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EAN : 9782344020562
112 pages
Éditeur : Glénat (11/03/2020)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Adaptation du roman de Boris Vian publié en 1946.

Voulant venger la mort de son frère, lynché parce qu'amoureux d'une blanche, Lee Anderson, 26 ans, s'installe à Buckton, dans le sud des Etats-Unis, et devient gérant de librairie. Il séduit les soeurs Asquith, deux femmes blanches racistes, issues du milieu aisé.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  06 janvier 2021
Un matin, au volant de sa voiture, Lee débarque à Buckton, sur les conseils de son ami, Clem. Une ville où il est certain que personne ne le connaît. Et c'est avec une lettre de cet ami qu'il se présente au libraire. Celui-ci, partant à la retraite, forme le jeune homme au métier qui l'attend, lui expliquant tout ce qu'on attendra de lui. Au bout de trois jours, Lee se retrouve seul. Une solitude qui le pèse très vite... surtout, il lui fallait des femmes. Au drugstore, il fait la connaissance de deux jolies filles, n'hésitant pas, d'ailleurs, à inviter l'une d'elles à danser. C'est ainsi qu'il se retrouve au bord d'un lac en compagnie de Jicky, Judy et Dick. Il faut dire que le jeune homme ne manque pas de charme ni de muscle... Mais derrière cette façade se cache un tout autre homme : un homme hanté par un souvenir récent et avide de vengeance envers les Blancs...
Tout comme le roman éponyme, cet album se veut presque tout aussi provoquant, immoral, violent et cynique, Jean-David Morvan ayant pris soin de ne pas s'attarder sur des scènes irracontables aujourd'hui. Mais hier aussi car ce roman, écrit en 1946 sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, fit scandale de nombreuses années et fut interdit jusqu'en 1973. Après une adaptation cinématographique et théâtrale qui ne connurent guère le succès, c'est au format à bulles qu'il apparaît aujourd'hui. Et il faut dire que Jean-David Morvan nous offre une très belle adaptation, rendant parfaitement compte des attentions inavouables De Lee, personnage ô combien cynique, cruel et dépourvu de sentiment. Graphiquement, le trio composé de Macutay, Ortiz et Scietronc nous offrent des planches remarquablement maîtrisées, au découpage nerveux, aux visages expressifs et aux plans variés.
Un album indécemment percutant...
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Bdotaku
  22 août 2020
"On n'y échappe pas" : c'est le titre d'un roman policier commencé par Boris Vian au tout début des années 1950 pour lequel l'auteur avait annoncé « si je le loupe je me suicide au rateloucoume et à la banane frite » avant de l'abandonner au bout d'un synopsis complet et de quatre chapitres rédigés. Pour le centenaire de sa naissance, le 10 mars 2020, six oulipiens ont repris le flambeau et l'ont achevé. Et, « on n'y échappe [vraiment] pas » à la commémoration y compris dans le 9eme art : édition illustrée de "L'écume des jours" chez Futuropolis, réédition d'adaptations précédemment parues chez Delcourt ("L'écume des jours" et "L'arrache coeur") ou d'une biographie dessinée ("Piscine Molitor" ) chez Dupuis et même création d'une collection dédiée au Vian des marges, celui des romans noirs, Vernon Sullivan, aux Éditions Glénat BD !
J'irai cracher sur vos tombes a ouvert le ban de la collection Sullivan – en mars comme il se doit – avec son pendant "Les morts ont tous la même peau". C'est JD Morvan, grand amateur de Vian (et scénariste des deux adaptations parues chez Delcourt) qui s'y est attelé en compagnie de trois dessinateurs, le philippin Rey Macutay, l'argentin Rafael Ortiz, le français Scietronc et d'un coloriste japonais Hiroyuki Ooshima. Cette équipe internationale "The Tribe" comme ils se surnomment, a-t-elle réussi à relever la gageure d'adapter un roman censuré devenu mythique et donc quasi intouchable ?
Un roman mythique
Début 1946, Boris Vian fait la connaissance d'un jeune éditeur, Jean d'Halluin. Il cherche à publier des ouvrages à succès pour sauver les éditions du Scorpion car les affaires vont mal. Vian venait, quant à lui, de rater le prix de la Pléiade pour "L'écume des jours" qui aurait pu lui assurer des rentrées d'argent confortables. Or, il était à court, comme toujours, et il vit là l'occasion de gagner du cash facile ainsi qu'une sorte de défi littéraire : « tu veux un best-seller ? Donne-moi dix jours et je t'en fabrique un » déclare-t-il à son ami.
Le style est volontairement cru, voire pornographique et Jean d'Halluin le présente dans des encarts publicitaires comme « le roman que l'Amérique n'a pas osé publier ». Pour que le canular soit complet, Vian décide de faire croire que "J'irai cracher sur vos tombes" est l'oeuvre d'un romancier noir américain du nom de Vernon Sullivan. Lui n'en est officiellement que le traducteur et pousse même le souci du détail jusqu'à écrire une version en anglais de son oeuvre ! le roman est poursuivi en justice car on l'accuse d'inciter les adolescents à la débauche. Vian va même être accusé d'être un « assassin par procuration » quand on retrouve en 1947 un exemplaire du roman à côté du cadavre d'une femme tuée par son amant ! Si ce parfum de scandale fait exploser les ventes, l'auteur sort cependant épuisé des différents procès qui lui sont intentés, souffre d'être désormais considéré comme un écrivain peu sérieux, et déteste l'adaptation cinématographique édulcorée qui est faite de son roman. Il demande d'ailleurs expressément qu'on retire son nom du générique et meurt, au début de la projection privée, le 23 juin 1959, en s'écriant « Ah non ! » quand il s'y découvre, malgré tout, crédité… Comme le rappelle l'avant-propos à l'album de Nicole Bertholt, directrice du patrimoine Boris Vian, et le dossier historique en fin d'album, le roman entre ainsi dans la légende et demeurera censuré jusqu'en 1973.
Du pastiche à la satire
"J'irai cracher sur vos tombes" est donc né d'une fascination pour la mythologie américaine véhiculée par les films et les romans noirs « hard boiled » façon Peter Cheney ou James Hardley Chase qui paraissaient dans la toute nouvelle collection de la Série noire. C'est bien ce que rappelle la couverture de l'album qui reprend les codes couleurs de cette fameuse collection (noir et jaune) et un graphisme très viril : le héros au volant de sa Nash, regard déterminé, sourcils froncés et clope au bec, avec en premier plan le revolver sur le siège passager presque pointé sur le lecteur et un cadrage en contre-plongée qui « grandit » à la fois l'arme et Lee.
Le dessin très années 1960 de l'album et tous les décors reprennent ceux des films qui ont nourri notre imaginaire. Nul besoin pour JD Morvan et ses dessinateurs de reprendre les anglicismes et les tournures calquées sur l'anglais qui émaillent l'oeuvre source. Mais présentation de scènes de drugstore, d'ice-cream parlor, d'american diner, de belles américaines (voitures et filles en sweat moulant) et de jeunes dansant un rock endiablé dans des vignettes horizontales presque en format « cinémascope » qui créent tout autant une Amérique fantasmée pour le lectorat actuel.
Si le roman reprend tous les codes du roman noir « mâle » de façon hyperbolique et a un côté pastiche, le pseudonyme choisi rappelle également en quoi il s'attaque à quelque chose d'encore plus tabou à l'époque que les scènes de sexe et de violence qui y abondent : le problème noir. En faisant de son double littéraire un écrivain noir qui a « passé la ligne » (qui se fait passer pour un blanc), Vian donne une valeur de témoignage à son oeuvre et entend dénoncer le racisme et les pratiques de ségrégation raciale. Au moment de « Black lives matter », le sujet garde également un côté actuel et brûlant.
L'histoire se déroule à Buckton, dans le sud des Etats-Unis, en pleine ségrégation raciale. Dans cette petite ville débarque un jour Lee Anderson, une lettre de recommandation et un dollar en poche. Ayant tout laissé derrière lui, il devient gérant d'une petite librairie et s'apprête à changer de vie. Ce n'est pas un métier compliqué car en tant que franchisé il n'a aucune liberté éditoriale (petite pique de l'auteur face à un monde de plus en plus friand de marketing). Il s'ennuie un peu et décide , au bout de quinze jours, d'aller voir dans le bar d'en face. Là, il fait la connaissance de quelques adolescentes et de leurs amis. Finalement, ils passent le plus clair de leur temps ensemble, près de la rivière. Il a beaucoup de succès auprès de la gente féminine car il est blond, taillé en athlète et joue de la guitare en s'accompagnant de sa voix de basse. Mais derrière cette belle apparence se cache un secret : Lee est de sang noir et, il est avide de vengeance à l'égard des blancs car il souhaite les punir de ce qu'ils ont fait au « gosse » dont la mort revient sans cesse le hanter…
Les dessinateurs ont fort bien rendu l'aspect extérieur du héros. Même s'ils sont trois à réaliser les dessins, on sent une belle harmonie dans leur travail. Ils ont donné à Lee une opulente chevelure blonde bouclée, ont bien insisté sur la blancheur de sa peau grâce aux couleurs pastel utilisées, et l'ont surtout doté d'une stature de colosse michelangelesque accentuée par l'aspect malingre conféré aux autres garçons du groupe (et tout particulièrement à Dexter).
Lorsqu'il rencontre les filles Asquith : deux soeurs d'environ 20 ans pour l'ainée et 15 pour la cadette, Lee sait qu'il a trouvé ce qu'il cherchait : ce sont les héritières d'une riche famille qui a construit sa fortune sur le dos de noirs, notamment grâce à des plantations en Haïti, et par tradition familiale, ce sont de véritables racistes. Grâce à son « camouflage », Lee peut être invité chez elles. Il séduit les deux soeurs mais ce n'est pas seulement la vengeance qui dirige ses actions. Il semble également être porté par du ressentiment pour toutes les opportunités manquées non par lui mais par son frère Tom – qu'il décrit comme meilleur que lui – à cause de la couleur de sa peau et malgré ses nombreux talents.
Morvan garde le discours pessimiste et loin de tout manichéisme de Vian. Même s'ils dénoncent une justice (déjà) à deux vitesses : on ne sait pas si les meurtriers du gosse ont été jugés alors qu'on sait d'emblée ce qui attend Lee s'il accomplit son plan, tous deux soulignent que tous les personnages sont finalement guidés par la haine raciale de l'autre. le scénariste développe d'ailleurs le personnage de Dexter qui est vraiment montré à l'affût, cherchant à démasquer Lee et à le pousser à la faute simplement parce qu'il n'est pas de la même race. le jeu des regards mis en place dans l'album apporte une tension supplémentaire. le brûlot provocateur devient un thriller érotique. Les scènes nocturnes en tons bleutés ou rouge sang sont particulièrement réussies et montrent, par contraste, l'envers du décor diurne aux tons pastel aseptisés car la violence, sous toutes ses formes, y règne. Cette perspective donne une nouvelle valeur aux scènes de sexe quasi insoutenables que sont celles du viol et de la maison close noire. Ce sont des scènes de lutte au même titre que les violences subies par Tom. Dans le roman, la scène du boxon noir est une scène gratuite de pédophilie qui se veut choquante, ici, les prostituées sont devenues adultes car ce n'est plus l'enjeu de l'épisode qui se mue en une scène de suspense et de manipulation psychologique de mise à l'épreuve De Lee par Dexter.
Une étude de serial killer
Ce crescendo dramatique se retrouve aussi dans la découverte de la personnalité De Lee. de nombreux textes de l'album sont issus directement du roman narré à la première personne et forment la voix off du héros. En bande dessinée, le monologue intérieur est d'habitude utilisé avec parcimonie mais avec ce choix narratif, on a l'impression d'être dans la tête du héros. Ce faisant, JD Morvan met en lumière l'un des aspects un peu éludés du roman : à travers l'attitude obsessionnelle De Lee, Vian dresse le portrait subtil d'un serial killer. le scénariste, par ailleurs auteur d'une série sur le thème des "tueurs en série" avec Stéphane Bourgoin pour Glénat, se plonge ainsi dans la psyché du personnage et montre par touches succinctes comment le projet de vengeance du héros déraille petit à petit au profit de motivations plus troubles et comment il éprouve une véritable jouissance dans la préméditation et l'accomplissement des meurtres de victimes qui n'ont rien à voir avec l'affaire initiale. Il acquiert petit à petit un rôle de prédateur, de manipulateur sexuel et de sadique.
On a ainsi le décryptage du cheminement d'un psychopathe vers son passage à l'acte et la description du processus mental très complexe qui l'amène au meurtre. Sur la fin, l'album se précipite, comme si Lee ne pouvait plus attendre d'accomplir son forfait. le dessin devient plus nerveux, le découpage plus haché de façon mimétique. le texte envahit la page et matérialise l'obsession du héros. Son geste a peut-être été provoqué par la société dans laquelle il est né mais il n'en demeure pas moins qu'il le commet volontairement. Au fond, Lee Anderson est un salaud qui profite également de ses prétendus malheurs pour faire ce qu'il lui plait. L'album, percutant et dérangeant, apparaît ainsi tout aussi désespéré que le roman...
Ce roman graphique très « sangsuel » comme l'aurait certainement écrit Vian rend donc bien justice à l'oeuvre initiale contrairement à l'adaptation cinématographique lénifiante. Mais, attention, de ce fait, il n'est pas du tout à mettre entre toutes les mains car il n'y a pas de filtre poétique et tout est crûment frontal !
