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EAN : 9782075107747
192 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (11/10/2018)
3.77/5   32 notes
Résumé :
Francis et Pieter ont toujours été très différents. Lorsque la guerre éclate en 1939, ils choisissent deux chemins opposés: l'un est pacifiste, l'autre s'engage comme soldat dans la Royal Air Force et part au combat. La suite de l'histoire va bouleverser leurs vies pour toujours. Et Francis doit se jeter à son tour dans la gueule du loup.

L'histoire vraie de deux frères dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. Un récit limpide et chaleureux pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Ziliz
  11 mars 2020
Résolument pacifiste, Francis décide de ne pas s'engager lorsque la guerre éclate en 1939. Etant anglais, il doit néanmoins participer à l'effort de guerre. On l'envoie dans une ferme : 'La nation avait besoin de nourriture.' Lorsqu'un de ses proches meurt au combat, Francis part à son tour se battre contre le nazisme. La mort dans l'âme, il abandonne sa jeune femme et leur bébé - pour que les générations futures vivent libres.
Michael Morpurgo livre ici un documentaire intéressant et émouvant sur les années de guerre de Francis Cammaerts, un de ses oncles.
Abondamment (et joliment) illustré, didactique, simple à lire, ce roman est accessible dès le collège.
On y voit le dilemme d'un pacifiste qui refuse d'aller 'tuer', mais se persuade néanmoins que c'est le prix de la paix à moyen et long terme.
On y apprend beaucoup sur l'organisation de la Résistance, en particulier dans le Vercors.
Et aussi sur le métier d'enseignant : « [Harry] m'a appris qu'il fallait toujours être du côté des élèves et qu'il fallait qu'ils le sachent, que ce respect mutuel, cette affection étaient la clé de tout. Je découvrais par moi-même que j'avais dans cette classe quarante visages interrogateurs qui me regardaient, quarante esprits qui attendaient d'être stimulés, quarante coeurs qui attendaient d'être émus dans le rire ou dans les larmes par des histoires, des poèmes, des pièces de théâtre. » ♥
Plein de bonnes choses dans cet ouvrage pour ouvrir le dialogue entre adolescents et profs d'Histoire/français, donc !
____
Merci à ma mémoire défaillante : j'ai emprunté ce livre à la bibli parce que je confonds Morpurgo et Mourlevat. Bah, à quelques lettres près...
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Apikrus
  13 mars 2020
Francis Cammaerts vient de souffler ses 90 bougies entouré des siens. Il se souvient de sa jeunesse, du moins de ses années de jeune adulte, à partir de 1939. La seconde guerre mondiale a bouleversé se vie, et failli la lui prendre. Il faut dire qu'il a pris des risques pour défendre certains de ses idéaux… Certains de ses proches ont eu moins de chance que lui.
Ce récit est inspiré d'une histoire vraie ; il est mouvementé et émouvant.
Les illustrations, en noir et blanc, sont à la fois jolies et expressives, malgré leur simplicité apparente.
Selon la 4e de couverture cet ouvrage s'adresse à des jeunes à partir de 9 ans.
Les adultes apprécieront aussi.
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orbe
  11 novembre 2018
Francis est pacifiste, il choisit donc un service civique dans une ferme alors que son frère décide lui de s'engager dans l'armée de l'air lorsque l'Angleterre entre en guerre en 1939.
L'un le fait par conviction que rien n'est pire que le choix du combat, l'autre par la peur alliée à la certitude de défendre des valeurs plus fortes que sa vie.
Sa mort amène Francis à revoir son choix et à s'engager. Ce sera pour cet homme de grande taille, instituteur de formation, l'entrée dans les services secrets et le départ en mission pour la France...
Une histoire vraie racontée avec justesse et pudeur par son neveu pour qui s'est aussi l'occasion de renouer avec le canevas de l'homme poussé dans ses dernières limites.
Il n'y a pas de jugement sur le choix de chacun des protagonistes mais une compréhension de destins différents et de décisions prises à un moment précis. L'homme est dessiné en constante évolution.
