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Critiques sur La sonate oubliée (78)
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beatriceferon
  02 décembre 2017
Lionella Petrella, violoncelliste virtuose, vit à Seraing, dans une famille d'artistes. Son meilleur ami, c'est Kevin, issu d'un milieu très défavorisé. Cela ne l'empêche pas d'admirer le talent de son amie. Il voudrait l'aider à remporter le concours Arpèges. Aussi est-il tout fier de découvrir pour elle une merveilleuse sonate oubliée.
Dans son roman, Christiana Moreau oppose deux univers et deux époques. Si Lionella vit dans le cocon ouaté de mélomanes raffinés, Kevin, lui, vient d'une famille modeste et inculte. Son frère et lui sont élevés par une mère célibataire qui gagne mal sa vie en faisant des ménages et doit être adepte des séries américaines débiles, puisqu'elle a prénommé ses fils Kevin et Jason. Dans leur chambre, « des joueurs de foot et des groupes de hard rock » et, dans le séjour, avachi devant l'écran, Jason s'abrutit d'émissions télé-réalité ineptes. Kevin, lui, aimerait s'échapper de ce carcan étouffant. Depuis l'enfance, « il se passionnait pour la nature, les oiseaux, les plantes, les insectes ». Il aime découvrir « des pierres bizarres qui brillaient au soleil comme des diamants noirs ou d'autres incrustées de pyrite semblables à des pépites d'or et des cailloux empreints de coquillages fossiles sortis des entrailles de la terre ». Un jour, en surfant sur le net, il est ébloui par une madone de Filippo Lippi, dont le profil aristocratique semble être celui de Lionella. Pourtant, l'école l'ennuie. Il aimerait trouver un travail permettant d'alléger un peu la tâche de sa mère, puisque Jason profite honteusement d'elle.
Chez les Petrella, au contraire, on aime les arts et la culture. Leur nom a certainement été choisi par Christiana Moreau en hommage à la musique. Petrella est, en effet, le patronyme de plusieurs musiciens et d'une cantatrice lyrique. Quant à Lionella, son prénom signifie « celle qui détient le secret de la vie ». La jeune fille prépare le concours Arpèges qui fait penser au prestigieux Reine Élisabeth, dont la finale se déroule, elle aussi, dans la salle de la Maison de la radio, Place Flagey.
Mais l'histoire est loin de se limiter à ces deux familles. L'auteur nous projette au XVIIIe siècle, que nous découvrons à travers le journal intime rédigé par Ada dal Violoncello, de 1723 à 1725. Avec elle, Christiana Moreau permet à son lecteur de découvrir la Venise de l'époque, où des orphelines et des filles illégitimes sont placées à l'Ospedale della Pieta. On leur appliquait au fer rouge une marque sur le bras. Ce procédé barbare les protégeait du vol d'enfants lorsqu'elles étaient confiées à des nourrices. On leur offrait là une instruction musicale poussée et, devenues artistes chevronnées, elles se produisaient à l'occasion de concerts très appréciés par les riches amateurs qui, parfois, venaient y chercher une épouse, qu'ils ne pouvaient voir, mais dont la voix ou le talent les avait séduits. Antonio Vivaldi y fut maître de musique. Nous aurons donc l'occasion de mieux approcher son oeuvre.
Ada est envoyée par la prieure chercher les commandes chez un maître luthier. En mettant nos pas dans les siens, nous traverserons la ville, goûterons à l'atmosphère du carnaval, pénétrerons dans le célèbre Caffe Florian. Et surtout, nous découvrirons la fameuse institution qui accueillait les fillettes abandonnées. Un registre précise le nom qu'on leur donne , l'instrument dont elles jouent, les dates de naissance et de mort, l'âge qu'elles avaient à ce moment. Parfois, un vêtement, une lettre, un bijou permet de les identifier et garantit à leur mère de pouvoir les retrouver si les circonstances le leur permettent.
L'auteur s'est donc abondamment documentée et nous offre une foule d'informations historiques, d'anecdotes, de légendes (celle de la nymphe Io, par exemple). Mais, malheureusement, je les ai trouvées intégrées à l'histoire de façon très artificielle, comme si l'auteur récitait une leçon avec application, respectait un cahier des charges, ou nous faisait comprendre lourdement qu'elle avait bien travaillé.
Je lui reprocherais aussi des anachronismes et des imprécisions (toutefois, comme je ne suis pas spécialiste en la matière, je n'oserais l'affirmer, c'est seulement mon impression). Ainsi, je ne pense pas qu'une musicienne contemporaine (surtout une adolescente) puisse aussi aisément déchiffrer une partition de cette époque. Il me semble que la notation musicale était très différente de celle que l'on utilise aujourd'hui.
On voit Vivaldi lever sa baguette pour faire débuter le concert. Je ne sais pas si c'était déjà la coutume. (Lully, en tout cas, dirigeait à l'aide d'un bâton dont il martelait le sol. C'est d'ailleurs ce qui a causé sa mort, puisqu'il s'est blessé au pied et a attrapé la gangrène. Mais, bien sûr, c'était au siècle précédent).
Ada et Charles dégustent du chocolat, « d'une onctuosité délicate, incomparable (…) comme du velours épais. » D'après ce que j'ai lu par ailleurs, il était, au contraire, amer, épicé et pas du tout sucré.
Triste et seule, Ada se décrit « repliée sur moi-même jusqu'à l'anorexie, cette angoisse qui empêche d'avaler ». Parlait-on déjà en ces termes au XVIIIe siècle ?
Mais, ce qui a surtout dérangée, c'est que Christiana Moreau fait plus que s'inspirer de « Stabat mater », le magistral roman de Tiziano Scarpa, qu'elle ne cite même pas dans sa bibliographie. Moi, j'appellerais cela du plagiat !
Et pourtant, j'ai tout de même apprécié cette lecture qui m'a permis de découvrir beaucoup de choses que je ne connaissais pas, tout en m'offrant un agréable moment.
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Annette55
  17 novembre 2017
Voici un joli premier roman écrit par une artiste belge sculptrice et peintre qui vit à Saraing , dans la province de Liège .

