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Morris (Illustrateur) Vicq (Collaborateur)
EAN : 9782205016796
46 pages
Dargaud (07/06/1996)
3.43/5   98 notes
Résumé :
Les Dalton apprennent l'existence d'un trésor caché par l'un de leurs co-détenus dans une ville de l'Ouest. Seul problème, ce magot est situé près d'un rocher, or une prison a été construite sur les lieux.
S'évadant de la prison dans le camion à soupe, ceux-ci vont trouver sur leur chemin une nouvelle fois Lucky Luke, ainsi qu'un juge débonnaire !

Ce pénitencier semble renfermer un lourd secret.
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  27 décembre 2013
Aujourd'hui, pardonnez-moi, je vais défendre une hérésie.
Contrairement à mon habitude et à ce que j'ai toujours prétendu, voici un album post Goscinny qui vaut du Goscinny. (C'est probablement le seul à pouvoir s'en targuer !) J'aurais même tendance à croire qu'il est plutôt meilleur que les Goscinny bas de gamme comme il y en eut quelques-uns au cours des années 1970. (Par exemple Western Circus, le Cavalier Blanc, L'Empereur Smith ou le Fil Qui Chante, pour ne citer que ces quelques-là.)
Le Magot Des Dalton est en effet le premier album paru suite au décès du regretté René Goscinny et étant totalement conçu hors du champ d'action du génial scénariste. Je ne connais pas la part respective de Morris lui-même et de Vicq dans l'élaboration du scénario et des dialogues mais force m'est de constater qu'il y a une qualité qu'on ne retrouvera plus jamais par la suite, une sorte de baroud d'honneur.
L'histoire en elle-même fait intervenir très peu d'éléments nouveaux et s'inspire de divers albums déjà parus auparavant, mais dans une mouture fort agréable.
On y retrouve des éléments de Dalton City (un lieu de perdition dédié aux seuls bandits), du Juge (un magistrat véreux qui orchestre la dépravation), d'À L'Ombre Des Derricks (des bandits qui veulent à tout prix se faire écrouer) ou de Jesse James (déraillement de trains). On pourrait encore ajouter des détails comme l'intervention de la cavalerie avec un colonel dont le flegme et le zèle rappellent celui du 20è de Cavalerie ou comme les nouvelles méthodes pour conduire à l'amendement des prisonniers comme dans Les Dalton Se Rachètent ou La Guérison Des Dalton.
Donc, bien que cette aventure s'inspire de plusieurs autres, cet assemblage me semble très réussi.
Un jour, Lucky Luke conduit les Dalton dans un nouveau pénitencier muni de méthodes persuasives toutes nouvelles pour éviter les évasions... Les quatre frères malfrats se retrouvent dans la même cellule qu'un petit détenu très sage, Buttercup, un faussaire de troisième zone qui tient à sa tranquillité. Malheureusement pour lui, les Dalton sont des garçons peu discrets, ronfleurs invétérés et l'infortuné faussaire craint pour son sommeil. Il a alors l'idée lumineuse de leur faire croire à un magot qu'il aurait enterré quelque part afin que ceux-ci tentent une évasion et que lui recouvre sa quiétude nocturne.
Ni une ni deux, les Dalton mordent à l'appât et ne tardent pas à prendre la poudre d'escampette.
Ils arrivent à Red Rock Junction et ne tardent pas à découvrir que le fameux gros rocher rouge sous lequel Buttercup prétend avoir enterré son trésor se situe au beau milieu de l'enceinte d'un pénitencier flambant neuf.
Il va donc falloir se faire coffrer pour pouvoir visiter l'intérieur de cette prison dorée...
Mais ce n'est pas une mince affaire car le magistrat de la localité, le juge Poindexter, semble extraordinairement permissif et tolérant. Pas moyen de se faire mettre derrière les barreaux pour les Dalton. Il va donc falloir retrouver les bonnes vieilles habitudes de pelles et de pioches.
Je vous laisse découvrir ce qui attend tant les Dalton que Lucky Luke à l'intérieur du pénitencier.
La marque des bons albums de la série est, selon moi, l'aptitude à faire naître des personnages secondaires intéressants et là, c'est particulièrement le cas avec le juge Poindexter, le shérif de Red Rock Junction et même, dans une moindre mesure, le faussaire Buttercup.
Bref, un bon album, pas génial mais très correct, meilleur selon moi que les deux ou trois derniers authentiquement signés Goscinny, ce qui n'est pas rien.
Mais bien évidemment, ceci n'est que mon avis, le mieux sera toujours que vous vous fassiez le vôtre.
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BazaR
  15 mars 2022
C'est tout moi, ça !
J'achète un album de Lucky Luke que je n'ai jamais lu et, bien plus tard, je me rends compte que seul le nom de Morris apparait.
Quid ? Serait-ce un album de la période post-Goscinny ? Je m'inquiète un peu : je n'ai pas un excellent souvenir de la période Astérix-Uderzo-Only.
Hé bien en fait c'est plutôt une bonne surprise. le scénario, surtout, est bien ficelé, avec cette histoire de faux monnayeur qui partage la cellule des Dalton dont il ne supporte plus l'agitation et décide de les pousser à s'évader en prétendant parler en dormant d'un magot caché. le personnage du juge cruellement débonnaire qui applique une justice sans pitié envers les criminels, allant jusqu'à leur tapoter la joue en les traitant de petit polisson, est assez extra. Les Dalton auront beaucoup de mal à rentrer dans la prison qui a visiblement été construite autour du magot.
Les Dalton sont fidèles à eux-mêmes, Averell est peut-être encore plus affamé que d'habitude, et Lucky Luke n'a pas perdu son doigté au pistolet.
Je trouve que l'absence de Goscinny se ressent surtout dans les dialogues assez fades. J'ai par exemple été surpris de voir Jolly Jumper s'adresser au lecteur avec un grand sourire pour dire que son cavalier n'a rien de « solitaire » vu qu'il monte 500 kilos d'intelligence.
Un album où la méthode douce de dissuasion est mise en oeuvre sans concession. C'est violent !
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belette2911
  05 octobre 2017
À croire que l'esprit de Goscinny planait sur l'album car malgré sa disparition et l'apparition d'un nouveau scénariste, on ne se retrouve pas face à une daube sans goût mais devant une madeleine de Proust réunissant différents albums de Lucky Luke.
Les puristes me diront que tous les albums de Lucky Luke scénarisés par le talentueux et génialissime Goscinny étaient tous du haut de gamme… Je l'avoue, son génie s'exprimait mieux dans les Astérix ou dans les Lucky Luke publiés aux éditions Dupuis.
Paraît que ce serait la faute à Morris qui n'aimait pas trop que son scénariste face des calembours comme il avait l'art de le faire dans les aventures du petit gaulois… Donc, René Goscinny devait se retenir.
Et voilà que dans cet album post-Goscinny, je retrouve un peu de sa verve, de son humour, de ses dialogues aux petits oignons. Là, on peut dire que j'ai été plus qu'étonnée.
Les dalton sont toujours égal à eux-mêmes, creusant 4 trous pour s'évader de la prison. Par contre, les voir creuser un tunnel pour pénétrer dans une autre prison, on a de quoi être étonnée ! Ce n'est pas Averell qui me contredira !
Je vous parlais des madeleines de Proust un peu plus haut, et elles me sont venues à l'esprit en voyant le capitaine de la cavalerie, aussi flegmatique que celui de l'album "Le 20ème de cavalerie".
Bon sang, mais c'est bien sûr ! Les nouvelles méthodes appliquées aux prisonniers font penser à celles dans "Les dalton se rachètent", un lieu rassemblant tout ce que le pays compte de desperados, ça ressemble furieusement à "Dalton City" et tous ces bandits qui veulent aller en prison, on se croirait dans "À l'ombre des derricks", quand on avait trouvé un gisement de pétrole dans la prison.
