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EAN : 9791028120931
624 pages
Éditeur : Bragelonne (17/03/2021)
3.98/5   45 notes
Résumé :
Hakan Veil est un ex-agent de sécurité haut de gamme, dont le corps équipé de technologies militaires fait de lui une véritable machine à tuer. Ses anciens employeurs l'ont abandonné sur une planète Mars troublée, où les institutions terriennes se battent pour l'argent et le pouvoir sur fond de luttes d'indépendance. Mais Veil rêve de retourner sur Terre – ce que lui offrent les autorités terriennes, s'il accepte d'assurer la protection de l'une de leurs employées. ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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fnitter
  09 avril 2020
Ex agent de sécurité de premier ordre, génétiquement programmé pour être un combattant bien badass, Hakan Veil a été « délaissé », abandonné sur Mars. Et il se retrouve au centre d'une machination qui pourrait bien faire trembler toute la planète.
D'habitude, on patauge un peu dans les romans de Morgan, mais là, j'ai trouvé l'univers très lisible (et qu'on ne vienne pas me dire que c'est parce que c'est le même que celui de black man que j'ai lu il y a 7 ans et où j'avais bien ramé au début. D'abord, cela se passait sur Terre et ensuite ma mémoire me fait défaut.
Ce qui est sûr avec l'auteur, c'est que ses héros sont tous un peu les mêmes, plein de testostérone, mais avec un cerveau malgré tout.
Ici on fait le mix avec Kovacs (Carbone modifié, désormais célèbre grâce à Netflix), Sven des Aux' de Gunn (pour l'aide précieuse de son flingue intelligent) et Alicia de Vries (dans la voie des furies de Weber, ou l'IA vaut bien la furie Tisiphone).
Un cyber thriller, cyberpunk, dans un style très «relâché », qui ne néglige pas une ou deux scènes de sexe bien crues dignes d'un SAS d'antan, dans un univers où forces de l'ordre corrompues, politiciens véreux et Mafia ou truands de plus petite envergures cohabitent joyeusement sur fond de misère sociale. LA VIE quoi…
Ça défouraille, ça baise, gros flingues et belles pépés sur un scénario bien foutu dans un univers bien construit et convainquant. Que demander de mieux ?
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Ogrimoire
  11 mars 2021
En quatrième de couverture, est repris un commentaire paru dans le Los Angeles Times, qui évoque « de l'action digne d'un thriller dans un décor cyberpunk ». Paradoxalement – ou non -, moi, ce livre m'évoque plutôt un western futuriste, une conquête de l'ouest science-fictionnelle. Mais, en réalité, c'est peut-être la même chose !
La planète Mars nous est en effet présentée comme la Haute Frontière, qui n'est pas sans rappeler la Frontière chère aux colons américains partis prendre possession de la côté Ouest des États-Unis. On y retrouve les mêmes populations : des aventuriers, venus trouver aux confins du monde connu ce surcroît d'adrénaline, et, surtout, une hypothétique fortune ; des désespérés qui, sans espoir sur Terre, ont rêvé d'un monde meilleur ; des hommes durs au mal, prêts à tout pour conserver leur liberté ; des femmes qui, ici ou là-bas, n'ont que leurs charmes pour survivre… Et tout cela marine, macère, grouille, au profit de quelques privilégiés : politiques, tenanciers de salles de jeu ou de bordels, marshalls chargés de faire respecter la loi… au moins celle du plus fort !
Hakan Veil est comme un poisson dans l'eau dans ce magma : il court après l'argent dont il a besoin pour payer le loyer de la cellule qu'il occupe, vendant la seule chose dont il dispose, son incroyable capacité à la violence. En effet, il a été « augmenté » à l'aide de diverses technologies militaires, ce qui lui donne l'avantage sur la plupart de ses adversaires. Et, quand il « chauffe », il cherche l'apaisement entre les cuisses de sa voisine, Ariana, danseuse et prostituée.
