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ISBN : 2867468248
Éditeur : Liana Lévi (02/05/2016)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Chicago, années folles. Les Noirs débarquent de La Nouvelle-Orléans, le jazz dans leurs bagages. La ville, besogneuse le jour, s'encanaille la nuit dans les quartiers sud, où Louis Armstrong et King Oliver font naître des vocations. C'est là que Benny Lehrman, livreur de casquettes et pianiste doué, aime s'évader d'un morne quotidien et s'initier à cette nouvelle musique. Un soir, dans un club noir, il rencontre Napoleon Hill, trompettiste inspiré, prêt à braver les... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
paroles
  21 juillet 2016
Années 20. Chicago
Du Nord au sud, dans Chicago la nuit, la musique résonne, claironne, swingue... La nuit, Chicago fait la fête. Après les dures journées de labeur, les habitants sortent et se dirigent vers les cabarets pour boire et pour écouter de nouveaux sons, apportés par les Noirs, mélancoliques ou festifs, leur permettant d'oublier pour quelques heures la routine de leur vie.
C'est dans ces cabarets que les grands noms du jazz vont se faire connaître, à l'instar de Louis Armstrong, et faire rayonner leur musique. C'est dans ces cabarets que Benny Lehrman, adolescent juif et pianiste doué, va puiser son inspiration, va trouver sa révélation... Lui, le livreur de casquettes (pour le compte de son père) écoute, ingère, reproduit et crée des airs qui le bouleversent, qui lui permettent de s'exprimer et de faire sortir de lui toutes les paroles coincées au fond de sa gorge.
C'est là aussi qu'il va faire connaissance de Napoléon Hill, un trompettiste noir surdoué qui brave les interdits raciaux et mafieux, dont il deviendra l'ami et avec qui il jouera au Jazz Palace tenu par Pearl et ses soeurs Opal et Ruby.
C'est un livre qui s'écoute tant la musique est présente, dans lequel on côtoie vrais standards musicaux comme d'autres inventés, vrais musiciens comme compositeurs de papier.
C'est aussi une vraie page d'histoire avec le naufrage de l'Eastland, Al Capone, la prohibition, le racisme, la musique.
Et ne vous privez pas de ce livre parce que quand la musique est bonne, bonne, bonne...