Se fondant sur des personnages historiques, tout en restant une oeuvre romanesque , vibrante, charmante..., il est fidèle à une époque et aux faits qui s'y sont déroulés .

A l'aide d'archives documentées, l'auteur récrée la personnalité d'Ada, jeune fille infortunée, abandonnée par sa mére, en 1705, confiée "à l'Ospedale Della Pietà, "un hospice de Venise pour filles placées qui y vivaient recluses, à qui on enseignait la musique.....
Elles jouaient comme des anges, du violon, du violoncelle, du cor et de la contrebasse , "dissimulées" derrière des grilles, que l'on peut voir encore aujourd'hui, on accourait de toute l'Europe pour les écouter....
A 17ans ,aujourd'hui, Lionella, d'origine italienne ne vit que pour le violoncelle, ses parents et son frére sont musiciens, son professeur l'a inscrite au concours " prestigieux " Arpèges ", qui s'adresse aux étudiants les meilleurs.
Jusqu'au jour où son meilleur ami Kevin déniche dans une brocante un coffret en métal ,oú gisent une médaille coupée en deux, un journal intime et ...une partition oubliée pour violoncelle qui ressemble à une sonate de Vivaldi....
Nous plongeons alors par chapitres alternés , entremêlant les deux époques, dans le destin d'Ada, en 1723 et celui de Lionalla violoncelliste virtuose, par le biais de la lecture du journal intime d'Ada ......
Nous découvrons les coutumes du carnaval de Venise autrefois, les masques, la cité bruissante de plaisirs, d'intrigues amoureuses, de rencontres discrètes, en rendez- vous secrets, la Sérénissime et ses palais vénitiens , bâtis en briques, habillés de façades de marbre, des demeures éthérées ou pansues, clinquantes ou sobres, romanesques, à coup sûr, de tous styles, byzantin,roman gothique, renaissance ou baroque...
On découvre le libertinage , les bouffonneries , facettes et pantalonnades , tracas et mesquineries quotidiennes qui s'ajoutaient au plaisir des divertissements et des passions qui rythmaient et signaient cette période du monde à l'envers du Carnaval ....
Une mascarade tragi- comique qui chahutait pour un temps les principes de la bienséance ....
Au final, un plongée dans la Venise du temps de Vivaldi, passionnée , éprise de musique et de liberté.Un souffle musical vibrant qui nous fait voyager et rencontrer un des plus grands compositeurs de musique baroque. Un hommage tendre, sensuel, charmant , voluptueux , pétri de douceur et de romantisme, à ces orphelines virtuoses et réputées au XVIII ° siècle , enfermées pour toujours dans l'anonymat .... À ces chants légers, à la fois fougueux , ces voix d'airain , mystérieuses et émouvantes .....des voix profondes et brillantes , derrière une galerie grillagée.....
Une bien belle histoire contée avec finesse , chaleur , intelligence et sensibilité, dont je n'ai pas révélé grand - chose, bien sûr !
Un premier ouvrage prometteur !
Merci à Marylin, mon amie de la médiathéque, j'ai passé un moment trés agréable !


