AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Cédric Perdereau (Traducteur)
ISBN : 2352942322
Éditeur : Bragelonne (30/11/-1)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 67 notes)
Résumé :
Dans un siècle à peine, l’humanité s’est débarrassée de la guerre. Mais des vestiges embarrassants subsistent encore, comme les Variantes, des humains génétiquement modifiés, cordialement détestés par toute la population. Les plus inquiétants sont les Variantes 13, ces hyper-mâles cultivés exclusivement pour la guerre.

Carl Marsalis est un de ces ex-soldats génémodifiés. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’arme pour le compte des Nations unie... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  22 mai 2013
Un techno-thriller bourré ultra-efficace et riche de questions sur les préjugés et les ramifications des manipulations génétiques (page 1).
L'auteur nous livre un futur proche, crédible, glauque et assez sombre (encore que la situation déjà existante dans les bidonvilles et favelas ne soit pas de tout repos).
Le roman entier baigne dans une atmosphère froide, brutale, d'une violence réaliste.
Les USA ont fait sécession entre les états de la bordure et La république (surnommée JesusLand). Mars est en cours de colonisation et la terre y envoie régulièrement des colons.
Les manipulations génétiques ont crée des hommes adaptés (physiquement humains mais améliorés sexuellement, adaptés pour le combat...). La plus emblématique : La variante 13, trop dangereuse pour qu'on la laisse perdurer et dont les membres sont soit parqués dans des réserves, soit envoyés sur mars.
Carl Marcialis est un 13 qui cours après les « récalcitrants », pour le compte des pouvoirs en place. Il se retrouve à enquêter sur une succession de meurtres commis par un autre 13.
Nous avons là, un héros noir (il fallait la faire, elle était trop facile), musclé et bien viril (comme les affectionne Morgan, voir son premier héros Kovacs). Un trifouillé avec une vie, un univers bien décrit. Les autres personnages du roman ont également une réelle substance, même ceux destinés à mourir rapidement.
Morgan nous laisser barboter et patauger dans son univers avant de nous en donner les clés à mi-roman (c'est une habitude chez lui). Un peu difficile de se mettre dans le bain au début, mais ensuite l'auteur nous balade de pistes en fausse pistes sanglantes et on est pris dans l'enquête.
Ca taille sévère sur les petits travers humains, puritanisme, racisme, créationnisme, journalisme à sensation et on retrouve bien son profond désamour (doux euphémisme) pour les fanatiques-extrémistes-rigoristes religieux de tout bord.
Conclusion : Un polar bourré de testostérone de d'adrénaline, avec quelques longueurs, mais globalement très distrayant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          792
Apophis
  12 janvier 2016
Petite précision préalable : oui, c'est du Richard Morgan, oui, c'est du biopunk (variante du cyberpunk plutôt orientée génétique, drogues et biotechnologies), mais non, ce roman n'est pas connecté au cycle de Takeshi Kovacs.
L'univers
Terre, début du 22ème siècle. La paix règne, le Proche-Orient et le Moyen-Orient sont pacifiés, la guerre annoncée avec la Chine n'a pas eu lieu, et l'homme (enfin, l'homme… voir plus loin) colonise Mars, sous l'égide d'une surpuissante organisation supranationale, LINCOLN (sauf les chinois, qui font leurs égoïstes dans leur propre coin sur la planète rouge).
Ah, la paix règne ? C'est cool, tout le monde est content alors, tout va pour le mieux donc ?
La réponse est non. Mais la question n'est pas la bonne. Demandez-vous plutôt comment la paix règne, comment l'homme a colonisé Mars…
La réponse est simple : variantes génétiques. En clair, une biotechnologie avancée à permis de créer des variantes améliorées / spécialisées de l'humain normal, dont les Hibernoïdes pour le long voyage vers Mars (humains capables d'entrer en hibernation, comme un ours : c'est pratique, ça permet de consommer moins de nourriture et d'oxygène, et ça nécessite moins de place sur un vaisseau) et surtout les variantes 13 (nous allons en reparler). Au passage, on a aussi créé les Bonobos, humaines « de plaisir » calibrées pour l'appétit sexuel et la soumission.
