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Robert E. Howard (Antécédent bibliographique)
ISBN : 234401196X
Éditeur : Glénat (02/05/2018)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 19 notes)
Résumé :
De barbare à pirate, il n’y a qu’un pas.

Poursuivi pour avoir tué un juge, Conan trouve refuge in extremis sur un navire marchand. Mais peu de temps après avoir appareillé, le Cimmérien et ses nouveaux compagnons doivent faire face à une menace : les pirates de la légendaire Bêlit, autoproclamée Reine de la Côte Noire ! Après un combat éprouvant, Conan fait sensation auprès de sa terrible adversaire qui ne tarde pas à tomber sous le charme. Elle voit ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  03 mai 2018
On ne présente plus R.E. Howard, l'auteur texan qui a fait entrer le récit d'aventure dans le XXe siècle. Il est d'une telle modernité, que non seulement la plupart de ces récits n'ont pas pris une ride, mais en plus certains d'entre eux font aussi moderne que ce qui se fait aujourd'hui, voire plus moderne que certains auteurs peu inspirés...
Plus qu'à tous les genres de l'imaginaire (inventant la Fantasy contemporaine en mélangeant les récits historiques d'Harold Lamb, mais pas que, aux récits fantastiques d'H.P. Lovecraft, mais pas que), l'auteur mort à l'âge de 30 ans s'est attaqué à tous les genres populaires avec enthousiasme, mais aussi mélancolie, avec ce mélange action / horreur qui a toujours fait le bonheur du survival. Bref, n'en déplaise aux pisse-froid, aux rageux élitistes et aux esprit chagrins on est bien dans la Res Adventura, un univers d'aventures hautes en couleurs ! Et cet univers que les éditions Glénat ont décidé d'adapter en bandes dessinées avec un budget et un lancement conséquent, le tout sous la supervision de notre Patrice Louinet national, spécialiste mondial et mondialement connu de l'oeuvre du père fondateur de la Sword & Sorcery, Oh Yeah !!!
Ce tome 1 est une adaptation de la nouvelle intitulée La Reine de la Côte Noire réalisée par le scénariste bien connu Jean-David Morvan et le dessinateur moins connu Pierre Alary (assisté aux couleurs de Sedyas)...
Dans le Royaume d'Argos Conan le barbare a maille à partir avec un juge civilisé qui l'accuse de complicité avec un ami qui en état de légitime défense a tué un représentant de l'autoproclamée autorité... Après la décapitation dudit juge et sa fuite rocambolesque sinon éperdue, il trouve refuge à bord du navire marchand et/ou contrebandier du capitaine Tito en route vers les côtes kushiennes (échapper à la noyade en portant une cotte de mailles, mais bien sûr ^^). A que cela ne tienne l'antihéros se fait le garde du corps dudit capitaine, jusqu'au jour où son navire croise la route de la Tigresse, le bateau pirate d'une diablesse à la peau blanche blanche et de son équipage à la peau noire... le Cimmérien se bat comme un beau diable au point d'attirer l'attention de Bêlit qui décide de l'épargner car elle est persuadée d'avoir enfin trouvé son âme soeur (et réciproquement pourrait-on dire ^^). C'est le coup de foudre, et les amants terribles sèment la terreur sur les côtes shémites et stygiennes jusqu'au jour au Bêlit décide de réaliser son grand projet : remonter la sombre rivière qu'elle a découverte, pour au coeur des ténèbres trouver la cité oubliée dont elle espère découvrir les secrets... Et son immense trésor est découvert, mais un démon antédiluvien dernier survivant d'une civilisation qui passa d'anges à démons hante les ruines de la cité maudite, et de Conan et Bêlit seul l'un d'entre eux survivra pour venger la mémoire de l'autre !
Le schéma initial est assez simple certes, mais est magnifié par la relation Conan / Bêlit qui elle est tout sauf simple ! Conan sincère homme d'action ne peut trouver de sincère relation homme/femme autrement qu'avec une femme d'action (n'oubliez pas que tout ceci a été conçu et écrit au début des années 1930 !!!)... Bêlit semble être sa version féminine et semble être son âme soeur, du coup la BD s'attarde sur la confrontation de leurs visions de la vie semblables certes, mais tantôt complémentaires tantôt opposées (sur fond d'amour vache, voir sado-maso)... Les deux compères sont des âmes fortes sans dieux ni maîtres qui ne vivent que pour l'instant présent, mais Bêlit qui s'avère plus ambitieuse et plus cupide que lui donc plus dominatrice finit par sceller sa perte, mais en assurant ironiquement sa victoire morale : il y a quelque chose au-delà de la vie, car l'amour est plus fort que la mort ! Que pense de tout cela Conan après avoir vengé sa bien aimée ? Nous ne le saurons jamais, et c'est très bien ainsi... Intellos coincés du cul et bobos hipsters prétendument éclairés ont accusé l'auteur de machisme et de misogynie, pourtant dans l'entre-deux-guerres plus ou moins puritaine voire puritaniste sur 21 nouvelles nous avons 17 strong independant women... Ils sont stupides et débiles, mais ça on le savait déjà !!!
Le travail de Jean-David Morvan supervisé par Patrice Louinet est impeccable, du coup je ne peux qu'avoir honte d'écrire que les graphismes de Pierre Alary qu'ici je vois particulièrement inspiré par le sujet (waouh ses doubles pages qui abolissent le frontière entre auteurs et lecteurs) sont sans doute « une terrible erreur de casting »... Rien à faire, avec son style plus ou moins cartoonesque, du début à la fin j'ai plus ou moins eu l'impression de lire une aventure de Lanfeust en lieu et place d'une aventure de Conan... Toutefois j'ai aimé son travail sur "SinBad", du coup j'ai envie de découvrir son travail sur la série "Silas Corey" !
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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cascasimir
  15 avril 2019
De l'amour, des combats, des pirates, sans oublier des monstres...
Mais pourquoi Conan laisse Bêlit seule, alors que le singe-démon a massacré tout l'équipage?
La reine Bêlit! Et du sexe...
Dans les nouvelles de Conan, Bêlit est princesse Shémite et naquit dans la cité d'Asgalun.
La BD n'en parle pas, et commence avec la rencontre de Conan, le Cimmérien. ( et fait silence aussi sur leurs aventures, sur les mers, ensemble, sauf par un raccourci...)
Ils se combattent, et Bêlit semble avoir le dessus. Mais, elle est attirée aussi par le barbare. Elle se donnera à lui, sauvagement...
"Tant que je peux jouir de l'étreinte ardente de tes bras... Tu m'as prise et conquise, attirant mon âme vers tes lèvres, par la fureur de tes baisers, qui me meurtrissaient.
Prends moi, écrase moi, fais moi mal de ton amour ardent..."
Ce sont 2 pages brûlantes, dans lesquelles dansent les corps nus des 2 amants. Et ce sont des textes écrits vers...1934, dans l'Amérique puritaine.
L'histoire, remplie de combats et de massacres, ( contre un serpent géant) devient passionnante quand Bêlit décide de voguer vers une cité oubliée, au fond de la jungle.
Mais...
Certains ne seront, sans doute, pas d'accord, mais...
Pourquoi Conan, après le massacre de l'équipage du bateau, par un monstre, un singe- démon volant...
Pourquoi le barbare laisse-t-il Bêlit, avec seulement quelques guerriers?
Conan était le seul à vaincre le serpent géant ( une mise en garde).
Alors, pourquoi repart-il?
A la recherche d'eau potable?
Pourquoi ne pas rester ensemble?
Parce qu'inconsciemment, il en avait assez de Bêlit, son égale mais aussi sa rivale, sur le plan des armes?
Parce qu'il lui obéissait, et qu'il est un Cimmérien, sans attaches ?
