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EAN : 9782226399151
Albin Michel (23/08/2017)
3/5   74 notes
Résumé :
« Quand les pauvres n’auront plus rien à manger, ils mangeront les riches ! »
La Tour Magister s'élève sur trente-huit étages au cœur de la Défense et s'enfonce dans sept sous-sols où survit une population de misérables, de junkies, de déclassés.
Ecrit dans une langue nerveuse, inventive, La tour abolie – « ma Divine Comédie sociale » confesse Mordillat – est un livre sur l’effondrement de notre monde et de sa destruction.
Destruction des c... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
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Malgré les incohérences langagières : les personnages les plus populaires parlant un argot dâté alors que les scènes sont censées être actuelles, l'émotion est pour moi toujours grande de lire un nouveau livre de Gérard Mordillat. Un des rares auteurs (le seul ?) à parler des classes sociales les plus populaires. Et il va loin, l'intrigue se passant dans une tour de bureaux de la Défense. 38 étages et 7 sous-sols, représentant chacun un niveau social de notre pays.

Malheureusement, j'ai trouvé cette fois-ci que la mayonnaise ne prenait pas. Les personnages sont bien campés, mais ils manquent cruellement de coeur, de corps, de chair tout simplement. Je ne m'y suis pas attaché et l'émotion n'est pas venue.

Ce n'est pas grave M. Mordillat, pour moi, votre meilleur livre est toujours celui à venir. Merci pour votre ouvrage, et merci pour la parole que vous donnez à une population que d'aucuns appellent "ceux qui ne sont rien".

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Lu dans le cadre de la Rentrée Littéraire Cultura.

Quartier de la Défense, la tour Magister avec ses 38 étages qui s'élèvent vers le ciel et les étoiles qu'elle vise et ses 7 sous-sols qui s'enfoncent dans la noirceur, est le symbole de ce que notre monde produit de plus vil.

Dans le jeu de Tarot, cette carte « la tour abolie a la signification suivante : Sombre et menaçant, la Tour est l'incarnation de la perturbation et du conflit. Pas seulement du changement, mais le mouvement brusque et les secousses provoquées par les événements imprévus et traumatiques qui font partie de la vie. La Tour dans votre main est toujours une menace, et implique inévitablement la tragédie, et vous devez décider si vous allez faire face avec grâce… » Gérard Mordillat ne pouvait pas trouver meilleure illustration.

Ce roman foisonne de personnages, ce n'est pas rédhibitoire dans sa lecture, il y a une liste en fin de livre, mais finalement le lecteur n'a pas vraiment besoin de s'y reporter.

Au sommet, 3R et ses larbins qui s'imaginent être le « bras droit » du patron, cela valse et la dégringolade est rude comme pour Nelson qui après avoir vécu par et pour son travail sans rien voir d'autre, perd tout : situation, argent et famille.

Et aux sous-sols la hiérarchie s'établit naturellement avec la loi du plus fort. Au fond tout au fond la horde, ensuite les rats, les zombies toute une faune qui vit là mais qui risque fort d'ouvrir des mâchoires d'acier.

Il y a Peggy qui a un emploi dans cette tour mais son salaire ne lui permet pas d'avoir un logement, alors elle dort dans sa voiture au -2, avec son frère un illuminé dont elle a la charge. Pour que personne ne sache, elle s'ingénie à trouver des astuces de survie.

Tout ce monde souterrain se nourrit des trois containers de déchets du self, mais il est question de fermer le self pour en faire une salle de fitness…

L'auteur décortique magistralement le fonctionnement de ces entreprises tentaculaires qui sous de faux prétextes, par exemple l'amélioration des conditions de travail et une meilleure connaissance entre collègues, promènent leurs salariés de séminaire en séminaire pour mieux les broyer. de plus l'émulation est si stimulante qu'ils se détruisent entre eux.

L'écriture est aussi flamboyante que noire. La palette du vocabulaire est riche de la multitude des sujets.

Un livre tellement réaliste qu'il nous concerne tous, car nous sommes tous acteurs de ce monde qui s'effondre, coupable de faire pour les uns mais responsables de laisser faire pour les autres, les sans voix…

Car le sel de la vie a disparu au bénéfice du toujours plus de tout (ce qui se consomme, s'achète, ce qui fait le niveau social…) et de moins en moins de relations basées sur l'humain.

Gérard Mordillat est un écrivain pour qui le sens des mots ne se perd pas et pour qui les maux de notre société méritent une mise en mots comme une mise en abyme.

©Chantal Lafon-Litteratum Amor 22 août 2017.

