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EAN : 9780266635277
416 pages
Éditeur : Forgotten Books (29/04/2018)

Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes)
Résumé :
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JacopoJacopo   28 octobre 2018
D'ailleurs, à 19 ans, Corot est un grand enfant, timide et gauche. Il rougit quand on lui adresse la parole. Devant les belles dames qui hantent le salon maternel, il est emprunté et s'enfuit comme un sauvage. Quand on lui parle d'une carrière, il ne répond pas. Il a acheté un album et s'applique à crayonner. Il dit vaguement : « J'ai envie de faire de la peinture. » Mais le père lui rit au nez. On lui a trouvé une place chez un marchand de drap. Il entre comme vendeur, rue de Richelieu, chez Ratier ; mais quel mauvais vendeur ! Il cache les marchandises défraîchies, il vend à perte les articles de choix; et sa naïveté s'étonne quand le drapier se fâche. M. Ratier, qui n'entend pas qu'on gaspille son fonds, le retire du magasin et l'envoie courir la ville, l'épaule chargée de gros ballots « toile et paille ». Les courses au grand air font mieux son affaire que le déplié et l'aunage derrière le comptoir; tandis que ses jambes filent le long des trottoirs, ses yeux suivent les nuages qui flottent dans le ciel, et il oublie le fardeau qui pèse sur ses bras. Il l'oublie parfois si bien que le client se plaint et que le patron se fâche.
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JacopoJacopo   25 novembre 2018
Parallèlement, il s'amusait à peindre pour son ami le portrait des êtres qui lui étaient chers, comme il avait fait naguère pour sa soeur, Mme Sennegon, celui de tous ses neveux et nièces. Qu'on s'en souvienne : l'invention de Daguerre était encore une primeur. Le photographe n'avait pas encore introduit la rivalité de son objectif dans le domaine réservé des peintres ; seul détenteur du pouvoir de conférer l'immortalité aux traits d'une physionomie, l'artiste se devait à ses proches. Corot s'est gardé de l'oublier. Après son beau frère Sennegon, peint en 1841, et sa soeur en 1842, c'est, un peu plus tard, sa chère maman qui pose devant lui. Puis, tour à tour, tous les membres de la famille de son ancien patron M. Delalain, l'enfant d'un camarade, la soeur d'un autre, voire de braves serviteurs comme le jardinier de Ville-d'Avray et sa femme. Autant dépenser son talent dans l'intimité, puisque ailleurs on s'obstine à lui faire grise mine.
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JacopoJacopo   11 avril 2019
Corot était à Paris, par de belles journées printanières il plantait son chevalet au bord de la Seine, en face du Pont au Change et de la Cité, lorsque la Révolution de 1830 éclata. Il ne fut pas tenté, comme Delacroix, de contempler la Liberté brandissant le drapeau tricolore dans l'émoi tumultueux des barricades. Le sifflement des balles dérangeait sa quiétude. Il fit son paquet et profita de l'occasion pour esquisser son tour de France.
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JacopoJacopo   11 avril 2019
Parfois, il traverse le pont et il entre au Musée. Il tire un album de sa poche ; mais ce n'est pas pour copier les tableaux des maîtres, à l'exemple de ses confrères qui peinent pour s'approprier la vision de leurs devanciers. La vie seule l'attire et le séduit. Il tourne le dos aux chefs-d'oeuvre et il dessine les copistes à leur chevalet, ou bien encore les visiteurs et les badauds. Il butine partout où il passe. Entre-t-il au Jardin des Plantes, vite des croquis d'animaux. Dans la rue, c'est une voiture, un bonhomme, un chien ; ou bien encore il s'efforce de saisir au passage les nuages qui courent dans le ciel.
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JacopoJacopo   25 novembre 2018
M. Corot a eu le tort, au lieu de suivre le petit système courant, la petite école en vogue, de consulter directement la nature, de l'aimer d'une tendresse immense, de lui accorder une obéissance sans bornes. Il allait obscurément s'impressionner devant elle et, l'impression reçue, il ne s'occupait plus qu'à la rendre et l'approfondir ; mais, sans vouloir la réformer, il cherchait uniquement la vérité. Félicitons-le de n'être pas allé au-devant du succès, de l'avoir attendu....
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