AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
3,78

sur 300 notes
5
31 avis
4
49 avis
3
12 avis
2
2 avis
1
0 avis
Erik35
  25 janvier 2018
C'EST LUI, LE CHEF...!

C'est l'histoire d'une petite île de Bretagne, lointain confetti de la France Républicaine, cette mère supposée bonne mais très oublieuse de ses enfants les plus excentrés lorsqu'il s'agit de leur apporter les bienfaits de la civilisation. L'histoire d'une île que vous rechercherez infructueusement, qui ressemble tour à tour à Sein, à Molène, à Batz, à d'autres encore, sans être exactement aucune d'elles...

C'est l'histoire de cette petite île du bout du bout de la fin de la terre - Finis Terrae - à l'écart du monde et du temps, un petit morceau d'humanité au large des côtes, un fragment de roc et de sable sur lequel vit une de ces petites communauté de femmes, d'hommes et d'enfants qui ont pris l'habitude de ne compter que sur eux-mêmes, face aux éléments souvent menaçants...

C'est l'histoire de cette petite île, vers les débuts apparemment tranquilles de ce siècle de fureur et de sang, avec son instituteur, débonnaire et pacifiste convaincu, homme de gauche à n'en point douter, devenu maire parce qu'on suppose qu'il en faut bien un et que c'est l'homme qui sait ; un curé, bon homme mais jaloux de conserver ses âmes au plus près du Seigneur Jésus Christ et dont on sent qu'il enrage de perdre celles-ci au profit de "la laïque" ; ces hommes tour à tour marins et paysans, ces femmes dures à la tâche et qui font bien plus que seulement seconder leurs époux, n'était que ce monde tourne encore autour du mâle...

C'est l'histoire de cette petite île qui connait, comme partout, son rejeté, son gentil benêt qu'on aime à charrier, qu'on caillasse sans même prendre conscience du mal, enfant, qu'on évite et qu'on moque, homme comme femme, parce qu'il est mal conformé, qu'il est différent, qu'il est mal fichu de nature. Et tant pis si ce jeune homme-là a un prénom de Chef*, de Maître*, puisqu'il s'appelle Maël puisqu'aux yeux de tous, il n'est encore rien...

C'est donc l'histoire d'une petite île sur laquelle, avouons-le, il ne se passe pas grand chose, jusqu'à ce que...

... Jusqu'à ce que cette République très lointaine se rappelle, et avec quelle force, avec quelle violence, à tous ses enfants, ne laissant derrière elle que femmes, enfants, vieillards et estropiés ! Il s'en est ainsi fallu qu'un couple princier meure à l'autre bout de l'Europe pour que cette dernière sombre dans l'horreur sans nom que l'histoire et les hommes garderont en mémoire bien après qu'elle se fut achevée, un jour de Novembre 1918. Il en est un cependant pour qui la guerre va tout changer, tout apporter et de la meilleure manière qui soit : c'est ce contrefait, ce boiteux, ce pied-bot simplet presque invisible de Maël ! du statut de quasi sous-homme moqué de tous - à l'exception notable du curé dont il repeint avec art l'église et les décors, et de l'instituteur, par humanisme généreux et sincère -, battu sans raison par un père violent, musculeux, alcoolique, il va passer à celui de facteur et, mieux que simple facteur en temps de paix, à celui de Facteur pour femmes, puisqu'il n'y a plus qu'elles, sur l'île, à recevoir de loin en loin les nouvelles de leurs fils, maris, fiancés qui crèvent à petit feu dans ce mouroir sans nom des tranchés quand ils ne crèvent pas tout à fait d'une balle ou d'un éclat qui ne leur était pas tellement plus destinés qu'à un autre, n'était le vilain sort.

Peu à peu, Maël le timide, Maël le mal-fichu, Maël le simplet se révèle, auprès de ces femmes seules, éplorées mais néanmoins dans la force de l'âge et de leurs sinueux désirs, un compagnon discret, attentif, bienveillant et, auprès d'un nombre de plus en plus important d'entre elles, franchement tendre et aimant ! Les mois passent et la guerre qui ne devait durer que quelques jours, quelques semaines tout au plus, n'en finit pas de n'en pas finir. Maël se prend, hélas, pour un peu plus que ce qu'il est réellement : un pis aller. Agréable, affectueux, reçu avec bienveillance, bien plus fin qu'on ne se l'était imaginé, mais il n'est pas celui qui manque, celui qui est parti voir l'enfer.
Maël se prendrait-il un peu trop pour le Prince* qu'il n'est pas ? Les mois passent, et s'il comprend que la guerre tend vers son achèvement, il refuse d'admettre que cette conclusion sera aussi le point final à cette étonnante aventure, mais comment faire pour revenir à ce point en arrière, une fois que les bonshommes encore vivant, même morcelés, seront de retour...?

