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Critiques sur La sonate oubliée (77)
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dominiquedu
  18 septembre 2017
Une histoire intelligente. Deux destins croisés de jeunes femmes qui ne se soumettent pas aux injustices de la vie et qui forcent leur destin grâce à leur talent. La musique est merveilleusement décrite. Vous pensez que la musique doit s'écouter et non se décrire ? Christiana Moreau nous fait écouter cette musique ! J'ai aimé autant le côté enchanteur et poétique de la Venise du XVIIIÈME s. Que le côté social de cette ville industrielle qui cherche à gommer son passé. Tout y est si juste et bien observé
J'attends avec impatience un second roman de cette auteure sensible.
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Cellardoorfr
  13 septembre 2017
Pour parler correctement de la sonate oubliée, il faudrait prendre le temps d'expliquer en détails le fonctionnement de l'Ospedale della Pietà, soit de cette institution italienne qui récupérait les enfants orphelins, illégitimes ou abandonnés. Sur place, il n'y avait que des filles, ces dernières grandissant et vieillissant derrière les murs de l'établissement, cloitrées comme des nonnes. Celles qui montraient des dispositions particulières pour la musique ou le chant bénéficiaient d'une éducation très poussée dans ce domaine et se produisaient lors de concerts dont la réputation était immense. Il y avait plusieurs ospedale à Venise mais celui où évolue le personnage d'Ada était parmi les plus renommés. Parmi les maîtres à y avoir enseigné et composé, on peut citer Antonio Vivaldi. Il enseigna à l'Ospedale della Pietà de 1713 à 1740 et évolue parmi les personnages fictifs créés par l'auteure.

Je ne reviendrai pas sur l'histoire d'Ada car une critique n'a pas pour fonction de raconter à nouveau l'histoire mais sachez que j'ai trouvé passionnants tous les passages qui traitent des premières années de sa vie, de son apprentissage et de ses rapports avec Vivaldi, sa romance avec un bel inconnu m'ayant moins captivée. C'est grâce au développement de ce personnage que l'auteure m'a appris beaucoup beaucoup beaucoup de choses, notamment sur Vivaldi dont j'ignorais le parcours. J'en suis reconnaissante et je sais que je vais approfondir mes premières connaissances sur le sujet par le biais de d'autres lectures.

Le décor du roman, le Venise du 18ème siècle est également d'une grande beauté, bien rendu, immersif. L'auteure intègre beaucoup de mots d'italien dans son récit ce qui donne un côté très authentique à l'histoire.

Oui mais voilà, tout cela intervient dans les passages du roman qui traitent d'Ada. Dès que l'auteure revient à Lionella, j'ai été moins emballée par l'histoire, pour tout vous avouer. Déjà, parce que le style d'écriture change et devient un peu trop simple, presque familier par moment, sans doute pour contraster avec la partie historique. Puis finalement parce que l'histoire, en tant que telle, n'a finalement de l'intérêt que parce qu'elle évolue au rythme des découvertes que Lionella fait sur Ada. du moins, c'est mon avis personnel sur la question, il est donc loin d'être universel ! Une chose est certaine, Lionella en elle même ne m'a pas touchée ni intéressée. Peut-être suis-je passée à côté du personnage ? Je me serais volontiers contentée d'un roman entièrement axé sur Ada car je l'ai trouvé intéressante et j'aurais adoré en savoir plus sur elle, sur son parcours, sur son époque !
Lien : http://cellardoor.fr/critiqu..
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karineln
  13 septembre 2017
Cette lecture ne m'a pas convaincue ni guère transportée malgré les allers-retours entre la Belgique et Venise. Même si la deuxième moitié du roman, surtout au XVIII siècle au coeur de la Sérenissime, a été plus fluide, moins lambinante, je ne peux malheureusement pas communiquer d'enthousiasme franc. Il m'a manqué un allant, une énergie, un emportement auquel pourtant on aurait pu s'attendre avec Vivaldi et Venise…La construction narrative est parfois rapide, facile, aux ressorts si attendus ; l'écriture est terriblement classique et provoque le désintérêt. le rythme survole et bâcle un peu trop à mon goût l'amorce et la présentation de notre musicienne dont je n'ai dès lors pas su apprécier sa passion pour la musique ni pour son instrument alors même que l'amour du violoncelle est au coeur du roman et en guide les aventures…
Il n'en reste pas moins que ce premier roman est bien documenté et grâce à la Sonate d'Ada j'ai beaucoup appris sur Vivaldi et Venise. J'ai été d'avantage intéressée par Kevin, compagnon de jeux, amoureux éconduit et secret que par l'héroïne. Sa solitude et son silence au coeur d'une famille monoparentale rudoyée et rude ; sa sensibilité moquée laquelle marque sa différence qu'il ne défend ni ne rabroue. Il reste qui il est ; et jour après jour, dans l'observation d'un monde en mutation, il tisse son chemin sans nourrir de rêves inaccessibles. Son désir amoureux pour Lionella suffit à l'enrichir et lui donne accès au Beau, au voyage et à l'esthétisme que son quotidien ne lui offre guère. Avec ce personnage, l'auteure écrit un parallèle intelligent entre une ville ouvrière qui se meurt et une ville d'art magique lesquelles ont en commun un peuple qui a fui un pays pour rejoindre une terre de travail. C'est très certainement ce que je garderai de cette lecture : un hommage judicieux et tout en finesse aux immigrés italiens venus nombreux faire la vie et la splendeur des exploitations industrielles d'une ville belge et comme il est joli alors ce retour aux sources à la fin du roman. Avec encore une fois la musique en vecteur, en viaduc, au-delà du temps et de l'espace, pour réunir les coeurs, les âmes, les histoires et donner du sens aux orientations des destins.
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Loubhi
  06 août 2017
Jouissif, historique, musicologique, cette fiction est celle du récit du destin croisé d'une jeune orpheline formée par Vivaldi et d'une histoire d'amitié entre une jeune violoncelliste, sortant de son anonymat une partition musicale aux caractéristiques si proches des oeuvres de Vivaldi et de son ami chineur dans une Belgique minière actuelle sinistrée.

