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EAN : 9782330129736
256 pages
Éditeur : Actes Sud (05/02/2020)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Imaginez cette fable : une espèce fait sécession. Elle déclare que les dix millions d’autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C’est pourquoi nous avo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
topocl
  02 juillet 2020
e m'accroche et m'épuise à lire Manières d'être vivant.
Baptiste Morizot, c'est devenu un incontournable du moment, qu'on croise partout quand on lit sur l'écologie.
Il est passé à la Grande Librairie et « c'était merveilleux » me dit mon libraire. Soit, je suis allée l'écouter et c'était, je dirais plutôt, intéressant. Et il a belle gueule, en plus. Chez mon libraire, 4 piles réparties habilement dans le magasin. Chez un autre libraire, grosse pile à la caisse.
Bon, il semble falloir le lire.
Alors, oui, il y a des (quelques) pages magnifiques , et même plus que ça, sur le pistage des loups, la vie de la meute, la solitude et la grégarité. Oui, il y a un message de co-habitation inter-espèces, l'homme, ce n'est guère nouveau même si ce n'est guère appliqué, est un vivant comme les autres, et ça ne mange pas de pain de le redire encore et toujours.
Mais…
Mais JE NE COMPRENDS RIEN.
Je ne suis pas une lectrice de philo, mais je ne suis pas idiote non plus, et je ne comprends rien à la prose érudite et abstruse de cet auteur.
C'est son droit d'écrire comme ça, aucun problème.
Mais l'opération marketing qui consiste à le faire vendre comme des petits pains à tout public émoustillé par une bonne comm, et qui va se retrouver face à cet objet hautement intelligent mais totalement obscur, je ne suis pas sûre que cela rende service à la cause écologique, à la lecture, aux éditions Actes Sud et encore moins à un bon nombre de lecteurs.
On s'est foutu de moi et de mon porte-monnaie. En faisant semblant d'oeuvrer pour la bonne cause, en plus. Et en voulant me faisant la leçon,à moi, vilaine humaine qui me comporte mal. Ça me débecte.
(A vrai dire j'avais eu le même problème avec Les diplomates, mais comme Morizot n'était pas encore une star médiatisée, ça ne m'avait pas gênée comme ça, juste déçue de ne pas être à la hauteur)
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Passemoilelivre
  09 juin 2020
Baptiste Morizot nous offre un regard original sur le vivant, car ses constats s'appuient sur du concret, sur sa capacité objective à observer, sans parti pris. Ses traques aux loups, pour en déterminer leur comportement, leur relation avec le milieu qui les abrite sont remarquablement décrites. Elles le conduise à esquisser des règles de courtoisie et de diplomatie que l'homme devrait mettre en oeuvre pour obtenir des relations apaisées avec le vivant. C'est un plaidoyer salutaire pour la reconnaissance de l'autre, également produit de l'évolution des espèces. Quelques passages philosophiques sont un peu difficile à suivre, mais les situations et les exemples concrets l'emportent et méritent qu'on s'y attarde. Une grande humilité émane de cette écriture qui suggère des pistes d'amélioration possibles. A signaler également la qualité de la « postface » d'Alain Damasio qui fait une synthèse remarquable des points essentiels de l'ouvrage.
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MrDimitriG
  23 mars 2020
Encore un beau livre de Baptiste Morizot. A travers ses récits de traques des loups et ses réflexions philosophiques, il nous pousse à décaler notre regard, à changer de perspective sur le monde "sauvage" qui nous entoure. Il nous aide à penser de nouvelles formes de relations avec le monde vivant, plus respectueuses et moins anthropocentrées. Un livre pour préparer une nouvelle société.
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TmbM
  10 juin 2020
La première moitié m'a plus enthousiasmé pour son récit de pisteur, les très beaux passages sur le chant du loup, son observation de la nature, ses descriptions poétiques et inspirées de la nature, de la neige et des éléments que pour son travail philosophique et ses réflexions sociétales. Ceci dit, j'ai suivi avec attention sa pensée, que j'ai trouvée limpide, intelligente et à laquelle j'ai été sensible. J'ai surtout apprécié le fait qu'il entame sa réflexion sur le terrain, à partir d'une expérience concrète et passionnante.