Lien : http://mes-petites-boites.ov..
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cardabelle
  20 novembre 2016
Un bien intéressant périple à Chicago au coeur des années folles en suivant le destin de Benny Lehrman .
Le jour, il vend les casquettes que fabrique son père et le soir, il fera tout pour assouvir sa passion : jouer du jazz.
Pianiste de formation classique, il va s'épanouir en jouant avec les meilleurs :
"...Et puis la musique s'empara de lui, comme elle le faisait toujours.
Il oublia le public qui l'écoutait...Il se mit à flotter dans l'espace, tout en restant à l'écoute des autres.Il saisit un refrain puis le suivit où il l'emmenait.
A partir de ce qu'ils lui donnaient, il construisit sa maison, jusqu'à ce que le trompettiste et le bassiste se retirent.
Le batteur ne faisait plus que marquer la mesure, tandis que Benny reprenait seul le thème....il donna à ses doigts leur pleine mesure... Il improvisa sur la mélodie, l'emportant vers les aigus puis redescendant vers les graves.
il infléchit les accords...l'air pris une tournure mélancolique et son esprit dériva."
Un texte tout en finesse , sensuel qui va offrir au lecteur toute une subtile mosaïque de gravité et de poésie donnant à ce récit un charme bien particulier.
La musique, on l'entend au travers des mots !
On entend aussi la souffrance humaine: celle de Benny, celle de la communauté noire, celle des ouvrières immigrées slovaques...
Mais, ce roman présente aussi un intérêt historique :en toile de fond, la prohibition, le règne d'al Capone, le portrait d'une société laborieuse, combative, aux conditions de vie plus que rudes, baignant dans la violence.
Une lecture intéressante donc même si parfois on n'échappe pas aux clichés .
Mais,la sensibilité de l'auteur est palpable.
Elle explique que ce livre est né suite aux récits de ses parents ,décédés centenaires. Des récits et des goûts musicaux partagés.
" Leur monde me manquera comme ils me manquent."
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Jazzynewyork
  31 mai 2016
À Chicago dans les années 20, Benny, un jeune garçon de 15 ans, livre des casquettes pour le compte de son père. Ces livraisons, à travers la ville et dans certains quartiers, lui font découvrir une nouvelle musique, le Jazz. Lui-même pianiste, cette musique l'interpelle.
"Elle venait de derrière les portes, elle sortait par les fenêtres isolées où des hommes en tricot de corps blanc jouaient de la trompette, les soirs d'été ."
Les noirs avaient débarqué avec cette musique dans leurs bagages.
La ville n'était pas dangereuse, les gangsters, les bootleggers, et les maquereaux n'avaient pas commencé à faire la loi.
Benny n'a de cesse d'en découvrir davantage, mais les blacks se méfient des blancs qui tentent de leur voler leur musique, leur blues. Ils les appelaient " Les oiseaux moqueurs "
"Ce sont des arnaqueurs, des escrocs qui viennent vous piquer vos arrangements,vous chaparder vos chansons ."
Benny rencontre Napoléon Hill un trompettiste de grand talent. Une amitié indestructible s'installera et les mènera sur la scène du Jazz Palace, où Benny retrouvera une jeune femme qui les relie à un souvenir commun douloureux.
"Ce garçon jouait comme un noir. Les noirs n'avaient rien à perdre et ils le savaient. C'est pourquoi ils jouaient du blues. Ils lui donnaient leur corps et leur âme. Mais les jeunes blancs ont tous possédé quelque chose, et s'il jouent du blues, c'est qu'ils l'ont perdu. Ce sont des enfants à qui l'on a pris leur jouet. Jamais ils n'atteindront où l'on a rien eu depuis le départ. Ils ne savent pas que la tristesse réside au fond d'un puits profond. Ni que si vous creusez autour, vous pouvez faire jaillir autant de beauté."
À travers ce récit, vous allez swinguer en compagnie de merveilleux bluesmen, découvrir l'histoire de Benny et de sa famille juive, et sa passion pour la musique qui souffrira de l'incompréhension de ses parents.
La naissance du Jazz. Cette musique chargée de souffrance qui la rend si bouleversante.
"Ce gars-là c'est pas un minus.Il est ce qu'il est."
Le destin de tous ces personnages suit le rythme effréné des années folles où l'arrivée de la prohibition donnera naissance à des trafics en tout genre. Al Capone mais aussi Louis Armstrong sont déjà dans la place.
Alors si vous aimez le Jazz et le Whisky, les destins hors du commun des immigrants, les triomphes et parfois les défaites des laissés pour-compte, laissez-vous porter vers Chicago, ville emblématique de l'Amérique des années 20, où la mafia et le jazz imposaient leur rythme endiablé.
Et n'oubliez jamais, comme dirait Lavilliers "La musique est un cri qui vient de l'intérieur."
Une saga passionnante et enivrante, mais aussi bouleversante, contée magnifiquement par Mary Morris, le premier de ses six romans publié en France pour notre plus grand plaisir.
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Bazart
  03 mai 2016
24 juillet 1915 dans le port de Chicago, Benny jeune adolescent de quinze ans assiste au naufrage du bateau de croisière Eastland, une catastrophe qui fera plus de huit cents morts. Pearl, petite fille sensible sera témoin de la noyade de ses trois frères. le destin des deux enfants est lié mais ils ne le savent pas encore. Benny employé dans la fabrique de casquettes de son père trompe son ennui dans les clubs de jazz. Petit blanc dans un monde de noirs, passionné de piano, il découvre cette nouvelle musique venue du Sud. Sa rencontre avec Napoléon Hill, trompettiste génial, sera déterminante. Un petit juif et un grand noir vont jouer du Jazz, découvrir la Prohibition et affronter Al Capone et la Mafia.
Mary Morris est née à Chicago. Elle connait et aime sa ville. Nous sommes au début du XXe siècle, Chicago vibre et palpite et tout semble possible. Une saga familiale et amicale, une écriture au plus près des gens, des héros quotidiens mais passionnés, Pearl, Napoléon, Benny, Opal, vont se battre et faire des choix pour faire la nique au destin et mener une vie et des années folles. Didactique, Mary Morris prend aussi le temps de nous raconter le Jazz et Chicago. Une belle histoire américaine rythmée et syncopée comme un long morceau de musique triste et gai à la fois.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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SeriallectriceSV
  11 juillet 2016
"Car, tandis que le récit de nos souffrances et de nos joies, celui de nos possibles triomphes, n'est jamais nouveau, il doit toujours être entendu.
C'est la seule histoire à raconter, la seule lumière que nous ayons dans toute cette obscurité." James Baldwin, Sonny's Blues
Amateurs de Jazz, blues, de balades musicales, d'envolées rythmées, de notes endiablées, ne passez pas votre chemin, ce livre est pour vous, poussez la porte du Jazz Palace, venez vous immerger dans le Chicago des twenties !
Vous y croiserez Louis Armstrong, Bennie Goodman, King Oliver, Al Capone (dans une autre registre), vous ferez la connaissance d'un génie, Benny Lehrman, un jeune juif blanc, virtuose de la musique, qui la ressent jusqu'au plus profond de lui-même.
"Partout où il allait, il percevait sa propre musique. Elle était dans le mouvement de ses pieds sur les trottoirs de bois, dans le claquement des sabots de chevaux, dans le ferraillement du métro aérien, le "El". Il la tapait sur le couvercle des poubelles et sur son bureau à l'école. le matin, il la fredonnait dans son bain. Au dîner il marquait la cadence avec son couteau et sa fourchette, jusqu'à ce que son père le somme d'arrêter. Et le soir, il la jouait sur ses draps en s'endormant. La musique qui venait de ses mains était différente du ragtime qu'il écoutait maintenant. [...]
Elle venait de derrière les portes, elle sortait par les fenêtres isolées où des hommes en tricot de corps blanc jouaient de la trompette, les soirs d'été."
Autour de Benny, gravitent ses parents qui ne partagent pas sa passion de la musique noire, Pearl, une jeune femme courageuse et entreprenante, Opal, une jeune fille sensuelle, belle et fragile, danseuse hors pair, avide de liberté, Napoleon Hill, très grand trompettiste noir, qui deviendra son ami ...
Jazz Palace est une mélodie puissante aux résonances multiples, qui fait vibrer le corps tout entier.
De notes tragiques en notes plus joyeuses, Jazz Palace nous entraîne dans une folle époque qui respire la vie et la musique, évoque la pauvreté, la misère, le racisme, la prohibition (le Volstead Act, oct. 1919), la lutte pour s'élever et gagner sa vie, l'amour, la passion, le sexe, l'art musical, l'amitié et la solidarité, un drame survenu dans la rivière Chicago en juillet 1915 (la catastrophe de l'Eastland), les destins exceptionnels des immigrés venus du Sud ...
Une très belle composition d'une très grande richesse !
Jazz Palace est une superbe saga, touchante, intéressante et d'une musicalité enivrante !
Lien : http://seriallectrice.blogsp..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   03 mai 2016
« La musique s’infiltrait à travers le plancher du premier étage. Les sons haut perchés d’une trompette et d’un piano stride montaient par l’escalier, suivaient le corridor. Ils se déplaçaient comme un nuage, investissant chaque fente, chaque recoin. Ils enveloppaient les enfants endormis, en étouffant les bruits nocturnes qui les agitent et les effraient. Leur mélodie flotta jusqu’à parvenir aux oreilles d’une petite fille aux yeux noirs, qui était assise dans son lit. »
+ Lire la suite
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cardabellecardabelle   16 novembre 2016
Il gonflait ses joues et trouvait des notes que personne n'avait jamais entendues dans le North Side ni ailleurs.
Pour les notes graves, il s'inclinait comme s'il allait prier, et pour les notes aiguës , il levait sa trompette vers le plafond comme s'il pouvait faire s'écrouler les murs.

