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EAN : 978B085NX72F2
Éditeur : Delcourt (30/06/2020)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Stanley Greene a frayé avec les Black Panthers, photographie la mode et les punks US... Le 9/11/1989, il est à Berlin pour la chute du Mur. Il ne cesse alors de mettre son regard au service de la réalité la plus crue : la guerre en Tchétchénie, Katrina... Il est sans conteste l'un des plus grands photoreporters de l'après Guerre froide, récompensé par cinq prix World Press Photo.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
MassLunar
  04 août 2020
Pour ces vacances d'été, Delcourt nous a concocté une biographie adroite et captivante sur Stanley Greene, un photographe de guerre connu notamment pour avoir couvert la Guerre en Tchétchénie.
Je ne connaissais pas le travail de Stanley Greene , l'engagement total de cet homme, de ce "messager" comme il se qualifiait qui n'hésitait pas à aller jusqu'au front pour témoigner des plus sombres horreurs de la guerre. C'est la propre voix de Stanley Greene qui retentit dans cet album. le photographe nous raconte sa vie sur un ton sincère, cool, parfois drôle. Une voix qui est bien retranscrite par le scénariste JD Morvan avec au dessin, pour son premier travail sur un roman graphique, la ligne claire, enlevée et lumineuse de Tristan Fillaire. le tout s'accorde avec l'insertion permanente de véritables photos de Stanley Greene. La photo et le dessin se répondent l'un à l'autre dans un rythme dynamique jouant étroitement avec les différents moments marquants de la vie de Greene. Ainsi le début du roman s'ouvre sur la chute du Mur de Berlin, et par une subtile métaphore, alors que la foule traverse le mur pour rejoindre l'ouest, lui, Stanley Greene décide de remonter à contre-courant pour s'enfoncer vers un Est déserté par les hommes. C'est une forte image qu'on mis en valeur JD Morvan et Tristan Fillaire et qui résume assez bien le parcours de cet homme qui a décidé de s'enfoncer dans les "emmerdes".
Sans donner une biographie ultra-détaillé de sa vie, les auteurs préfèrent davantage se focaliser sur le rythme trépidant de la carrière de Stanley Greene. Ainsi, nous avons droit à un roman graphique plutôt court dans l'ensemble, jamais lourd et assez prenant avec cette touche d'authenticité supplémentaire qui est exacerbé par les véritables photos. de même, la fin de cet album se conclue par un petit message du regretté Stanley Greene ainsi que par un assortiment des photos les plus marquantes du Messager. Nous sommes vraiment dans le style d'une bd-docu qui se veut doté d'une approche sincère et engagée. C'est sans doute dommage que les auteurs ne soit pas allés plus loin dans la partie bd et n'ait pas davantage donné la parole au support dessinée. Nous avons l'impression que l'album se finit de manière un peu abrupte avant de laisser place à un documentaire plus convenue.
Stanley Greene, une vie à vif est une biographique intéressante et dynamique sur l'un des plus grands photo-reporters de guerre de ce siècle. Cette bd par son rythme enlevée, par sa narration en toute fluidité et sa mise en scène qui mêle dessin clair et insertion de véritables photos montre le parcours passionnée et engagé de ce véritable Messager moderne qui nous a quitté dans le dénuement totale en 2017. Un hommage bref mais intense sur un photographe totalement investie.


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Francinemv
  18 juin 2020
9 novembre 1989, jour où, par hasard ou pas, tout a basculé. Qu'est-ce qui fait que ce caméléon tour à tour artiste, acteur, Black Panther, photographe de mode un peu borderline est devenu l'un des plus grands photoreporters de la fin du siècle dernier et de ce début de siècle ? Réponse dans Stanley Greene: une vie à vif paru chez Delcourt Editions. sous la plume de Jean-David Morvan et le crayon de Tristan Fillaire.
Mémoires de guerre, mémoires d'outre-tombe, mémoires d'outre-espace?
Du mur de Berlin à la guerre en Tchétchénie, en passant par La nouvelle-Orléans dévastée par Katrina, un voyage au bout de la vie, au cours duquel les photos de Stanley Greene, témoin de la «décomposition d'un monde déjà mort depuis longtemps», dialoguent avec les dessins de Tristan Fillaire et le verbe de Jean-David Morgan.
Une symbiose brillante, puissante, extrêmement vivante !
