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ISBN : 2757859927
Éditeur : Points (02/02/2016)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Le paradigme perdu : la nature humaine. Il faut cesser de disjoindre Nature et Culture : la clé de la culture est dans notre nature et la clé de notre nature est dans la culture. Il faut cesser de réduire l'homme à l'homo faber et l'homo sapiens.
Homo, qui apporte au monde magie, mythe, délire est doué à la fois de raison et de déraison : sapiens-demens. Au-delà d'une conception étroite et fermée de la vie (biologisme), d'une conception insulaire et sur-natur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bernacho
  04 août 2016
1973, la date de parution de cet essai. 2016, la date de ce petit mot. Pour dire qu'il est injuste de juger cet essai avec les yeux d'aujourd'hui, et qu'il ne s'agit absolument pas de condescendance de ma part, mais d'un immense respect tempéré par ce que je crois savoir ou comprendre du monde aujourd'hui, et que j'ai puisé dans des ouvrages plus récents.
J'ai tendance à voir la paléanthropologie, par certains aspects, comme de la science-fiction qui s'intéresserait au passé plutôt qu'au futur. Un simple fossile suffit pour faire s'effondrer de grandes théories, dont on se rend compte ensuite qu'elles tenaient autant du fantasme et parfois de l'idéologie que de l'objectivité. Nous avons ici les théories d'il y a quarante ans.
Il y a notamment deux erreurs dans ce livre. La première, c'est de supposer que les premiers hominidés ressemblaient aux (autres) primates actuels. Nous avons sans doute des ancêtres communs, quelque-part, mais les primates contemporains – ce qu'il en reste - ont potentiellement autant évolué que l'homme.
La seconde c'est de croire qu'il existe des sociétés humaines contemporaines « archaïques », dans lesquelles on pourrait aller chercher des traits propres à l'homme primitif, celui du passé. Même remarque que pour les primates. Toutes les sociétés humaines ont le même âge. Et voir Levi Strauss ou Latour pour l'illusion moderne.
Je ne le conseillerai donc pas, malgré tout ce qu'il contient de bon. Obsession de ma part : j'y vois un côté presque taoïste, comme quand il analyse les forces à l'oeuvre dans les sociétés de primates, entre ordre et chaos, un souci d'aborder avec humilité une réalité dynamique dans toutes ses forces et toutes ses dimensions.
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TheBabline
  10 mars 2012
A RE-lire
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michelangelo
  06 décembre 2013
Etudié en cours de philosophie en terminale. Quelle découverte !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
gaillard1gaillard1   02 octobre 2010
La situation est paradoxale sur notre Terre. Les interdépendances se sont multipliées. La communication triomphe, la planète est traversée par des réseaux, fax,téléphones portables, modems, Internet. La conscience d'être solidaires dans leur vie et dans leur mort devrait lier désormais les humains les uns aux autres. Et pourtant, l'incompréhension demeure générale. Il y a certes de grands et multiples progrès de la compréhension, mais les progrès de l'incompréhension semblent encore plus grands.
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TadeoPrinceTadeoPrince   13 mars 2013
... il n'y a pas une finalité de la vie, il y a un complexe de finalités dans le simple terme vivre... la finalité de la vie ne peut s'exprimer que dans l'apparente tautologie vivre pour vivre... ce qui signifie que la finalité de la vie est immanente à elle-même, sans pouvoir se définir hors de la sphère de la vie. Elle signifie que vouloir-vivre et devoir-vivre comportent une finalité formidable, têtue, frénétique, mais sans fondement rationalisable; elle signifie en même temps que la finalité est insuffisante pour définir la vie. Accepter que la vie ne soit pas justifiée, c'est accepter vraiment la vie
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DanieljeanDanieljean   21 novembre 2015
La pleine conscience de l'incertitude, de l'aléa, de la tragédie dans toutes choses humaines est loin de m'avoir conduit à la désespérance. Au contraire, il est tonique de troquer la sécurité mentale pour le risque, puisqu'on gagne ainsi la chance. Les vérités polyphoniques de la complexité exaltent, et me comprendront ceux qui comme moi étouffent dans la pensée close, la science close, les vérités bornées, amputées, arrogantes. Il est tonique de s'arracher à jamais au maître mot qui explique tout, à la litanie qui prétend tout résoudre. Il est tonique enfin de considérer le monde, la vie, l'homme, la connaissance, l'action comme systèmes ouverts. L'ouverture, brèche sur l'insondable et le néant, blessure originaire de notre esprit et de notre vie, est aussi la bouche assoiffée et affamée par quoi notre esprit et notre vie désirent, respirent, s'abreuvent, mangent, baisent.
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gaillard1gaillard1   02 octobre 2010
La conscience n'est pas la lumière qui éclaire l'esprit et le monde, mais c'est la lueur ou le flash qui éclaire la brèche, l'incertitude, l'horizon.
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BernachoBernacho   01 août 2016
La question de l'origine de l'homme et de la culture ne concerne pas seulement une ignorance à réduire, une curiosité à satisfaire. C'est une question de portée théorique immense, multiple et générale. C'est le nœud gordien qui assure la soudure épistémologique entre nature/culture, animal/homme. C'est le lieu même où nous devons chercher le fondement de l'anthropologie.
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Videos de Edgar Morin (71) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edgar Morin
A l'occasion du centenaire de la naissance de Nelson Mandela, le 18 juillet 2018, Edgar Morin nous parle de ce que représente Mandela pour lui.
Pour célébrer le Mandela Day, les éditions Robert Laffont publient ses "Lettres de prison". Arrêté en 1962 par le gouvernement d?apartheid d?Afrique du Sud, Nelson Mandela a passé vingt-sept ans en prison ? du 7 novembre 1962 au 11 février 1990. Au cours de ces 10 052 jours de détention, il fut un épistolier prolifique, écrivant des centaines de lettres aux autorités inflexibles, à ses compagnons de lutte, aux gouvernements officiels, mais aussi à sa femme Winnie, à ses cinq enfants et, plus tard, à ses petits-enfants. Les 255 lettres choisies dans ce livre, pour la plupart inédites, offrent le portrait le plus intime qu?on ait lu de Nelson Mandela et un aperçu exceptionnel sur la façon dont il a vécu cet isolement. Elles révèlent l?héroïsme d?un homme qui a refusé tout compromis sur ses valeurs, l?humanité de l?une des plus grandes figures du XXe siècle. « Les mots de Madiba sont une boussole dans une mer de changements, une terre ferme au milieu de courants agités. » Barack Obama
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