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EAN : 9782070649747
144 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (09/11/2012)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 49 notes)
Résumé :
"Mauvais garçon !" On l'a toujours appelé comme ça. Petit, il faisait les quatre cents coups. En grandissant, il est devenu un vrai voyou et a été placé en maison de redressement où on lui mène à son tour la vie dure. Un jour, M. Alfie, un vieil homme qui s'occupe de chevaux, lui offre une seconde chance et lui confie Dombey, un cheval maltraité et farouche.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Villoteau
  15 décembre 2012
"Mauvais garçon" a été publié en 2010 en Angleterre, il fait partie de l'ensemble des ouvrages de l'auteur où un jeune adulte développe une relation privilégiée. Comme dans "Le Secret de grand-père", le narrateur est le grand-père. Toutefois dans ce dernier titre il s'agissait de nous conter en fait la suite du récit de "Cheval de guerre" alors que "Mauvais garçon" est autonome par rapport aux deux autres titres. Si "Mauvais garçon" permet dans les pages documentaires de reparler de la place des chevaux dans l'armée du Royaume-Uni, l'action s'y déroule en temps de paix (le héros, un jeune est toutefois né en 1943, mais la période de ses deux premières années n'est pas évoquée). C'est l'occasion de donner une idée très sobre (et très épurée des violences qui pouvaient y avoir cours) de ce que pouvait être une maison de redressement en Angleterre dans les années soixante-dix. Il est à noter que le héros cumule dans son enfance les problèmes : il n'a pas de père présent au foyer, sa mère a cinq autres frères et soeurs à part lui à élever et n'est guère disponible pour lui, il est pris en grippe par tous les professeurs à l'exception de celui de musique. C'est par sa passion des chevaux et des tambours qu'il sort de la marginalité et il intègre la cavalerie de l'armée britannique.Ce ouvrage est abondamment et magnifiquement illustré par Michael Foreman, si bien que l'on peut recommander sa lecture dès l'âge de 9 ans, même pour des enfants n'aimant pas lire.
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murielan
  22 septembre 2013
Un grand-père raconte à son petit-fils son enfance chaotique, en Angleterre, dans les années 50. Tout d'abord cancre à l'école, il tombe ensuite dans la délinquance et est envoyé en maison de redressement. Sa rencontre avec M. Alfie, qui lui donnera sa confiance, lui permettra d'avoir une chance de trouver sa voie et de retourner dans le droit chemin en s'occupant de chevaux...
Un roman écrit comme un témoignage sur les secondes chances et la réhabilitation, mais aussi sur une époque, celle de l'Angleterre de l'après-guerre.
Le texte, agréable à lire, est écrit avec beaucoup de sensibilité et d'optimisme.
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lire_pour_le_plaisir
  15 mars 2013
Un homme né en 1943 est le narrateur interne de ce récit, il est le grand-père de celui à qui il raconte l'histoire de sa vie. L'ouvrage débute par la description de ce que pouvait être un élève en échec scolaire, lorsqu'on l'appelait encore cancre. Toutefois sa professeure de musique arrive à capter son attention après l'avoir initié au tambour. L'usage qu'il en fait n'est d'ailleurs pas sans rappeler celui décrit dans le film germano-franco-polonais "Le Tambour" de Volker Schlöndorff, adapté du roman éponyme de Günter Grass paru en 1959.
Progressivement, après avoir été renvoyé de plusieurs écoles, le « mauvais garçon » tombe dans la petite délinquance et il est envoyé dans une maison de redressement. C'est dans les alentours qu'il rencontre M. Alfie qui demande à ce qu'il vienne travailler avec lui auprès de ses chevaux. Il lui donne en particulier la mission d'amadouer un cheval qui a vraisemblablement subi des violences de la part de ses anciens propriétaires. Finalement il s'engage dans la cavalerie de sa majesté et, retrouvant là le cheval dont il avait fait l'éducation, c'est sur son dos, en jouant du tambour, qu'il défile lors d'une parade.
Les lecteurs habituels de Michael Morpurgo adhéreront tout de suite à ce récit et pour ceux qui ne connaissent pas les livres de cet auteur, voilà une très belle porte d'entrée dans son univers, surtout si l'on est un garçon.
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sylvicha
  21 octobre 2013
Un grand-père décide de raconter son parcours difficile à son petit fils . Tout jeune, il a mal tourné, il est devenu un "voyou" et s'est rapidement retrouvé en maison de correction. Malgré des conditions de vie très difficile, il a su, grâce à quelques personnes qui ont cru en lui, inverser la tendance et devenir quelqu'un de bien. Bien écrit, ce récit témoignage de l'époque d'après-guerre en Angleterre nous parle de chance et de volonté de s'en sortir.
Un roman qui se lit aisément suivi par des documents sur la délinquance juvénile et les chevaux du Suffolk.
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belette2911
  13 juin 2020
Mais pourquoi est-ce si court, ce récit ? Parce qu'il y avait matière à développer plus profondément les personnages et ce qu'il leur arrive.
