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ISBN : 2259243452
Éditeur : Plon (27/08/2015)

Note moyenne : 3.17/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Florence Gordon est directe, brillante, acariâtre et passionnée. Maîtresse femme, elle est capable de réduire les imbéciles au silence d'une seule de ses piques acérées. Icône féministe aux yeux des filles, invisible aux yeux du reste du monde, à soixante-quinze ans, elle a mérité - enfin ! - de se délester du fardeau de la famille pour se consacrer à son oeuvre.
Mais à peine a-t-elle entamé ses mémoires, si longtemps différés, que son fils Daniel revient s'... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  10 septembre 2015
Dans la catégorie des grand-mères indignes, on peut lui accorder la palme, à Florence Gordon! C'est sans doute son passé militant et revendicateur, soutenant avec vigueur et conviction la cause des femmes, qui l'a ainsi formatée : à peine polie (elle ne connait pas les mots magiques), d'un égocentrisme scotchant, exigeante à un point peu imaginable, et auto-suffisante :
« elle n'était pas femme à vouloir retrouver sa jeunesse, car elle estimait sa vie actuelle très intéressante»,
on se demande comment sa famille et ses amies (eh oui, elle en a!) ne l'ont pas laissée tomber depuis longtemps :
« elle était aussi, à en croire ceux qui la connaissaient et même ceux qui l'aimaient, une vraie emmerdeuse ».

C'est donc un sacré défi pour sa petite fille, que d'essayer non pas d'amadouer, mais de parvenir à cohabiter le temps de quelques semaines pour aider sa mamie da des recherches bibliographiques destinées à son dernier bouquin. Y parviendra-t-elle?
C'est donc dans une ambiance tendue, que le lecteur côtoie cette famille de new-yorkais cultivés et plutôt aisés, dont les préoccupations tournent autour de leurs états d'âme sur des thèmes comme le vieillissement des couples, les relations avec la famille, et tout cela ennuie royalement notre septuagénaire acariâtre et solitaire.
Et puis, il y a a cette histoire de pied qui ne veut plus lui obéir…
L'auteur se glisse admirablement dans la peau de son personnage, à ce point que l'on peut oublier que c'est un homme. Brian Morton a -t-il été grand-mère dans une autre vie? Florence est tout à fait crédible. Les autres personnages sont plus ordinaires et constituent essentiellement un faire-valoir pour la vieille dame.
Les critiques évoquent l'aspect humoristique du roman : c'est un humour très grinçant, et il ne faut pas compter sur des fous rires à chaque coin de page. Si l'on sourit c'est sans doute pour ne pas pleurer. C'est la nature excessive de l'héroïne et son absence de retenue, qui peut amuser, et ses remarques d'une ironie cinglante accentuent le phénomène. Mais je n'en retiendrai l'impression d'une lecture comique loin de la.
C'est bien écrit, et sûrement bien traduit.
C'est aussi pour les amoureux de la grosse pomme l'occasion d'y passer un moment par procuration.


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livrevie
  03 août 2015
Florence est une vieille dame bien décidée à ne pas se laisser dicter sa conduite. Soixante-quinze ans est l'âge de la raison, pas celui ou on gagatise dans un institut en portant des couches. Surtout quand on a été, et que l'on est encore, une féministe qui a marqué son temps.
La solitude est sa plus tendre amie, sa compagne de vie dans laquelle elle se drape pour ne pas subir les autres et se consacrer à ce qu'elle aime. Elle mène ses heures tambours battants. Son anniversaire surprise ? Elle n'y restera que dix minutes. Tant pis pour le restaurant si cher. Si on l'avait consultée, elle aurait poliment décliné. Son chapitre l'attend. C'est urgent. Elle part. À pied. Pourquoi prendre un taxi alors que ses jambes la portent parfaitement !
Un sacré personnage qui a marqué sa famille et son époque. Saul son ex-mari d'abord. Ecrivain fini qui a toujours un ouvrage à sortir et qui ne change jamais. Daniel ensuite, son fils. Un policier. Mais quelle idée ! Une intelligence gâchée. Sauf que Daniel est heureux comme ça. Son intelligence est toujours là, aussi vive et rare qu'avant. Et puis il y a sa femme, Janine. Une enquiquineuse béate d'admiration pour elle et dépourvue de caractère. Hormis si l'on considère qu'elle a un amant. Mais ça Florence ne le sait pas. Elle ne l'intéresse pas. Trop fade. Pas comme sa petite fille. Emily. L'insouciance feinte, une intelligence à fleur de peau et un sens de la répartie qui bouscule la vieille dame qui commence à souffrir des affres du temps.
Au fil des pages je me suis attachée à Florence et à sa vision du monde. Florence et ses actes sans queue ni tête, mais jamais inconsidérés. Cette vieille femme bougonne qui veut juste faire ce qu'elle aime, laisser son empreinte en dépit de la maladie qui la guette.
L'écriture de Brian Morton est toujours juste. Parfois elliptique, elle dévoile ce qu'il faut dans le respect de ce qu'aurait voulu Florence. Pleine d'humour, la narration adopte la vision de ces personnages, tantôt Florence, tantôt Daniel ou Janine, tantôt Emily pour se plonger dans une introspection de ce qu'ils sont. Les actes ne sont pas gratuits, ils sont induits par quelque chose. Un mot, une situation, ou simplement par ce que l'on est.