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G.Mordillat n'est plus à présenter, et sa « fibre sociale » n'est pas prête à se déliter.

Cette fois l'action se passe dans la Tour Magister , qui relève le défi de Babel : elle tutoie le ciel sur 38 étages et s'enfonce dans 7 sous -sols au coeur même de la Défense . C'est là que siège un important groupe d'assurances mondial.

Cette tour est une allégorie de notre société hiérarchisée, et du 38ième directorial on descend de milieu social jusqu'aux bas -fonds de la société, .Le sous sol -7 est d'ailleurs nommé celui des rats, c'est un abîme de misère, où il faut se battre pour survivre . « Heureusement » y sont entreposées les poubelles du self de l'entreprise qui permettent au moins aux plus démunis de se nourrir un peu.

Jusqu'au jour ou un ambitieux directeur adjoint imagine une salle de fitness dans ce sous sol. Viendra le moment d'arroser les restes d'eau de javel .

Révolte donc, et pas en demie-teinte chez Mordillat.

Une cinquantaine de personnages traversent ce roman cinglant et en particulier Nelson, un cadre supérieur du 38ième qui à la suite de son licenciement sombre dans la misère et la folie, et Peggy, hôtesse d'accueil pimpante et appréciée, qui elle, dort dans un sous-sol dans sa voiture en compagnie de son frère, complètement illuminé mais à priori pas dangereux.

Les dirigeants ont eux aussi des vies privées pas toujours faciles, et restent crédibles même si le trait de l'auteur est acéré .

Vers le milieu du livre , des pages entières de vocabulaire insane, je n'aime pas trop l'idée que la misère fasse des malheureux des êtres comparables à des animaux.

Les dernières pages se terminent en feu d'artifice salvateur ,quelques lignes seulement pour ne pas désespérer de ce monde.

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Avis de Grybouille (Chroniqueur sur le blog Léa Touch Book) :

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd'hui, nous nous retrouvons pour un roman écrit par Gérard Mordillat et pour qui connait cet auteur soyez prêt à tout… Et vous avez raison, dans cette tour de Babel moderne nous sommes invités à suivre du 38ème étage jusqu'au – 7 dans les sous-sols des personnages qui ne vous laisseront pas insensible.

Mordillat, c'est un style, une ambiance, des clins d'oeil à l'actualité, la connaissance parfaite de ce qui nous a amené ici et là, des recherches, un vocabulaire qui colle aux situations. Ici on parle vrai, on cause juste, pas de faux semblants et un scénario menant à un final qui emporte tout…

Alors accrochez-vous amis(ies) lecteurs(rices).

L'histoire,

La tour abolie, c'est la tour « Magister », la tour dont le propriétaire est un groupe d'assurance. Une tour si haute dans le quartier de la Défense, sur 38 étages la hiérarchie de l'entreprise n'est pas un vain mot.

Tout en haut un Directeur et tout en bas une secrétaire réceptionniste, mais si on creuse encore sept étages de sous-sol vous y attendent…

Les employés sont catalogués par leur revenu annuel et par le contrat qui les lie à la boite.

Dans les sous-sols les êtres qui y vivent sont soumis à la loi des plus forts. Ils survivent entre zonards mais chacun dans son périmètre, une cour des miracles.

« Les résultats sont bons… cependant… les actionnaires nous pressent de dégager 10% d'économies supplémentaires. » dit le PDG de Magister, son surnom 3R.

« Élargissons le plan social. » propose le Directeur des Ressources Humaines.

« Nous pourrions fermer le self ? » rajoute le Directeur financier.

Le début de la fin… de la faim…

Au milieu de toutes ces vies qui vont s'entrecroiser, se percuter, se déchirer, il y a Nelson.

Ce cadre « débarqué » lors d'un énième plan social, va tout perdre, femme, enfants, maison, plus de dignité, plus de maitresse. Une descente aux enfers avec des questions récurrentes lors de la recherche de son rêveur « Tu as tout dans la tête ? » et « Pourquoi ? »

Peggy, la réceptionniste qui vit au -2 dans une voiture avec son frère Simon. Une intérimaire à 1400 Euros par mois « sa beauté irradiais. » Ils se sont posés sur l'emplacement 247, en numérologie 2+4+7=13, 13X2= 26, le nombre sacré.

Slimane, un agent d'entretien, « Notre métier, c'est d'embellir la vie. » Lui ? Il possède une mobylette et doit faire 45 minutes de trajet pour venir travailler, maltraiter par un petit chef surnommé « le Gros ».