Un portrait fort d'une vie d'homme complexe dont l'existence, portée par l'amour de son frère et marquée par ses rencontres. Il se construit et prend de la dimension par la force de la famille et du collectif. C'est donc en même temps un hommage à tous ceux qui sont morts.
A lire !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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Lunartic
  19 juillet 2019
Coucou mes petits amis ! Aujourd'hui, je vous retrouve pour la chronique d'une des dernières parutions en date de Michael Morpurgo, Dans la gueule du loup. Comment vous faire comprendre que, dès que j'ai découvert l'existence de ce titre, il me le fallait absolument tant mon amour pour les écrits de son auteur est incommensurable ? En effet, j'éprouve une admiration sans bornes pour ce grand, que dis-je, cet immense auteur de la littérature jeunesse britannique. Cheval de guerre est l'un de mes romans préférés de tous les temps (voir ma chronique dans le cadre de BB en Livre édition 2018 ici), donc tout ne pouvait que m'attirer en contemplant l'objet-livre de Dans la gueule du loup. Je m'explique : un résumé qui nous promet un récit poignant se passant durant la Seconde Guerre mondiale + inspiré de faits réels, et l'écrivain fait même plus que cela, puisqu'il nous narre l'authentique expérience d'un résistant ayant véritablement existé et faisant partie de sa propre famille + un titre percutant rendant compte de la violence meurtrière des champs de bataille, de la sanglante et ahurissante boucherie qu'ont été les conflits, pièges sans issue pour des millions de soldats qui voulaient seulement défendre l'honneur de leur patrie + une illustration de couverture réalisée dans un style très sombre tout ce qu'il y a de plus singulier et qui accroche résolument le regard = CE LIVRE M'APPELAIT, TOUT SIMPLEMENT. J'ai donc répondu à sa très séductrice oeillade sans me faire prier et je ne le regrette pas !
Je ne vous cacherai pas qu'il m'est difficile d'exprimer mon opinion sur cet ouvrage pour la simple et bonne raison qu'il s'agit comme je l'ai mentionné dans le paragraphe ci-dessus d'une histoire vraie et que, qui plus est, chaque personnage ou presque de l'intrigue est connu de l'auteur et représente pour lui un membre de sa famille ou quelqu'un d'important ayant porté secours à cette dernière, en clair un véritable être de chair et de sang, qui a une réelle consistance, un certain poids dans son héritage. Je ne peux donc pas me permettre de juger de la véracité, d'estimer le degré de crédibilité de ce que Michael Morpurgo nous raconte car le petit garçon qu'il était autrefois a justement grandi avec ce testament du passé sur les épaules, il est pour ainsi dire littéralement né dedans, et il nous transmet ici ce témoin inestimable avec beaucoup de pudeur, caractéristique de ses oeuvres, de respect pour son illustre aïeul, et d'humilité. Il s'agit là à mon sens d'un magnifique acte de générosité, doublé d'une preuve de courage d'être parvenu à se replonger dans ces eaux troubles que sont les douloureux, insupportables souvenirs de cette traversée de l'enfer qu'a été la lutte anti-nazie entre autres, à se remémorer la miraculeuse survie de cet oncle bien-aimé, et cela ne peut que profondément nous émouvoir et nous secouer. Je vais m'en arrêter là pour ce qui est de la puissance du contenu de ce livre car celui-ci est déjà bien assez court, et j'ajouterais même qu'il se dévore à la vitesse d'un avion de la Air Force, mais retenez juste ceci : l'écriture de Michael Morpurgo est de mon point de vue toujours d'une simplicité touchante, désarmante, sublime et d'une justesse magnifique, magistrale, qui fait à chaque fois résolument mouche. C'est pour moi un réel plaisir que de m'enrichir à tous les niveaux au contact de cette plume grandiose et de la bibliographie extrêmement fournie, diversifiée et à tout le moins impressionnante de ce monument de la littérature enfantine. Dans la gueule du loup ne fait pas exception à cette règle d'or et constitue une nouvelle pierre polie apportée à ce gigantesque, somptueux édifice littéraire et culturel.