Violent et cru, ce livre nous emmène en réalité en terrain connu. Car c'est de l'humanité qu'on nous parle. Dans laquelle chacun cherche à s'en sortir comme il peut ; dans laquelle les puissants tentent, à coup d'intrigues et de coups fourrés, d'asseoir leur pouvoir ; dans laquelle les gros poissons peuvent toujours se faire dévorer… par un plus gros poisson qu'eux !
La science-fiction, elle, passe à la fois par le décor – on est quand même sur la planète Mars, hein ! -, et par les dispositifs qui font que les hommes sont « augmentés ». La plus belle trouvaille, à mon goût, ce sont ces « lorgnons », dispositifs qui, couvrant un oeil, permettent d'accéder à de l'information. Et, comme dans la citation figurant en haut de cette chronique, la courtoisie veut que, lorsque l'autre enlève son « lorgnon », renonçant à connaître votre rythme cardiaque, votre tension artérielle – et donc à être capable de décrypter vos sentiments -, vous fassiez de même. Cela m'a rappelé, dans une moindre mesure, ce que nous vivons avec les masques en ce moment : ce dispositif qui s'impose à nous, nous devons apprendre à vivre avec, en même temps qu'avec les autres…
J'ai également trouvé particulièrement malin l'idée des « mouches », ou insectes volants qui viennent vous piquer pour transmettre les mises à jour des différents logiciels que chacun porte en lui. Avec la tentation permanente de les écraser comme des insectes, l'image est vraiment bien trouvée… tout en faisant parfaitement froid dans le dos. Car, oui, déjà nos téléphones et nos ordinateurs sont en mise à jour quasi permanente, mais le jour où ce sera nous…
Hakan Veil, dans tout cela, parvient même à nous être sympathique. Un peu comme un redresseur de torts, sur le modèle de tous ces héros qui ne savent pas à quoi ils s'attaquent et se retrouvent contraints de déplacer des montagnes.
Ce n'est pas forcément à mettre entre toutes les mains – les scènes de violence, comme celles de sexe, sont explicites -, mais c'est, comme un bon western, un moment un peu régressif, pas du tout désagréable !
Lien : https://ogrimoire.com/2021/0..
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culturevsnews
  13 mars 2020
Tout comme "Altered Carbon", celui-ci est un grand mélange de détective noir et de cyberpunk dans un monde dystopique. Au lieu d'envoyer un détective sur des planètes lointaines en transportant une personnalité numérique dans un corps récepteur, la future technologie mise en scène ici sur une Mars coloniale et terraformée est dans le domaine de la bio-ingénierie, des implants d'intelligence artificielle et des nanotechnologies. Au lieu de Tak dans la série précédente, notre héros similaire ici est Hak, diminutif de Hakan Veil, et il est une arme incarnée.
Veil a été génétiquement modifié pour augmenter ses capacités physiques (comme la vision nocturne et les modes de combat à haut indice d'octane) et a été implanté dès son enfance avec une IA de niveau militaire embarquée avec laquelle il peut dialoguer en interne et interagir grâce à des écrans analytiques projetés sur sa rétine. Cet investissement a été réalisé par une méga-corporation, Blond Vaisutis, spécialisée dans la sécurité des entreprises, une sorte de Haliburton du futur. Pendant vingt ans, Veil a travaillé pour eux en tant qu'"agent de contournement", un agent polyvalent pour l'espionnage, les opérations secrètes et les contre-mesures violentes à toute menace de pirates, d'insurrections ou de gouvernements locaux arrogants à l'encontre des entreprises rentables. Mais il a commis une erreur coûteuse qui a fait des morts et a exposé l'entreprise à une exposition politique défavorable, pour laquelle il a été licencié et exilé sur Mars. Là-bas, il lutte contre la pauvreté pour utiliser ses talents dans le cadre de contrats privés.