Les trois autres parties - la seconde moitié du livre - sont beaucoup plus théoriques, moins accessibles, et demandent de posséder certains outils dont je me suis parfois senti dépourvu. L'auteur adopte un ton plus érudit et, s'il ne m'a jamais vraiment égaré, il a alors en partie perdu mon attention.
L'article complet sur Touchez mon blog, Monseigneur…
Lien : http://touchezmonblog.blogsp..
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PGilly
  15 février 2020
Ce livre que je viens de commander sur suggestion d'un ami philosophe complètera un triptyque écolo-philo humaniste, constitué de Abondance et liberté, ainsi que de Ces liens qui nous font vivre. L'idée sous-jacente est que nature, humains et animaux sont interdépendants. Tous ces petits mondes ont intérêt à s'entendre.
En cette journée ensoleillée du 15 mars où le monde humain tourne au ralenti, je réentends la terre souffler, les oiseaux voler et l'humus fermenter. L'auteur, à travers sa pensée réintroduit les millions d'espèces vivantes dans notre paysage, mais surtout son compagnonnage avec les loups, jusqu'à hurler avec eux un langage commun, donne chair à la cohabitation oubliée avec le vivant autre qu'humain. Vite, vite, dehors, respirer à plein poumons sa nature devenue si éloignée de la vie.
Lien : http://cinemoitheque.eklablo..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PGillyPGilly   04 mars 2020
Par "crise de la sensibilité", j'entends un appauvrissement de ce que nous pouvons sentir, percevoir, comprendre, et tisser comme relations à l'égard du vivant. Une réduction de de la gamme d'affects, de percepts, de concepts, de pratiques nous reliant à lui. Nous avons une multitude de mots, de types de relations, de types d'affects pour qualifier les relations entre humains, entre collectifs, entre institutions, avec les objets techniques ou les œuvres d'art, mais bien moins pour nos relations au vivant. Cet appauvrissement de l'empan de sensibilité envers le vivant, c'est-à-dire des formes d'attention et des qualités de disponibilité à son égard, est conjointement un effet et une part des causes de la crise écologique qui est la nôtre.
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PGillyPGilly   15 mars 2020
Car les animaux ne sont pas seulement dignes d'une attention infantile ou morale : ils sont les cohabitants de la terre avec lesquels nous partageons une ascendance, l'énigme d'être vivant, et la responsabilité de cohabiter décemment. Le mystère d'être un corps, un corps qui interprète et vit sa vie, est partagé par tout le vivant : c'est la condition vitale universelle et c'est elle qui mérite d'appeler le sentiment d'appartenance le plus puissant.
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PGillyPGilly   15 mars 2020
Les pollinisateurs font littéralement, ce que nous appelons, candides, "le printemps", comme si c'était un cadeau de l'univers, ou du soleil : non, c'est leur action bourdonnante, invisible et planétaire, qui appelle chaque année au monde, à la sortie de l'hiver, les fleurs, les fruits, les dons de la terre, et leur retour immémorial. Les pollinisateurs, abeilles, bourdons, oiseaux, ne sont pas posées comme des meubles sur le décor naturel et immuable des saisons : ils fabriquent cette saison dans ce qu'elle a de vivant.
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PGillyPGilly   19 mai 2020
Osons ici le mode "slogan de manif" : il ne s'agit pas de faire converger fin du mois et fin du monde. Mais bien de précipiter la fin du moi pour activer la fin de l'immonde. Et d'ouvrir ainsi à une faim du monde, une soif de s'y inscrire en complice, en tisseur, en convive. Il est donc temps de changer les banderoles, camarades, et d'y graffer : Fin du moi - faim du monde : même combo !
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Vidéo de Baptiste Morizot
Baptiste Morizot est philosophe, maître de conférence à l'Université d'Aix-Marseille. Spécialiste de la philosophie du vivant, il a publié "Manières d'être vivant" aux éditions Actes Sud, en Février 2020.
Il y soutient que nous devons renverser notre manière de vivre au monde, puisque c'est aux vivants que nous devons la possibilité d'exister. Il y déclare que les dix millions d'autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d'un côté, dix millions de l'autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C'est pourquoi nous avons une bataille culturelle à mener quant à l'importance à restituer au vivant.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/la-grande-librairie-saison-12/1503121-et-apres.html
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