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ISBN : 2820302351
Éditeur : Kazé Editions (17/11/2011)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 62 notes)
Résumé :
Si je ne peux pas mourir, je n'ai alors pas d'autre choix que de vivre".
Hospitalisé après une tentative de suicide, Sei se réveille sur une île coupée de la civilisation où la société japonaise exile les suicidaires récidivistes. Avec ses compagnons, tous plus fragiles et torturés les uns que les autres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement hostile et trouver en lui-même la force de tenir bon, coûtent que coûte.
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  05 février 2013
Le gouvernement japonais ne veut plus supporter les frais de soins et d'hospitalisations des suicidaires récidivistes. Aussi a-t-il été décidé de les déporter sur une île : Suicide island. Sans aucune ressource, abandonnés dans une nature hostile, ils sont désormais livrés à eux-mêmes, sans plus aucun lien avec leur pays d'origine où ils ont été rayés des registres de l'Etat civil. Sei est l'un d'entre eux. Quand il se réveille sur cette île inconnue, il s'interroge : doit-il essayer d'en finir une fois pour toute ou faut-il lutter pour survivre?

Le suicide, un sujet délicat et dérangeant pour un manga à l'ambiance glauque, voire malsaine. Les exilés réagissent de façon différente à leur nouvelle situation. Certains choisissent de se jeter du haut d'une falaise, d'autres restent apathiques et d'autres encore se démènent pour trouver des vivres et un toit, amorçant ainsi un début de volonté de vivre en contradiction avec la raison de leur présence sur l'île. Mais ils sont totalement seuls au monde et les règles qui régissaient la société dont ils sont issus n'ont plus cours. Les menaces, le vol, le viol sont possibles car demeureront impunis. Certaines scènes sont donc à la limite du supportable, tant elles sont vulgaires, dans les mots et dans les dessins. Ces derniers ne sont d'ailleurs dans l'ensemble pas terribles. Les personnages se ressemblent tant qu'il est souvent difficile de les différencier, ce qui nuit à la clarté de l'histoire.
Il y a sans doute un but caché derrière tout cela. le gouvernement souhaite peut-être leur redonner la volonté et la force de vivre; ou alors ils sont les cobayes d'une expérience scientifique, ou autre chose, peu importe, ce premier tome n'est pas suffisamment convaincant pour donner envie de connaitre la suite.
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manU17
  15 mars 2013
Le gouvernement japonais a décidé de ne plus assumer les frais d'hospitalisation des personnes ayant fait des tentatives de suicides. Sei, jeune homme qui vient justement de faire une nouvelle tentative, se retrouve parachuter sur une île bien étrange, Suicide Island…
Il s'y retrouve en compagnie d'autres hommes et femmes qui ont tous cette triste particularité en commun d'avoir tenté de mettre fin à leurs jours. Cette île semble avoir été habitée auparavant puisque s'y trouvent quelques cabanes, près d'un petit port désaffecté, mais aucune autre trace de vie humaine.
La lutte pour la survie commence. La faim, premier vecteur de cohésion, va les rassembler, entre cueillette de plantes comestibles, de fruits, et pêche en mer grâce aux filets retrouvés dans les cabanes de pêcheurs.
Cette micro société, sans loi ni règle, s'organise dans la douleur, entre tentatives de viols pour les femmes et agressions pour les hommes. Certains choisissent de se donner la mort, cette idée ne les ayant jamais vraiment quitté. D'autres, dont Sei, semblent retrouver dans ce nouvel environnement, une étincelle, comme une lueur d'espoir mais le risque de rechute n'est jamais bien loin…
Suicide Island… Et s'il y avait une vie avant la mort ?...

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Cirilai
  30 mars 2012
Avant toute chose, je tiens à remercier Babelio dans le cadre de son opération Masse Critique et les éditions Kazé pour ce beau partenariat.
Une fois de plus, je m'aventure dans un domaine inconnu et une fois de plus le bilan est plutôt positif.
En effet, grâce à ce partenariat, je découvre un nouveau genre littéraire pour moi qu'est le manga. J'en connaissais l'existence bien entendu mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de pouvoir en lire.
