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EAN : 9782075136129
240 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (14/11/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 320 notes)
Résumé :
Été 1914. Dans la ferme de son père, en Angleterre, Albert grandit en compagnie de son cheval, Joey. Pendant ce temps, d’immenses armées se préparent à s’affronter dans le cauchemar de la guerre. Dès lors, le destin de Joey est tracé. Vendu par le père d’Albert aux soldats anglais, il va devoir survivre dans l’enfer des champs de bataille. Albert et Joey se reverront-ils ?Joey le cheval de ferme, devenu cheval de guerre, en 1914, nous raconte son histoire, avec simp... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (91) Voir plus Ajouter une critique
doudou94
  25 avril 2014
Ce livre est l'histoire d'un garçon, Albert, qui fait travailler Joey et Zoey, ses deux chevaux. Mais un jour, son père manque d'argent et décide de vendre Joey à l'armée. le cheval sera utilisé durant la guerre de 14-18. Au début, Albert n'est pas assez âgé pour être militaire, mais quand il le sera, il retrouvera Joey.
Ce livre est intéressant, il nous apprend beaucoup sur la guerre mais ne nous dévoile pas toutes les horreurs des combats. Je n'aurais pas aimé avoir des descriptions trop violentes. Les pages sont bien illustrées et décrivent bien les batailles. Au fur et à mesure de la lecture, on ressent de plus en plus de fatigue dans les images.
Malheureusement, à la fin, beaucoup de soldats et de chevaux sont tués, ce qui m'a rendu triste.
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darkmoon
  09 mars 2014
Une histoire faite d'émotions, de bons sentiments, de luttes et de résolutions.
Comme tout conte, " Cheval de Guerre " démarre sur un évènement dramatique. Les temps sont durs et pour survivre, la famille d'Albert n'a pas d'autres choix que de vendre le cheval à la cavalerie britannique où il sera directement envoyé au front. La première Guerre Mondiale vit ses premières heures. Trop jeune, Albert ne peut accompagner Joey et doit se résigner à le laisser partir. le roman prend alors une toute autre tournure. le cheval devient le moteur de l'action. C'est par lui que le récit progresse, par lui que des personnages viennent s'y greffer. Il faut l'avouer les grands sentiments ne sont pas absents du roman, loin de là, mais ils ne gâtent pas une histoire assez ambitieuse où la Grande Guerre mobilise l'attention. Car c'est un parti pris du roman de se servir de ce cheval qui échappe à tout, pour nous faire traverser dans les deux camps. On passe du camp des Anglais à celui des Allemands et on visite ces deux armées où les évènements et les personnages seraient interchangeables entre les deux côtés. Aveuglement stratégique et brutalité des officiers, présence de très jeunes hommes vivant dans une illusion d'héroïsme vite rattrapée par la peur et la mort, pillages des bourgs qui servent de champs de bataille, utilisation d'armes de plus en plus meurtrières amenant des blessés de plus en plus atrocement mutilés…
En somme ce cheval est un fil conducteur romantique dans un des épisodes les plus sanglants de l'histoire européenne et mondiale. Et si le roman conserve une naïveté tout du long, celle-ci demeure indissociable de l'histoire, elle apparaît comme une porte d'entrée indispensable. Exemplairement, on citera le passage où le cheval, coincé dans les barbelés à égal distance des deux camps ennemis, provoque une courte trêve. Là encore, il serait facile d'en sourire, de la tourner en dérision. Mais la croyance insufflée dans cette dernière, à laquelle s'ajoute une naïveté totalement assumée, lui donne finalement une force insoupçonnée. Et c'est bien de cette croyance indéfectible, de cette naïveté revendiquée que Cheval de Guerre emporte le morceau. Il offre une histoire certes très sentimentale et un peu consensuelle parfois, mais il permet de revisiter avec panache une histoire douloureuse sans s'attarder sur ses côtés les plus sombres et sans glorifier ou accabler un camp ou l'autre.
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belette2911
  12 juin 2018
Cheval de guerre prenait les poussières depuis un certain temps : je voulais le lire, mais je n'osais pas.
Un cheval qui se retrouve dans la Grande Guerre, un jeune garçon qui aimait son cheval et qui le perd, trop dur pour mon petit coeur.
En ce qui concerne le film, c'est encore pire, je n'osais pas non plus le regarder pour ces mêmes raisons.