Signalons que les variantes génétiques ne sont pas le seul aspect biopunk du roman : de l'usage fréquent de nootropiques aux munitions vraiment très particulières du pistolet Haag, qui a une telle place dans l'intrigue, on est vraiment en plein dans ce sous-genre du cyberpunk. Signalons aussi pour boucler ce chapitre une grosse place de la nanotechnologie, et une technologie assez avancée (et complètement dans les limites de la hard-SF, au passage) en général : animation suspendue, nanomatériaux, ascenseurs orbitaux, etc.
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à nos loups d'ailleurs : les « treize », donc, comme on les appelle, sont en gros des corps optimisés pour le combat et des cerveaux d'humains d'avant la civilisation (modifications génétiques permettant le sur-développement de certaines zones cérébrales, rééquilibrage de la chimie du cerveau, endoctrinement dès l'enfance, etc) : en clair, impitoyables, dénués de tout scrupule moral car focalisés sur leur mission, leaders-nés, tueurs-nés. Bref, tout ce que 20 000 ans de vie en communauté et sous la supervision de chefs absolus ont extirpé de l'humain normal. Les treize ont réglé tous les conflits par la force, grâce à des opérations spéciales ayant la précision d'un scalpel ayant extirpé la maladie guerrière de la surface de la Terre. Car aucun humain normal ne peut rivaliser avec un Treize.
Le souci est arrivé ensuite. Les Treize ont du mal à obéir aux ordres. Et les femmes sont folles d'eux (en gros, il suffit qu'ils entrent dans une pièce et c'est l'affolement hormonal instinctif, irrépressible, devant ce super-mâle alpha comme la Terre n'en a plus connu depuis vingt millénaires). Et en plus, ils exerceraient, s'ils s'en donnaient la peine, une attraction irrésistible sur n'importe quel électeur, homme ou femme. Bref, les Treize sont devenus plus que gênants, ils sont devenus dangereux. D'autant plus qu'ils peuvent se reproduire (je le précise car ce n'est pas le cas des lignées améliorées dans tous les univers biopunk).
Tout fout le camp ma bonne dame
Ce n'est pas tout. L'Amérique s'est désintégrée, balkanisée en 3 états différents : la République confédérée (pensez Bible Belt avec un complexe de supériorité), la Bordure (la côte ouest), et l'Union (le reste). Ne vous-y trompez pas, l'explication de cette seconde sécession est bien plus profonde, de la part de l'auteur, qu'une simple nostalgie bourrine pour la première.
Et les variantes posent un nouveau problème : la biotechnologie a évolué, désormais on peut ajouter aux humains un extrasome, un chromosome artificiel dans lequel on peut enficher ou retirer à volonté de nouvelles séquences de gènes codant pour de nouvelles fonctions, ainsi que leurs séquences de régulation. En clair, le codage « en dur », permanent, transmissible à la descendance des anciennes variantes comme la Treize, c'est terminé.
Bref… une nouvelle agence, l'UNGLA, est créée, afin de faire respecter les licences génétiques qui viennent d'être mises en place. Pour un Treize, c'est vivre dans une « réserve » (comme celles des Indiens d'Amérique) comme celle de l'est de la Turquie, par exemple, ou bien c'est l'aller-simple vers Mars. Sauf pour le protagoniste principal du roman, Marsalis, un Treize qui chasse les autres Treize, ceux qui refusent de se plier à la législation en vigueur.
Personnages, Intrigue, Rythme
Vous vous demandez probablement si Carl Marsalis ressemble à Takeshi Kovacs. Pour paraphraser un de mes philosophes préférés, « C'est pas faux ! ». Mais à un Kovacs dénué d'une partie de son humanité, alors. Les autres personnages, protagonistes ou antagonistes, ont une âme, particulièrement Sevgi.