" Tu es l'esprit qui conçoit nos raids, Bêlit, et moi, les bras exécutant tes idées !..."
C'était souvent Bêlit qui allait vers lui et lui parlait, relisez la BD. En avait-il assez de ce bavardage?
Ne hurlez pas et n'oubliez pas qu'Howard définissait Conan, comme un solitaire...
Pour ne pas partager l'or trouvé ?...
"Car à personne, à personne en ce monde, tu ne dois te fier. Ni aux hommes, ni aux femmes, ni aux bêtes !"
Je trouve cette BD faible, sans doute à cause du "Chant de Bêlit", (une autre version plus longue) dans lequel les 2 amants combattent ensemble...
Dans le " Chant de Bêlit", les 2 amants boivent "le sang du Lotus" et voient le passé, le présent et...
Et l'Avenir qu'ils auraient eu ensemble!

Et enfin, car ces dessins ( trop grossiers?) ne supportent pas la comparaison avec ceux de Frazetta, de Vallejo, de Barry Smith, ni même avec ceux des 2 volumes qui suivent...
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Tatooa
  30 mars 2019
Bon...
J'ai vraiment pas accroché aux dessins de cette bande dessinée. C'est dommage, parce que la nouvelle qui l'inspire est excellente, avec un personnage féminin de guerrière qui, quand on replace le texte dans ses années d'écriture, est franchement en avance sur son temps. (On ne verra de femmes fortes qu'une dizaine d'années plus tard, dans les comics, avec l'apparition de Wonder Woman en 1941... et elles mettront plus longtemps encore à s'imposer au cinéma...).
Mais ce dessin aux traits beaucoup trop grossiers, sans minutie (j'ai souvenir d'une case avec une main de Bêlit en gros plan, on ne sait même pas "où" elle est posée sur Conan...), cela dessert vraiment cette bande dessinée, j'ai pas du tout aimé. J'ai du me forcer à la finir, en essayant de passer outre. Snif. Pas une bonne pioche en ce qui me concerne.
Je sais pas si le dessinateur change dans les autres BDs, mais là de suite j'ai pas du tout envie de les acheter...
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tchouk-tchouk-nougat
  18 août 2018
Glénat se lance dans l'adaptation du célèbre Conan le Cimmérien, de Robert E. Howard. Un tome, une histoire, un couple scénariste/dessinateur.
Pour ce premier tome ce sera donc : La reine de la côte noire.
On commence par voir Conan en proie a quelques difficultés administratives qu'il règle d'une manière toute personnelle : un bon coup d'épée en travers de la gorge du juge! Il doit bien sur fuir Argos et se réfugie sur un navire marchand (notez l'exploit de nager en armure sans lâcher ses armes, trop fort ce Conan!). Après quelques escarmouches avec des pirates, Conan va tomber sur plus coriaces : Bêlit, capitaine du bateau pirate La Tigresse.
J'ai été que moyennement convaincu par cette première adaptation. Je ne juge pas bien sur à partir des histories originales, que je n'ai pas lues mais sur l'oeuvre BD que je viens de refermer.
Elle a le mérite d'apporter une vraie approche de Conan. On comprend de ce qu'il a de "barbare" en lui car c'est avant tout un guerrier qui n'arrive pas à appréhender les moeurs compliqués des "civilisés" comme on peut le voir avec l'épisode du juge. C'est uniquement un guerrier, il a une vision très "carpe diem" de l'existence. Il croit aux dieux mais de manière cynique sans trop se préoccuper d'eux et de leur au-delà.
L'amour passionné entre lui et Bêlit est plutôt bien rendue. La pirate est une femme forte qui prend finalement très vite l'ascendant sur Conan. C'est elle qui dirige et, poussée par sa cupidité, va faire remonter son bateau jusqu'à une cité maudite que l'on dit pleine d'or.
