AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2896983627
Éditeur : Le Quartanier (12/11/2018)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Ce livre s’appelle Ouvrir son cœur. Le sujet de ce livre, c’est la honte. Ce livre raconte ma vie, des morceaux de ma vie. Il raconte la solitude d’une enfant, l’école peuplée de camarades qui savaient, eux, comment être des enfants, comment être un groupe, alors que je ne savais pas. Il raconte l’histoire de mon œil. Il raconte les chirurgies, la peur, et l’amitié fusionnelle et jalouse avec une petite fille lumineuse, que la mort guettait. Il raconte une adolescen... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
bilodoh
  03 septembre 2019
Autobiographie ou autofiction, un roman touchant qui a reçu le Prix des Libraires 2019 au Québec.

C'est l'histoire d'une enfant et d'une adolescente qui se tient en marge, qui a du mal établir des liens. Pas à proprement parler une victime de harcèlement, une petite fille malheureuse dans sa solitude, mais qui rejette les tentatives d'amitiés des autres.

C'est un texte vrai, à coeur ouvert, pour aller au-delà de la honte et de la dépression. Remonter dans les souvenirs, exprimer les émotions, et se rendre compte que les images de la mémoire ne reflètent pas nécessairement toute la réalité.

Un livre découpé en courts passages, comme des entrées de journal, mais au fil de la pensée, sans un ordre chronologique rigoureux.

Un roman auquel j'aurais accordé 5+ étoiles au début, mais qui s'essouffle un peu vers la fin.
Commenter  J’apprécie          340
Palmyre
  23 octobre 2019
Récit autobiographique au coeur d'une petite ville industrielle du Québec. Alexie Morin, née en 1984, nous raconte son enfance, son adolescence. Elle a le courage de nous livrer des morceaux de sa vie sans filtre en toute sincérité : ses péripéties chirurgicales avec son strabisme sévère, son comportement face aux autres élèves, son amitié fusionnelle avec une fille qui a de graves problèmes cardiaques.
Écrire pour se décharger de ce qui pèse dans notre tête, écrire pour se pardonner, pour pardonner. Quelque soit notre raison d'écrire, l'écriture est salvatrice, "transformatrice". Elle nous entraîne vers la paix intérieur.
Mais, je ne suis pas sûre que tout doit être dit. Se livrer en entier par écrit peut nous rendre vulnérable ou nous amener à regretter notre geste d'écriture. Même si l'auteure, elle, assume pleinement son intention.
Je pense que ce livre ne plaira pas à tout le monde. Chaque livre a son public... Ainsi, il pourra peut-être intéresser les sensibles qui pourront s'y retrouver dans ce dédale de pensée. Il pourra peut-être plaire à ceux qui ont envie de comprendre ceux qui sont sensibles de nature.
Car ce livre est un exutoire à une enfance particulière, au traumatisme de la perte de sa meilleure amie.
Même si j'ai apprécié cette immersion dans la littérature québécoise, dans cette langue, cette culture, cette atmosphère si particulière, je pense que je m'attendais à autre chose. Quoi, je ne sais pas. J'ai réussi à suivre avec plaisir la première partie, puis je me suis perdue à un moment donné. Ces allers-retours dans le passé ne seront peut-être pas facile à suivre pour tout le monde.
Merci à Babelio pour son opération Masse critique et aux éditions le Quartanier pour leur partenariat.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
xst
  27 septembre 2019
À l'occasion du lancement d'un livre à Sherbrooke, la narratrice replonge dans les souvenirs de sa jeunesse qu'elle a vécu à Windsor à l'ombre de la Domtar. Se croyant inadaptée à la vie sociale d'une adolescente normale à cause de sa différence (un strabisme sévère) et vivant trop intensément ses émotions en raison d'un TDAH détecté après coup à l'âge adulte, Alexie Morin, car c'est elle la narratrice, essaye de comprendre à travers le récit de ses souvenirs pourquoi elle a vécu son enfance et son adolescence dans la peur et la honte. le résultat est un texte sincère, courageux et sans fausse pudeur que l'autrice a mis 8 ans à composer et dont la forme un peu déroutante au début ne nuit pas au plaisir de la lecture. Malheureusement ce livre est à classer comme beaucoup de premier roman dans la psychanalyse autobiographique. Ce qui à la longue (le livre fait 300 pages je crois) devient fort ennuyeux.
Commenter  J’apprécie          100
Nico8
  20 octobre 2019
Je n'ai malheureusement pas été transporté par ce roman. C'était pourtant un bon début que de se plonger dans les morceaux de vie d'une jeune fille pas tout à fait comme tout le monde, il y a beaucoup de réflexions intéressantes c'est pourquoi je ne dirai pas que ce roman est mauvais. Il n'est pas forcément facile de l'aborder mais il reste fort intéressant.
Je remercie les éditions le quartanier et Babelio pour ce livre reçu dans le cadre de masse critique.
Commenter  J’apprécie          120
Elichagas
  04 octobre 2019
"Ouvrir son coeur" ça veut dire se confier.
Ce récit est une confidence. Une succession de souvenirs d'enfance et d'adolescence vécus par Alexie Morin. Alexie est une enfant un peu à part, différente. Elle semble ne pas comprendre les codes sociaux pour s'intégrer à un groupe, se lier avec les autres enfants, se comporter "normalement". Un oeil croche qui la fait souffrir du regard des autres mais aussi un trouble de déficit de l'attention avec hyperactivité, diagnostiqué tardivement qui influence son comportement. Alexie a peur des autres, elle est seule, elle est une intellectuelle, elle aime les livres, elle fait des commentaires sur tout à tort et à travers. Elle nous raconte cette solitude et nous fait part de toutes les questions qu'elle se pose face à l'attitude des autres et son propre comportement.
J'ai trouvé la démarche intéressante mais qu'est-ce que je me suis ennuyée ! C'est plat, ça manque de rythme, je me suis demandée tout le long où elle voulait en venir. J'attendais autre chose, j'attendais de l'émotion, j'attendais plus d'intensité mais je suis passée à côté.
Petit défaut d'impression également car 10 pages au milieu du récit n'avaient pas de texte. J'ai malgré tout apprécié le charme des expressions canadiennes et je remercie les éditions le Quartanier de m'avoir offert ce livre dans le cadre de la masse critique Babelio.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30