L'intrigue tient, comme souvent chez Morgan, du polar autant que du techno-thriller. Signalons une scène d'introduction particulièrement réussie, mais une fin prévisible. C'est aussi une intrigue à tiroirs, dans la droite ligne du troisième tome du cycle de Takeshi Kovacs : l'auteur dissémine des tas d'éléments dans les trois premiers quarts du récit, et ni les personnages, ni le lecteur ne se rendent compte de rien. Ce n'est que dans le dernier quart que les pièces du puzzle se mettent en place, et on ne peut qu'admirer la vision d'ensemble très cohérente de l'auteur, qui a bien maîtrisé le rythme des révélations.
Mais attention, il y a un impact sur le rythme tout court : c'est lent à démarrer, ça ne monte en puissance que très progressivement, jusqu'à un saut brutal qui dynamise de façon impressionnante le récit (c'est d'ailleurs un long passage très émouvant et très réussi). Au début du livre, passé le prologue (très réussi, lui, je le répète), on se demande même si on est dans un Richard Morgan ou un Peter F. Hamilton : à chaque nouveau chapitre, on nous présente de nouveaux personnages, à tel point qu'on se demande à quel moment on va revoir ceux qu'on connaît déjà et à quel moment l'intrigue va démarrer. Pourtant, une fois le livre bien avancé, sinon fini, on s'aperçoit qu'aucune scène et aucun personnage n'est inutile. Attention, donc à ce faux-(non-)rythme, ce n'est qu'une impression trompeuse, il faut s'accrocher, avancer dans sa lecture, car la suite sera franchement gratifiante.
Style, Thèmes
On retrouve le style typique de Morgan : rentre-dedans, parfois violent, parfois profond, avec toujours ces excellents dialogues. Et toujours ces scènes de sexe très crues. Dans ce roman en particulier, il fait preuve d'une grande sensibilité dans le traitement d'un des personnages, ainsi que dans la description, qui fait froid dans le dos, de l'enfance des Treize.
Les thématiques sont, pour moi, plus riches que dans le cycle Kovacs : racisme, intolérance, place des hommes et des femmes dans la société, religion, virilité, militarisme, identité, les thèmes sont nombreux, profonds, intéressants.
En résumé
Un roman reprenant les meilleurs points positifs du cycle de Takeshi Kovacs (dont il ne fait pas partie), mais plus subtil, plus riche dans ses thématiques. Une structure rappelant celle de Furies déchaînées, précédent roman de l'auteur. Un rythme particulier, lent au début puis furieux dans le dernier quart, mais justifié par le rythme des révélations et la mise en place de l'univers, des personnages et de l'intrigue (n'abandonnez-pas avant la fin, ce serait dommage). de riches thématiques sociétales, de beaux passages caractérisés par une écriture très sensible (oui, oui, c'est bien un Morgan !). Mais je rassure les amateurs de Morgan, on tue et on couche dans tous les sens aussi !
Bref, un roman biopunk à l'univers fouillé, à l'intrigue passionnante (dès qu'elle démarre), aux personnages intéressants, et plus profond qu'il n'y paraît, toujours caractérisé, comme d'habitude avec l'auteur, par des très bons dialogues.
Lien : https://lecultedapophis.word..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Davd
  14 juin 2012
R.Morgan est un auteur de S.F brillant. La trilogie de Takeshi Kovacs était marquante (le deuxième opus étant tout de même plus faible).
Ne vous fiez pas à la pitoyable couverture (le vrai fléau des ouvrages de SF se sont les mauvais illustrateurs), le livre vaut mieux que cela.
Carl Marsalis est le "Black Man", une variante 13, un OGM à (grosses) testicules avec un instinct de survie disparu depuis plus de 12 000 ans, celui des chasseurs-cueilleurs.
Les USA pour assurer leur "PAX AMERICANA" ont, à la fin du XXIème siècle, créé ces supers GI-JOE (et d'autres variantes dont je vous laisse découvrir les "particularités")...avant de prendre peur et de les exiler sur une planète Mars terraformée ou les parquer dans des réserves-prisons.
Carl Marsalis (un ancien exilé martien) est payé pour retrouver ceux qui s'échappent... mort ou vifs.
Et justement, il y a une variante 13 qui vient de revenir sur terre en ayant transformé les autres membres d'équipages en kebab parce que, lui, s'est réveillé quelques mois trop tôt...
