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Harold Goldberg (Collaborateur)Karine Laléchère (Traducteur)
ISBN : 2228903175
Éditeur : Payot et Rivages (13/03/2008)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Helen Morrison, surnommée " la véritable Clarice Starling " par la presse américaine, dévoile ici les secrets de ses expertises pour le FBI ou des avocats en évoquant une vingtaine de grands serial killers, dont certains tout aussi dangereux que le docteur Lecter. Une galerie de portraits qui sont comme autant de romans noirs, avec toujours la même question devient-on ou naît-on tueur en série ?
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Aline1102
  22 juillet 2011
Helen Morrison a une formation de psychiatre. C'est pourquoi, dans cet ouvrage, elle tente de comprendre les actes des serial killers de façon "médicale" plutôt que purement criminologique.
Au terme de dizaines d'années de recherches, de rencontres avec les serial killers (parmi lesquels John Wayne Gacy, dont elle conserve le cerveau dans sa cave), Morrison a dégagé neuf caractéristiques qui, selon elle, se retrouvent chez tous les serial killers. L'une d'elles est particulièrement marquante: pour Morrison, on naît serial killer et on ne le devient pas. Elle est perduadée que "l'anomalie" qui conduit au meurtre en série est présente dès la conception. Elle croit également que les serial killers sont des "malades" incurables: n'ayant aucune émotion, aucun remords, aucun sens de la réalité; les traitements sont inutiles avec eux. Tout en soulignant les problèmes éthiques de cette méthode, Morrison pense que la seule solution possible serait l'enfermement à vie.
Son côté "médecin" reprend le dessus lorsqu'elle affirme également qu'elle croit qu'un problème hormonal est à l'origine du serial killing. le problème est qu'elle n'a jamais pu prouver cette intuition puisque les examens médicaux sur les tueurs en série détenus sont interdits par leurs avocats et par les prisons. de même, le cerveau de Gacy qu'elle conserve dans un but médical, ne lui a jamais servi, puisque rares sont les généticiens ou autres spécialistes qui oseraient prendre la responsabilité d'étayer la théorie "hormonale" de Morrison. Elle reconnaît elle-même que cette méthode poserait des problèmes importants: même si l'on arrivait à prouver que les tueurs en série sont amenés au meurte à cause d'une déficience hormonale, encore faut-il pouvoir le soigner. Que se passerait-il, si le fils de votre voisin était qualifié de tueur en série à venir par des médecins ayant procédé à des analyses médicales poussées? Comment vous sentiriez-vous? Et, surtout, que ferait-on de cet enfant?
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eco
  23 décembre 2014
Très bon livre qui a la qualité de ne pas s'appesantir sur les détails morbides même si, convenons-en, on est loin de Barbara Cartland. Helen Morrison cherche ici à développer une analyse scientifique quasi clinique dans le but de tuer le tueur en série dans l'oeuf… On n'y est pas encore mais le dévouement d'Helen Morrison à cette cause est évident dans ce livre où elle met en exergue son combat pour garder une vie de famille équilibrée malgré l'horreur dans laquelle elle évolue professionnellement. On est loin de la Clarice du "Silence des Agneaux" à laquelle on la compare apparemment souvent mais il n'empêche que son travail reste passionnant et utile car on n'a pas encore vraiment cerné ni compris la psyché de ces êtres déshumanisés .
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Hekahm
  17 février 2016
Ce livre peut se résumer à la question suivante : le comportement de tueur en série est-il inné ou acquis ? Question qui reste cependant en suspens, en attendant les avancées scientifiques permettant de mieux étudier ces cas. Helen Morrison nous raconte quelques moments passés en entretien avec certains tueurs en série. Elle nous explique sa thèse qui va à l'encontre de nombreuses autres qui mettent notamment en avant le caractère de l'éducation et de la petite enfance des serial killers.
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Juniper
  11 avril 2018
J'ai bien aimé le côté informatif de ce roman : l'auteur donne de nombreuses pistes pour mieux comprendre la psychologie des serial killers et des psychopathes, et j'ai trouvé ça très instructif.