On peut avancer, cependant, que jamais l'auteur n'aura été aussi présent ni aussi vivant, grâce au 9e art qui permet sa redécouverte par un nouveau public. Juste retour des choses que ce médium rende hommage à Boris Vian car il aima les arts mineurs (le polar, le jazz, la science-fiction) et fut aussi précurseur puisqu'il appréciait la bande dessinée qui n'était nullement considérée à son époque. Sa veuve accepta d'ailleurs, pour cette raison, moins de dix ans après sa mort, une adaptation dessinée du thriller pop Et on tuera tous les affreux chez Losfeld par Alain Tercinet. Une nouvelle mouture de ce titre est prévue à la rentrée dans la collection Vernon Sullivan aux éditions Glénat avec toujours JD Morvan aux commandes. Elle paraîtra simultanément à l'adaptation de Elles ne se rendent pas compte. Deux oeuvres qui forment un diptyque dans l'auto parodie et présentent un ton différent de celles sorties en mars en étant proche du burlesque parfois : un nouveau défi à relever pour les auteurs qu'on ne manquera pas de découvrir avec intérêt !
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Derfuchs
  20 novembre 2020
Je dois reconnaître que cet ouvrage m'a intéressé non par le texte mais par son design et la qualité des dessins. Son design, effectivement l'album de par la couleur jaune de sa couverture saute aux yeux et les attire. le feuilletant, j'ai été emballé par le trait. J'y reviendrai.
Je ne savais pas qui était Vernon Sullivan, bien sûr je connaissais Vian, les titres de ses bouquins, ses chansons décalées, « Le déserteur », le Tabou à Paris que j'ai fréquenté plus tard que lui, aussi dans ma jeunesse. Mais je n'ai rien lu de Vian et, je pense, que bien m'en à pris car je n'ai pas aimé ce texte. On peut parler de l'époque, de maintenant, de la ségrégation, la déségrégation, bref, d'accord, ce qui est relaté et la sauvagerie de laquelle se venge le héros est explicable, honteuse, inacceptable et je regrette ces actes et les dénonce. Cependant faire payer les premières venues, quels que soient leurs vices et jeux sexuels, du fait de la couleur de leur peau, ça a du mal à passer. L'horreur ne se soigne pas par l'horreur. La fin de l'histoire ne justifie pas, à elle seule, l'intrigue. Je ne m'emballe pas non plus, ce n'est qu'un roman qui n'est pas passé, sans plus.
La qualité du trait, sa maîtrise, le dessiné sont remarquable. La couleur s'adapte, bistre et bleue notamment. La mise en page est élégante, recherchée. Les personnages sont criants de vérité, encore plus si on tient le livre à bout de bras, cela devient un tableau, une oeuvre. Aujourd'hui, à nouveau, pour cet avis, je n'ai pas pu m'empêcher de parcourir cet album. Les bulles entrent bien dans les vignettes et ne gênent en rien le crayonné. du beau et élégant travail.

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Gwen21
  28 mai 2020
Ayant énormément aimé le sulfureux roman de Boris Vian (alias Vernon Sullivan), j'étais curieuse voire impatiente de découvrir cette adaptation graphique.
En 2020, nous célébrons le centenaire de la naissance de cet artiste polymorphe qu'était Boris Vian, décédé trop jeune, avant la quarantaine et, ironie du sort, lors d'une projection privée de l'adaptation cinématographique de "J'irai cracher sur vos tombes".
On retrouve dans la BD les ingrédients qui ont fait le succès du roman : violence, sexe et alcool sur fond de racisme et de vengeance. le dessin est cru ; pour ma part, je ne le qualifierai pas de beau, j'ai besoin, quand je lis une bande-dessinée, d'un soin particulier apporté aux traits des visages, ce qui fait défaut ici. Très fidèle au roman, la BD n'en est pas moins prenante et j'aurais presque eu envie de ne pas connaître le dénouement pour mieux en savourer le suspense.
C'est une oeuvre à ne pas mettre entre toutes les mains et qui peut choquer sur le fond et la forme. Personnellement, elle m'a surtout donné envie de replonger dans le roman.

Challenge MULTI-DÉFIS 2020
Challenge des 50 objets
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Tostaky61
  13 octobre 2020
Bravo aux auteurs de cet album qui ont su restituer parfaitement un roman, jadis censuré, devenu aujourd'hui un classique.
Toute la noirceur et la violence du livre de Vernon Sullivan, alias Boris Vian, sont efficacement mises en images.
Pour les lecteurs de romans graphiques, ou pour ceux que la lecture de l'oeuvre originale effraie, vous pouvez y aller sans crainte, tout y est.
