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ISBN : 2226318089
Éditeur : Albin Michel (19/08/2015)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 142 notes)
Résumé :

Il y a Kowalski, dit Kol, Betty, licenciée de l'imprimerie où elle travaillait. Dylan, prof d'anglais et poète. Les jumelles Dorith et Muriel, pour qui la vie est une fête permanente. L'Enfant-Loup, coureur et bagarreur. Suzana, infirmière en psychiatrie. Rousseau, beau gosse et prof d'économie. Hurel, industriel, lecteur de Marx et de Kropotkine.

Ils sont chômeurs, syndiqués, certains exilés, tous ont été des travailleurs. Pas des "cocos", ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  21 août 2017
Le propos initial est assez banal : une bande de potes de lycée qu'une victoire lors d'un tournoi de hand-ball immortalisée par une coupe et un entre-filet dans l'Equipe a soudé pour la vie, se retrouve quelques années après l'événement, façon « on s'était dit rendez-vous dans dix ans ». Ils sont presque tous là, et apprennent de la bouche de sa compagne disparition de l'un deux. Elle le remplacera.
Et qu'avait derrière la tête l'initiateur des retrouvailles? Qu'est ce qui peut encore unir ces anciens sportifs que la vie a éloignés? Les corps et les préoccupations ont évolués, mais reste au fond d'eux la hargne contre le système pourri du libéralisme et la concentration des richesses entre les mains de quelques uns. le dessein se fait jour : les compères décident d'enlever le chantre du capitalisme nationaliste, Pierre Ramut, éditorialiste de Valeurs françaises.
Pour une séquestration formatrice : le lascar est enfermé dans un bunker avec une perceuse et des plaques de duralumin , une cadence à soutenir, un salaire équivalent au SMIC moins 20% pour concurrencer les chinois et de la bouffe de supermarché, dont le coût est prélevé sur le salaire. Educatif.
Au cours des mois de détention, le lecteur fait connaissance avec chaque kidnappeur, qui livre ses douleurs plus ou moins vives, ses chagrins et sa révolte.
C'est aussi l'occasion d'une diatribe bien sentie sur la société dans laquelle nous vivons, ses inégalités et ses injustices flagrantes, bien illustrée et documentée, mais on n'en attendait pas moins de l'auteur de la Sociale.
Le roman est épais, mais s'avale sans difficultés, avec même un effet de page-turner lorsqu'avec le temps qui passe, on se demande bien comment vont s'en sortir le reclus et ses geôliers.
Les personnages féminins sont très caricaturaux, façon pin-up de calendriers, mais apportent un peu de fantaisie au propos qui, somme toute, est assez noir.
Un très bon moment de lecture, distrayant et instructif, avec la voix de Mr Mordillat qui m'a accompagnée en filigrane.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Pirouette0001
  16 septembre 2015
L'idée de départ est drolatique : un groupe d'anciens amis enlève le rédacteur en chef d'une revue de droite, qui prône l'ultra-libéralisme, pour le mettre au travail aux conditions qu'il recommande : salaire diminué pour tenir compte de la concurrence chinoise, quarante-cinq heures par semaine de labeur abrutissant etc.
Il y a incontestablement de très belles pages et pour n'en retenir qu'une seule, j'épinglerai celle à propos de la charité qui est l'inverse de l'égalité, selon l'auteur, car la charité suppose que l'Etat a démissionné de sa fonction première d'assurer l'égalité entre ses citoyens, et surtout l'égalité des moyens d'exister.
A part cela, mon plaisir est resté mitigé. Je soulèverai à nouveau la critique de la longueur du livre, qui entraîne pas mal de pages inutiles, que j'aurais volontiers sabrées, et du trop grand nombre de protagonistes, tous affublés, qui de plus est, de surnoms ou de diminutifs et j'avoue m'être perdue allègrement dans tous ce fatras, ne sachant rapidement plus qui était qui, ni quelle était leur histoire personnelle. Dommage. L'idée de départ était amusante et aurait pu être mieux exploitée, à mon estime.
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LeaTouchBook
  04 octobre 2015
Avis de Grybouille (Chroniqueur chez Léa Touch Book) :
4.5/5 :
Les premières lignes, l'auteur-chroniqueur Pierre Ramut de « La France debout », subjugué par une groupie blonde dès sa sortie de l'hôtel, ne peut résister à monter en voiture avec elle. Ensuite… « Ce fut la nuit.»
En résumé, une poitrine, un parfum, une blonde et hop, l'affaire est dans le sac… Heu, dans la voiture ! Pauvres de nous les hommes…
La couverture est une réussite. Ces trois faces grimées, jeux de couleurs et d'ombres, sur fond gris avec les lettrines blanches sont déjà une ouverture, une invitation à lire ce roman. J'irai jusqu'à dire un tableau que je verrais bien accroché dans le nid du p'tit duc.