La musique s'infiltrait à travers le plancher du premier étage.
Les sons haut perchés d'une trompette et d'un piano stride montaient par l'escalier, suivaient le corridor.

Ils se déplaçaient comme un nuage, investissant chaque fente, chaque recoin.

Ils enveloppaient les enfants endormis, en étouffant les bruits nocturnes qui les agitent et les effraient.

Leur mélodie flotta jusqu'à parvenir aux oreilles d'une petite fille aux yeux noirs, qui était assise dans son lit.
Pearl, tout à fait éveillée, écoutait.
P. 76

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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   11 juillet 2016
Il y avait quelque chose dans cette musique de la rue qu'il n'avait jamais entendu. Il ne voyait pas où elle le menait. C'était comme s'il n'y avait pas de règles, sauf celles qu'elle inventait. Ça n'avait ni commencement ni fin. [...] Cette musique, elle poursuivait sa route, le piano parlait et le cornet écoutait, puis le cornet répondait, le piano riait, comme si deux inconnus, penchés sur leurs verres, avaient une conversation jusqu'au bout de la nuit. En laissant traîner ses oreilles, Benny attrapait ce qu'il pouvait. p.16
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   11 juillet 2016
Tout ce qu'il avait toujours su sur le monde - que la gravité vous fait tenir debout, que les mères sont toujours là quand vous rentrez à la maison, qu'il y a neuf tours de batte au baseball et que le sommeil vous attend à la fin de la journée - était soudain renversé. Il oublia son frère perdu dans la neige et la petite morte avec qui il avait dansé lorsque l'Eastland avait coulé. Il oublia l'enfant de Marta, seule à la maison et malade. Il oubliait même qu'il n'était qu'un individu au milieu de la foule [...]. Il n'était plus nulle part, sauf à l'intérieur de la musique qu'il entendait. Elle l'emmenait où il voulait être. Dans un train, qui sortait de la ville : loin; c'était là qu'elle l'emmenait. Loin. p.101
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   11 juillet 2016
On l'appelait le Stroll, cette parti de South State Street où la musique vivait. Le Dahomey Stroll pour certains. Une succession d'ampoules clignotantes, bleues, rouges et jaunes, où minuit était pareil à midi. De la musique en jaillissait vint-quatre heures par jour. De l'Elite et du Vendome. Du Grand et du Deluxe. On racontait que si on tenait une trompette e, l'air, elle jouait toute seule. C'était la bohème des gens de couleur. Rome Street, Athens Street, Jerusalem Street et South State Street étaient devenus l'épicentre du monde. p.58
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Videos de Mary Morris (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mary Morris
Brooklyn-based author Mary Morris reads from her newly published novel, The Jazz Palace, which explores race, gender stereotypes, and prejudice through a story set in 1920s Chicago. Morris discusses her two-decade undertaking to tell this story, her writing process, and the power of personal narratives and history to tell new stories.
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