Le point fort de la S.F intelligente c'est sa capacité à anticiper les futurs possibles ; qu'ils soient technologiques ou géopolitiques. R.Morgan nous livre une vision d'un monde où la super-puissance nord américaine a implosé : les Etats ne sont plus unis. Les Etats conservateurs de la "Bible belt" ont fait sécession pour se renommer "JesusLand" et devenir le pays rêvé par le Tea Party. La Chine a continué sa montée en puissance et les corporations, dont la toute-puissance LINCOLN, sont des firmes-nations.
Les nano-technologies, la virtualisation et l'ingénierie de la génétique ont atteint des sommets (ou des abîmes). Nous sommes dans les (bons) classiques de la cyber-punk car s'ajoute à tout cela une enquête tortueuse digne des polars hard-boiled avec un héros (sa génétique aidant) bad-ass à souhait (et, oui, j'abuse des anglicismes... mais trouvez-moi les équivalents dans la langue de Musso).
En bref, un excellent roman de cyber-punk avec des aspects prospectifs fascinants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Pyjam
  30 avril 2017
La Terre au début du XXIIe siècle. Le génie génétique a produit des « variantes » humaines adaptées à de nouveaux besoins (la colonisation des planètes) et à d'autres plus anciens (le sexe, la guerre). L'une d'elles est la variante 13 inspirée des mâles alpha de notre époque préhistorique, avant que l'humanité se « féminise » et crée les premières civilisations. Pourvues d'autant d'empathie qu'une kalachnikov, les variantes 13 sont utilisées pour la guerre et autres « sales boulots ». Désormais interdites sur Terre, les variantes 13 sont exilées sur Mars pour les travaux de colonisations. Procréer leur est interdit.
La Fierté d'Horkan est un vaisseau de retour de Mars. L'IA de pilotage s'est mise en sommeil et le vaisseau en perdition s'écrase dans le pacifique. L'équipage et les passagers (tous restés en hibernation) ne sont pas beaux à voir (euphémisme XXL). On soupçonne une variante 13 embarquée en clandestin d'être responsable. Dans les semaines qui suivent, des meurtres mystérieux parsèment l'ancien territoires des USA.
La compagnie de colonisation qui mène l'enquête décide de s'associer à Carl Marsalis, une variante 13 exceptionnellement autorisée à rester sur Terre et dont la mission est de traquer les variantes 13 renégates.
Ce pitch ressemble fortement à celui de Blade Runner. Cependant, l'histoire et le traitement sont très différents. L'intrigue compliquée à souhait et habitée de personnages ambigus est digne de James Ellroy.
La grande qualité de ce livre, outre son histoire, est que les personnages ont l'air vrai et profond, tout comme le contexte, les situations et les dialogues. Un tel degré de réalisme n'est pas courant dans ce genre où les personnages sont le plus souvent superficiels et simplement au service de l'intrigue. Ici, l'essence même de Carl et son expérience de l'existence pousse le lecteur à la réflexion et suscite son empathie. C'est selon moi la preuve que Richard Morgan est un grand écrivain qui sait distraire et faire réfléchir ses lecteurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Suny
  23 octobre 2012
Me revoilou pour une nouvelle chronique livre… ça faisait longtemps hein ? En même temps, quand on se plonge dans un Morgan, faut s'y attendre. C'est dense, c'est complexe, c'est un pavé… c'est sa marque de fabrique ! Résultat, trois semaines pour le mâchouiller, c'est un peu long, oui, des fois j'ai eu hâte que ça se termine, mais… c'était bon !
J'ai eu un peu de mal tout de même à me laisser prendre par l'histoire, mais une fois l'adaptation faite (après la guimauve cucul, c'est pas évident de remettre le neurone en route (faut déjà lui courir après, il était tellement traumatisé qu'il est parti se cacher je te laisse deviner où), je partais déjà avec un certain handicap) on entre en plein dans une intrigue mêlant manipulations génétiques, complots, trahisons, drogue, meurtres, religion, sexe… Bref, un cocktail détonnant. C'est toujours aussi complexe, toujours aussi blindé à la testostérone, avec un rythme toujours aussi endiablé et un style toujours aussi brut et percutant. Pas de doute : c'est bien un Morgan.