L'intrigue, l'enlèvement d'un de ces chroniqueurs qui fleurissent dans la presse à sensation « …du vomi d'informations…l'intelligence borgnesse de la presse… »
Ce Pierre Ramut c'est « Une tête de rat, des yeux chiasseux et des joues en peau de fesses mal rasées… une ordure. »
Mais c'est sans compter sur « La brigade du rire. »
Une histoire d'amitié à travers une bande de copains. L'histoire d'êtres liés par des colères qui ne font qu'un face à l'adversité.
« J'ai tant de colère en moi, que rien ne saurait l'éteindre, ni l'amour d'une femme, ni la tendresse d'une autre, ni l'amitié de ceux qui me ressemblent. »
Dur réveil pour Pierre Ramut… « Qu'est-ce qui peut arriver de pire à un type comme çà ? … Si on fait çà, on va se marrer »
Le style, comme une belle pâtisserie dont le glaçage donne déjà en lui-même envie de croquer dedans. Vos dents viennent juste de traverser la croute appétissante que votre langue plonge dans le succulent, la garniture… Et là çà balance… La presse, les politiques, les faiseurs de fric, les représentants syndicaux vendus, les employeurs indélicats, les employés mous du genou…
Ce qui fait notre société d'aujourd'hui, vous savez le « Capitalisme-Libéral » que l'ON nous vend tous les jours, vous voyez « ON ne peut pas revenir en arrière » qui est ce « ON » qui ne VEUT pas revenir en arrière…
La grande richesse de ce livre, hormis ses qualités d'écriture et de construction, c'est de faire parler à coeur ouvert les personnages d'une réalité que des millions de personnes vivent.
De poser sur le papier des faits que les journalistes spécialisés dans le « Drive-in » de la petite fenêtre de l'info n'ont plus le temps, ni l'envie de développer.
« La révolte gronde mais la peur règne. D'un métier on est passé à un travail puis un emploi et maintenant un job pour finir avec un stage ! C'est dire la misère. »
Les personnages, là j'avoue, j'ai pour la première fois, depuis que je livre des chroniques, peur de trop vous les faire découvrir car cela retirerait à votre lecture une part importante du plaisir.
Oui, bon, alors juste le triangle, le trio, le socle de ce groupe de sept amis.
KOL, licencié, sa femme le quitte, « Il n'avait plus rien à perdre. La mort ne pouvait plus rien lui prendre. » Mais, « Regarder un bébé dans les yeux, c'est voir Dieu en face », il y a de l'espoir.
DYLAN, professeur d'Anglais qui s'épanouit dans la littérature, l'écriture et ses deux amours.
L'ENFANT LOUP, le patron d'un garage, « Les socialistes désormais si ouvertement de droite étaient disqualifiés à ses yeux. Quant à la droite conservatrice, elle s'accouplait sans vergogne ave les néo-fascistes. »
Des extraits, je pense en avoir mis assez au long de cette chronique donc juste un petit en passant.
« C'est devenu un métier de recevoir les chômeurs pour leur dire qu'il n'y a rien à espérer… çà rapporte. »
Un voyage dans le temps, l'amitié et l'action… « Sans Dieu, ni Maître »
Un livre comme le p'tit duc les aime, divertissant, instructif, écrit par une belle plume, pas de langue de bois et des pistes à étudier.
Un « chouette » de roman, bien cultivant, voir un extrait du discours de Rousseau page 423, du 2 décembre 1792.

Le p'tit duc en plein délire révolutionnaire vous salut,
« Nul ne règne innocemment… » Saint Just.

Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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jeunejane
  21 octobre 2015
Des amis de jeunesse, réunis par une même idéologie du respect de l'homme dans le travail décident d'enlever un journaliste qui prône des conditions de travail inhumaines.
Ils décident de constituer la "brigade du rire".
J'ai survolé plus que je n'ai lu le livre à cause de nombreux détails inutiles sur l'un et sur l'autre, à cause aussi de la trop grande importance du monde économique actuel part rapport aux faits.
La déception et le pessimisme de l'auteur transparaissent trop dans les pages.
Bref, j'ai été déçue alors que j'avais entendu le "Prologue" lu par l'auteur dans les "Bonnes feuilles" du mois d'août et qui allait bien avec le style de Gérard Mordillat que j'apprécie en général pour son humanité et son contact avec la réalité sociale.
Challenge pavés
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MelleFifi
  13 septembre 2015
Un groupe d'ami se retrouve après des années de séparation pour une opération surprenante. A l'initiative de Kol, ils organisent l'enlèvement de Pierre Ramut un éditorialiste vedette. Suite à la fermeture de l'imprimerie, dans laquelle travaillait Kol, Pierre Ramut a écrit un article sur le monde des ouvriers, le travail, les salaires. Les arguments font bondir Kol : ils sont passéistes et ne veulent pas accepter la modernité et qu'il faut oublier la protection sociale, le code du travail, etc.
