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EAN : 9782364451131
464 pages
Éditeur : Pierre de Taillac (17/08/2018)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Prendre le contrôle du trafic de l’héroïne afghane, tel est l’objectif du Messager, un redoutable dignitaire de l’État islamique.

Agissant dans l’ombre, ses hommes mêlent ruse et terreur pour décapiter une à une les structures des grands trafiquants de drogue patchounes, jusqu’à avoir la mainmise sur le juteux commerce de l’héroïne et déstabiliser cette région déjà sensible.

Un seul homme peut les arrêter : Patrick Michel, pacha du comm... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
nadiouchka
  21 octobre 2018
Ayant participé à la dernière Masse Critique Babelio, dans la catégorie « Mauvais genre », j'ai eu la grande surprise d'apprendre que j'allais recevoir »Traque en Océan Indien » de François Morizur.
Je remercie donc Babelio ainsi que les Éditions Pierre de Taillac. Des amis m'avaient dit  : « Tiens, du mauvais genre, tu devrais tenter ta chance ! ». J'ai comme la bizarre impression d'avoir été un peu cataloguée… mais ça ne fait rien.
Le soir-même, je me suis plongée dans ce thriller et j'ai immédiatement été passionnée par l'histoire. Par contre, pour en parler, c'est plutôt difficile car au fur et à mesure de ma lecture, j'ai rempli en entier quatre pages de notes. Il me faut donc faire un tri alors que tout est important.
« En parler », ne signifie pas « résumer » car ce ne serait pas une critique mais même là il va falloir que je parle seulement de quelques petites « choses ».
Un petit mot sur l'auteur pour commencer : François Morizur a été ancien capitaine de frégate commandos marine. Il a surtout été présent dans les forces spéciales et a connu des opérations militaires en Europe, en Afrique et en Asie. Ceci explique donc pourquoi son livre est si dense, méticuleux dans les descriptions, dans les informations sur la façon dont une opération d'une grande envergure peut être déployée. Et dans son ouvrage, les notifications ne manquent pas.
Le pitch de l'histoire est qu'il faut agir efficacement contre un énorme trafic d'héroïne afghane. Un homme apparaît comme le seul capable de s'y attaquer, Patrick Michel, pacha du commando Penfentenyo. Pour cela, il va lui falloir agir contre « Le Messager ».
On va commencer le voyage par la Vallée de Maruf (Sud-Afghanistan où débute l'histoire), avec Patrick dans cette vallée caillouteuse et par au moins 35°C. Ils y débusquent des talibans sous des rafales de kalachnikov et de PKM. Reprenant un peu de poil de la bête : « Partiellement réhydraté, Patrick saisit le combiné radio :
A tous, volume de l'ennemi confirmé à une dizaine d'hommes. (…) Je marque ma position par un fumigène vert. Groupe 12, dès que le fumigène a dépoté, envoie six grenages explosives. » (p.11).
Comme vous le constatez, ça commence fort et ça continue.
Les chapitres alternent sur les lieux : on passe ensuite au Pakistan où un certain Jawal « Le Stratège » : « Après avoir abandonné de brillantes études à l'université de Bagdad à la suite de l'agression chiite, Jawal avait drainé quelques autres étudiants derrière lui. de combat en combat, son groupe s'était renforcé pour finir par former une katiba redoutée. Il s'était opposé aux forces régulières irakiennes, mais également aux milices chiites soutenues par les Iraniens. » (p.25), est convoqué avec d'autres personnes, en secret, par un homme qui demande à être appelé « Le Messager ».
Après avoir présenté ses hommes : Fazlullah, Mohammad (dont le père faisait partie de la garde rapprochée d'Oussama Ben Laden), l'entretien se base sur la question du commerce de l'héroïne afghane dont les mécanismes et les accords sont connus par eux. Il dit de ses hommes : « Nous sommes les cavaliers choisis pour conduire cette mission divine. » (p.27). Évidemment, on promet aux djihadistes un « chemin menant au paradis d'Eden, couvert de pétales de roses. » Mais ils ont du mal à comprendre pourquoi on leur demande d'agir en Tanzanie, pays si éloigné. Pourtant l'explication est simple : « La Tanzanie a des frontières terrestres avec le Congo, le Burundi, le Rwanda. Un peu plus au nord se trouvent la République centrafricaine, puis encore un peu plus au nord-ouest, le carrefour des frontières du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger. Boko Haram a établi son califat sur cette région héritière de celui de Sokoto, et nous a rejoints dans notre djihad. » (p.30).