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dominiquedu
  18 septembre 2017
Une histoire intelligente. Deux destins croisés de jeunes femmes qui ne se soumettent pas aux injustices de la vie et qui forcent leur destin grâce à leur talent. La musique est merveilleusement décrite. Vous pensez que la musique doit s'écouter et non se décrire ? Christiana Moreau nous fait écouter cette musique ! J'ai aimé autant le côté enchanteur et poétique de la Venise du XVIIIÈME s. Que le côté social de cette ville industrielle qui cherche à gommer son passé. Tout y est si juste et bien observé
J'attends avec impatience un second roman de cette auteure sensible.
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Cellardoorfr
  13 septembre 2017
Pour parler correctement de la sonate oubliée, il faudrait prendre le temps d'expliquer en détails le fonctionnement de l'Ospedale della Pietà, soit de cette institution italienne qui récupérait les enfants orphelins, illégitimes ou abandonnés. Sur place, il n'y avait que des filles, ces dernières grandissant et vieillissant derrière les murs de l'établissement, cloitrées comme des nonnes. Celles qui montraient des dispositions particulières pour la musique ou le chant bénéficiaient d'une éducation très poussée dans ce domaine et se produisaient lors de concerts dont la réputation était immense. Il y avait plusieurs ospedale à Venise mais celui où évolue le personnage d'Ada était parmi les plus renommés. Parmi les maîtres à y avoir enseigné et composé, on peut citer Antonio Vivaldi. Il enseigna à l'Ospedale della Pietà de 1713 à 1740 et évolue parmi les personnages fictifs créés par l'auteure.

Je ne reviendrai pas sur l'histoire d'Ada car une critique n'a pas pour fonction de raconter à nouveau l'histoire mais sachez que j'ai trouvé passionnants tous les passages qui traitent des premières années de sa vie, de son apprentissage et de ses rapports avec Vivaldi, sa romance avec un bel inconnu m'ayant moins captivée. C'est grâce au développement de ce personnage que l'auteure m'a appris beaucoup beaucoup beaucoup de choses, notamment sur Vivaldi dont j'ignorais le parcours. J'en suis reconnaissante et je sais que je vais approfondir mes premières connaissances sur le sujet par le biais de d'autres lectures.

Le décor du roman, le Venise du 18ème siècle est également d'une grande beauté, bien rendu, immersif. L'auteure intègre beaucoup de mots d'italien dans son récit ce qui donne un côté très authentique à l'histoire.