Sa constitution cybernétique exige que Veil soit en hibernation pendant quatre mois sur un an. Il a pu acheter une ancienne nacelle de sauvetage avec unité d'hibernation installée dans un bloc vivant de nacelles pour les pauvres de la métropole Bradley (un peu comme la nacelle de Bruce Willis dans le film "le 5eme Élément"). Lorsqu'il est ranimé, il court "à chaud", ou sur un déclencheur à cheveux, pour trouver des solutions violentes, ce qui fait partie de sa programmation pour une action décisive comme lorsqu'un vaisseau de société est attaqué. Ainsi, notre super-héros déchu prend un aspect un peu caricatural à la Hulk. Son IA à bord, "Ris", tente de l'orienter vers un comportement plus stratégique et plus sûr, avec des provocations sarcastiques et des harcèlements ironiques, mais "sa" conception militaire.
Notre première expérience avec Veil au réveil de l'hibernation est le meurtre audacieux d'une figure du crime organisé qui a tué une femme qu'il avait sauvée des dommages collatéraux lors de son dernier travail. Peu de temps après, il se détend en faisant l'amour avec une voisine dans sa résidence de "Pod-Park Heaven". La violence d'une vengeance grossière et le fait de se vautrer dans le sexe brut nous met sur un chemin tortueux vers quoi ? La phase suivante m'a rapidement fait pousser les "ucks" et les "icks" et m'a fait décoller pour un tour de "wow". Comme dans les romans policiers noirs de James Ellroy à Los Angeles après la guerre, j'avais envie de prendre une douche à la fin de la course, mais je devais néanmoins courir à travers les pages.
L'élément cyberpunk gibsonien satisfaisant du récit provient de la froideur de notre héros face à toutes les factions corrompues auxquelles il doit faire face et de la reproduction du "Sprawl" de son prédécesseur, le ventre urbain richement détaillé et multiculturel d'un monde de chien-mangeur dans un avenir de haute technologie. Un agréable retour dans la jungle humaine a si bien capturé la prise du film "Blade Runner" de P.K. Dick. A découvrir
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Lenocherdeslivres
  03 avril 2021
De la baston, du sexe, tout cela sur la planète rouge ! Richard Morgan nous revient en pleine forme avec son héros chargé au maximum dans un roman noir sur fond d'espace.
Un polar sur Mars
Thin Air possède toutes les caractéristiques du roman noir classique : le héros, Hakan Veil, est un looser, à la forte force de persuasion. Il faut dire qu'il est a été créé pour des missions en milieu hostile, dans l'espace. Il passe un partie de sa vie en hibernation. le reste du temps, il est réveillé pour récupérer un vaisseau, mettre fin à une révolte, toujours de façon définitive et expéditive. Dans Thin Air, il doit mener une mission dont il ne possède pas toutes les clés : protéger une femme, Madison Madekwe, qui vient de la Terre, plutôt en froid avec la société martienne qui clame sont indépendance. La femme, justement, fatale à souhait : au premier regard, c'est le coup de foudre absolu, physique, brutal. Une policière grande gueule, aux blagues qui feraient rougir même un vieux sergent. Des forces en présence nombreuses, puissantes, et qu'on découvre au fil des pages. Des bas-fonds crades et puants, à la faune hybride, méfiante, violente. Un vrai polar noir et crasseux, donc, mais sur Mars. Crasseuse et puante, la plupart du temps.
Un nouveau monde ?
La terraformation de Mars est en cours. À présent, dans la Vallée, on peut respirer sans scaphandre ou autre combinaison pressurisée. Mais tout semble plus ou moins à l'abandon. Les ouvriers qui sont venus de la Terre, avec comme seul attente leur retour sur la planète bleue, ont fini par adopter leur nouvelle patrie. Mais ce n'est pas le cas des investisseurs. le rythme des constructions a ralenti, les coins sombres et lugubres se sont multipliés. le pouvoir s'est partagé : la police à un endroit, les marshalls à un autre, les truands un peu partout
et les Chinois de l'autre côté d'une frontière tacite. Et, chapeautant tout ce petit monde, les grandes entreprises, les zaibatsu (cela faisait longtemps que je n'avais pas lu ce terme). Pourries, comme de bien entendu, soumises à la tyrannie du profit. Ce thème était déjà bien présent dans Market Place (que vient de rééditer Bragelonne) : la domination de grands groupes qui se moquent comme d'une guigne des gens du peuple. Et donc d'un ex-agent de sécurité comme Hakan Veil, tout juste bon à remplir des missions en fermant sa gueule.