Et voilà que cette lacune vient d'être réparée. Après tout, les partenariats sont l'occasion de sortir des sentiers battus et j'aime bien me lancer dans de nouvelles expériences littéraires.
Tout ça pour dire que mon humble avis sera celui d'une novice et que je m'excuse d'avance pour les éventuelles bêtises que je pourrais écrire.
Mais assez de blabla et entrons maintenant dans le vif du sujet. J'ai reçu le livre ce matin et je l'ai lu en un petit après-midi, donc c'est dire à quel point la lecture est facile et rapide. J'ai découvert par la même occasion que les mangas se lisent de droite à gauche, aussi bien au niveau des pages, que des vignettes et même des bulles. Ce petit détail a son importance et une fois la surprise passée, on s'y habitue très vite, en tout cas ça a été le cas pour moi.
Commençons par le sujet en lui-même. L'auteur a choisit de traiter là un sujet assez difficile, le suicide. Il est toujours délicat d'aborder ce type de sujet et je me demandais comment il y parviendrait, surtout dans ce format. Eh bien je dois dire que je suis assez surprise et dans le bon sens du terme. L'histoire commence avec un jeune homme qui a tenté plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Et nous découvrons avec stupeur que dans cette hypothèse, le Gouvernement japonnais a décidé d'employer une méthode radicale face à ce comportement qui lui coûte de plus en plus cher. Ces personnes sont envoyées sur une île (déserte?) appelée l'île du suicide tandis qu'ils seront rayés de l'état civil japonnais. de cette situation d'une cruauté sans nom va naître la rencontre du personnage principal, Sei, avec d'autres personnes suicidaires, tous parachutés sur cette île sans comprendre ce qui leur arrive. de là, ils devront alors choisir entre faire de leur mort civile une réalité ou se battre...pour vivre.
Au fil des pages, on s'interroge vraiment sur le but de cette île car nos personnages vont réagir bien différemment face à cette situation. Cette île les poussent dans leur retranchement et l'effet de groupe va aussi jouer dans leur manière d'aborder les choses. Sei nous offre, à travers ses pensées, tout un éventail de questionnements mais qui sonnent incroyablement justes. Certes, il se pose ces questions parce qu'il a fait une tentative de suicide mais sans en arriver là, ce sont des questions qui nous touchent tous.
J'ai trouvé ses réflexions très intéressantes et c'est un aspect que j'ai beaucoup apprécié.
A travers ce manga, l'auteur explore les réactions humaines dans ce qu'elles peuvent avoir de plus complexes face à notre conception de la vie et ce qui fait que nous sommes si particuliers face aux autres espèces de la terre. Il montre une certaine lucidité et j'ai apprécié cela.
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue et pour résumer je ne m'attendais pas à cette richesse de réflexion. Ce fut une excellente surprise.
Passons maintenant à la forme. Les dessins sont réussis, bien que je n'ai pas de point de comparaison avec d'autres mangas. Je suis moins fan du noir et blanc parce que j'aime plutôt les couleurs vives dans les BD, ça m'attire plus. Néanmoins, rien de rébarbatif et cela ne nuit pas à l'histoire.
Ce que j'ai un peu moins aimé, ce sont les expressions des personnages, trop peu diversifiées à mon goût. On voit beaucoup d'étonnement dans les dessins alors que cela n'est pas toujours justifié. Il m'a manqué un peu plus de nuance dans les expressions de visage des personnages. J'ai aussi eu du mal avec les onomatopées qui ne m'ont pas toujours beaucoup parlé. Il est vrai que j'en ai peu l'habitude mais dans ce manga j'ai été plutôt imperméable aux sons que l'auteur a essayé de faire passer.
Voilà, je crois que j'ai détaillé les points essentiels à mon sens. Pour finir et pour condenser mon ressenti sur cette lecture, je dirais que j'ai apprécié l'histoire et la rapidité de lecture. Je pense même que je me laisserais tenter par le tome 2, si j'arrive à diminuer ma PAL. Que vous soyez amateur ou non de mangas, je conseille cette lecture à tous ceux que le sujet intéresse parce qu'il est traité d'une manière très surprenante et très juste.
Lien : http://sweetsblog-homesweeth..