Maintenant que j'ai franchi le pas avec le roman, je vais me tourner vers le film, mais pas tout de suite.
Dans cette boucherie qui fut cette Grande Guerre, des hommes n'avaient pas demandé de la faire, et même ceux qui l'avaient souhaité, ont vite déchanté. Mais les animaux, eux, qu'est-ce qu'ils y comprennent aux conneries de quelques humains qui voulaient absolument en découdre ? Rien…
Le narrateur est Joey, le cheval et nous verrons sont arrivée dans la ferme du père d'Albert, son débourrage, l'amitié qui le lie au jeune garçon et son arrivée dans cette guerre atroce où les morts tombent comme des mouches sous les balles et les obus. Une cavalerie, face à des mitrailleuses, c'est du suicide !
Changeant une fois de plus de cavalier, passant des mains anglaises aux allemandes, ce cheval a bien mérité à un moment donné la croix de guerre donnée par un soldat allemand pour services rendus. Joey et Topthorn, son ami le cheval noir ont parfois eu plus de dignité et de courage que certains officiers.
Vous allez me dire qu'un récit narré par un cheval n'a aucune valeur, ce à quoi je vous répondrai que si, il a de la valeur, car le cheval, lui, il ne juge pas, il ne veut pas à tout pris prendre cette colline ou dézinguer les types dans la tranchée d'en face. Il est innocent lui, et on le transforme en bête de guerre.
Ce roman jeunesse est émouvant au possible et mes yeux se sont humidifiés car je me suis demandé ce qui se passerait si j'avais été à la place d'Albert et vu mes Louloutes à moi partir à la guerre.
Auraient-elles survécu ? Dans quel état seraient-elles revenues ? M'auraient-elles reconnues ? Senti le pantalon avec leurs naseaux soyeux comme habituellement ? Reniflé mes poches arrière dans l'espoir d'une carotte planquée là ? La plus jeune aurait-elle encore eu envie de me sortir le smartphone de la poche ?
J'ai mis du temps à sortir ce roman et je me dis que j'ai bien fait de profiter du Mois Anglais pour enfin prendre mon courage à deux mains afin de le lire. Il est sobre, profonde, bourré d'humanité, de courage, de gentillesse, mais aussi de dureté et de morts, tombés des deux côtés pour rien…
Dans ce roman, pas de manichéisme non plus : les Allemands ne sont pas présentés comme des barbares sans coeur et les Alliés des gentils soldats.
Non, ici, tout le monde patauge dans la même boue, dans la même merde, tout le monde crève sous le joug, hommes comme chevaux. Des enculés de pute de fils, il y en a des deux côté du No man's land et des êtres humains sachant faire preuve de compassion aussi. Tous les Hommes sont les mêmes, pas de Bons d'un côté et de Méchants de l'autre.
Un très beau roman qui m'a pris à la gorge. Une vision de 14-18 différente, vue par les yeux d'un animal qui n'avait rien demandé.

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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VALENTYNE
  02 décembre 2012
Joey arrive tout poulain à la ferme où vit un adolescent Albert. Ensemble, ils grandissent en Angleterre.
Le père d'Albert, alcoolique, maltraite souvent le poulain mais une belle amitié unit Joey et Albert. Jusqu'au jour, où le père est obligé de ventre Joey, pour faire survivre sa ferme en difficulté. Joey part donc avec l'armée à la guerre qui commence en Europe. L'action se passe en 1914.
Le narrateur est Joey, ce cheval intrépide et sage.
L'entraînement de l'armée est difficile pour un cheval de ferme habitué à la charrue. Heureusement il fait de belles rencontres en la personne du capitaine Stewart et d'un autre cheval dénommé Topthorn. Viendra ensuite la dure traversée en bateau pour arriver sur le champ de bataille et le premier affrontement avec l'ennemi.
.
Je continuai ma course et me retrouvai seul, loin du bruit de la bataille. Et je ne me serais jamais arrêté du tout, si je n'avais retrouvé Topthorn à mes côtés et le capitaine Stewart qui se penchait pour ramasser mes rênes et me ramener ensuite sur le champ de bataille. Nous avions gagné, avais je entendu dire ; mais partout des chevaux gisaient morts ou agonisants. Au cours de l'engagement, plus du quart de l'escadron avait été perdu. Tout cela avait été si rapide, si meurtrier ! p 64
.