critiques presse (4)
Bibliobs   27 décembre 2019
Dans « Ouvrir son coeur », Alexie Morin raconte, avec beaucoup de justesse, une enfance passée à craindre d’être incomprise ou trahie.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LaPresse   19 décembre 2018
Avec ce récit autobiographique d'une générosité exemplaire, Alexie Morin s'inscrit dans la lignée des grands noms du récit de soi, proche d'Annie Ernaux et de Simone de Beauvoir dans ses mémoires. Un livre qui fera date dans le genre au Québec.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaPresse   29 novembre 2018
Ouvrir son coeur. Dans le roman d'Alexie Morin, cette expression qui flirte avec le quétaine signifie tant une porte ouverte à tous les dangers qu'une prise de parole difficile à entendre. Qu'est-ce que la honte, le rejet, la peur, l'exclusion, l'intimidation, la différence, le TDAH? L'un des livres les plus sincères et les plus généreux de l'automne. Une offrande littéraire.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   19 novembre 2018
Entre l’autopsie sentimentale et le récit de soi, Ouvrir son cœ​ur est le troisième livre d’Alexie Morin, 34 ans, après les poèmes de Chien de fusil et Royauté, une novella (tous deux parus au Quartanier en 2013).
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   11 juillet 2019
/ 163
C'était une mauvaise année, c'était une mauvaise année en générale, la quatrième secondaire. C'était l'année de Raté, l'année de Burn, l'année où j'ai abandonné le cours de théâtre, le projet de voyage à New-York, et abandonné mon journal intime. Je me traînais où que j'aille, je me sentais toujours triste, c'était devenu une seconde nature. Je passais mon temps à me demander comment il était possible de se sentir aussi triste, continuellement, comme tombant, tombant dans la tristesse, et à me demander si ça finirait un jour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
bilodohbilodoh   03 septembre 2019
J’écris des phrases qui se suivent, elles fuient vers l’avant, elles oublient ce qui les précède à mesure. Elles ne seront jamais un roman, elles ne seront jamais des poèmes, je ne les relirai jamais. Elles me servent à ne pas mourir ici.

(Le Quartanier, p.350)
Commenter  J’apprécie          90
bilodohbilodoh   20 août 2019
Et je n’ai plus compris
comment ils faisaient
pour ne pas penser
à la mort comment
ils arrivaient à jamais
faire autre chose
que de penser à la mort
c’était la nuit et
je pensais à la mort.

(Le Quartanier, p.141)
Commenter  J’apprécie          90
PalmyrePalmyre   26 septembre 2019
J'ai très peur des autres. Les autres me sont étrangers. Je ne sais pas comment me faire des amis. Je ne fais jamais le premier pas. Je ne me souviens pas d'une époque où faire le premier pas était en mon pouvoir. Toujours les autres ont dû venir me chercher.
Commenter  J’apprécie          60
PalmyrePalmyre   20 octobre 2019
Se souvenir, comme écrire, est un processus transformateur. Écrire est un processus transformateur.
Commenter  J’apprécie          130
autres livres classés : québecVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
879 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre