papier de vieilles revues humides, des brindilles et de l'alcool, il finit par prendre, et les flammes s'élèvent. C'est un feu qui n'éclaire pas et, pendant un moment, il n'est qu'une évocation de la chaleur. Au bout d'une demi-heure, quand dehors la nuit est tombée et que le froid est devenu insupportable, une chaleur définie commence à émaner du poêle. (p. 19)
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deuxquatredeux
deuxquatredeux   04 mai 2020
Adelmo Farandola insultait la mère de la Faim, la mère du Froid, et aussi la mère du Sommeil, son ennemi le plus sournois, celui qui se présentait en ami mais qui en réalité voulait seulement que l'homme s'abandonne pour le livrer à la mort. (p. 60)
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splaett
splaett   23 janvier 2020
Il va leur faire la fête dès qu’ils tendront la main pour le caresser. Cette honte du genre masculin se mettra sur le dos et réclamera d’autres caresses. Et s’ils lui demandent : « Où est Adelmo Farandola, mon cher ? ». Il répondra aussitôt : « Là-dedans mes très chers, dans une galerie de l’ancienne mine, glissé dans la roche comme un suppositoire dans un trou du cul. » « Ah oui ? Mille mercis, mon cher. » « Mais de rien mes amis, si vous voulez je vous accompagne. Au fait qu’est-ce qu’on mange ce soir ?
Voilà ce que le bâtard fera. J’ai jamais aimé les chiens.
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Corboland78
Corboland78   17 juillet 2017
A sa manière, c’est un chien sage, ou peut-être est-il seulement vieux, et son attitude désabusée n’est-elle due qu’à ses forces qui l’abandonnent. Des fois, pour le récompenser de cette résignation, Adelmo Farandola le laisse entrer dans la maison, où le chien renifle tout, avidement. L’homme ne sent plus rien depuis un moment. Depuis qu’il a arrêté de se laver il est anesthésié à ses propres odeurs, et les pets qu’il lance la nuit sous les couvertures ne sont que de chaudes caresses, qu’il cultive avec une alimentation adéquate.
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deuxquatredeux
deuxquatredeux   12 novembre 2017
La femme a la langue rompue au bavardage. Adelmo Farandola, quant à lui, accoutumé aux silences qui durent des mois, a perdu la capacité de parler, mais aussi celle d'écouter. (p. 11)
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rkhettaoui
rkhettaoui   18 août 2017
« Il y a des pays où on mange du chien tous les jours. Je crois que ce n’est pas mauvais. Vous êtes des bêtes comme les autres. De la viande. Il suffit de ne pas rater la cuisson. »
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rkhettaoui
rkhettaoui   18 août 2017
Ruminer sa vengeance l’apaise un peu, lui offre une petite satisfaction. Ce n’est pas comme le faire pour de vrai, mais enfin on s’en approche, surtout quand une solitude accumulée pendant des armées mélange la réalité véritable des choses et la réalité rêvée. À la fin d’un rêve yeux ouverts où tout le village est en proie aux flammes, des flammes hautes, hurlantes, contre lesquelles les silhouettes des pompiers se démènent en vain et au-dessus desquelles en vain tournent les pales des hélicoptères remplis d’eau – à la fin de ce rêve, Adelmo Farandola, calmé, s’assied sur un rocher et réussit même à sourire.
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Astazie
Astazie   04 août 2017
Durant ces années de guerre Adelmo Farandola a appris combien il est réconfortant de parler tout seul.
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Romileon
Romileon   19 décembre 2017
page 91 :
Quand le sentier qui mène à la vallée commence à se dégager et devient un mélange de boue et de pierre, Adelmo Farandole décide que le moment de descendre est venu. Il dérape plusieurs fois, fait des chutes sur les fesses qui lui promettent des bleus pour des semaines, jure chaque fois qu'à cause d'un faux pas il se retrouve enfoncé jusqu'au genoux dans des flaques de boue et de neige glacées. Autour de lui, le chien semble prendre la chose avec un autre état d'esprit et, béat, il s'enlise, boit cette boue, se roule en riant dans la neige noircie, se jette la truffe baissée sur les odeurs des premiers animaux qui se sont aventurés hors de leur tanière.
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