C'est un récit tour à tour tendre, poétique, violent, féminin, étrange, dur, drôle et au charme étrangement envoûtant que nous livrent ici Didier Quella-Guyot au scénario et Sébastien Morice au dessin et à la couleur. Derrière une certaine légèreté - celle apportée en même temps que ces courriers parfois totalement revisités par ses bons soins et pour les meilleures des raisons inventées, bien entendu - c'est toute l'âpreté de ces années incroyablement dures, douloureuses, impitoyables, traversées de plein fouet par les convulsions de l'Histoire, que nous content les deux artistes, l'un à la plume, l'autre au pinceau, par petites touches, sans même en avoir l'air.
S'il y a bien quelques petites incohérences ça et là (les femmes de ces marins-paysans totalement désemparées par l'absence soudaine des maris... Comme si leur situation géographique particulière n'avait pas fait d'elle, de tout temps, des sortes d'hommes-bis, prêtes à les remplacer au pied levé, mais sans la reconnaissance sociale. D'ailleurs, le scénariste corrigera de lui-même un peu plus tard cette supposée impossible situation. Plus loin, il y a cette femme de quarante-ans tout juste, celle dont on comprend qu'elle a reconstitué toute cette faramineuse histoire, bien après, mais qui en parait à peine vingt), c'est à une proposition graphique et romanesque de très bonne tenue, esthétiquement ravissante, que nous assistons dans cet album très réussit. Tandis que Didier Quella-Guyot parvient à alterner avec grâce et réalisme des dialogues sentant bon la simplicité populaire d'avec des lettres d'amoureux, forcément plus et mieux écrites, décrivant l'enfer du Grand Massacre Collectif, Sébastien Morice propose une Bretagne tour à tour desséchée par les vents, embruinée de mer, tordue par le soleil, empierrée de falaises, adoucie par ses femmes - pas toutes belles, non, mais toutes au charme indescriptible et profond -, un peu de cette Bretagne magique et reculée, mystérieuse et frontale que l'exotique Paul Gauguin saura si bien magnifier lors de son séjour à Pont-Aven ou qu'un Paul Sérusier, peintre méconnu mais d'une élégance humble et rare, aura transcendé tout au long de son existence, et dont il ne serait pas incroyable de penser que notre dessinateur, avec talent, s'est inspiré. On referme l'ouvrage doucement, tout doucement, de crainte de réveiller quelque démon ancien ou de céder à un long et nostalgique soupir, mais c'est tout de même avec un sourire ineffable que l'on se prend à songer à ce bizarre Facteur pour femmes et à son inattendu, son impossible harem qui ne se savait pas tel... quoique : il ne faut JAMAIS sous-estimer une bretonne !


*Maël viendrait du vieux breton signifiant Chef, Maître ou Prince.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          317
Under_the_Moon
  25 décembre 2018
La Grabde guerre a commencé, et sur une petite île au large des côtes bretonnes, les hommes sont moblisés. Comme toute la métropole, ils pensent être de retour au bout de quelques mois, mais le lecteur sait qu'il n'en sera rien...

Restent à l'arrière, sur cette petite île loin de tout : les vieillards, les femmes, et Maël, un infirme, mobilisé le temps de cette guerre pour devenir facteur de l'île afin de maintenir un semblant de communication avec l'extérieur. Mais plus le temps passe, plus Maël prend la place de L'Homme, confident de ces dames isolées et esseulées...