Concernant les dessins signés Barroux, ces derniers donnent une certaine identité à ce titre réalisé à quatre mains, ainsi qu'une réelle teneur au récit que nous livre l'auteur. En outre, ils nous aident à mieux imaginer ce qu'a vécu le héros de cette grande épopée vécue au nom de la paix et de la liberté, Francis Cammaerts, et à véritablement nous figurer toutes les personnes importantes de sa vie, rencontres éphémères ou non. Je tiens également à souligner que ces illustrations essentiellement produites dans les tons de gris et de noirs m'ont fortement rappelé mes toutes premières lectures en tant que petite fille : il s'en dégage effectivement un minimalisme tout à fait ingénieux, qui stimule notre imaginaire, nous invite à la contemplation et suffit à faire naître en nous les émotions les plus intenses et transcendantes. S'ajoute à cela le fait que Barroux a réussi à créer une atmosphère unique grâce à son trait de crayon très marqué et mémorable, ce qui confère au livre une mélancolie et une poésie saisissantes, indéniablement bouleversantes.
Pour conclure, je dirais que Cheval de guerre et Soldat Peaceful restent à mes yeux les meilleurs romans de l'auteur dans le genre « récits de guerre », même si tous les deux restent de façon quasi intégrale des fictions, contrairement à Dans la gueule du loup. Et puis, c'est triste à dire, mais je pense que j'ai sûrement lu beaucoup trop d'ouvrages de ce type en particulier pour en être encore véritablement renversée. A force de parcourir les romans historiques, albums/beaux-livres, bandes-dessinées et mangas à ce propos, j'en deviens d'autant plus exigeante à chaque titre issu de cette catégorie bien spécifique que j'expérimente (chacune de mes lectures est une authentique expérience incomparable à aucune autre, vous le saurez). En tout cas, ce qui est certain, c'est que Dans la gueule du loup constitue un superbe conte initiatique, une excellente entrée en matière sur le sujet encore aujourd'hui très épineux des conflits mondiaux pour les enfants, ainsi qu'un très bel et sincère hommage aux nombreux héros de l'ombre, hommes extraordinaires méconnus à qui nous devons la vie, de cette période mouvementée.
Lien : https://lunartic.skyrock.com..
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trust_me
  30 octobre 2018
Au crépuscule de sa vie, Francis Cammaerts se souvient. de sa jeunesse en Angleterre, de la seconde guerre mondiale à laquelle il n'a pas voulu prendre part par conviction pacifiste et qu'il a fini par vivre au sein de la résistance française après la mort de son frère aviateur abattu par l'armée allemande. Une période sombre passée à fuir, à se cacher, à coordonner les actions de sabotage. le jour de ses 90 ans, il repense aux années de clandestinité, aux rencontres inoubliables, aux camarades arrêtés et fusillés, aux combats menés dans l'ombre, la peur au ventre, jusqu'à la libération.
Francis Cammaerts a vraiment existé, c'est un oncle de Michael Morpurgo. Ce dernier donne l'impression de se glisser dans la peau de son aïeul avec une certaine forme de retenue. On ne bascule pas dans un torrent d'émotion malgré l'emploi récurrent de la première personne. le récit des événements peut paraître uniquement factuel mais il gagne en force en refusant de jouer sur la corde sensible. Surtout, la voix de Francis s'attarde moins sur son propre cas que sur ceux de ses proches, de Pieter le frère adoré à Nancy, sa femme aimante, en passant par son père, philosophe anarchiste lui ayant enseigné très tôt les vertus du pacifisme.
Son rôle de résistant, sans être minimisé, ne donne pas dans l'héroïsme. Là encore le narrateur préfère s'attarder sur ses camarades de lutte qui, à ses yeux du moins, méritent bien plus d'éloges et de gloire que lui. le texte montre également la difficulté de concilier ses convictions d'homme de paix avec sa volonté de venger la mémoire de son frère et la certitude que l'inaction ne peut que servir les intérêts de l'ennemi.