Du sang et du sexe
Pas à toutes les pages, hein ? Mais quand il castagne, Veil, il castagne. Et ça gicle vraiment. du sang, des morceaux de cadavres, des visages cramés à l'acide. Il n'y va pas avec le dos de la cuillère. Plutôt avec une fourchette bien affûtée plantée dans l'oeil jusqu'à la cervelle. Et pour le sexe, ça gicle aussi. Les langues s'agitent, les orifices s'ouvrent, les fluides se mélangent, odorants. Mais, même si c'est très descriptif, ce n'est pas gratuit. Ces scènes s'insèrent parfaitement dans l'histoire. Et renforcent le côté tragique du personnage principal. Car Veil est un héros de tragédie : il est cerné par la mort et l'amour lui semble refusé en permanence. Comme le bonheur.
Un divertissement solide
Thin Air, c'est de la bonne : de l'action, mais bien construite, avec un vrai décor, bien solide, bien décrit, bien vivant ; des inventions dignes du cyberpunk, avec ses personnages quasi reliés aux machines, ces mouches qui vous piquent pour vous mettre à jour, ces insectes qui construisent les immeubles, les lorgnons qui permettent de se connecter ; une intrigue aux multiples ramifications, pas toutes tracées dès le début. Alors on met la musique à fond et on fonce, manette au maximum !
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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Apophis
  17 novembre 2018
Dans Thin air, situé dans le même univers que Black Man / Thirteen mais qui peut se lire sans problème de façon tout à fait indépendante, Morgan fait certes du Morgan (Veil n'est qu'une troisième itération de l'ex-supersoldat badass, après Kovacs et Marsalis), mais il le fait en mode 2.0 : meilleurs personnages secondaires, intrigue d'une richesse impressionnante, worldbuilding au top, style toujours aussi rentre-dedans et efficace. Bref, que vous aimiez déjà ce que propose l'auteur ou pas, vous auriez tout intérêt à jeter un coup d'oeil sur ce livre, qui mêle roman noir, biopunk et western de l'espace en un mélange harmonieux, sur une planète Mars où la corruption, les corporations, les biotechnologies et le concept de « Nouvelle frontière » règnent en maîtres.
Ce qui précède n'est qu'un résumé : retrouvez la critique (beaucoup plus) complète sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   10 avril 2020
(…) A croire que les gens adorent les révolutions, les coups d’État. Sauf quand ce sont leurs gosses qui se font buter dans la rue faute de respecter le couvre-feu.
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fnitterfnitter   11 avril 2020
En période de crise, on ne peut pas compter sur la chance, mais quand elle arrive, il faut la presser comme un citron.
Commenter  J’apprécie          290
OgrimoireOgrimoire   11 mars 2021
– J’imagine. (Elle retira soudain son lorgnon et le posa sur la table. Puis elle s’enfonça dans son siège, m’étudiant avec un intérêt évident). Ça vous manque, tout ça ?

Lorsqu’une personne ôtait son lorgnon dans ce genre de contexte, la politesse exigeait que l’on fasse de même. Il s’agissait d’une invitation à plus d’intimité, à rompre avec les normes du quotidien. Je rangeai mon lorgnon dans ma veste et me composai un sourire amène. Choc muet de nos regards nus. La bouche de Madekwe trembla sous l’impact.
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fnitterfnitter   12 avril 2020
Avec les êtres humains, utiliser des solutions simples est simplement impossible.
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LenocherdeslivresLenocherdeslivres   28 mars 2021
Il devenait possible de contempler le véritable ciel martien : un dôme couleur safran délavé, parsemé en haute altitude de rares nuages de terraformation, et percé à l'est par un petit soleil pâlichon.
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Videos de Richard Morgan (5) Voir plusAjouter une vidéo
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L'excellente chaine Youtube Nexus VI parle de la différence entre le roman et l'adaptation en série : "Altered Carbon"
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