Une oeuvre dérangeante et qui, sans doute aujourd'hui encore, vaudrait quelques déboires à son auteur.
Pour public averti.
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critiques presse (1)
Sceneario   17 mars 2020
Une adaptation illustrée de la première œuvre de Boris Vian écrite sous le pseudo de Vernon Sullivan réellement convaincante, qui a l'avantage de nous faire (re)découvrir une facette plus sombre du romancier.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   06 janvier 2021
Ce qui compte beaucoup en librairie, plus qu'ailleurs, c'est d'appeler l'acheteur par son nom. De toute façon, ils se soucient peu d'acheter de la bonne littérature ; ils veulent avoir lu le livre recommandé par leur club, celui dont on parle dans le Saturday Review ou la page livres du journal local, et ils se moquent bien de ce qu'il y a dedans.
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Gwen21Gwen21   27 mai 2020
- [...] Encore cinq ans et je me tire de ce travail.
- Pour quoi faire ?
- Ecrire... Ecrire des best-sellers. Rien que des bets-sellers. Des romans historiques, des romans où des nègres coucheront avec des blanches et ne seront pas lynchés, des romans avec des jeunes filles pures qui réussiront à grandir intactes au milieu de la pègre sordide des faubourgs...
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BdotakuBdotaku   08 août 2020
-J'ai entendu des voix qui me rappellent la vôtre à Haïti. Des noirs
-c'est un compliment que vous me faites. Ce sont les meilleurs musiciens que l'on puisse trouver.
-Ne dites pas de bêtises
-Toute la musique américaine est sortie d'eux.
-Je ne crois pas que vous ayez raison. Tous les grands compositeurs sont blancs.
-Duke Ellington, par exemple
-Non Gershwin, Kern, tous ceux-là.
- Tous des européens émigrés. Je ne crois pas qu'on puisse trouver dans Gershwin un passage original, qu'il n'ait pas copié, démarqué ou reproduit.
-Vous êtes bizarre... je déteste les noirs !
( Lou et Lee p. 61)
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MissSherlockMissSherlock   19 mars 2020
Je lui inventai un tas de sornettes sur mon frère Tom et sur le gosse, et comment il était mort dans un accident. On croyait que ça venait des nègres, ces types-là sont sournois, c'est une race de domestiques.
Elle était d'accord... L'idée d'approcher un homme de couleur la rendait malade.
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marina53marina53   06 janvier 2021
Il croyait qu'en faisant le bien, on récoltait le bien, or quand ça arrive ce n'est qu'un hasard.
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Découvrez le replay de la table ronde spéciale BD de « Poésie partout » organisée par Interbibly sur Twitch le 11 février 2021. Une rentrée littérature jeunesse en Grand Est en partenariat avec le Centre de créations pour l'enfance de Tinqueux dans le cadre du Marché de la poésie jeunesse, avec le soutien de la Drac et de la région Grand Est.
Animée par Mirko Claudot, co-gérant de la librairie La Parenthèse (Nancy).
Invités : TOM AUREILLE est né à Agen il y a 24 ans. Issu d'une formation en bande dessinée au lycée Auguste Renoir à Paris, et d'un DMA Illustration, il fait partie des vingt Jeunes Talents sélectionnés au festival d'Angoulême cette année. Il vit actuellement à Strasbourg où il travaille à temps partiel dans une librairie. "Le souffle du géant" est sa première bande dessinée. Un roman graphique à paraître chez Sarbacane au printemps prochain. https://www.instagram.com/tom.aureille/?hl=fr
JULIA BILLET vit dans les Vosges. Elle est autrice de romans, de nouvelles, de scénarios de BD, d'albums et de poésie. Professeure à l'école supérieure d'art d'Epinal, elle enseigne aussi dans une association d'aide aux migrants. Elle anime des ateliers d'écriture à l'école, en prison et auprès des malades d'Alzheimer. "La guerre de Catherine", une interprétation en bande dessinée de son roman éponyme est parue aux éditions Rue de Sèvres. https://bit.ly/3ixsvD6
JEAN-DAVID MORVAN est un scénariste de bande dessinée rémois. Il a publié de nombreuses séries et albums à succès. de la série "Zorn & Dirna" en passant par "Nomad" ou "Ravage", sa bibliographie est foisonnante. Avec Séverine Tréfouël et David Evrard, il publie chez Glénat la série "Irena" en hommage à Irena Sendlerowa, Juste parmi les nations. le 5e et dernier tome de la série est sorti il y a un an et il est retenu pour le festival d'Angoulême 2021. https://www.glenat.com/bd/series/irena
Pour suivre Interbibly, c'est par ici :
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