Au delà de ça il y avait de quoi faire une bonne histoire d'aventure et de chasse au trésor. Mais je trouve que tout est vite passé, sans véritable accroche, sans suspense, sans passion... C'est un peu dommage car j'avais vraiment l'impression que tous les ingrédients étaient présent. Mais il n'y a pas eu assez de développement et de matière. Je trouve que parfois l'enchainement des cases n'étaient pas très adaptés pour qu'on se prenne dans l'histoire, ça manque de transition.
Niveau dessin, ça a un certain charme mais... je trouve que c'est parfois un peu brouillon et que les traits manquent de précision. Sur les gros plans ça va, mais des que l'on s'éloigne ça perd vite en finesse et en relief.
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jamiK
  16 novembre 2018
J'ai un peu de mal avec les histoires de prophéties, les invocations de Dieux, et tout ce qui tourne autour du paganisme. Conan n'a jamais été ma tasse de thé et cet opus n'y changera rien. ça zigouille à tour de bras, dans une débauche de mouvements, d'angles de vue dynamiques, d'images chocs, et cette boucherie sauvage est accompagné d'un texte emphatique, tout comme la mise en page et le graphisme, fouillis, baroque, lyrique et imposant, tant avec l'architecture qu'avec les personnages, mais ça va jusqu'à l'écoeurement, c'est trop. L'histoire passe en superficie : de l'action, de la baston, des décors, en veux-tu en voilà, mais les personnages restent sans consistance. J'ai trouvé ça bien fait, mais pas d'un grand intérêt, sinon d'apporter du crédit aux parodies de Coucho (Le Banni).
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critiques presse (2)
SciFiUniverse   03 septembre 2018
Ce premier opus, paru en mai 2018, de la nouvelle série BD publiée chez Glénat, relate une des meilleures nouvelles de Robert E. Howard qui par sa dimension épique et romanesque est emblématique du célèbre Cimmérien.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Sceneario   12 mars 2018
Un volume qui se dévore d'une traite, très conseillé !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
cascasimircascasimir   15 avril 2019
S'il arrivait que la mort l'emporte et que tu te battes pour ta vie. Je reviendrais des abysses pour t'aider.
Oui, que mon esprit flotte parmi des voiles pourpres sur les mers cristallines du Paradis ou qu'il se torde dans les flammes en fusion de l'Enfer!
Je t'appartiens et tous les dieux et leurs éternités ne sauraient nous séparer !
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AlfaricAlfaric   01 mai 2018
Chez les civilisés, le bâtiment principal dépasse toujours, afin que le peuple se sente écrasé par la puissance des autorités.
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MarquePageMarquePage   22 juillet 2018
- Je ne cherche pas à savoir ce qu'il y a au-delà de la mort. Ce sont peut-être les ténèbres, comme l'affirment les sceptiques de Némédie, ou bien le royaume de glace et de nuages de Crom. Ou encore les plaines enneigées et les salles voûtées du Walhalla des peuples du nord. Je l'ignore et cela m'importe peu. Il me suffit de vivre ma vie intensément.
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AlfaricAlfaric   04 mai 2018
- CROM !
- Conan, je croyais que tu n'invoquais jamais ton dieu.
- Sauf quand j'ai une vraie raison...
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OlivOliv   13 mai 2018
— Rends les armes, ou tu es un homme mort !
— Mourir ne m'a jamais fait peur. Mais "rendre les armes"... Cette expression n'existe même pas en cimmérien !
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Videos de Jean-David Morvan (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-David Morvan
Alexandre Nesme a pris le pseudo de Nesmo pour se distinguer de son cousin (Alexis Nesme) lui aussi dessinateur de BD. Jusqu'alors scénarisé par Jean-David Morvan pour des séries de science-fiction dystopsique ("Ronces", "Univernes"), il récidive dans ce registre en dessinant "Méto" (le roman d'Yves Grenet) adapté en trilogie BD par Lylian. Cette aventure carcérale a tout de l'allégorie sur l'enfermement, la prise de conscience, la soif de liberté qui transforme un ado en « young adult »... pile-poil dans le crédo de la collection Log-In de Glénat.
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