Oui mais voilà, tout cela intervient dans les passages du roman qui traitent d'Ada. Dès que l'auteure revient à Lionella, j'ai été moins emballée par l'histoire, pour tout vous avouer. Déjà, parce que le style d'écriture change et devient un peu trop simple, presque familier par moment, sans doute pour contraster avec la partie historique. Puis finalement parce que l'histoire, en tant que telle, n'a finalement de l'intérêt que parce qu'elle évolue au rythme des découvertes que Lionella fait sur Ada. du moins, c'est mon avis personnel sur la question, il est donc loin d'être universel ! Une chose est certaine, Lionella en elle même ne m'a pas touchée ni intéressée. Peut-être suis-je passée à côté du personnage ? Je me serais volontiers contentée d'un roman entièrement axé sur Ada car je l'ai trouvé intéressante et j'aurais adoré en savoir plus sur elle, sur son parcours, sur son époque !
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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karineln
  13 septembre 2017
Cette lecture ne m'a pas convaincue ni guère transportée malgré les allers-retours entre la Belgique et Venise. Même si la deuxième moitié du roman, surtout au XVIII siècle au coeur de la Sérenissime, a été plus fluide, moins lambinante, je ne peux malheureusement pas communiquer d'enthousiasme franc. Il m'a manqué un allant, une énergie, un emportement auquel pourtant on aurait pu s'attendre avec Vivaldi et Venise…La construction narrative est parfois rapide, facile, aux ressorts si attendus ; l'écriture est terriblement classique et provoque le désintérêt. le rythme survole et bâcle un peu trop à mon goût l'amorce et la présentation de notre musicienne dont je n'ai dès lors pas su apprécier sa passion pour la musique ni pour son instrument alors même que l'amour du violoncelle est au coeur du roman et en guide les aventures…
Il n'en reste pas moins que ce premier roman est bien documenté et grâce à la Sonate d'Ada j'ai beaucoup appris sur Vivaldi et Venise. J'ai été d'avantage intéressée par Kevin, compagnon de jeux, amoureux éconduit et secret que par l'héroïne. Sa solitude et son silence au coeur d'une famille monoparentale rudoyée et rude ; sa sensibilité moquée laquelle marque sa différence qu'il ne défend ni ne rabroue. Il reste qui il est ; et jour après jour, dans l'observation d'un monde en mutation, il tisse son chemin sans nourrir de rêves inaccessibles. Son désir amoureux pour Lionella suffit à l'enrichir et lui donne accès au Beau, au voyage et à l'esthétisme que son quotidien ne lui offre guère. Avec ce personnage, l'auteure écrit un parallèle intelligent entre une ville ouvrière qui se meurt et une ville d'art magique lesquelles ont en commun un peuple qui a fui un pays pour rejoindre une terre de travail. C'est très certainement ce que je garderai de cette lecture : un hommage judicieux et tout en finesse aux immigrés italiens venus nombreux faire la vie et la splendeur des exploitations industrielles d'une ville belge et comme il est joli alors ce retour aux sources à la fin du roman. Avec encore une fois la musique en vecteur, en viaduc, au-delà du temps et de l'espace, pour réunir les coeurs, les âmes, les histoires et donner du sens aux orientations des destins.
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Loubhi
  06 août 2017
Jouissif, historique, musicologique, cette fiction est celle du récit du destin croisé d'une jeune orpheline formée par Vivaldi et d'une histoire d'amitié entre une jeune violoncelliste, sortant de son anonymat une partition musicale aux caractéristiques si proches des oeuvres de Vivaldi et de son ami chineur dans une Belgique minière actuelle sinistrée.

C'est fort documentée que la narratrice nous fait partager une pratique, que pour ma part j'ignorais, celle de ces monastères qui recueillaient des orphelines et qui pour les plus chanceuses et douées en musiques ou chants pouvaient suivre l'enseignement des maîtres tel Vivaldi (accessoirement et de manière plus lamentable fournir les partitions que celui-ci attribuerait à son seul talent). Ainsi le parcours de celle qui est au coeur de ce récit, la jeune Ada est retracé par la narratrice et les recherches de Lionella quelques siècles plus tard. Sombre destin animé par deux seuls épisodes heureux ; les cours de Vivaldi, alors abbé, et la rencontre amoureuse, hélas à sens unique, d'un jeune noble dont elle espérait tant qu'il la sorte de sa condition. Abusée, perdue dans l'oubli, qui pourrait rendre mieux honneur et venger  Ada si ce n'est Lionella ....à plusieurs siècles de distance.