Une très jolie bande dessinée plein de tendresse, de sensibilité et de sensualité sur les civils restés à l'arrière à attendre la fin de la guerre et le retour des hommes vaillants de la patrie.
Une réussite déjà bien encensée ici et à très juste titre.
Commenter  J’apprécie          290
cicou45
  18 septembre 2017
C'est un lecteur de la médiathèque dans laquelle je travaille qui m'a conseillé cette lecture et c'est pour cela que j'aime autant travailler dans le milieu des livres (comme le démontra jadis mon expérience en librairie et comme continue à me le montrer chaque jour celle que je vis en ce moment en médiathèque) : c'est que je conseille autant mes lecteurs que ce que eux, me conseillent. Il y a un véritable échange.
Ici, replongeons-nous dans celle qui fut plus tard appelée la Grande Guerre, à savoir la Première Guerre mondiale, celle qui devait être la der des der. Sur une petite île bretonne (toute droit sortie de l'imagination de l'auteur); tous les hommes (ou presque), du moins ceux qui ont encore l'âge de se battre et son aptes au combat, sont réquisitionnés ainsi que leur bétail. Tous les hommes ? Oui, le curé, l'instituteur et tant d'autres. Cependant, restera le jeune Maël qui, avec son pied-bot, n'aurait pas fait long feu face à l'ennemi (jeu de mot mal placé, je le concède mais il faut dire ce qui est). Cependant, pouvant rouler à bicyclette et surtout, ayant la grande faculté de savoir lire, Maël va très vite comprendre tous les avantages qu'il récoltera lorsqu'il acceptera le rôle dont on veut le charger : celui de facteur. N'ayant jamais connu de femmes au cours de sa vie en raison des risées de ses camarades partis au front, Maël va, au cours de ses tournées, apprendre non seulement à réconforter toutes ces femmes laissées seules le temps de cette guerre que tout imaginaient courte, mais ce sont surtout elles qui vont l'initier aux joies de l'amour, chacune pensant naïvement être la saule à bénéficier des grâces de Maël...

Une histoire qui se déroule sur un fond de guerre mais dans laquelle se mêle la découverte de l'amour pour un homme qui a toujours été rejeté pour sa différence - mais qui n'en reste pas moins un homme et surtout un être humain au coeur sensible - ! Un graphisme bien travaillé et une histoire, bien que romancée se déroulant sur un fonds historique qui se laisse lire en un rien de temps ! A découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
RChris
  12 décembre 2017
J'ai d'abord été attiré par les couleurs rappelant l'univers de Mathurin Méheux, puis par l'iconographie bretonnante. le cadrage et le découpage des cases sont audacieux -voir le jeu des ombres des hommes tendus par la lecture de l'affiche de la mobilisation générale-. Quelles images!

La toile de fond est l'effort de guerre supporté par les femmes de cette île imaginaire, qui sans casque et sans munitions, ont aussi souffert de 1914 à 1918 (voir le film Les gardiennes). Cette évocation de la Grande Guerre est également faite de manière indirecte à travers la lecture des lettres des poilus.

Cette histoire de la revanche sur la vie du "petit" facteur est tout simplement une B.D. magnifique!
Commenter  J’apprécie          270
isabelleisapure
  16 février 2016
Le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est bien connu.

Lorsque la nouvelle de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinant, héritier de l'empire Austro-Hongrois est parvenu dans la petite île Bretonne, personne ne s'est senti concerné. En quoi cela pourrait-il perturber la vies de pécheurs. Et pourtant, la guerre est déclarée et ils sont tous partis se battre.
Seul Maël reste sur l'île à cause de son pied bot
Alors que les femmes font le travail des hommes aux champs, Maël se voit confier une mission inattendue : il sera le facteur de l'île.
Heureux d'échapper à un père violent, il prend sa tâche très à coeur et parcourt le territoire sur son vélo.
Lui dont tout le monde se moquait à cause de son handicap, lui qu'on croyait simplet, va s'épanouir. le
« facteur pour femmes » apporte bien plus que du courrier. Il offre du réconfort, de la tendresse et, par la même occasion, il devient un homme.
Amour et vengeance se mêlent dans ces pages magnifiquement servies par de superbes dessins aux dominantes bleues et ocres.
Une très agréable découverte



+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
blandine5674
  17 avril 2016
Coup de coeur ! Un 10/10 partout : histoire et graphisme. La guerre c'est horrible ? Eh bien par pour Maël. A cause, je dirai plutôt grâce, à son pied-bot, il n'est pas mobilisé. On lui propose d'être facteur. Et pour lui c'est l'aubaine. Avec son vélo, cet être insignifiant jusqu'à maintenant, va parcourir cette île du golf du Morbihan. Enfin les femmes le regardent, s'intéressent à lui. Et il va en profiter le bougre. Il modifiera le courrier de leurs maris, écrivant qu'elles devraient oublier l'homme qu'il est devenu avec cette foutue guerre et refaire leur vie. Ainsi, il cumulera neuf maîtresses. Mais un jour la guerre se termine, les hommes reviennent et là… Je classerai cette BD de satirique à la façon de Jean Yann : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
Les dessins aux couleurs chatoyantes est un vrai plaisir pour l'oeil. Et pour une fois les bretonnes sont belles et non caractérisées comme des petites boules. Magnifique !
Commenter  J’apprécie          254
tchouk-tchouk-nougat
  10 novembre 2015
Sur une ile bretonne c'est la mobilisation générale. La première guerre mondiale va la vider de ses hommes. Il n'y restera plus que les femmes, les vieillards et les enfants. Et puis il y a Mael aussi. Mael il aurait pu partir à la guerre mais il a un pied bot alors il y échappe et pour lui 14-18 sera une période de pur bonheur.