Pour un peu compléter la liste des personnages qui ont le plus d'importance dans ce récit, il faut citer Ashraf qui a été blessé par des Afghans – le major Chris Hill qui surveille les informations signalant un Afghan « infiltré au plus près d'un seigneur de guerre ayant la main sur le trafic de drogue dans la province du Helmand, l'un des sanctuaires des talibans en Afghanistan. » (p.109). Il y a bien sûr encore bien d'autres personnages mais on ne peut pas tous les citer, ce n'est pas le but.
Pour la géographie des opérations, on se retrouve aussi en Somalie ou au Kenya – autant dire que l'on voyage et chaque fois, les actions sont largement décrites au point que j'ai eu l'impression de regarder un film d'aventures et de faire un périple moi aussi.
Mais ce n'est pas tout car il y a également tous les navires mis sur la touche – les avions avec leurs ordinateurs perfectionnés afin d'assurer la liaison – le sous-marin nucléaire « Perle » (qui évolue dans un monde de silence) – des bombardiers axant sur la ligne de karez, « ces entonnoirs séculaires descendant du flanc de la montagne aride. » (p.19) – des kamikazes qui ne reculent devant rien…
Il faut garder à l'esprit que le but est de trouver l'héroïne dont le montant estimé (restant après des attaques) est de soixante milliards de dollars (un sacré pactole). Évidemment, cela aurait été trop bien que tout se passe de façon impeccable…
On va aussi rencontrer un certain Hamza « Le Sphynx », personnage louche et vers lequel se tournent des soupçons.
Bon, je vous ai indiqué les grandes lignes, le contexte… mais j'aimerais aussi rajouter quelques uns de ces termes militaires si particuliers pour nous mais qui ont une si grande importance : « Pierre, tant bien que mal tentait de communiquer avec les A-10 qui avaient commencé la procédure de 9-line-brief. » (p.17) (procédure simplifiée d'appel aérien). Ou alors : « Le MQ-9 Reaper, plus communément connu sous le nom de Predator survolait les terres arides du Hemland afghan ; » (p.139) - « Quatre missiles AGM-114P Hellfire. » (p.139) … et bien d'autres tout au long du livre et c'était mon petit plaisir à moi...
D'ailleurs, c'est là que l'on voit que l'écrivain connaît fort bien le terrain parce que pour décrire ainsi, aussi aisément des opérations pareilles on voit que ce n'est pas inventé. Enfin, oui pour l'histoire mais on se rend bien compte qu'il est passé par là. D'ailleurs, sur la quatrième de couverture, il est indiqué qu' »il a été confronté à maintes reprises à des attaques de pirates. »
De plus, il décrit extrêmement bien les lieux, les méthodes et cette « Traque en Océan Indien » est vraiment très périlleuse avec un suspense garanti (jusqu'à la dernière ligne).
Maintenant, un tel livre est-il destiné à tous les lecteurs avec sa spécificité ? Je dis : « Pourquoi pas ? Il suffit de s'intéresser au texte si bien écrit. » et aimer diversifier ses lectures (c'est mon cas).
Personnellement, ce qui a été un élément positif supplémentaire, c'est que cela m'a remémoré le temps passé en tant que secouriste Croix-Rouge avec les manoeuvres militaires effectuées de temps en temps.
Vous remarquerez que je suis restée volontairement dans le vague étant donné l'importance de cette traque et de la masse d'informations.
On y voit que le courage est immense et ne pouvant pas en dire plus, je vous laisse le choix de lire ce thriller avec un coeur bien accroché et cramponnez-vous bien.
La surprise ressentie à la réception du livre (mais il faut tout de même dire que je l'avais coché), a été une bonne surprise et je renouvelle donc mes remerciements à Babelio ainsi qu'aux Éditons Pierre de Taillac.
J'ajouterai que je n'ai pas besoin de Deblinder (barre d'explosif à charge creuse qui permet de créer des brèches sur des supports peu résistants) pour signaler qu'effectivement, c'est une histoire explosive !
