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Critique de bdelhausse


bdelhausse
  12 juillet 2017
La vague des thrillers religieux, mystico-merdiques, a encore frappé.

Ici, Morrison prend comme point central, l'Arche de Noé. Quelques citations plus tard, plus de 500 pages dans le gosier, le livre se termine sans l'ombre d'un frémissement d'angoisse, sans l'ombre d'une once de poil de soupçon de suspense...

À ma droite, une archéologue, modèle playmate, assistée d'un ingénieur modèle "McGiver" et de son pote ex-lutteur, et à ma gauche les méchants. de "vrais" méchants, ceux qui ont besoin de se vanter, d'expliquer tout, de crier quand ils arrivent dans le dos de leurs victimes...

Et puis? Rien, nichts, nada. du vide, du remplissage, le besoin d'expliquer plusieurs fois les rouages de l'intrigue (tout tient sur un ticket de métro), de diluer le récit.

On n'y croit pas une seconde, même en se forçant. Impossible. Un peu comme si on était seul avec Alice Sapritch sur une île déserte. Cela ne passe pas.

Un des problèmes principaux, hormis le besoin d'expliquer tout à plusieurs reprises, vient de la structure du récit, ou plutôt de l'absence de structure. Ce genre de romans se prête particulièrement bien à une certaine déconstruction, à l'alternance de chapitres qui prennent pour centre différents personnages. On embrouille un peu le lecteur en créant un mystère, en instillant le doute chez le lecteur. Malheureusement Morrison prend un autre chemin et fait le pari d'un narrateur omniscient en présentant, de surcroît, le roman de manière chronologique. de ce fait, il provoque cette absence totale de suspense. On est dans une mauvaise copie de thrillers comme le Da Vinci Code, qui n'etait déjà pas terrible.

On peut s'interroger plus en profondeur... la traduction montre des signes de faiblesse à plusieurs moments. Des approximations, des phrases bancales qui sentent la traduction rapide (qui a dit "logiciel"?). Par exemple, vers la fin, ce passage sur 20000 mètres carrés qui équivalent à 35 maisons américaines moyennes... soit ce ne sont pas des mètres mais des pieds, soit ce ne sont pas des maisons mais des propriétés... bref, pas idéal amha.

Idem du point de vue de l'éditeur... personne ne relit rien chez Bragelonne? Il y a des contresens, surtout vers la fin, et des inversions de nom pour les amulettes.

Même sur la plage, le lecteur mérite mieux.
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