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Mladoria
  19 février 2015
Dans une société où les dépenses en faveur des soins et de la réinsertion des personnes suicidaires est devenue trop importante, une solution est trouvée : exiler les récidivistes sur une île déserte, "l'île du suicide". Devant ce mythe urbain devenu réalité pour Sei, ce dernier, solitaire essaie malgré tout de survivre dans cet environnement hostile où il faut chercher à vivre malgré tout, se nourrir, voir demain. La cohabitation n'est pas évidente.
Un premier tome qui installe le contexte. Des personnages torturés, des graphismes d'un réalisme parfois macabre servent une intrigue qui m'a fait pensé à Battle Royale dans son contexte insulaire. L'ambiance de ce manga est très glauque avec son lot de situations déviantes, propres à une société sans lois : viol, bagarre, soumission, domination, conflit et découragement.
C'est un manga original même si, pour l'instant, on ne sait pas trop où l'auteur veut en venir et s'il va s'agir d'une énième histoire de survival. le parti de traiter de personnages suicidaires est inédit dans un milieu où il faut survivre, le psychisme torturé de ces jeunes est très bien retranscrit. le leitmotiv de la plupart est : nous voulons mourir mais pas ici. Sei le personnage central nous donne une note d'espoir à la toute fin de ce premier tome, serait-il en train de reprendre goût à la vie ?
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glow
  22 mars 2012
Et si le Japon décidait d'expatrier tous ses suicidaires récidivistes sur une île déserte ?
Nouveau seinen publié aux éditions Kazé en novembre dernier, Suicide Island nous offre le portrait dérangeant et cruel d'une société pas si surréaliste qu'il n'y paraît. Il s'agit du premier manga paru en France créé par le trio Kouji Mori, Kenji Iked a et Ryôta Iguchi.
« Si je ne peux pas mourir, je n'ai pas d'autre choix que de vivre »
C'est ce que se dit le jeune Sei, un jeune homme d'une vingtaine d'année qui a déjà tenté de se suicider plusieurs fois après avoir été transféré sur «l'île du suicide ». Beaucoup de gens pensent que c'est une légende urbaine… mais pour les suicidés ratés de la société nippone, le mythe va devenir réalité.
C'est ainsi qu'une vingtaine de personnes sont débarquées sur la fameuse ile. Ils sont libres de faire ce qu'ils souhaitent : ils peuvent se jeter du haut d'une falaise ou essayer de survivre dans ce nouvel environnement qu'importe, puisqu'ils ont étés supprimés des registres d'Etat Civil.
Alors que vont-ils faire de cette opportunité ? Mettre enfin fin à leur jours ? Essayer de survivre ? de créer une nouvelle société ? Ou de revenir à leurs instincts les plus primaires ?
Vivre est-il un signe de faiblesse ?
La plupart des suicidaires récidivistes déposés sur l'île avec Sei ont en tout cas fait le pari fou d'essayer de survivre dans cet environnement qui, même s'il n'est pas hostile, n'est pas non plus convenable pour vivre. Chaque minute qui passe est une petite lutte contre la mort, la faim et la soif guettant les plus faibles d'entre eux…
Outre ces problèmes de premier ordre, les « survivants » vont devoir édicter leurs propres règles s'ils veulent pouvoir vivre en communauté… et c'est là que les travers les plus lugubres de l'homme font surface. Pervers refoulés, témoin passif d'horreurs, victime démunie… âmes sensibles s'abstenir. L'ambiance dépeinte est ici angoissante, malsaine, mettant à mal le lecteur.
La psychologie des personnages a ici une place prépondérante, et pour cause, leur vie dépend de leur capacité à s'accepter mutuellement. Et même s'ils ont en commun les affres de la souffrance, certains sont prêts à se libérer prenant le rôle à la fois craint et convoité du tortionnaire…
Ce premier tome introductif est donc très réussit, aussi bien pour son intrigue que pour son atmosphère sous haute pression (où l'on ne peut s'empêcher de ressentir la forte influence de Battle Royale). L'oeuvre est aussi un moyen de critiquer la société japonaise, pour tous ceux qui « ne rentrent pas dans le moule » de cette dernière. le seul reproche que l'on pourrait faire est au niveau du dessin des personnages. Certains ont des traits si semblables qu'il est facile de les confondre, perdant un peu le lecteur dans les dialogues et les enjeux.