Un grand-père raconte à son petit fils ses jeunes années d'errance, de voyou, d'enfant incompris, né sans père, dans une famille nombreuse, juste avant la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Si notre héros sans nom devient un mauvais garçon, c'est aussi à cause de ces profs qui n'ont pas fait d'effort avec lui, de ce directeur, prompt à juger, qui ne lui a jamais donné l'occasion de montrer ses talents ou de lui donner des responsabilités, comme le fit sa prof de musique…
Ajoutons ensuite les renvois successifs et les mauvaises fréquentations et on obtient un sale gosse envoyé en maison de correction.
Au travers son récit, l'auteur nous parle des maisons de corrections dans l'Angleterre des années 50, des lieux de perdition où la sévérité est loi mais ou l'entraide est absente. Il nous parle de ces êtres humains qui ont plus facile de punir, de corriger des gamins en perdition, au lieu de les aider, de tendre la main et de leur donner une autre chance.
Pourtant, lorsque monsieur Alfie tend la main à notre mauvais garçon et lui propose de l'aider avec les chevaux, notre sale gosse change car enfin, quelqu'un lui a dit qu'il n'était pas si mauvais que ça pour un mauvais garçon.
Hélas, ce livre ne fait qu'une centaine de pages et c'est là qu'on voit qu'il est destiné à un jeune public car l'auteur brosse un portrait épuré de notre sale gosse, n'approfondit pas le travail qu'il réalise avec les chevaux, sa relation privilégiée avec Dombey, ce cheval qui n'a plus confiance et pire, il nous plante même là sans que nous sachions ce qu'il arrive à monsieur Alfie !
La fin est précipitée aussi, elle est belle, pleine de douceur et d'émotions, de morale et de happy end, mais, une fois de plus, cela aurait mérité plus de traitement en profondeur de la part de l'auteur.
Il faudrait deux versions de ce chouette petit roman plein de tristesse et de tendresse : la version abrégée pour les gosses et la version longue pour les adultes qui n'aiment pas terminer une lecture avec un goût de trop peu.
Malgré ma sensation de faim non rassasiée, ce roman jeunesse est un bon roman d'apprentissage qui nous prouve que l'on peut sauver de la délinquance des jeunes en leur tendant la main au bon moment et en leur donnant une seconde chance, confiance en soi.
À noter que en fin de roman, l'auteur nous livre des documents sur la délinquance juvénile et ensuite nous parle des chevaux de la race Suffolk Punch, la plus ancienne race de chevaux de trait connue, quasi éteinte.
Contrairement aux Shire ou Clydesdale, ces chevaux n'ont que peu de fanons aux jambes (ces poils rigides situés au-dessus du sabot et derrière le pied dans lesquels la boue vient se foutre).
Le Suffolk Punch est plus ramassé et plus massif que les autres races de traits lourds britanniques, comme le Clydesdale et le Shire. Leurs robes est toujours alezane (bizarrement, Dombey est un pie).

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (1)
Ricochet   17 janvier 2013
L'écriture de facture classique est délicieusement surannée, tout comme les illustrations en noir et blanc de Michael Foreman. A la fin du livre, on découvre des annexes et des photos qui permettent de situer l'histoire dans le contexte de l'époque, l'Angleterre d'après-guerre.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
VilloteauVilloteau   15 décembre 2012
La vie n'est pas simple. Les choses ne se passent pas toujours exactement comme on l'espère. Je n'ai plus revu ma mère. J'étais en colère contre elle, elle était en colère contre moi. C'est mon plus grand regret. C'est terrible, la colère. Mon petit frère m'a dit, à son enterrement, qu'elle était venue me voir un jour à la parade de Whitehall. Il a ajouté qu'ensuite elle parlait sans arrêt de moi.
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zazimuthzazimuth   14 octobre 2016
(à propos du cheval Dombey)
Dans un sens, il était comme un petit frère pour moi, parce que je m'occupais de lui. Mais, dans l'autre, il était mon grand frère, parce qu'il était grand. Quand il me poussait, se frottait contre moi, ou fourrait sa tête dans mon cou, c'était toujours gentiment, et pour jouer, juste pour me rappeler de temps en temps que son petit frère était aussi un grand frère, et qu'il valait mieux que je ne l'oublie pas. Je ne l'oubliais jamais. (p.52-53)
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VilloteauVilloteau   15 décembre 2012
Je n’arrivais pas à lire. Je n’arrivais pas à écrire. Je n’arrivais pas à faire mon calcul, les additions, et les trucs comme ça. Je "n’avais rien dans la tête, j’étais nul, un bon à rien, un zéro". C’est ce qu’avaient dit de moi M. Mortimer, un jour, devant toute la classe, et comme c’était le directeur, il devait avoir raison, non ?
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kanarmorkanarmor   19 janvier 2014
Et toujours, M. Alfie nous apprenait comment nous comporter avec les chevaux.
- Tu dois les traiter de la même façon que tu dois traiter les gens, m'a-t-il dit un jour. Tu dois essayer de comprendre ce qui se passe dans leur tête, ce qu'ils ressentent. Et ce qu'ils ressentent, tu dois apprendre à le respecter.
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IreneAdlerIreneAdler   15 novembre 2012
C'est ça qui etait formidable avec M. Alfie. Il disait toujours quelque chose qui remontait le moral, et qui aidait à se sentir mieux dans sa peau.
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Videos de Michael Morpurgo (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michael Morpurgo
Portrait de Michael Morpurgo par l'auteur lui même au micro de Stéphan de Pasqual.
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