Afro-américain issu d'une famille d'artistes de la middle class, Stanley Greene nait à Brooklyn en 1949. A 11 ans, ses parents vont lui offrir son premier appareil photo.
La bd s'ouvre sur le mur de Berlin et va nous ramener à un autre mur photographié des années auparavant, mur qui lui a ouvert les portes du studio de W. Eugène Smith, imminent reporter durant la guerre du Pacifique. A Berlin, le morveux de Brooklyn, le gratteux, le Black Panther, l'étudiant punk, le noctambule, le flatteur de top model, va passer de l'autre côté du mur et tel Alice se trouver happé par un autre monde : celui du déclin et de l'éclatement du monde communiste, puis de la guerre, de la souffrance, monde qu'il n'aura de cesse d'arpenter avec son objectif afin de témoigner encore et encore.
C'est Stanley Greene qui raconte son histoire mais rien à voir ici avec un monologue. On est au coeur de l‘action avec l'impression de siéger à ses côtés dans la voiture qui le mène à Berlin ou encore d'être son interlocuteur au téléphone …
Dans le titre de l'album , Une vie à vif fait résonance avec un de ses ouvrages majeurs : Plaies à vif, Tchétchénie 1994 à 2003. Son travail de longue haleine sur la couverture du conflit en Tchétchénie sera unanimement salué et contribuera fortement à sa renommée..Il sera consacré par le prix W. Eugène Smith, recevra cinq prix World Press Photo et cofondera l'agence NOOR avant de décéder à Paris en mai 2017...
La suite de la chronique sur le blog de l'accro des bulles

Lien : https://laccrodesbulles.word..
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Bdziles97
  30 juillet 2020
(SC971) La vie de Stanley Green, à travers ses voyages, ses rencontres et ses photos. La petite histoire mêlée à la grande, y compris dans le traitement graphique qui intègre de ci et de là des photos aux cases. Un témoignage très dense, qui permet d'aborder une problématique actuelle, à savoir la place de l'image. Pourquoi pas pour le Prix lycée.
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sorayabxl
  30 mai 2020
Tchétchénie, Soudan du Sud, Liban, Nouvelle-Orléans post-Katrina… nombreux sont les conflits et les désastres immortalisés par l'objectif de Stanley Greene. Né en 1949 à Brooklyn (New York) dans une famille afro-américaine de la classe moyenne, il se forge rapidement une réputation de "dur à cuire". Après un passage chez les Black Panthers, il s'installe à Paris et devient photographe de mode. Sa vie personnelle, chaotique, est marquée par la drogue, mais aussi par plusieurs rencontres qui vont profondément l'influencer.
Initié au photoreportage par Eugene Smith, sa vie bascule en 1989 lorsqu'il assiste à la chute du mur de Berlin. À partir de ce moment, il s'attache à photographier « les innombrables aspects du déclin du communisme et de l'éclatement de l'Union soviétique » (p. 45). Plusieurs de ses clichés les plus mémorables sont parsemés au fil de la BD. La plupart sont en noir et blanc et s'intègrent bien aux dessins de Tristan Fillaire, marqués par un trait net et des tonalités ocres.
Mais Stanley Greene : Une vie à vif est avant tout le portrait intime d'un homme confronté à la violence brute et insoutenable. Faisant parler Greene à la première personne, JD Morvan restitue sa personnalité atypique. À la fois cynique et idéaliste, Greene raconte, au moyen de flashbacks, les rencontres (et notamment les nombreuses femmes) qui l'ont marquées. Il explique : « La colère contre la haine, c'est mon combustible. Elle me fait avancer. » (p. 78)
Après avoir frôlé si souvent la mort, Stanley Greene meurt d'un cancer du foie en 2017. le prix World Press lui a été décerné cinq fois, notamment pour sa couverture de la guerre en Tchétchénie.
Petit plus, la BD inclue en annexe quelques photos emblématiques de la carrière de Greene avec des légendes détaillées qui les mettent en contexte. Elles sont accompagnées d'un extrait d'un entretien lors duquel Greene partage sa vision de la photographie.
Lien : https://histfict.fr/stanley-..
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Charybde2
  17 juillet 2020
Une bande dessinée rusée et très réussie pour nous permettre de saisir la vie d'un immense photographe, entre beauté et violence.