Facteur pour femme, c'est l'histoire de ce jeune homme que tout le monde pensait idiot et gauche et qui va prendre sa revanche sur la vie en comblant le vide que les poilus ont laissé dans les coeurs des bretonnes de l'ile.
Au début le ton y est léger, un peu coquin. On a Mael un peu en pitié. Lui qui était la risé de ses camarades, lui que son père frappait, lui qui était si maladroit avec le sexe opposé. Et le voilà que la guerre lui apporte la liberté en même temps que son travail de facteur. La liberté et les femmes.
Puis au fil de l'ouvrage le ton change plus grave plus... je ne sais pas trop comment définir. La sympathie que l'on pouvait ressentir pour ce jeune homme va se transformer au fur et à mesure qu'il passe de la naïveté à l'égoïsme, de la tendresse à la manipulation.

L'épilogue est une belle fin, avec des rebondissements inattendus dans ces quelques dernières pages. Et après la guerre, la vie continue...

Les dessins sont vraiment agréables avec des visages féminins très doux. Bien servis par de jolies couleurs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Orzech
  13 mars 2016
C'est la belle couverture qui a d'abord attiré mon attention et le résumé m'a mis l'eau à la bouche. Je me suis régalée dès les premières pages de l'album. Certes, les dessins aux belles couleurs chaudes y sont pour beaucoup mais j'ai surtout aimé son côté coquet avec quelques touches érotiques. Cette jolie histoire bretonne au temps de la Grande Guerre a été un vrai coup de coeur.
Lien : http://edytalectures.blogspo..
Commenter  J’apprécie          200
sevm57
  05 juin 2016
Dans cette petite île bretonne, personne ne pouvait se douter que l'assassinat d'un archiduc à Sarajevo allait entraîner la mobilisation générale et le départ de tous les hommes. Alors il faut s'organiser et Maël, un jeune homme avec un pied bot qui de ce fait n'a pas été appelé sous les drapeaux, est nommé facteur car il a un vélo et il sait lire. Pour lui, la guerre est une aubaine, elle lui permet d'échapper à son père violent et lui ouvre des perspectives inattendues. Car bien vite, il se rend compte du pouvoir qui est le sien en distribuant le courrier, il devient le confident des femmes restées sur l'île, puis l'absence des hommes se prolongeant, il les console à sa manière. Il n'est donc pas pressé que la guerre se termine car que se passera-t-il si les hommes reviennent.....

Si l'idée de départ est particulièrement bien trouvée et suffirait à justifier cet album, l'histoire ne s'arrête cependant pas à la fin de la première guerre mondiale et nous réserve encore quelques surprises, bravo au scénariste !
J'ai également aimé que le personnage de Maël soit relativement ambivalent.

Mais surtout je suis totalement tombée sous le charme des dessins tout en douceur de cet album. Les couleurs ont également une luminosité qui convient parfaitement aux paysages bretons. C'est un régal pour les yeux et on est emportés vers cette île imaginaire et pourtant si réaliste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          191
ladyshania
  27 avril 2016
Sur une petite île bretonne, la mobilisation pour défendre la patrie lors de la Première Guerre Mondiale, envoie les hommes entre 20 et 50 ans sur le front. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes pour s'occuper des champs et des récoltes. le seul jeune homme restant est Maël, qui n'a pas été appelé à cause de son pied-bot. Déçu de ne peut pas pouvoir aidé son pays, c'est avec joie qu'il apprend qu'il a été réquisitionné comme facteur par le préfet. Étant considéré comme simplet, les femmes se prennent d'affection pour Maël et il se met en alors en tête de les séduire. Pour cela, il lit leur courrier afin de connaitre leurs secrets, pour ensuite mieux leur faire la cour. Au fil des conservations et des rencontres, il devient l'amant régulier de certaines...
Une très jolie BD où les dessins mettent en valeur les paysages bretons : la mer, les falaises... sont magnifiés. On se sent proche de cette petite communauté et l'on a du mal à quitter ces personnages attachants. le parti pris de décrire les conséquences de la guerre d'un seul point de vue (ici les femmes restées à l'arrière) est toujours très intéressant et bravo au scénariste qui arrive subtilement à donner son opinion négative sur les ravages de cette guerre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          181


Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Sébastien Morice (1) Voir plus




Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
4121 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre