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ISBN : 2812604697
Éditeur : Editions du Rouergue (02/01/2013)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Comment fait-on à 18, 30, 40 ou 50 ans, pour changer le cours de sa vie insatisfaisante, et conquérir l?apaisement, peut-être même le bonheur et l?amour ? Avec grande maîtrise, l?auteur nous entraîne dans la "ronde" d?une petite dizaine de personnages parisiens, d?âges et de conditions sociales et raciales différentes, tous saisis à un moment de questionnement et de basculement?. vers un avenir meilleur. Cinquième roman très contemporain de Pascal Morin, o... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  13 mars 2013
-Catherine Tournant est professeur de français dans un lycée d'Aulnay-sous-bois. Tous les jours, elle prend le RER pour se rendre en banlieue, transmettre son savoir à des élèves de banlieue peu intéressés malgré ses efforts,ses belles intentions et sa passion toujours intacte pour son métier. Catherine vit seule à Paris, elle est divorcée et sa fille unique poursuit ses études à l'étranger. Originaire de l'Yonne, elle se considère comme complètement parisienne même si elle a gardé un lien avec sa campagne grâce à la maison qu'elle y a restauré et où elle aime passer une partie de ses vacances. A 50 ans, Catherine n'a pas refait sa vie après son divorce. Parfois quand la solitude lui pèse, elle surfe sur les sites de rencontres dont fourmille le web mais jamais elle ne saute le pas.
-Natacha Jackowska est une élève de terminale, d'origine polonaise. Orpheline depuis peu, "majeure et vaccinée", elle a décidé de quitter le lycée et de commencer une nouvelle vie. Elle change de look, elle quitte Aulnay et intègre un atelier de couture parisien.
-Dimitri Diop est un jeune plombier d'origine sénégalaise. En dehors de ses heures de travail, il fréquente assidûment les clubs de sport, sculptant son corps sur diverses machines. Mais sa plastique de rêve n'a pas empêché sa petite amie de le quitter sèchement par SMS. Alors Dimitri se pose des questions. Est-ce parce qu'il est noir qu'il a été quitté? Est-ce pour faire oublier sa couleur qu'il se forge un corps de rêve? Perdu et malheureux, il décide de commencer une psychanalyse.
-Eve-Marie Saada est psychanalyste née d'un mariage mixte entre une mère catholique et un père juif. Si depuis la mort du père, son frère tend à trouver refuge dans le judaïsme, Marie-Eve continue à se dire athée et chercherait plutôt des réponses du côté maternel qu'elle connait très peu, sa mère ne parlant jamais de son enfance dans l'Yonne et de sa fuite sans retour.
-Robert Diop est un professeur d'histoire raffiné et cultivé. Veuf, il a élevé seul ses deux enfants. Passionné d'art, il aime par-dessus tout le théâtre et s'accorde de temps en temps une pièce pour oublier les soucis du quotidien.
-Jérôme Lesdiguières est gay. Il est styliste et costumier pour le théâtre. Tout marche pour lui, il est même nommé pour un Molière dans la catégorie "meilleur costume". Pourtant, Jérôme n'est pas heureux. Il se rend compte qu'il a perdu tout contact avec les amis de ses débuts et que les folles nuits parisiennes ne le consolent plus de sa solitude.

Chaque personnage de cette histoire est à un tournant de sa vie, le moment où il faut faire des choix, se remettre en question et peut-être commencer quelque chose de neuf, de différent. Par le jeu de l'amour et du hasard, ils vont tous se rencontrer, se parler, s'aider, s'aimer. Confrontés à leurs préjugés ou à leurs origines, différents par leurs religions, leurs couleurs, leurs ethnies, leurs classes sociales, leurs préférences sexuelles, leurs niveaux d'étude, ils vont pourtant interagir les uns avec les autres et trouver des réponses à leurs questions existentielles. Amours, amitiés, liens familiaux vont les réunir pour les porter vers l'épanouissement et peut-être même le bonheur.
Avec son titre qui fleure la chick-litt, ce livre pourrait faire fuir le lecteur exigeant et ce serait une grossière erreur tant il est riche, optimiste et tant il fait du bien. Dans un Paris auréolé de ses richesses architecturales et culturelles, les personnages de Pascal MORIN se croisent comme dans un film choral, de ceux qu'on a plaisir à regarder pour suivre les destins de personnes qu'on accompagne à un moment charnière de leur vie. On pense à Claude Lelouch ou pourquoi pas Woody Allen, on imagine le casting, on prend du plaisir.
