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Germaine Delamain (Traducteur)René Lalou (Préfacier, etc.)
EAN : 9782290324424
666 pages
J'ai Lu (02/11/2004)
3.88/5   24 notes
Résumé :
Pour ne pas être tenté d'espérer davantage, il fixa son regard sur les lèvres de la jeune fille et sur ses yeux, pendant qu'elle parlait ; il s'aperçut combien il gagnait facilement sa confiance, et en ressentit ce mélange de plaisir et d'ennui qu'on éprouve devant un adversaire trop fragile, sans défense.»Quand la vie est si courte, pourquoi s'embarrasser de règles sociales qui nous empêchent d'être heureux ? Mais comment savourer son propre bonheur, s'il fait souf... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
StCyr
  14 janvier 2013
Charles Morgan a connu une certaine célébrité en France dans les années 30, mais force est de constater que le temps l'a relégué dans l'oubli des bibliothèques poussiéreuses de nos grands-parents. Parfois la postérité répare et rectifie les injustices, d'autre fois elle atténue et renvoie certaines gloires dans l'ombre.
Sparkenbroke est le personnage éponyme du roman, c'est un lord, artiste à la recherche de l'extase réunissant en son sein l'art, l'amour et la mort, en une vue platonicienne de l'existence. C'est tout naturellement qu'il s'attelle à une réécriture du mythe de Tristan et Yseult, où l'amour et la mort sont si étroitement liés. Sa réputation dans la société puritaine anglaise des années 20 est celle d'un écrivain et poète de talent, certes, mais au moeurs dissolues. Au fil de rencontres fortuites sur son domaine, il fait la connaissance de Mary, femme sensible, aux principes sains et solides; ils s'aimeront d'un amour qui ne sera jamais charnellement consommé.
La difficulté que j'éprouve à écrire une critique, est à la hauteur de l'ennui profond que j'ai enduré à la lecture de ce roman. En fait, je ne suis jamais rentré totalement dans l'histoire, exilé que je fus de mon pays favoris qu'est la lecture, perdu dans un purgatoire d'indifférence et de lassitude, j'ai subi. N'étant pas adepte de l'abandon d'un livre en cours, j'ai bu le calice jusqu'à la lie; la prose m'a semblé lourde, indigeste, et j'avoue que l'édition de 1947 n'a fait qu'accroître le déplaisir.
Moralité : nos ancêtres ne lisaient pas que des chefs-d'oeuvre...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
StCyrStCyr   13 janvier 2013
Ils arrivaient au pied du remblai intérieur des remparts. Un banc se trouvait placé en retrait du chemin qui descend la côte, en face de deux petits lions de marbre, fragments d’un escalier démoli. Une patine lustrée de vieil ivoire éclairait leurs flancs et les rainures de leurs crinières; Sparkenbrooke en observa les lueurs gaufrées, en songeant que les choses inanimées sont les miroirs de la vie du spectateur : elles changent sans cesse, comme lui; à chaque rencontre elles paraissent nouvelles, sinon c’est le spectateur qui reste inerte. Ces lions semblables à des jouets, sont transformés parce que Mary est ici, se dit-il. Jamais jusque là je ne leur ai trouvé de personnalité, et à partir d’aujourd’hui ils ne cesseront d’en avoir; ce sont des compagnons qui écoutent, éveillés par elle, et qui savent qu’un jour, je passerai ici et me dirai : c’est à cet endroit que nous étions assis, elle et moi.
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StCyrStCyr   08 janvier 2013
Sous le choc d’une œuvre d’art, nous passons par une sorte de conversion. Notre raideur fond, notre cours reprend; nous avons la sensation, plus qu’à aucun autre moment, d’une prolongation en nous, comme si on nous donnait des yeux pour contempler le fleuve en amont et en aval, bien au delà de cette petite fraction qui est notre part de vie en ce monde.
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FabienneCarpentierFabienneCarpentier   21 février 2016
Qui se lamente ? Un imbécile aux yeux mortels
Ose pleurer Sparkenbroke ?
Pleure sur ton propre exil, non sur ma vie.
Avec la Terre pour mère, le Sommeil pour femme,
Ici dans la matrice l'hiver est printanier.
Qui s'attarde ? Un Imbécile. Qui frappe ? Un Roi.
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StCyrStCyr   14 janvier 2013
Oublier c’est tuer, se souvenir c’est recréer; et l’art de la vie consiste à s’accorder avec ses changements, en sorte qu’une perte , tout en restant une perte, n’est pas un corps en décomposition enfoui dans la terre, ou attaché à l’être captif, mais un principe permanent qui inspire l’homme libéré;
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StCyrStCyr   14 janvier 2013
Il ne faut s’accrocher à aucune chose à cause de sa valeur propre, car sa valeur définitive n’est atteinte que par son abandon. La perte des choses passées ne saurait exister : ou bien elles ont atteint leur degré de perfection et ne doivent pas être pleurées, ou bien elles sont incomplètes et la nature les rejette
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