A la fin de se premier tome, nombre de questions restent sans réponse et surtout de nouvelles surgissent. Sont-ils réellement ignorés pour toujours par la société ? Sont-ils seuls sur l'île ? Peut-être sont-ils les cobayes d'une expérience gouvernementale ? ou autre chose encore ?
En tout cas, Suicide Island est une curiosité qui séduira tout amateur d'huis-clos et de psychologie humaine poussée dans ses plus sombres retranchements. Cette nouvelle série est à classer entre Battle Royale et Sa majesté des mouches (ou Lost, pour comparer avec une oeuvre cinématographique). A lire d'urgence ! le second tome paraîtra le 22 février, affaire à suivre très bientôt donc !
Lien : http://glowmoonlight.unblog.fr
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critiques presse (8)
ActuaBD   24 février 2012
Ce premier tome signé Kouji Mori est une véritable réussite. Au fil du scénario, on découvre peu à peu les différentes facettes des personnages centraux, leurs forces et faiblesses, leurs attentes ou leur résignation.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   19 décembre 2011
Malgré un graphisme rigide et pas franchement avenant, Suicide Island est avant tout une remise à plat de questions essentielles : Pourquoi vivons-nous ? Pourquoi mourrons-nous ? [...] La liberté totale autorise-t-elle toute désinhibition morale.. ? Jusqu’à commettre l’irréparable, sur une île où les lois n’existent plus, et où chacun est libre de se suicider… mais aussi de « suicider » son prochain ?
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   14 décembre 2011
L’idée est donc assez séduisante. Pourtant, le livre doit encore faire ses preuves. Le démarrage est plus une découverte des lieux et de la situation. Les personnages ne sont guère développés et le rythme est encore incertain. Le style graphique, lui même, doit encore s’affirmer.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Telerama   07 décembre 2011
Portrait à vif du mal-être et des fractures psychologiques, Suicide Island n'en reste pas moins un manga efficace, qui joue sur toutes les ficelles du suspense et de l'incertitude.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   23 novembre 2011
Soutenu par un dessin riche en détails, Suicide Island est un travail incisif sur les réactions humaines face à la mort, et stimule la réflexion sur les valeurs de la vie.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BullesEtOnomatopees   22 novembre 2011
Kouji Mori nous dit en introduction qu'il voudrait raconter comment prendre conscience que la vie a un terme peut amener à vivre plus pleinement. Il parvient tout à fait à éveiller notre intérêt avec ce premier tome très prometteur.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
BulledEncre   18 novembre 2011
A l’instar de seinen traitant de la difficulté de s’intégrer dans la société nippone, Suicide Island aborde le suicide de manière frontale. Mais Kouji Mori ne parvient pas encore à trouver un ton personnel. On est loin de la violence assumée d’un Battle Royale ou de la réflexion d’un Ikigami.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BDGest   16 novembre 2011
Plus porté sur l’étude des caractères que sur le « survival », Suicide island installe posément son propos et présente ses personnages avec soin. Pour une approche psychologique ? Ou est-ce le calme qui précède la tempête ?
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
manU17manU17   14 mars 2013
Vu qu'il ne peut pas se rendre complice de meutres ou de suicides, le gouvernement efface toute identitié et exile les suicidaires sur une île !!
Cet endroit est appelé...l'île du suicide !
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VvAVvA   09 juillet 2016
Tomo avait raison... ces animaux étaient, eux aussi, des êtres vivants qui tout comme nous, vivaient sur cette île... mais nous étions les seuls... à être dépourvus de toute beauté.
Commenter  J’apprécie          20
CirilaiCirilai   31 mars 2012
Je réalisais...que cet objet qui pouvait être utilisé pour mourir, avait été à l'origine conçu pour survivre.
Commenter  J’apprécie          30
verodewverodew   09 mai 2013
Je ne laisserai pas les autres décider à ma place de l'endroit où je dois mourir !!
Commenter  J’apprécie          40
CirilaiCirilai   31 mars 2012
Si je ne peux pas mourir...je n'ai alors pas d'autre choix...que de vivre.
Commenter  J’apprécie          20
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