Il y aussi autre chose qui m'a fait aimer cet album : Lucky Luke se roule des cigarettes, fume comme un pompier et boit de la bière ou des boissons alcoolisées, et il ne mâchouille pas un brin d'herbe tout en buvant de la limonade pour faire politiquement correct !
Bref, ce n'est pas un album pépite comme le furent certains à l'ère des éditions Dupuis, mais il est tout de même meilleur que certains que j'ai pu lire des éditions Dargaud et, ma foi, il mérite qu'on souligne son scénario original, ses rappels à d'autres albums, ainsi que la qualité de ses dialogues.
Une bonne surprise !
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lyoko
  14 septembre 2014
Un Lucky Luke, un vrai , avec la clope au bec et qui boit de la bière au saloon (et pas de la limonade) !! Oui bien sur je ne m'arrête pas à ça, mais je l'ai connu comme ça dans ma lointaine jeunesse... mais la bonne séance a modifié tout cela.
Une BD tout ce qu'il y a d'agréable.. des Daltons toujours plus bêtes mais tellement drôles dans leur bêtise. Un Lucky Luke et un Jolly Jumper égaux à eux même.
Un très bon moment de détente
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Marc21
  12 mars 2022
Un moment de détente agréable, avec un Lucky Luke qui fume et boit de la bière! Je ne m'arrête pas à cela mais bon c'était avant que des gens bien-pensants ne s'emparent du couple le plus rapide de l'Ouest.
L'histoire n'a rien d'extraordinaire mais on y retrouve tout ce qui fait une grande partie de cette BD : les Dalton. Toujours aussi bêtes et méchants, Averell toujours aussi insatiable (de nourriture).
Rafraichissant entre deux lectures.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   28 décembre 2013
JOE DALTON : Pas dangereux les Dalton ?!! Je suis Joe, et là, c'est William, Jack et Averell Dalton ! Nous passons notre vie à nous évader pour aller piller les banques, les trains et les diligences !
LE JUGE : Allons, allons, ne vous noircissez pas à plaisir ! J'affirme qu'en tout homme gît une étincelle de bonté... Ce n'est pas dans un pénitencier que ladite étincelle peut se changer en brasier de pur altruisme. Petit polisson, va !
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Nastasia-BNastasia-B   30 décembre 2013
LE LOUEUR DE CHEVAUX : Quatre bêtes magnifiques, étrangers ! Elles étaient avec le général Lee, en 1863 à la bataille de Gettysburg !
JOE : Ouais ! et avant ça, elles étaient avec Christophe Colomb, le jour de son débarquement !
WILLIAM : Qui c'est ce Christophe Machin, Joe ?
JOE : C'était le premier authentique Américain !...
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Nastasia-BNastasia-B   29 décembre 2013
LE MÉCANICIEN : Hé, Winston ! Pourquoi accélères-tu ?
LE CHAUFFEUR : Je n'accélère pas ! Je freine à bloc !
LE MÉCANICIEN : RENVERSE LA VAPEUR !!
(Le train déraille et se retourne.)
LE MÉCANICIEN : C'est la vapeur qu'il fallait renverser, Winston ! Pas la locomotive !!
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Nastasia-BNastasia-B   27 décembre 2013
JOE DALTON : C'est tout bonnement incroyable ! Un pénitencier où l'on tire à la mitrailleuse sur les malheureux détenus qui tentent de s'évader ! Mais où allons-nous ?
LE PAYSAN : Mais nous allons vers toujours plus de progrès dans l'ouest, étranger !
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BazaRBazaR   12 mars 2022
[Joe Dalton] Quand je pense qu'on nous a mis en taule des dizaines de fois malgré nous, et maintenant que nous voulons y aller, on nous refuse ! La loi est mal faite !
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