Joey explique simplement les terrifiantes réalités de la guerre, les blessés, le bruit affolant des canons. Plus tard, il est enrôlé comme cheval d'ambulance :
.
- Mon capitaine, repris patiemment le major - à l'évidence, il n'était pas du tout impressionné - est ce que vous imaginez sérieusement qu'après la folie de cette matinée l'un des camps ou l'autre, emploiera à nouveau la cavalerie , dans cette guerre? Ne pouvez vous pas comprendre que nous avons besoin de transports, mon capitaine? Et c'est maintenant que nous en avons besoin. Il y a des braves, des allemands, des anglais - qui gisent là bas dans les tranchées sur des civières et , en ce moment, il n'y a pas assez de transports pour les ramener ici à l'hôpital. Alors, vous voulez qu'ils meurent tous mon capitaine? Répondez moi. Vous voulez qu'ils meurent ? Si on pouvait atteler ces chevaux à une charrette? Ils pourraient ramener des hommes par douzaine. (p 86)
.
"Cheval de Guerre" est une histoire intéressante qui met en scène des militaires mais aussi des civils qui souffrent durement de la guerre. D'abord du côté anglais, Joey, à la "faveur" d'une bataille, se retrouvera du côté allemand. le message de Joey est bien que d'un côté ou l'autre des tranchées, les hommes sont les mêmes ; pas de bons anglais ou de méchants allemands mais des hommes qui se sont retrouvés là, non pas parce qu'ils le désiraient mais broyés par l'Histoire qui dépasse les simples individus.
.
Friedrich le fou prend soin d'eux :
Un jour il nous déclara :
- Moi, je vous le dis, mes amis ; je vous dis que je suis le seul homme sain d'esprit de ce régiment. C'est les autres qui sont fous mais ils ne le savent pas. Ils font la guerre et il ne savent pas pourquoi. C'est pas de la folie ça ? Comment un homme peut il en tuer un autre, sans vraiment savoir pour quelle raison, si ce n'est qu'il porte un uniforme d'une autre couleur et parle une langue différente ? Et c'est moi qu'on trouve fou ! Vous deux, vous êtes les seules créatures raisonnables que j'ai rencontrés dans cette guerre absurde ; comme moi la seule raison pour laquelle vous êtes ici, c'est qu'on vous y a amené. (p122)
.
J'ai lu ce livre dans une collection junior (à partir de 9 ans) mais suffisamment intéressant et bien écrit pour intéresser des plus âgés.
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Gaoulette
  19 avril 2017
Note : 4/5
Comment découvrir la guerre et les rapports humains ? Micheal Morpurgo décide de le faire à travers le regard d'un cheval Joey.
Un roman jeunesse très court qui raconte la vie d'un cheval de guerre. On commence par son achat par le père d'Albert qui entrainera une amitié indéfectible et son entrée dans l'armée pendant la première Guerre Mondiale où Joey ne verra que des hommes.
Un récit aventure qui montre la guerre sous un autre oeil, ni dans le camp des gentils ou méchant, juste des hommes qui suivent des ordres.
J'ai hâte de voir son adaptation en film et surtout quand on connait le réalisateur.
C'est court mais parfaitement adapté aux adolescents 10-13 ans. Un très beau message véhiculé et une magnifique histoire d'amitié.
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critiques presse (2)
Ricochet   01 mars 2012
Magnifique et émouvant.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeMonde   24 février 2012
Si Gallimard réédite aujourd'hui ce texte vieux de 30 ans, c'est parce que Stephen Spielberg vient de l'adapter au cinéma. Mais c'est aussi en raison de son originalité et de sa grande finesse.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Cricri124Cricri124   23 avril 2020
La voix était bourrue et rendue pâteuse par l’alcool ; de toute évidence, c’était celle de mon propriétaire. Je ne l’appellerai pas mon maître : il n’y a qu’un seul homme qui ait jamais été mon maître. Mon propriétaire, donc, avait une corde à la main : il était en train d’escalader l’enclos, suivi de trois ou quatre de ses amis. Ils avaient la figure rouge et ils tenaient tous une corde. Ils avaient ôté leurs chapeaux et leurs vestes, ils avaient retroussé leurs manches. Tous riaient tandis qu’ils se dirigeaient vers moi. […] Je me débattis à en être exténué, leur décochant de furieux coups de pied chaque fois que je les sentais se relâcher, mais ils étaient trop nombreux, trop forts pour moi. Je sentis le licol glisser par-dessus ma tête et me serrer le cou et la figure.