Un livre drôle et tendre, coup de coeur inattendu.
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Aela
  10 février 2013
J'ai adoré ce roman que je viens de finir et qui se lit d'une traite!
Catherine Tournant est prof de lettres dans un collège de banlieue mais tient à habiter dans Paris. Elle a une haute idée de sa mission de prof mais il faut bien reconnaître qu'elle doit souvent déchanter: quand elle en fait trop vis-à-vis de ses élèves, ses intentions sont mal perçues; elle tombe amoureuse du père d'une de ses élèves avec qui elle vit une relation plus ou moins harmonieuse, formant avec lui un couple mixte et elle va découvir à cette occasion qu'il est difficile de s'affranchir des préjugés raciaux véhiculés depuis des siècles.
Dimitri est le jeune plombier Black, fils du copain de Catherine.
Lui aussi a du mal à s'affranchir des stéréotypes et va bodybuilder à l'extrême son corps d'ébène pour avoir un physique parfait...
Il y a aussi la jeune Natacha, d'origine polonaise et issue d'un milieu très défavorisé, et qui va tenter de faire son chemin dans le monde de la mode.
Il y a encore le costumier de théâtre Jérôme, styliste gay, qui va employer la jeune Natacha.
Enfin la jeune psychanaliste Eve-Marie Saada, isssue d'un couple mixte juif/catholique et qui va prendre en charge le jeune plombier sénégalais au corps brillamment sculpté...
Pascal Morin, dont c'est le 5ème roman ici, réussit à nous présenter une galerie de personnages fort intéressants, car issus de la mixité, raciale, religieuse ou sexuelle...
Les minorités sont bien représentées et ce qui est passionnant ici, c'est de voir comment tout ce beau petit monde a bien du mal à s'affranchir des idées toutes faites, des stéréotypes véhiculés depuis longtemps.
C'est finement observé, et finalemant cette pauvre prof quinquagénaire et divorcée est bien à plaindre..
Comment pourrait-on l'aider à mieux se "décoincer"?
Un roman court et incisif, drôle et attachant et qui reflète bien notre époque et ses contradictions...
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ManouParis
  29 juin 2014
Catherine Tournant a la cinquantaine, elle est parisienne et prof de français dans un collège d'Aulnay-sous-Bois. Tous les jours, elle prend le RER, sort de Paris pour rejoindre la banlieue. C'est une femme seule depuis de nombreuses années, divorcée et dont la fille étudie aux Etats-Unis. Son métier lui tient à coeur ; elle le fait du mieux qu'elle peut. Jusqu'au jour où un évènement inatendu va provoquer une remise en question d'elle-même, et de toute sa vie avec. Est-elle si ouverte d'esprit qu'elle le prétend ? Quel avenir ces gosses "de banlieue" auront-ils ? Que vont-ils retenir des textes qu'elle leur enseigne ? Quel regard porte t-elle sur un homme noir, en tant que femme blanche ? Enfin, peut-elle trouver l'amour à cinquante ans ?
Autour de ce personnage central gravitent d'autres êtres en recherche d'eux-mêmes, qui veulent donner un sens à leur vie. Natacha Jackowska, l'élève qui vient de perdre sa mère et décide d'arrêter les études ; Dimitri Diop, jeune plombier qui s'interroge sur le fait d'être noir ; Eve-Marie Saada, une psychanalyste en plein doute ou encore Jérémie Lesdiguières, un styliste gay. Ce qui rassemble tous ces êtres est le sentiment d'urgence : il leur faut faire un choix, assumer quelque chose, oser être enfin celui ou celle qu'ils désirent être, pour accéder à la sérénité, au bonheur. Ils sont en proie aux questionnements de chaque être humain, différents selon leur histoire personnelle, leur couleur de peau, leur culture ou leur âge mais si universels à la fois.
Si certains livres sont de petits bijoux, capables de vous emporter avec eux, c'est exactement l'effet produit sur moi par ce court roman de 190 pages. Que j'ai trouvé d'une intelligence, d'une finesse et d'une délicatesse rare. Je l'ai lu quasiment d'une traite, me délectant autant de l'histoire que de l'écriture. Une écriture douce comme une caresse, mais aussi précise et tranchante que l'instrument d'un chirurgien dans la "découpe" de l'âme humaine. Les réflexions de l'auteur sont particulièrement subtiles, son observation de notre société très pertinente et les personnages entièrement crédibles. On sent tout l'amour de Pascal Morin pour les héros qu'il a créé ; le plaisir de la lecture s'en trouve décuplé. Quant à Paris, ah ma ville...comme on la retrouve à chaque page, charmeuse et tentaculaire ! Comment passer à côté d'un tel ouvrage ? Tant d'humanité dans un si petit livre, cela vaut le détour !
http://manoulivres.canalblog.com/archives/2014/06/29/30119284.html
Lien : http://manoulivres.canalblog..
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pilyen
  11 janvier 2013
Tout d'abord ne vous fiez pas au titre qui rappelle étrangement un article de magazine féminin et laisse supposer une histoire pétrie d'humour un peu ironique et de bons sentiments, nous en sommes assez loin. Bizarrement il m'a fait un peu penser au dernier livre de Yasmina Reza, pas par le style mais par les personnages qui se croisent sans vraiment se connaître tout à fait et surtout parce qu'encore une fois, ils sont très seuls. La grande différence avec "Heureux, les heureux" est que Pascal Morin les prend tous à une moment où leur vie va prendre une nouvelle direction, donnant à son roman un côté bien plus optimiste.
Le personnage central de cette histoire est bien une dame de cinquante ans, prof divorcée, bon chic bon genre et assez coincée qui va, de fil en aiguille, tomber amoureuse d'un sénégalais. Autour d'elle gravitent une lycéenne orpheline en rupture scolaire, un plombier noir, un costumier gay, une psychanalyste juive. Tout ce petit monde, le temps du récit va être amené à se questionner sur la direction à donner à une vie faite pour la plupart de certitudes ou de faux semblants.Cela permet à l'auteur d'aborder tout un tas de sujets de société allant de l'école, au racisme en passant par la religion ou la crise de la quarantaine, le corps vitrine.
Bien écrit avec des personnages bien campés, "Comment trouver l'amour à cinquante ans..." est agréable à lire, plus qu'un article de Marie-France mais peut être moins que le Reza. Si la première partie est bien enlevée, surtout centrée sur Catherine Tournant (Tournant ? pour évoquer "La ronde" de Schnitzler ?) la prof de français en proie aux tourments de l'amour multiracial, la seconde partie est moins convaincante de part la volonté de l'auteur à vouloir à tout prix que tous ses personnages se réunissent. Cela donne des situations un peu téléphonées et certaines ficelles narratives apparaissent un peu trop.
Un peu plus sur le blog
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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plumalda
  18 mars 2013
C'est avec beaucoup de curiosité que je me suis plongée dans ce roman.
Je m'attendais à une histoire drôle ponctuée de situations loufoques. L'humour noir, je l'ai trouvé dans les premières lignes.
L'histoire est construite de telle manière que les personnages se croisent sans savoir réellement qui est l'un pour l'autre (vous comprendrez rapidement qu'ils finissent par être liés d'une certaine façon).
Voilà le point intéressant de ce roman : cette vie croisée de personnages que sont : Catherine Tournant, la cinquantaine, professeur de français dans un lycée, Natacha Jackowska, jeune fille de 18 ans d'origine polonaise, Dimitri Diop, jeune plombier noir de 26 ans, son père Robert Diop, professeur d'histoire, d'origine sénégalaise, Eve-Marie Saada, psychanalyste et Jérémie Lesdiguières, styliste.
Des personnages qui se trouvent emplis de questions, ont peur des préjugés, se posent des questions sur leurs origines et sur leurs religions, se croient racistes, se réfugient dans le sport mais voient en l'autre un appui, un renouveau dans leur vie.
Enfin, on aurait tort de penser que Catherine, Natacha et les autres sont les seuls protagonistes de l'histoire. Il convient en effet de souligner la forte présence de la ville de Paris (ben oui quand même). L'auteur détaille les déplacements des personnages, ce qui peut se révéler être un jeu de piste pour le lecteur et un ancrage dans la réalité. Ces précisions permettent d'imaginer les personnages au détour de la rue.
En somme, un roman qui se lit facilement. L'écriture est soignée, l'histoire est bien ficelée. Jolie découverte.
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critiques presse (2)
Lexpress   22 janvier 2013
Evitons la méprise ; Pascal Morin ne se contente pas de faire un cours sur l'amour qui change la donne et sur la quête du bonheur. [...] La lecture de ce roman initiatique qui détourne les clichés se révèle pétillante et ludique, portée par un rythme de comptine et une impertinence de contenu.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Telerama   16 janvier 2013
Un portrait impertinent de l'époque et de ses contemporains, parisiens en particulier. La phrase est alerte, la langue d'un classicisme léger, et le lecteur, emporté par cette ronde étourdissante, se dit que décidément la lecture est une fête.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
AelaAela   10 février 2013
Bien entendu, elle avait eu, au long de sa carrière en Seine-Saint-Denis, beaucoup d'élèves noirs. Elle avait appris sur le tas, comme tous les profs lâchés dans cette arène, à faire la différence entre les Antillais et les Africains, à ne froisser les sensiblités ni des uns ni des autres, même quand elle devait aplanir les différends et interdire les insultes qui fusaient.
"Esclaves", disaient en substance les Africains aux Antillais, "sauvages", répondaient les Antillais aux Africains, en termes moins choisis.
Elle avait entendu le mot de "toubab", dont elle savait qu'il signifiait "Blanc", mais pas au juste dans quel pays.
Elle portait comme tous les Français, le complexe de la colonisation tel un fardeau.
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AelaAela   09 février 2013
La petie amie de Dimitri Diop, Gladys Delgado, avait en effet rompu le jour même à 13h12 exactement. Dimitri prenait sa pause déjeuner sur son chantier du Marais, près du musée Picasso. Il était descendu dans le petit square à l'arrière de l'hôtel Salé, avait sorti son sandwich du papier-alu et s'apprêtait à y mordre à pleines dents quand la sonnerie de son portable l'avait averti de la réception d'un SMS; Le sandwich dans la main droite, il avait attrapé son téléphone de la main gauche, avait déverrouillé le clavier et lu le message suivant:
Dim, G+ la force. Ne lm'en veux pas. C fini. Glad.
"Une de perdue, dix de retrouvées" se disait-il, sans savoir si cela voulait vraiment dire quelque chose.
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AelaAela   10 février 2013
Il regarda autour de lui les habituels membres du club, public éclectique et improbable. Il l'avait remarqué déjà.
Le Club Med Gym était le seul endroit de la ville, pensait-il, où se côtoyaient les Maghrébins, les Noirs, les chômeurs et les homosexuels.
Tous ces hommes s'y retrouvaient dans une espèce de complicité inavouée, concrétisée dans les muscles qu'ils se faisaient pour asseoir leur place de mâles dans une société dirigée par des cadres blancs hétérosexuels.
Il savait bien, que ni lui ni les autres hommes présents au club, n'étaient des mâles alpha.
La "confraternité des laissés-pour-compte" aurait dit son père, avec son vocabulaire de professeur appliqué.
"La communauté des gentils losers" se disait quant à lui Dimitri Diop.
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wiggybiswiggybis   10 mai 2013
J'ai passé 30 ans à lutter contre moi-même, se disait-elle froidement, lucide. J'ai façonné mes goûts, choisi mes lectures, raffiné mes gestes et ma voix, travaillé mon image. J'ai vécu ma vie de Parisienne. Et maintenant ? se demandait-elle. Et maintenant ? J'en suis réduite à être troublée par mon plombier, de 25 ans mon cadet.
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feanorafeanora   07 juillet 2013
"Ça m'écoeure,! " se disait de son côté Natacha Jackowska. Sa mère ne reposerait donc pas comme un gisant, allongée sur le dos, les mains jointes sur le ventre. Non, la position serait humiliante pour l'éternité. Sa mère, de toute façon, n'avait jamais été comme tout le monde. Elle était énorme. Un phénomène. Le cercueil, de la plus grande taille disponible dans les stocks municipaux, était plein de son corps, non pas comme un lit, mais comme un baquet. Et Natacha Jackowska avait cette vision en tête. Sa mère liquide. Emplissent le cercueil jusqu'au couvercle, heureusement étanche, jusqu'aux rebords, comme une tortue trop grasse,"
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