Par contre, j'ai retrouvé chez Helen Morrison un truc qui m'agace profondément dans la série "Kay Scarpetta" de Patricia Cornwell : le côté "je suis une femme donc personne ne me prend au sérieux" ou encore "je suis tellement intelligente que tout le monde me déteste". Il y a d'ailleurs longtemps que je n'ai plus lu les Scarpetta (que j'adorais il y a 3 ou 4 ans) à cause de ce côté geignard de l'héroïne...
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Lilibaon
  09 juillet 2019
Médecin psychiatre de formation, Helen Morrison, s'intéresse au sujet des serial killers. Elle réalise, à la demande du FBI ou des avocats des tueurs, des expertises afin d'essayer de comprendre comment ils en sont arrivés à tuer plusieurs personnes et souvent de façons déroutantes.
Elle retrace ses entretiens avec certains d'entre eux. On peut ainsi suivre son questionnement au fil des pages sur la question existentielle suivante : devient-on ou nait-on tueur en série ?
Attention, âmes sensibles, s'abstenir.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
HekahmHekahm   17 février 2016
(...) les mass murderers rendent la société responsable de leurs malheurs. Une fois encore, je ne pense pas que la société, l'éducation ni même un accident cérébral puissent créer un tueur en série de toute pièces. Certes, le père de John Wayne Gacy répétait à longueur de journée à son fils qu'il était "bête et stupide", Bobby Joe Long détestait sa mère, Ed Gein était obsédé par la sienne, Gilles de Rais avait été élevé par un grand-père sans scrupule qui ne lui avait jamais inculqué de principes. Mais les êtres humains sont "adaptables", infiniment plus forts et résistants qu'on ne l'imagine. Tous ceux qui ont eu une enfance difficile ne deviennent pas tueurs en série. Ils surmontent leurs blessures, qu'elles soient physiques ou morales. Certains deviennent cadres dirigeants dans un grand groupe, d'autres fondent simplement une famille plus stable que celle qu'ils ont connue.
Je suis convaincue que ce comportement meurtrier a une origine génétique. Je pense que l'on est un tueur en série avant même de pousser son premier cri.
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HekahmHekahm   17 février 2016
Il se pourrait donc que Gilles de Rais n'ait donné libre cours à ses pulsions criminelles qu'après la mort de son grand-père - comme Ed Gein, dont les premiers meurtres suivront de près la disparition de sa mère, ou Richard Macek, qui se déchaînera après le décès de son père. Que les tueurs aiment ou non leurs parents, leur mort semble systématiquement jouer un rôle détonateur.
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HekahmHekahm   17 février 2016
"Il fallait que je sorte et que je m'en trouve une." Durant le reste de l'entretien, je ne cessai de retourner ces mots dans ma tête. Il ne tuait pas parce qu'il n'aimait pas sa mère ou parce que son père l'avait violé. Il y avait quelque chose de plus profond là-derrière, quelque chose qui tenait moins de l'acquis que de l'inné.
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HekahmHekahm   17 février 2016
Les tueurs en série étaient-ils "accros" au crime comme les jeunes toxicomanes à la drogue ? Le cas échéant, comment cette accoutumance fonctionnait-elle ? D'où venait-elle et pourquoi se mettait-elle en place ? Si la théorie de l'addiction se révélait plausible, voilà qui ébranlerait sérieusement le courant de pensée dominant qui voulait que les serial killers soient le produit de leur éducation et des sévices qu'ils avaient subis durant leur enfance.
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HekahmHekahm   17 février 2016
Certains profileurs prétendent que les tueurs en série ont l'habitude de torturer les animaux, qu'ils s'en prennent aux chats ou aux chiens avant de s'attaquer aux humains. Mais on ne peut pas généraliser. Beaucoup de serial killers possèdent des animaux domestiques qu'ils adorent et qu'ils traitent très bien - beaucoup mieux que leurs victimes, en tout cas.
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>Criminologie>Délits et crimes>Homicides, crimes sexuels, kidnapping (140)
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