Rien de tel pour faire réagir Kol et ses amis. Ils décident, donc, de montrer à ce journaliste ce qu'est le monde du travail.
C'est ainsi, qu'ils l'enferment dans un bunker pendant plusieurs semaines. Il doit percer des trous dans des plaques de métal. Il recevra un salaire en fonction du travail effectué, de même que pour ses repas. Les plats et les aliments seront achetés en fonction de ses moyens. Bien loin de son train de vie habituel. Les amis se relaient pour le surveiller. Ils veillent à ce qu'ils ne soient pas reconnus et se présentent à Ramut avec un masque des 7 nains… Réussiront ils à lui faire prendre conscience de l'injustice de se propos ?
Plusieurs sujets dans ce roman, une réflexion des mondes décalés, le monde du travail, l'amitié, la séquestration…
J'ai bien aimé ce drôle d'univers et cette folle entreprise. L'écriture de Gérard Mordillat est mordante. J'ai aimé les fêlures des personnages et le dénouement peut-être un peu prévisible mais finalement inévitable.
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critiques presse (1)
LActualite   12 octobre 2015
Plus qu’une satire mordante de la lutte des classes à l’heure de la mondialisation, La Brigade du rire propose une réflexion de fond sur la crise et fait un bras d’honneur aux macroéconomistes.
Lire la critique sur le site : LActualite
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   21 novembre 2015
- Je me suis toujours demandé si ça servait à quelque chose ces "cellules de reclassement ?"
Kol émit un petit rire.
- Ils te font faire "un bilan de compétences". Tu dois tout mettre sur la table : ce que tu as fait, ce que tu sais faire, ce que tu aimerais faire, tes projets professionnels... Après quoi, le type ou la bonne femme qui te reçoit conclut que, dans la situation actuelle, au regard des résultats, il ou elle ne voit pas ce qu'il pourrait te proposer ou faire pour toi. Tu repars humilié de t'être laissé traiter comme une pièce de mécanique qui passe au contrôle de qualité avant d'être envoyée au rebut. Ceux qui t'ont reçu, eux, sont contents, ils ont fait leur job. Ils peuvent adresser la facture à Pôle-Emploi où à je ne sais qui. C'est devenu un métier de recevoir les chômeurs pour leur dire qu'il n'y a rien à espérer... Ça rapporte.
(p. 151-152)
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stef6534stef6534   26 septembre 2015
Une chose a changé : avant on avait un métier, après on a eu un travail puis un emploi et maintenant on a un job quand c'est pas un stage. C'est à dire une misère. Alors tous les jours je me demande ce que les salariés ont dans le crâne à protéger cette misère comme un trésor. Ou plutôt : qu'est ce qu'ils n'ont pas ou plus dans la tête ?
...
Ils votent contre leurs intérêts, ils préfèrent se faire avoir par les patrons que de s'insurger, ils endurent et souffrent mais n'osent pas l'ouvrir ni lever le poing pour dire "non" ! Ils perdent leur boulot, ils perdent leurs illusions, ils perdent leur dignité et ils ne font que gémir et larmoyer parce qu'ils ont peur. Ils n'ont plus rien dans la tête ni dans le pantalon, la peur leur a tout pris. Ce sont des morts-vivants, des peurs vivantes !
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KittiwakeKittiwake   07 juillet 2017
...j'ai pensé que seul un très petit nombre de livres méritait que l'on s'y plonge jusqu'à s'y perdre ou s'y trouver. A la réflexion, je crois que cela vaut pour tous les livres. Parce que le livre en soi n'est rien, il n'est que le support du mot. Et, que ce soit un roman de gare, un traité de géographie ou Le Capital, la vérité de ce que nous sommes peut sortir de n'importe quel mot lu dans n'importe quel livre.
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jeunejanejeunejane   22 octobre 2015
Mon fils n'était pas mieux, juste un peu moins revêche mais affectueux comme un poisson mort. Jamais un geste spontané, un élan, toujours une lueur calculatrice dans le regard. Pour moi, c'était "tiroir-caisse". Comme sa mère, il ne pensait qu'au fric!...
Des fois, je me disais qu'il aurait mieux valu que ma femme m'avoue qu'elle les avait faits avec un autre ! J'aurais été soulagé.
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MelleFifiMelleFifi   15 août 2015
Dylan était lancé :
- Vous comprenez, c'est louche d'écrire de la poésie ! C'est comme lire des magazines porno ou mater des films du même genre. Ça peut se faire mais ça ne doit pas se dire et encore moins s'exposer. La poésie ça se diffuse sous le manteau.
Il soupira.
- Pour tout le monde, la poésie, c'est emmerdant. C'est de la contrebande littéraire, une maladie, la "sclérose en plaquettes", comme à dit je ne sais plus qui.
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