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EAN : 9783863311421
192 pages
Éditeur : Metropol Verlag (17/09/2013)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
L'exposition présentée dans les anciennes cuisines du camp est la dernière en date des expositions permanentes élaborées dans le contexte du réaménagement du mémorial de Sachsenhausen initié en 1993. Située au cœur même de l'ancien camp de concentration, cette exposition renvoie à sa manière aux douze autres présentées au mémorial.

On y découvrira un aperçu de l'histoire de Sachsenhausen à partir de certains événements ayant eu lieu ici : construction... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Blandine54
  17 septembre 2017
Il y a quelques jours, je suis allée visiter le camp de concentration de Sachsenhausen. C'était dur, émouvant, il a plu tout au long de la visite. Un temps de circonstance, nous aurions eu l'air indécent à visiter le camp avec des lunettes de soleil.
Je suis ressortie avec ce livre qui aborde de manière chronologique l'évolution du camp. le livre est bien construit, illustré d'affiches, de photographies...
D'un point de vue chronologique, j'ai regretté que les années ou le camp a servi de "camp spécial" aux soviétiques n'aient pas été abordées.
La construction du camp a démarré à l'été 1936. L'idée de base était de construire un prototype de camp « moderne », un camp qui servirait de modèle pour la suite. Les prisonniers des camps d'Esterwegen et de Berlin-Columbia ont construit le camp sur la base d'un triangle de 80 hectares (en 1945, le camp fera 380 hectares et sera composé de plusieurs camps annexes), situé entre la ville d'Oranienburg (banlieue de Berlin) et le village de Sachsenhausen.
A ces débuts, le camp était composé d'une centaine de bâtiments et il détenait des prisonniers politiques allemands, des homosexuels et des Roms. En 1938, il a détenu les juifs arrêtés après le pogrom de la Nuit de Cristal. Les détenus devaient porter des triangles de couleur. Ainsi, les détenus juifs devaient porter deux triangles mis en étoile : un rouge et un jaune (prisonnier politique juif). La plupart des personnes juives arrêtées en novembre 1938 ont été « libérées » au printemps suivant après s'être engagées à quitter l'Allemagne.
Les détenus travaillaient dans la carrière d'argile de Zehlendorf et dans l'usine Klinkerwerk pour fabriquer des briques. En 1941, l'usine fut reconvertie dans la production d'armement et les déportés y produisaient grenades et obus. L'usine Heinkel Werk I est devenue également un camp annexe où les détenus travaillaient à la fabrication du bombardier lourd He 177.
En 1938, le camp a été agrandi pour pouvoir accueillir davantage de déportés et notamment les témoins de Jéhovah.
A l'automne 1941, les SS assassinèrent plus de 13 000 prisonniers de guerre soviétique en l'espace de 10 semaines.
La station d'extermination appelée station z a été opérationnelle à partir de mai 1942. Comme il est indiqué dans le livre « son nom illustre bien le cynisme des SS, puisqu'ils avaient choisi la dernière lettre de l'alphabet pour désigner le lieu où se termina le voyage pour nombre de déportés ». La chambre à gaz sera opérationnelle à partir de 1943.
En octobre 1942, toutes les personnes juives incarcérées à Sachsenhausen ont été déportées à Auschwitz. Entre juin 1944 et le début de l'année 1945, les personnes juives de nationalités Hongroise et Slovaque détenues à Auschwitz ont été transférées à Sachsenhausen.
En 1945, devant la progression de l'Armée Rouge, des milliers de déportés furent assassinés et les autres ont entamé la « Marche de la mort » en direction de la mer Baltique. Plusieurs milliers d'entre eux n'ont pas pu survivre. En avril 1945, ces détenus ont croisé des camions de la croix rouge qui ont pu leur porter assistance.
L'Armée Rouge a libéré le camp le 22 avril 1945. Une commission spéciale soviétique commença à enquêter sur les crimes commis à Sachsenhausen dès le mois de mai 1945. Par la suite, placé en RDA, le camp a servi de « camp spécial » aux soviétiques. Jusqu'en 1950, ils ont détenu des fonctionnaires du régime nazi et leurs opposants (60 000 personnes). 12 000 détenus sont décédés dans ce « camp spécial soviétique ».
Le 23 avril 1961 la RDA a inauguré le « lieu national de mémoire et d'exhortation de Sachenhausen », en omettant l'histoire du camp spécial et ses assassinats.
Lors de la visite cela a été très clair, les personnes vivants aux alentours du camp, pouvaient voir ce qu'il s'y passait à partir de divers endroits situés à l'extérieur bien qu'il était indiqué « Terrain militaire – Accès interdit ». Et puis, il y avait l'odeur…
Je termine par un témoignage du détenu Andrzej Szczypiorski, écrit sur un mur du camp : « And I know one thing more – that the Europe of the future cannot exist without commemorating all those, regardless of their nationality, who were killed at that time with comple contempt and hate, who were tortured to death, starved, gassed, in inerated and hanged… » (Propos recueilli en 1995).
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Blandine54Blandine54   17 septembre 2017
La fumée des crématoires et les vapeurs se dégageant des restes d'os carbonisés s'élevaient puis retombaient sur le camp et ses alentours. Lorsque les fours tournaient à plein régime, de gros flocons de suie voltigeaient et faisaient de grandes taches sur les habits, les mains et les visages. La mort était omniprésente autour de nous, le pire étant notre impuissance face à elle. (Harry Naujoks, prisonnier politique allemand à Sachsenhausen de 1936 à 1942, témoignage recueilli vers 1980).
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Blandine54Blandine54   16 septembre 2017
En 1941, un grand mouvement de grève affecta le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. Quelque cent mille mineurs français protestèrent contre les mauvaises conditions de travail, les arriérés des salaires et les restrictions alimentaires imposées par l'Occupant. La répression fut sévère : 450 mineurs furent arrêtés et 244 déportés à Sachsenhausen le 26 juillet. C'était la première arrivée massive de français au camp. Plus d'une centaine de mineurs y sont morts.
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