Sur le blog Charybde 27 : https://charybde2.wordpress.com/2020/07/17/lecture-bd-stanley-greene-une-vie-a-vif-jen-david-morvan-tristan-fillaire/
Lien : https://charybde2.wordpress...
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critiques presse (1)
BDGest   13 juillet 2020
Au final, Stanley Greene, une vie à vif est une lecture de salon divertissante qui relate une existence peu commune faîte d’excès et d’engagement.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   17 juillet 2020
Qu’est-ce qui fait une bonne photographie ? Comme je suis allé en école d’art, j’ai appris le dessin, la peinture, et tout commence avec une ligne. Il faut un cadre, un chemin pour vous faire rentrer dans l’image. La photographie, c’est encore autre chose, c’est en partie magique… Le photographe doit être lyrique, en une image on doit raconter une histoire. On doit vous attirer dans l’image. Dans le livre Open Wound qui est certainement mon livre qui vous manipule le plus, on vous force à regarder des choses – la mort, des meurtres, la destruction – sans que vous puissiez, un seul instant, détourner le regard. C’est quelque chose de vraiment difficile à faire. Une bonne photo doit être une image intelligente, maligne, elle doit montrer de l’humanité, montrer que c’est une discussion entre vous et le sujet – même si le sujet est un roc -, une compréhension de quand c’était, de qui c’était, et le tout rassemblé en un instant décisif. (Texte tiré d’un entretien entre Stanley Greene et son confrère Pep Bonet)
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Charybde2Charybde2   17 juillet 2020
Il a aussi très vite compris, dès l’enfance, que s’il voulait être lui-même, il se ferait dérouiller salement, ce qui était la norme de l’époque : il y avait beaucoup d’agressivité entre les noirs et les blancs, entre les pauvres et les riches, entre ceux qui possèdent et ceux qui n’ont rien. Et qu’il devait donc se créer une armure, une protection, une aura, un mythe de quelqu’un qu’on ferait mieux de ne pas approcher, quelqu’un d’imprévisible, violent, dangereux.
Je ne pense pas que les gens me voient réellement, ils voient une façade. Ce n’est pas pour paraître prétentieux, mais c’est sûrement une des raisons pour laquelle je suis devenu photographe. C’est pour être derrière l’objectif et pas devant. J’ai été des deux côtés, j’ai été devant l’objectif quand j’ai fait du mannequinat, des publicités. C’était un secret pendant longtemps, peu de gens savaient que j’avais été acteur. Il me semblait que si les gens l’apprenaient, ils penseraient que tout ce que je faisais était un rôle. (Texte tiré d’un entretien entre Stanley Greene et son confrère Pep Bonet)
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FrancinemvFrancinemv   08 juin 2020
J'ignorais encore que j'allais basculer au cœur de l'action dès que je poserais le pied à l'Est.
Finis les faux-semblants, il n'y aurait plus que la vérité … crue. Sans artifice. Dégueulasse, le plus souvent.
Que tu prends en pleine gueule. Qui te tord les tripes. Et qui te coupe les pattes.
Mais qui ne te laisse pas le choix, tellement elle veut se faire connaitre du reste du monde…
Alors, elle te force à appuyer sur le déclencheur.
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Charybde2Charybde2   17 juillet 2020
– Qui est Stanley Greene ?
– Bonne question, malheureusement je n’ai pas de bonne réponse.
Stanley Greene est un acteur. Je pense qu’une partie de lui est une création, qu’une partie de lui est réel. Je pense qu’il est morcelé et que les gens n’en connaissent qu’un bout. Il grandi dans le monde du théâtre, entouré par des acteurs, ses parents, ses frères, ses cousins. Il a très vite appris que pour exister dans ce monde-là, il devait être capable, comme son père lui avait appris, de se faire entendre du dernier balcon jusqu’aux fauteuils les moins chers. Et pour faire cela, il a dû se créer un personnage qui devait briller plus fort que les autres acteurs sur scène ou à l’écran. (Texte tiré d’un entretien entre Stanley Greene et son confrère Pep Bonet)
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FrancinemvFrancinemv   08 juin 2020
La mort, toute ma vie, je m'en suis approché le plus près possible.
Je l'ai frôlée, je l'ai narguée. Elle me débecte.
Elle m'a reniflé, elle m'a hanté. Elle me respecte.
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EAN : 9782731624786 https://www.humano.com/album/36647
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