Saphir, une zoneuse du -7, « Un jour, elle défoncerait tout. »

Les Popovs, les junkies, en mode survie dans les bas-fonds…

Au-dessus ? le monde de l'entreprise : Les faux semblants, les traitrises, la manipulation, les violences, la possession, l'amour, l'abandon, l'union, la maladie, la folie …

Quentin Lefranc, le Directeur financier, et sa femme Marie-Fleur, quatre enfants, une vie où l'amour se calcule selon un calendrier très précis…

Xavier de Lacourt, le secrétaire général, Anna- Maria son épouse, une union très libre dont le DRH Frédéric Hessler profite…

Thelma, et ses écrits… Fabuleux.

Margot, Claire, William, Richard, Iwona, Gladys, Bollo, Abdel, Mousse, Chérif, Christian, Homar, la Horde, les Rats, les Zombies, Jack, Shimano, Francis, une cinquantaine de personnages vivent dans cette tour…

Attention amis (ie) lecteurs (trices) si vous ne venez pas à Mordillat, Gérard viendra à vous. le p'tit Duc vous aura prévenu… En prime, page 79 un clin d'oeil à « La brigade du rire »…


Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Je me sens comme une naufragée agrippée à son pauvre rocher. A bout de souffle, la tête vide, la peur encore nouée au ventre, les muscles douloureux, je suis comme au bord du gouffre… Et pourtant, c'est échouée comme perdue dans mon salon que je me trouve.

La raison de cet état ? Je viens de terminer la dernière page du roman époustouflant « La tour abolie ». Une fable cynique de notre société que j'ai avalé en un souffle tant l'histoire et les personnages sont criants de vérité.

« La tour abolie » n'est donc pas un livre qui laisse indifférent. Au contraire, seuls les mûrs des étages supérieurs de cette gigantesque tour sont en marbre, alors que son socle, lui, se fissure.

Car à l'image de notre société où dans l'imaginaire collectif les élites sont en haut d'une pyramide de la réussite, et bien c'est en haut de la tour Magister dans le quartier de la Défense que travaillent le gratin, les ronds de cuir. Et plus on monte les trente-huit étages, plus on gravit l'échelle sociale. Au contraire, en bas, dans les sous-sols, dans les bas fond, on s'enfonce aux enfers du côté des bannis.

Et la tour Magister c'est un peu la tour de Babel des textes anciens, mais avec des personnages, beaucoup de personnages, d'une vérité et d'une profondeur rares.

Viscéralement engagé à gauche, l'auteur, Gérard Mordillat, donne vraiment à sa tour abolie un côté fin du monde très réaliste. Car dans cette société verticale où les humains de chaque étage ne se mélangent pas vraiment mais sont pourtant très interdépendants les uns des autres, il suffit d'un grain de sable pour que la machinerie se détraque.

Le caillou dans la chaussure de la tour, c'est une décision, une décision irraisonnée (comme le sont souvent les décisions hiérarchiques) qui met le feu au poudre : le directeur financier de la tour décide en effet de fermer le self pour récupérer de l'espace. Une décision parmi tant d'autres qui ne bouleverse par franchement le haut de la tour mais qui, dans les sous-sols, crée une véritable onde de choc. Car là, au fond du fond de la tour, là où la lumière n'arrive plus, vivent des hommes, à demeure, déjà morts socialement, et se nourrissant des déchets du self.

C'est alors la révolte, la révolte des enfers, la révolte des zombies venus des bas fonds de notre société et des bas fonds de la tour.

Une parabole des temps moderne

« La tout abolie » est une véritable parabole des temps modernes, chaque mot nous renvoyant à nos propres écueils sociaux. Chaque mot résonnant avec l'actualité, chaque mot alarmant face à nos déshérences. Et c'est vrai que dans cette tour où les humains vivent sans se regarder, il suffit d'un dysfonctionnement, pourtant anodin, pour créer le chaos.

Et puis « La tour abolie », c'est aussi et surtout des mots. Des mots qui font mal, des mots qui sautent à la figure. Avec son style si tranchant, si explosif, si millimétré, Gérard Mordillat arrive en effet à dresser une large galerie de portraits du grand patron au clochard déchu. Changeant de style comme on change d'étage, il nous fait trembler, rire, pleurer avec ses héros, sans jamais verser dans un misérabilisme facile.

C'est bon, c'est très bon. Cela réveille, secoue et donne envie d'aller voir un peu à chaque étage ce qui s'y passe !