Parcourant avec aisance et bonheur les rues de Venise de ce XVIII ième siècle, ses festivités et sa spécificité de ville d'arts et de destins amoureux aussi bien que les rues noires de la ville industrielle décrépite et en perdition, le lecteur se laisse transporter dans ces récits de vie et sur fond de musique, de belles rencontres et d'évasion.
Lien : http://passiondelecteur.over..
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Gaoulette
  04 août 2017
Je suis blasée car je suis passée complétement à côté de cette jolie lecture.
Christiana Moreau nous plonge dans la musique classique et ses codes. Grace à une jolie découverte elle nous envoie deux siècles avant quand Vivaldi se faisait connaitre tout doucement.
Alors j'ai préféré largement la partie roman historique avec l'histoire émouvante d'Ada et son amour pour la musique. Cela m'a permis de connaitre un peu mieux le virtuose Vivaldi et son attachement à l'hospice la Pietà. D'ailleurs je vais me chercher quelques romans qui traitent de cette maison pour orphelines.
En ce qui concerne l'autre héroïne Lionella je suis passée complétement à côté de son histoire. Je ne l'ai pas trouvé abouti et j'ai eu du mal à comprendre où voulait en venir l'auteur. Je tiens quand même à préciser que l'auteur à une très belle plume musicale et je me suis fait un kiffe de lire avec en musique de fond Les quatre saisons. Elle nous donne une biographie succincte du Maestro et nous délivre les diktats et code des concours de la musique classique.
Ici l'amour du violoncelle est mis à l'honneur.
C'est un roman à lire pour les amateurs de musique ou de roman doux.
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joedi
  01 août 2017
Lionella, d'origine italienne, vit avec ses parents et son frère, à Seraing dans la Province de Liège. Ses aïeux immigrés italiens comme beaucoup sont venus travailler en Belgique. Lionella à 17 ans est déjà une violoncelliste de talent, elle se prépare pour un prestigieux concours international qui se déroulera à Bruxelles. Dans sa famille, la musique est une passion, son père joue du piano et son frère du violon mais c'est elle la surdouée. Lionella ne sait pas quel morceau elle interprètera au concours Arpèges jusqu'au jour où Kevin, son ami d'enfance, lui offre un coffret métallique déniché dans une brocante. Surprise, dans le coffret elle découvre le journal intime de Ada, jeune orpheline vénitienne, élève violoncelliste de Vivaldi, une médaille ainsi qu'une vieille partition, pour violoncelle, dont tout laisse à penser qu'elle serait du Maestro Antonio Vivaldi. Son choix est fait, c'est cette sonate qu'elle interprètera, il ne reste plus qu'à convaincre son professeur. Plongée dans la lecture du journal d'Ada, elle découvre la vie de ces orphelines musiciennes de l'époque baroque du XVIIIe siècle enfermées dans l'anonymat.
Très beau premier roman de Christiana Moreau, artiste peintre et sculptrice.

Challenge Petits plaisirs 2017 – 248 pages
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violaine124
  18 juillet 2017
J'ai lu ce livre dans le cadre des 68 premières fois et c'est une jolie découverte.

L'auteure nous fait découvrir un univers musical plutôt méconnu pour ma part, le violoncelle. Elle m'a aussi entraînée dans deux époques, celle du 18ème siècle et celle plus contemporaine.
Nous faisons connaissance avec Lionella qui vit littéralement pour la musique. Elle est remplie de doute quant à sa participation pour un concours. Trouvera t'elle cette musique unique, qui permettra d'être remarquée par le jury ?
Vous le saurez en lisant ce livre.

Ce livre est comme une jolie mélodie. Il se lit tranquillement et au fur et à mesure s'impose en vous en même temps une musique classique. C'est un livre qui est reposant et plein de bienveillance. Sur fond d'Histoire, nous partons en Italie où le destin d'Ada nous est conté et avec elle l'auteure fait revivre Vivaldi.

Et en parallèle, Lionella nous fait vivre sa passion à notre époque. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui offrira un bien plus précieux qu'il n'y paraît. Il lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle n'imaginait pas.

Il n'est pas question du tout de suspens et de frissons de terreur mais bien de jolis sentiments et de belles rencontres.
Je suis ravie d'avoir découvert ce roman car il est vraiment très beau, très doux et tout au long de ma lecture j'ai aussi regretté de ne pas connaître plus l'univers de la musique classique. Cet ouvrage m'a aussi confortée dans l'envie de découvrir l'Italie.

Je vous le conseille !
Lien : https://leslecturesdelailai...
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Annabelle31
  05 juillet 2017
Un roman dont le personnage central est une partition vieille de plus de 300 ans, achetée sur un marché au puces par Kevin jeune garçon qui l'offre à son amie violoncelliste qui prépare le prestigieux concours musical 'Arpèges" de Liège, et qui décide de présenter la sonate pour ses épreuves. En même temps que la partition, elle découvre le journal intime d'Ada, jeune copiste du Maître Antonio Vivaldi, et c'est son histoire que nous allons découvrir, la suivre dans les rues de Venise de cette époque, et suivre l'intrigue qui aura donné le jour à cette partition mystérieuse.
Une belle histoire.
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