On y trouve même, chose que je n'avais pas trouvé auprès de Takeshi Kovacs, ou du moins pas avec cette intensité, de l'émotion, beaucoup d'émotion. Carl Marsalis est un personnage dur et fort, couillu et sans pitié, mais plein d'une humanité touchante. Il est bien malgré lui le porteur d'une critique de ce que notre monde pourrait devenir et est même déjà devenu, qui prend tout son sens dans les dernières page, avec une puissance déconcertante et beaucoup de justesse.
Enfin, il y aurait beaucoup de choses à dire au sujet de cet ouvrage, plus encore, à mon goût que de la trilogie Takeshi Kovacs, mais tu sais bien, à force, que les seules choses que je sais décortiquer correctement se bouffent, je ne m'y essaierai donc pas ici. Alors je dirai juste, pour conclure, que j'ai découvert ici, en quelque sorte, un autre Richard Morgan, qui écrit bien sûr des trucs de taré (ça, ça change pas), mais qui sait aussi y mettre un peu de douceur (à sa manière). Même si ce n'est pas ce que cherchent ses lecteurs, c'est une bonne surprise, et ça le fait remonter encore un peu parmi mes auteurs à suivre…
Lien : http://jaimeleslivresetjensu..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   31 août 2014
Le complexe Haag ravage le système de Sevgi comme le vide sidéral qui s'infiltre par la coque déchirée d'un vaisseau. Les cellules se brisent, déversent leurs fluides vitaux. Les débris dérivent, son système immunitaire chancelle, se vidange désespérément, se cramponne aux renforts antiviraux que Standford lui a injectés, et pourtant il n'est pas de taille. Ses poumons commencent à se remplir. Ses fonctions rénales ralentissent, et il faut les stimuler de manière artificielle pour que ses reins n'explosent pas. Des tubes qui entrent et qui sortent. L'écoulement des déjections de son corps commence à la faire souffrir.
Elle a de plus en plus de mal à penser clairement sur le long terme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
fnitterfnitter   06 avril 2014
Il paraît que c'est un jardin, d'ailleurs marmonna-t-elle.
Le paradis, je veux dire. Un jardin plein de fruits et du bruit de l'eau.
Et de vierges, non ? Soixante-dix vierges chacun, un truc comme ça ?
Pas pour les femmes. Et puis, ce n'est que pour les martyrs. (Elle fit la grimace.) Et puis, c'est surtout des conneries. De la propagande islamiste post-coranique pour abrutis du désert. Aucune personne douée d'intelligence dans le monde musulman moderne ne croit plus à ces conneries. En plus, les vierges, c'est très surfait. Il faut tout leur apprendre. c'est comme coucher avec un mannequin de vitrine dont les circuits ont grillé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          252
fnitterfnitter   06 avril 2014
L'entrave de la liberté est un outil social puissant, qu'il faut déployer en conséquence avec sagesse et mesure. Il est donc vital de faire la part des choses entre les paramètres réels et très complexes de ce qui est socialement nécessaire, et les exigences simplistes et émotionnelles d'une hystérie populaire croissante. Sans cette distinction, les conséquences pourraient être déplaisantes.
Commenter  J’apprécie          243
fnitterfnitter   03 mai 2014
Nous avons eu Sevgi parce qu'à l'époque, on nous disait qu'avoir un enfant nous réunirait. (Une grimace). C'est un étrange article de foi, la conviction que des nuits sans sommeil, sans sexe, un revenu amoindri et le stress constant de prendre soin d'une vie impuissante pourrait alléger la pression qui pèse sur une relation déjà tendue.
Commenter  J’apprécie          270
fnitterfnitter   16 mars 2014
Contre l'inconfort de la vérité, il n'y a qu'un seul refuge, celui de l'ignorance. je n'ai pas besoin de confort, je refuse de me réfugier. J'exige de savoir.
Commenter  J’apprécie          400
Video de Richard K. Morgan (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard K. Morgan
FrozenTiVi - Episode 8 : Richard Morgan
autres livres classés : cyberpunkVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2090 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
. .