Une dernière précision : l'auteur a ajouté en page 455, un Glossaire qui explique toutes les expressions militaires utilisées. C'est très instructif et bien nécessaire et je trouve qu'il est bien de s'y reporter ASAP (« as soon as possible ») dès qu'un terme particulier apparaît. Cela fait un peu jongler mais c'est un coup à prendre.
Bonne lecture !
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cathy13600
  13 novembre 2018
Avant de chroniquer proprement dit « Traque en océan indien », je remercie Babelio pour l'organisation de cette opération spéciale « mauvais genres » et les Editions Pierre de Taillac pour m'avoir permis, par l'envoi de ce bouquin, de me délecter de cette lecture pour le moins intéressante et palpitante.
Pour des raisons personnelles, le 07 novembre 2017 restera à jamais gravé dans ma mémoire. Pour un motif sérieux mais pas que puisque, très tôt ce matin-là je finissais un livre proche du coup de coeur qui m'avait alors avantageusement occupé l'esprit. « Djihad à Paris » de Marc Bowman était la première oeuvre de la collection actions clandestines éditée par ladite maison spécialisée dans l'histoire militaire. Six mois plus tard, je réitérais favorablement l'expérience avec « La bombe d'Alger », suite du premier volet.
Je me familiarisais aussi avec le nom de François Morizur, autre auteur partenaire de cette série, en me promettant de lire rapidement son premier thriller « Mission Buthacus ». Malheureusement, à ce jour, je ne me suis pas encore exécutée.
Quelle ne fut pas ma surprise de dénicher parmi la sélection de livres mis en jeu lors de cette masse critique du 10 octobre 2018, le second roman du susnommé. Trop heureuse, je m'empressai de le cocher en espérant être retenue.
Quelques temps après, il venait s'ajouter à ma bibliothèque. L'occasion m'était enfin donnée de découvrir cet écrivain.
Je dois admettre que je débutais cet opus avec un a priori positif. Enchantée par mes deux lectures provenant de la collection précédemment citée, j'escomptais retrouver la même qualité, le même engouement, le même plaisir. Et, ce fut effectivement le cas.
A la sortie, sans approcher le coup de coeur, ce récit vaut son pesant d'or. Il est captivant, entrainant. Je me suis régalée et je ne peux que vous inciter à me suivre.
Nous rentrons de manière fulgurante dans l'histoire puisque nous rejoignons, dans la vallée de la Maruf, au Sud de l'Afghanistan, dans la province de Zâbol, une unité d'élite de la Marine Nationale Française engagée dans un accrochage assez violent contre un groupe de talibans.
Le terrain de jeu posé, nous nous rendons compte, dès les premières pages, que les tons de ce récit seront l'action, la tension, ou encore le frisson puisque les hommes composant ce détachement doivent faire face, sous les feux et autres explosions de roquettes, à une tentative d'embuscade visant leur convoi. L'aventure promet d'être agitée. Bienvenue dans « Traque en océan indien » !
Et pendant ce temps-là… au Pakistan…
Le Messager – un redoutable dignitaire de l'Etat islamique – s'apprête à rencontrer et à piloter les combattants qui vont lui permettre de tendre vers un objectif ultime : prendre le contrôle du trafic de l'héroïne afghane.
Agissant dans l'ombre, ses hommes mêlent ruse et terreur pour décapiter une à une les structures des grands trafiquants de drogue pachtounes, jusqu'à avoir la mainmise sur le juteux commerce de l'héroïne et déstabiliser cette région déjà sensible.
À la suite de cette captation, confrontés aux multiples évènements qui en découlent, les services de l'Etat et plus précisément l'Etat-Major des armées est mobilisé à Paris. Il fait appel au métier du seul individu capable de les arrêter : Patrick Michel, pacha du commando de Penfentenyo. Ce dernier est mandaté pour neutraliser le Messager et ses disciples. Insaisissables et féroces, ceux-ci vont l'embarquer dans une traque haletante du Pakistan aux côtes somaliennes qui va s'avérer plus périlleuse que jamais.