C'est fort documentée que la narratrice nous fait partager une pratique, que pour ma part j'ignorais, celle de ces monastères qui recueillaient des orphelines et qui pour les plus chanceuses et douées en musiques ou chants pouvaient suivre l'enseignement des maîtres tel Vivaldi (accessoirement et de manière plus lamentable fournir les partitions que celui-ci attribuerait à son seul talent). Ainsi le parcours de celle qui est au coeur de ce récit, la jeune Ada est retracé par la narratrice et les recherches de Lionella quelques siècles plus tard. Sombre destin animé par deux seuls épisodes heureux ; les cours de Vivaldi, alors abbé, et la rencontre amoureuse, hélas à sens unique, d'un jeune noble dont elle espérait tant qu'il la sorte de sa condition. Abusée, perdue dans l'oubli, qui pourrait rendre mieux honneur et venger  Ada si ce n'est Lionella ....à plusieurs siècles de distance.

Parcourant avec aisance et bonheur les rues de Venise de ce XVIII ième siècle, ses festivités et sa spécificité de ville d'arts et de destins amoureux aussi bien que les rues noires de la ville industrielle décrépite et en perdition, le lecteur se laisse transporter dans ces récits de vie et sur fond de musique, de belles rencontres et d'évasion.
Lien : http://passiondelecteur.over..
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Gaoulette
  04 août 2017
Je suis blasée car je suis passée complétement à côté de cette jolie lecture.
Christiana Moreau nous plonge dans la musique classique et ses codes. Grace à une jolie découverte elle nous envoie deux siècles avant quand Vivaldi se faisait connaitre tout doucement.
Alors j'ai préféré largement la partie roman historique avec l'histoire émouvante d'Ada et son amour pour la musique. Cela m'a permis de connaitre un peu mieux le virtuose Vivaldi et son attachement à l'hospice la Pietà. D'ailleurs je vais me chercher quelques romans qui traitent de cette maison pour orphelines.
En ce qui concerne l'autre héroïne Lionella je suis passée complétement à côté de son histoire. Je ne l'ai pas trouvé abouti et j'ai eu du mal à comprendre où voulait en venir l'auteur. Je tiens quand même à préciser que l'auteur à une très belle plume musicale et je me suis fait un kiffe de lire avec en musique de fond Les quatre saisons. Elle nous donne une biographie succincte du Maestro et nous délivre les diktats et code des concours de la musique classique.
Ici l'amour du violoncelle est mis à l'honneur.
C'est un roman à lire pour les amateurs de musique ou de roman doux.
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joedi
  01 août 2017
Lionella, d'origine italienne, vit avec ses parents et son frère, à Seraing dans la Province de Liège. Ses aïeux immigrés italiens comme beaucoup sont venus travailler en Belgique. Lionella à 17 ans est déjà une violoncelliste de talent, elle se prépare pour un prestigieux concours international qui se déroulera à Bruxelles. Dans sa famille, la musique est une passion, son père joue du piano et son frère du violon mais c'est elle la surdouée. Lionella ne sait pas quel morceau elle interprètera au concours Arpèges jusqu'au jour où Kevin, son ami d'enfance, lui offre un coffret métallique déniché dans une brocante. Surprise, dans le coffret elle découvre le journal intime de Ada, jeune orpheline vénitienne, élève violoncelliste de Vivaldi, une médaille ainsi qu'une vieille partition, pour violoncelle, dont tout laisse à penser qu'elle serait du Maestro Antonio Vivaldi. Son choix est fait, c'est cette sonate qu'elle interprètera, il ne reste plus qu'à convaincre son professeur. Plongée dans la lecture du journal d'Ada, elle découvre la vie de ces orphelines musiciennes de l'époque baroque du XVIIIe siècle enfermées dans l'anonymat.
Très beau premier roman de Christiana Moreau, artiste peintre et sculptrice.

Challenge Petits plaisirs 2017 – 248 pages
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violaine124
  18 juillet 2017
J'ai lu ce livre dans le cadre des 68 premières fois et c'est une jolie découverte.

L'auteure nous fait découvrir un univers musical plutôt méconnu pour ma part, le violoncelle. Elle m'a aussi entraînée dans deux époques, celle du 18ème siècle et celle plus contemporaine.
Nous faisons connaissance avec Lionella qui vit littéralement pour la musique. Elle est remplie de doute quant à sa participation pour un concours. Trouvera t'elle cette musique unique, qui permettra d'être remarquée par le jury ?
Vous le saurez en lisant ce livre.

Ce livre est comme une jolie mélodie. Il se lit tranquillement et au fur et à mesure s'impose en vous en même temps une musique classique. C'est un livre qui est reposant et plein de bienveillance. Sur fond d'Histoire, nous partons en Italie où le destin d'Ada nous est conté et avec elle l'auteure fait revivre Vivaldi.

Et en parallèle, Lionella nous fait vivre sa passion à notre époque. Jusqu'au jour où son meilleur ami lui offrira un bien plus précieux qu'il n'y paraît. Il lui ouvrira les portes d'un monde qu'elle n'imaginait pas.

Il n'est pas question du tout de suspens et de frissons de terreur mais bien de jolis sentiments et de belles rencontres.
Je suis ravie d'avoir découvert ce roman car il est vraiment très beau, très doux et tout au long de ma lecture j'ai aussi regretté de ne pas connaître plus l'univers de la musique classique. Cet ouvrage m'a aussi confortée dans l'envie de découvrir l'Italie.

Je vous le conseille !
Lien : https://leslecturesdelailai...
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Annabelle31
  05 juillet 2017
Un roman dont le personnage central est une partition vieille de plus de 300 ans, achetée sur un marché au puces par Kevin jeune garçon qui l'offre à son amie violoncelliste qui prépare le prestigieux concours musical 'Arpèges" de Liège, et qui décide de présenter la sonate pour ses épreuves. En même temps que la partition, elle découvre le journal intime d'Ada, jeune copiste du Maître Antonio Vivaldi, et c'est son histoire que nous allons découvrir, la suivre dans les rues de Venise de cette époque, et suivre l'intrigue qui aura donné le jour à cette partition mystérieuse.
Une belle histoire.
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bilodoh
  04 juin 2017
Un gentil roman pour jouir de Venise et de sa musique.

On y trace le parcours d'une jeune violoncelliste, de la grisaille d'une ville belge à la splendeur de la sérénissime. Son voyage à Venise est aussi un voyage dans le temps, à travers le journal intime d'une orpheline qui a joué pour Vivaldi.

Les pages traitant de l'amour de la musique et des beautés de Venise m'ont ravie. On y entend presque le son du violoncelle et on en apprend sur l'histoire de ce grand compositeur et sur la musique du dix-huitième siècle.

Si les émois amoureux de la jeune orpheline m'ont semblé convenus, plutôt petite romance que grande littérature et si la personnalité des jeunes Belges ne m'a pas tout à fait convaincue, je pardonne à Christiane Moreau, car grâce à son roman, j'ai redécouvert le plaisir des « Quatre saisons ».
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cate33
  01 juin 2017
Challenge 68premièresfois2017 Hasard des lectures et des sorties littéraires. Voici un roman qui parle aussi de musique. Cette fois ce sont les notes de Vivaldi qui rythment les pages de ce premier roman , dont j'ai apprécié la lecture. J'ai beaucoup aimé les deux époques décrites, que ce soit la période actuelle : nous sommes à Seraing, ville ouvrière où les mines ont fermées et où les édiles essaient de recréer de nouveaux territoires et la Venise du 18e siècle. Cette sonate oubliée mais retrouvée nous entraîne dans les notes d'un violoncelle. L'auteure nous parle très bien de l'apprentissage de la musique, du monde des concours mais aussi elle nous entraîne dans la Venise du 18e siècle et en particulier dans l'ospedade de la Pieta, un établissement religieux qui hébergeait les enfants perdus et en particulier, les filles. A la Pieta, ces jeunes filles recevaient une éducation musicale et avaient la chance d'avoir Vivaldi comme professeur. Ce mélange d'époque enrichisse la lecture de ce premier roman et vais être tenté de lire d'autres romans sur cette période. Un beau moment de lecture avec les sonates de Vivaldi en bande son.
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