Le seul point noir est la fin. Elle est arrivée presque trop brutalement. Je me suis sentie perdue quand je me suis rendu compte que le récit s'arrêtait là. J'ai fait défiler les pages avec le vain espoir d'en avoir plus. Mais c'est sans doute un bien pour un mal. le reflet de la réussite de ce roman. Je n'aurais pas voulu qu'il s'arrête.

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LePamplemousse
  06 février 2019
Ce roman qui raconte le quotidien d'une féministe de 75 ans m'a tout d'abord beaucoup plu car l'héroïne a une verve assez jubilatoire, puis, peu à peu, l'ennui m'a gagné sans que je puisse bien me l'expliquer.
Une fois passée la surprise face à cette femme revêche, qui ne fait aucune concession, n'a aucun tact et qui semble n'aimer personne, pas même les membres de sa famille, j'ai trouvé que l'intrigue était très mince et finalement, j'ai trouvé que ça devenait poussif.
Peut-être aurait-il fallu que le roman soit beaucoup plus court pour gagner en intensité.
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kathel
  25 août 2015
Je ne connaissais pas Brian Morton, c'est son troisième roman traduit et publié en France, mais les premières lignes m'ont attrapée et donné très envie de mieux connaître Florence Gordon. J'ai eu ensuite le plus grand mal à sortir le nez de ce livre.
L'auteur a créé un superbe personnage féminin, une grand-mère pas vraiment indigne, mais un peu raide avec ses proches, vivant dans son monde, absorbée par ses recherches sur le féminisme dont elle est l'une des pionnières américaines, et par l'écriture de ses mémoires, activités qui laissent peu de place à une vie sociale, que ce soit avec son fils, sa petite-fille, sa belle-fille ou son éditeur. C'est précisément au moment où sa famille revient vivre à New York pour quelques temps, chacun d'entre eux pour des raisons différentes, que commence le roman, et on ne peut pas dire que Florence s'en réjouisse.
Ce roman déborde d'humour, un humour que je qualifierais de new-yorkais ou de juif new-yorkais, si cela veut dire quelque chose ! J'ai posé un bon nombre de marque-pages virtuels pour pouvoir relire les traits d'esprits de la vieille dame, les pensées silencieuses de son entourage, ou les analyses de l'auteur sur les personnages qu'il a créés. Car j'ai souri souvent dans ce roman, aussi souvent que je me suis arrêtée sur des phrases qui ne m'ont pas laissée insensible, qui ont provoqué un petit temps d'arrêt où j'ai applaudi à leur vérité. Les thèmes des relations personnelles, familiales en particulier, du féminisme, et du vieillissement, thèmes qui traversent le roman, me l'ont rendu plus que sympathique, et quasiment indispensable !
[...]
Lien : https://lettresexpres.wordpr..
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livreclem
  04 avril 2016
Florence Gordon, écrivaine reconnue pour ses engagements et essais féministes a un caractère que seuls ses proches acceptent. Sa petite fille essaie de la comprendre alors que son père revient vivre avec sa mère après une longue période de travail. Tous se mélange et la vie qui s'écoule durant un été va changer la vie de chaque protagoniste.
Un bon livre sur les relations familiales et plein de tendresse entre la petite fille (presque adulte) et sa grand-mère assez sèche. .
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   06 septembre 2015
Les hommes, pour ce que s'en souvenait Emily, étaient décrits comme n'ayant pas dépassé le stade du singe ou de l'élan : ils se rassemblent, grognent ou comparent la taille de leurs bois, mais jamais ils n'éprouvent, avec l'intensité des femmes, les plaisirs de la sympathie, de la compassion et de la conversation.
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Nico8Nico8   21 mai 2016
Je suis enchantée de cette fête surprise mais je vais vous quitter car il faut que je retourne à ma table de travail. J'apprécie vraiment tout cela, j'espère que vous n'en doutez pas, et je serai avec vous par la pensée. J'espère aussi que vous passerez une bonne soirée.
Elle se tourna et partit. Elle aurait aimé pouvoir éviter de croiser un regard ou un autre mais il était plus important de tenir tête haute, de sorte qu'en passant elle vit le visage de quelques amis. Ils avaient l'air de se demander si ce n'était pas une blague.
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KittiwakeKittiwake   10 septembre 2015
Lorsqu'on est jeune et fort, qu'on entre en possession de tous ses moyens, les parents paraissent terriblement vulnérables.
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kathelkathel   25 août 2015
Il sentit dans l’entrée une odeur indéfinissable quoique inimitable : pommes de terre bouillies, liquides détergents, vieux marbre usé et tristesse de vieux Juifs. Cette odeur, celle de tous les immeubles de l’Upper West Side, il la connaissait depuis l’enfance.
L’ascenseur était de l’histoire ancienne ; tandis qu’il s’élevait lentement, il eut la sensation très étrange de remonter le temps. Comme s’il y était entré avec son moi de quarante-sept ans et se retrouvait au cinquième étage en jeune garçon.
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kathelkathel   25 août 2015
Janine commanda un autre verre de vin et jeta un coup d’œil à sa montre. Une rencontre avec Florence était toujours désagréable. Mais étrangement, désagréable chaque fois d’une façon différente. C’était peut-être le tribut qu’il fallait payer à son caractère. Florence trouvait toujours le moyen de vous surprendre.
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Video de Brian Morton (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brian Morton
Starting Out in the Evening, bande-annonce
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