Les commandos marine vont devoir prendre tous les risques pour neutraliser le terroriste. Face à lui, seuls l'instinct et le courage permettront à ces militaires d'élite de mener leur tâche à bien… Y parviendront-ils ? Démêleront-ils le vrai du faux entre certitudes et suppositions sur cet étrange mainmise ? A quoi vont-ils être confrontés ? Seront-ils épaulés ? Que mettront-ils à jour ? le pire sera-t-il évité ? En clair, rentreront-ils victorieusement de cette mission ?
Vous voulez des réponses ? Emboîtez le pas de nos héros. Vous saurez alors…
Ce serait mentir de dire que cette oeuvre n'est pas un bijou de crédibilité. C'est sa force essentielle.
En se référant à sa biographie qui stipule que F.M. est un ancien capitaine de frégate commandos marine. Exerçant principalement au sein des forces spéciales, nous comprenons pourquoi certaines scènes, certaines actions sont criantes de vérité. Il est indéniable que ce monsieur s'est servi de ce qu'il a vécu sur les théâtres d'opérations extérieures pour accoucher d'un scénario hyperréaliste. Quiconque ne m'enlèvera de l'idée qu'il a du même par moment retranscrire en totalité des situations déjà connues.
Bien qu'assez technique, cet ouvrage parfaitement documenté se lit aisément et rapidement. J'ai apprécié le fait que les procédures d'interventions soient très complètes, très détaillées.
Comme je vous l'ai signalé antérieurement, l'action et la tension sont palpables dès les premiers instants. Mais cela n'empêche pas qu'elles montent graduellement au fil de l'avancée pour atteindre le summum dans le sprint final et nous obliger ainsi à rester en éveil. C'est exaltant.
Plume fluide, agréable qui sert convenablement le rythme du roman avec des chapitres courts qui s'organisent autour des différents protagonistes. J'ai trouvé très intéressant de côtoyer également les insurgés et le côté obscur.
Les personnages sont décrits finement. Ce sont de grand professionnels, concentrés au possible, maîtres de leurs émotions. Tournés vers un but unique : Servir la nation en réussissant. Au fil du temps, nous devenons inquiets quant à leur devenir.
J'ai été conquise par Patrick, héros principal. Cet officier est un exemple d'abnégation. Il fait montre d'intelligence, de persuasion, d'un sens tactique développé, et de bonne autorité. J'ai été charmée par son humanisme, son coté protecteur et les liens d'attachement établis avec ses protégés.
En définitive, le tout jeune écrivain nous offre un techno-thriller dans sa plus pure tradition avec une intrigue contemporaine de politique-fiction catastrophe dont la résolution passe par l'usage de moyens militaires de haute technologie et par des actes héroïques individuels. Durant les 452 pages, nous nous immergeons totalement au cœur des commandos marine dans un monde habituellement fermé aux non-initiés. C'est bien amené, parfaitement expliqué. Ce qui aboutit à une histoire non-ennuyeuse, enrichissante car instructive. Tout ce que j'aime dans un livre !
A acquérir ? : Ne vous posez pas la question. Foncez ! Vous ne le regretterez pas. Des heures de plaisir vous sont promises. Pour reprendre une citation du quotidien régional Ouest-France, vous aurez dans les mains « un roman qui fait honneur à la jeune collection « Actions clandestines » lancée par les éditions Pierre de Taillac. »

Lien : https://www.instagram.com/li..
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AlouquaLecture
  23 février 2021
Petit rappel de ce que j'ai écrit hier sur un autre livre du même auteur :
Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que même si je n'adhère pas à une de mes lectures, je vais malgré tout tenté d'en sortir les points positifs, je ne suis pas du genre à vouloir descendre un livre, ni à dire que parce que moi je n'ai pas aimé, vous ne devez pas le lire ! Chaque lecteur est différent, nous pouvons aimer les mêmes genres de livres, mais avoir des ressentis totalement différents. Un livre qui ne m'a pas embarqué, le fera peut-être avec un autre lecteur, tout comme l'inverse est possible également. Alors, honnêtement, je ne comprends toujours pas pourquoi certaines blogueuses se permettent de dire que untel ou untel livre ne doit pas être lu, ou qu'elles ne conseillent pas de le lire en tout cas. Des livres auxquels je n'ai pas adhéré, je ne me permettrais franchement pas de ne pas les conseiller, pourquoi le ferais-je ? Je suis ici pour donner mon ressenti personnel (et j'insiste bien sur le côté personnel) sur une lecture, pas pour vous dire de ne pas acheter ce livre ou un autre. Après avoir lu mes avis, vous êtes totalement libres de vos choix, c'est vous qui prenez la décision de vous laisser tenter ou pas par un livre après tout.