Superbement illustré par l'excellent Barroux, Dans la gueule du loup est un roman jeunesse porteur de valeurs d'amitiés et de solidarité doublé d'une belle déclaration d'amour aux femmes engagées dans la résistance. Un texte par ailleurs plein de respect et d'admiration pour Francis Cammaerts, qui a néanmoins l'intelligence de ne pas tomber dans l'hagiographie.

Lien : https://litterature-a-blog.b..
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critiques presse (2)
Ricochet   05 février 2019
Entre douceur de l’aquarelle et acuité des angles dessinés, les illustrations de Barroux s’accordent à merveille avec l’histoire et renouvellent l’univers de Morpurgo. Dès 11 ans.
Lire la critique sur le site : Ricochet
LeFigaro   22 octobre 2018
L'auteur star anglais Michael Morpurgo, injustement méconnu en France, publie un roman illustré sur son oncle résistant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   12 mars 2020
Rentrer chez soi après une telle période était compliqué. Nan et les filles m'attendaient, mais je n'étais plus le même qu'avant de partir. Nous avions vécu des vies séparées pendant trop longtemps ; tant de choses étaient arrivées à Nan, à moi, c'était comme s'il avait fallu regreffer mes racines. C'est elle qui l'a fait pour moi. Elle a tissé de nouvelles vies pour nous tous, elle s'est occupée de la famille comme d'un jardin bien-aimé, elle en a arraché les mauvaises herbes, elle a veillé sur ses fleurs, elle les a aimées.
(p. 159-160)
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ZilizZiliz   11 mars 2020
(...) tu m'avais répété depuis toujours que c'étaient l'ignorance, les vieilles haines, le pouvoir des hommes politiques qui avaient entraîné l'Europe dans les horreurs de la Grande Guerre et que dans cette guerre, comme dans les autres, il n'y avait pas de gagnants, simplement des gens qui souffraient. Tu m'as mis de bonne heure sur la voie de mon pacifisme, papa. C'est une philosophie qui m'a guidé et tourmenté toute ma vie.
(p. 22)
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JuinJuin   30 juin 2019
Il n'y avait plus de vacances familiales dans les Ardennes, plus de promenades ni de conversations juste entre toi et moi, dans la forêt. La guerre civile faisait rage en Espagne, les bombes de Hitler tombaient sur Guernica, sur des familles, sur les vieux comme sur les jeunes. En Allemagne et en Italie, les fascistes étaient à l’œuvre. Le monde résonnait de bruits de bottes et on entendait battre les tambours de la guerre.
( p 26)
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zazimuthzazimuth   29 janvier 2020
Tandis que je me regardais dans le miroir, je savais que c'était ce que Pieter avait dû ressentir avant de monter sur scène, avant la première représentation de la pièce. Il jouait un rôle. C'était un métier. Maintenant, c'était mon métier à moi. Je le ferais comme je l'avais vu faire. Je ne jouerais pas. Je vivrais mon rôle, je deviendrais mon rôle, je deviendrais un agent secret, laissant derrière moi tout ce que j'étais d'autre : fils, frère, mari, père, pacifiste, professeur - je laisserais tout derrière moi. (p.76-77)
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zazimuthzazimuth   29 janvier 2020
Tu savais mieux que personne qu'il ne fallait pas les affronter directement. Il y avait tant de gens dans la Résistance qui voulaient se soulever et combattre. Tu savais, et je savais moi aussi ce qui se passerait si nous le faisions. Les Allemands avaient des hommes, des armes, des avions, des tanks. Il valait mieux les piquer comme des guêpes furieuses, disais-tu à tout le monde, puis se volatiliser. (p.118-119)
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Vidéo de Michael Morpurgo
Portrait de Michael Morpurgo par l'auteur lui même au micro de Stéphan de Pasqual.
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