EVE MAG, LE MAG DES FILLES


Lien : https://evemaglemagdesfilles..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Un terme émerge ces temps-ci à la surface des commentaires politiques et journalistiques : les « syndicats réformistes ». Qu’est-ce donc qu’un syndicat réformiste ? Est-ce un oxymore comme le « dictateur honnête », l’« islamiste modéré », le « collabo résistant » ? Est-ce une trouvaille technocratique comme le « plan de sauvetage de l’emploi » (en clair un plan de licenciement où le seul emploi sauvé est celui du licencieur), voire quelque chose comme le trop fameux « coût du travail » qui tente avec un certain succès d’effacer le mot « salaire » du vocabulaire gouvernemental et médiatique ? Le syndicat réformiste, c’est tout cela à la fois. C’est un leurre, un cache-pot, un mensonge incarné. C’est un syndicat qui, renonçant à la défense des salariés, choisit de « négocier la longueur de la corde » où seront pendus les hommes et les femmes condamnés à la réforme sauce patronale ou, pour le dire autrement, qui accepte de discuter de la taille des barbelés qui enfermeront le monde du travail dans un camp d’internement en attendant que les patrons suggèrent de rétablir l’esclavage.
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- T'es con ou quoi ? De la dignité ? Qu'est-ce que t'en as à foutre de la dignité ? À quoi ça sert ? À rien. T'en as pas besoin de dignité. Tu pues, t'es moche, t'as des yeux de corbeau mort. T'as besoin de bouffer et c'est tout. Alors bouffe et arrête de chialer. T'as compris ? Pense à bouffer et à rien d'autre. Laisse la dignité aux curetons et aux bourges.
Ils restèrent un instant en silence, la tête penchée sur les haricots blancs qui baignaient dans la soupe.
Page 68, Albin Michel, 2017.
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- J'en ai rien à foutre du drapeau français. Il ne m'a jamais rien donné, ni à ceux qui sont comme moi. Le chef dit que je suis un rouge mais je fais mon boulot et je laisse dire. Si ça lui fait plaisir, je suis un rouge, un Peau-Rouge, un "krouïa" de la tribu des Berbères. Dans les manifestations, c'est vrai que je marche toujours derrière un drapeau rouge. Et, j'ai pas honte de le dire, ce drapeau-là je le suivrais jusqu'en enfer s'il pouvait changer ma vie de merde pour une vie digne de ce nom !
Page 32, Albin Michel, 2017.
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(…) un grand cynique qu’elle avait entendu vanter sa méthode de management :
- Les bons, vous les notez mal et vous les payez très bien. Les mauvais, au contraire, vous les notez très bien et vous les payez mal…
- Je ne comprends pas.
- C’est simple : le mauvais bien noté mais mal payé sera une proie offerte à nos concurrents. Ses notes témoigneront d’une excellence (factice) et son salaire d’une injustice. On se le fera piquer sans problème ! Ce qui aura le double avantage de nous débarrasser d’un naze et d’en fournir un à la concurrence…
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Un terme émerge ces temps-ci à la surface des commentaires politiques et journalistiques :les "syndicats réformistes". Qu'est-ce donc qu'un syndicat réformiste ? Est-ce un oxymore comme le "dictateur honnête", l'"islamiste modéré", le "collabo résistant"? Est-ce une trouvaille technocratique comme le "plan de sauvetage de l'emploi" (en clair un plan de licenciement où le seul emploi préservé est celui du licencieur !), voire quelque chose comme le trop fameux "coût du travail" qui tente avec un certain succès d'effacer le mot "salaire" du vocabulaire gouvernemental et médiatique ? Le syndicat réformiste , c'est tout cela à la foi. C'est un leurre, un cache-pot, unn mensonge incarné.
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Videos de Gérard Mordillat (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gérard Mordillat
La première révolution populaire ? Elle date du début du XVIe siècle, en Allemagne. Un moine du nom de Martin Luther prépare la Réforme protestante. Il publie ses « 95 thèses » contre les indulgences dont l'Église catholique fait commerce pour financer la construction de la basilique Saint-Pierre de Rome. C'est une véritable déclaration de guerre contre le pape Léon X. Bientôt, dans les campagnes, la révolte gronde. Entre 1524 et 1526, des paysans prennent les armes par milliers. Ils clament leur foi dans la Réforme et affirment leur volonté de bouleverser l'ordre politique, économique et social. Luther les désavoue et fait alliance avec les Princes. Mais un autre moine, Thomas Müntzer, les rejoint et prend leur tête. Son mot d'ordre est révolutionnaire : « Omnia sunt communia », « Tout est à tous ».
Un récit historique de haute volée signé par Gérard Mordillat et Éric Liberge.
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