Bien que je fut un peu plus happée par ce récit, je n'ai pas pour autant beaucoup plus accroché, voilà pourquoi j'ai donné la même note finale que pour ma précédente lecture.
Dans ce livre-ci, ce qui m'a posé problème, c'est que, même si nous avons bien un glossaire des termes utilisés, je n'y ai pas forcément tout trouvé. Tout le monde n'est pas familier des termes et sigles utilisés dans le monde de l'armée, alors je me suis vite sentie perdue, malheureusement. S'ils sont présents durant le récit, c'est forcément qu'ils ont leurs importance, j'aurais donc aimé pouvoir tout comprendre, cela me semble logique. Je préfère avoir trop de notes en bas de pages, ou encore un glossaire qui fait une vingtaine de pages, que de ne pas comprendre ce que je lis, de ne pas savoir ce que signifie une abréviation.
Globalement, si vous avez lu mon avis sur Mission Buthacus, vous avez déjà celui de ce livre-ci, car mon ressenti est pareil sur tout les points. Je ne vais donc pas me répéter.
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Ogrimoire
  23 septembre 2019
On retrouve avec plaisir Patrick Michel et ses hommes dans cette nouvelle aventure. Les cinquante dernières pages sont véritablement haletantes, décrivant l'assaut final mené par des Seals américains et par le commando de Penfentenyo, pour prendre le contrôle d'un navire.
L'histoire est bien ficelée : on suit en parallèle l'opération de surveillance des commandos et l'opération des membres de l'État islamique. On y gagne en compréhension ce que l'on perd en suspense : en effet, bien que nous soyons les seuls à savoir ce qu'est réellement le but de l'opération, on se demande tout de même comment nos militaires vont se sortir d'affaire !
C'est efficace, même si, de temps en temps, on se perd un peu dans la description des opérations les plus techniques – j'avoue, je ne saurais pas dessiner le plan du navire pris d'assaut, et certaines choses m'ont échappé. Mais cela reste très lisible, néanmoins !
Non, le seul véritable bémol, pour ma part, c'est que, dans les cent cinquante premières pages en particulier, il y a un foisonnement de sigles qui montrent que l'auteur maîtrise son sujet, mais qui n'apportent pas forcément grand-chose à la lecture – si ce n'est d'éviter, sans doute, que les connaisseurs ne puisse critiquer. D'autant que certains de ces sigles sont traduits directement dans le texte, avec l'indication du nom développé, d'autres sont explicités en notes de bas de page, d'autres enfin paraissent dans le glossaire – qui occupe tout de même trois pages en fin d'ouvrage. Et puis… certains ne sont pas expliqués du tout. Ainsi, page 45, on trouve l'indication d'un TCD. Mais c'est quoi un TCD : je n'ai trouvé nulle part dans le livre ? Sauf erreur de ma part, cela pourrait être un Transport de chalands de département, et cela semble désigner le Tonnerre, dans le livre… mais le Tonnerre, douze pages plus tôt, nous était présenté comme le BPC Tonnerre ! BPC, pour Bâtiment de projection et de commandement. Alors, évidemment, si ça se trouve, un TCD peut être également, lors d'une opération donnée, un BPC… mais il faudrait nous le dire. Ou pas, en fait, parce que certains de ces sigles, en fait, ne nous servent à rien, si ce n'est à hacher la lecture. Parce que je vous évite ici les JVN, les FFDJ, les CJSOTF, les RCIED, les VLRA, le JSOC, le CENTCOM, les MANUSOM, COMINT, AMISON et ALFUSCO…
Ces sigles – et pourtant, j'en emploie moi-même un certain nombre tous les jours, G, dont vous avez fait la connaissance lors de ses récentes chroniques, s'amuse toujours de ma « siglomanie »… auraient sans doute pu, au moins partiellement, être nettoyés, et bénéficier d'un traitement identique. Mais bon, cela n'enlève rien au reste de l'histoire. Au pire, on en zappe quelques-uns…
Toute la première partie du livre prend place en Afghanistan, et présente l'intérêt de nous faire découvrir un peu comment fonctionne ce pays qui nous parait tellement éloigné. Cet aspect du livre est vraiment intéressant. de même, l'auteur n'hésite pas à mettre en scène des hasards malheureux, sans se sentir obligé de donner forcément un happy end à ces rebondissements. La vraie vie, quoi.