— Alors, tu es un vrai bagarreur, toi, hein ? dit mon propriétaire, raccourcissant la corde et souriant les dents serrées. Les bagarreurs, ça me plaît, mais j’arriverai bien à te briser. Tu es un vrai petit coq de combat mais, en moins de deux, tu vas venir me manger dans la main.

Chapitre 1
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jelispeujelispeu   09 octobre 2014
- Face!
- Bien, dit l'Allemand en se penchant pour ramasser la pièce, c'est la figure de mon empereur qui me regarde au fond de la boue et il n'a pas l'air content de moi. Aussi, je crois bien que tu as gagné. Le cheval est a toi. Prends-en bien soin, camarade!
Il se saisit à nouveau de la corde et la tendit au Gallois. Il tendit en même temps l'autre main, en un geste d'amitié: un sourire éclairait son visage usé.
- Dans une heure, ou deux peut-être, nous ferons tout notre possible pour nous entretuer. Dieu seul sait pourquoi, et encore je crois qu'il l'a peut-être oublié lui même.
Adieu, Gallois! On leur a montré, hein? On leur a montré que n'importe quel problème peut se résoudre entre les gens, pour peu qu'il se fassent mutuellement confiance. Ils n'ont besoin de rien d'autre, non?
Le petit Gallois hocha la tête d'un air incrédule en prenant la corde.
- Frisé, mon p'tit gars, je crois que si nous arrivions à passer une heure ou deux ensemble, toi et moi, nous arriverions a débroussailler toute cette fichue pagaille. Il n'y aura plus de veuves qui pleurent ni d'enfants qui crient dans ma vallée, et dans la tienne non plus. Au pire, on pourrait trancher tout ça en faisant valser une pièce, tu ne crois pas?
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Cricri124Cricri124   24 avril 2020
Certes, le travail n’était pas plus pénible qu’au temps où nous tirions la charrette-ambulance, mais aujourd’hui, ce n’était pas tous les soirs que nous allions à l’écurie. Enfin, bien sûr, nous ne pouvions plus compter sur la protection de notre Émilie. D’un coup, la guerre n’était plus lointaine. Nous étions de retour parmi le vacarme effroyable et la puanteur des combats, à hâler notre pièce dans la boue, pressés, fouettés, parfois, par des hommes qui manifestaient peu de souci ou d’intérêt pour notre bien-être, du moment que nous menions les canons là où ils devaient aller. Non pas que ces hommes fussent cruels mais, tout simplement, parce qu’ils semblaient mus à présent par quelque effroyable contrainte qui ne leur laissait aucun loisir d’être agréables ou prévenants les uns pour les autres – ou pour nous.

Chapitre 12
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Cricri124Cricri124   24 avril 2020
— Je m’en doutais. Je vous l’avais dit, se dit-il presque à lui-même. Ils ne peuvent pas y arriver. Je constate ça sans arrêt. Trop de travail, pas assez de nourriture ; vivre dehors tout l’hiver. Je constate ça sans arrêt. Il y a des limites à ce qu’un cheval comme celui-là peut supporter. C’est le cœur qui a lâché, pauvre bête. Chaque fois que ça arrive, ça me met hors de moi. On ne devrait pas traiter des chevaux pareillement – on traite mieux nos engins.
— C’était un ami, dit Friedrich avec simplicité, en s’agenouillant à nouveau.

Chapitre 14
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Cricri124Cricri124   23 avril 2020
— Toi, tu as déjà fait un peu ce travail-là, mon ami, dit-il, je le vois bien. J’ai toujours su que les Britanniques étaient fous. À présent que je me rends compte qu’ils mettent des chevaux comme toi entre les brancards d’une charrette, j’en suis absolument sûr. La voilà, la cause de cette guerre, mon ami : il s’agit de savoir qui est le plus fou des deux. Et à l’évidence, vous autres Britanniques, vous êtes partis avec une longueur d’avance. Vous étiez fous au départ.

Chapitre 9
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Portrait de Michael Morpurgo par l'auteur lui même au micro de Stéphan de Pasqual.
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