Alors, pourquoi ne pas faire, en profitant de ces vacances, un petit détour par l'océan Indien ?
Lien : https://ogrimoire.com/2019/0..
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CineKino
  22 octobre 2018
Après le palpitant Mission Buthacus en début d'année, l'éditeur Pierre de Taillac m'envoie via Babelio le second roman de François Morizur, et je les en remercie. Une nouvelle aventure de Patrick Michel, commando marin, confronté – après les pirates africains du livre précédent – à des terroristes islamistes le long des côtes de l'océan indien (mais il n'y a aucune nécessité de lire Mission Buthacus pour comprendre ce nouveau roman).
Toujours aussi documenté, rempli de termes (et dialogues et procédures) militaires, ce roman nous plonge au coeur d'une opération de surveillance puis d'action maritime très crédible. de nouveau, l'écriture est sans fioritures, allant à l'essentiel, dans une histoire qui monte en tension tout du long. La construction du roman m'a semblé cependant plus travaillée que Mission Buthacus, nous entraînant sur différentes pistes suscitant bien des questions.
Par son style et son histoire, je rapprocherais ce roman de Memorial day lu cet été (y compris pour ses personnages très tranchés de militaires solidaires et irréprochables et de terroristes sanguinaires égorgeant femmes et enfants ; un peu de nuances dans la psychologie humaine aurait rendu le livre encore plus prenant). Sauf que les héros sont Français, ça change un peu et ça fait bien plaisir !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   22 octobre 2018
Les talibans n’étaient pas seuls. Ce premier groupe n’était probablement là que pour stopper les commandos, afin qu’une fois leur dispositif tactique disloqué, ils présentent leur flanc à ce second élément qui venait de se dévoiler. Les précautions qu’avait prises Patrick avaient mis à bas leur plan. Une fois de plus, la fameuse locution : La sueur épargne le sang prouvait son bien-fondé.
P.15
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nadiouchkanadiouchka   23 octobre 2018
Quelles que soient les situations, quels que soient les différends qui pouvaient opposer les hommes, l’hôte se devait d’accueillir le visiteur dans les meilleures conditions. Il lui devait hospitalité, soutien et sauvegarde. Cet accueil constituait l’un des piliers du patchounwali, l’ancestral code d’honneur.
P.66
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nadiouchkanadiouchka   21 octobre 2018
Patrick roula à nouveau sur le ventre, puis se rehaussa pour réétudier la bande de terrain qui le séparait des Afghans. Alors qu’il se redressait légèrement, il eut juste le temps de voir un trait filer vers sa position. Il se plaqua immédiatement au sol en hurlant :
RPG ! *
La roquette vint exploser à moins de dix mètres derrière lui, percutant un muret dans un bruit assourdissant. Sonné par le souffle et le bruit, Patrick se rétablit difficilement en marmonnant :
- Pu.ain, pas passée loin celle-là !
* Rocket propelled grenade r(roquette autopropulsée). P.12
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nadiouchkanadiouchka   23 octobre 2018
- Tu connais les Afghans. Ils sont comme les roseaux. Ils laissent passer les tempêtes. Ils confient au froid, à la chaleur, au terrain le soin de faire le travail pour eux. (…) Si nous ne sommes pas là, ils se tourneront vers les barbus.
- Ils sont tous barbus !
- Ouais, mais certains sont un peu plus barbus que les autres.
P.61
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OgrimoireOgrimoire   23 septembre 2019
Lorsque l’enfant sortit, il laissa la place à un homme jeune, moins de la trentaine, qui vint s’asseoir à la droite du malek. Le thé était brûlant et très sucré. Les hommes burent en silence. L’Afghanistan était, entre autres, le royaume de la patience. Celle-ci était d’autant plus exacerbée que le sujet était important. Tout en observant l’assemblée, chacun sirotait doucement sa boisson.
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