AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782258135628
352 pages
Éditeur : Les Presses De La Cite (02/02/2017)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Belle orpheline de dix-sept ans, Eloïse, que l'on surnomme " Malamour ", a grandi recluse dans un couvent d'Avignon. En cette fin du XVIIIe siècle, la révolution est en marche, bientôt nobles et miséreux seront égaux devant la loi.
A l'exception des habitants du Comtat Venaissin, propriété de l'Eglise entre mont Ventoux et vallée du Rhône, où sévissent pillages, famines et massacres.
Révoltée par tant d'injustices, Eloïse part en croisade afin de prê... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Biancabiblio
  10 avril 2017
1789 en Avignon. Eloïse est une belle jeune femme de 17 ans qui vit dans le couvent Sainte Claire sous la coupe de Mère Adèle qui lui a donné pour nom Malamour. Enfant abandonnée, elle vit depuis toujours dans ce cloître où l'on recueille les fruits d'adultères qui subissent l'opprobre des habitants du fait de leurs origines inconnues et impures.
A l'heure où le peuple prend la Bastille, Eloïse fait elle aussi sa révolution. le peuple d'Avignon et du Comtat, sous protectorat du Vatican, ne fait pas partie de la France et souffre d'une très grande pauvreté, ce qui révolte la jeune femme.
Elle décide de quitter sa Provence pour Paris, espérant que les révolutionnaires en vue comme Mirabeau épouseront sa cause et partiront en guerre contre le pape. Cet orateur hors pair, véritable tribun charismatique malgré un faciès particulièrement disgracieux va entrer dans la vie d'Eloïse d'une bien étrange façon…
La Malamour c'est le roman d'une héroïne dont on ne connaît pas le passé ni les origines et que l'on découvre jeune femme, prête à combattre l'injustice, quitte à risquer sa vie pour mener à bien son combat et faire avancer sa cause.
Vous savez comme j'aime les romans historiques, surtout lorsqu'ils sont portés par des femmes et qu'ils me permettent de m'instruire dans tout en me distrayant. A ce titre, le roman de Claude Mossé remplit ses critères, j'ignorais tout du comtat Venaissin et du statut particulier d'Avignon qui deviendra le Vaucluse lorsqu'il fera partie de la nation France et grâce à ce roman, j'ai appris beaucoup de choses.
Outre la particularité de la ville d'Avignon administrée par le légat du pape, Claude Mossé revient sur le sort des juifs, condamnés à porter un signe distinctif mais qui vivaient certes dans un quartier réservé, mais bien mieux lotis que dans le royaume de France.
Son Eloïse, l'auteur va la créer à partir de la fille naturelle de Mirabeau, née d'une liaison adultérine et confiée comme il se doit à un couvent, née en 1778 et déclarée morte deux ans plus tard, ce qui laisse à Claude Mossé toute liberté pour en faire ce qu'il veut.
Malgré ses qualités historiques et sa volonté de faire un roman féministe, j'ai eu du mal à m'intéresser à Eloïse, qui manque pour moi d'épaisseur, et à son combat, peut-être est-ce les trop longues narrations dont vous le savez je ne suis guère friande, qui m'ont gênée ? Est-ce parce que la grande histoire est trop présente et fait passer le romanesque en arrière-plan ?
Lire la suite...
Lien : https://deslivresdeslivres.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Dominique84
  03 février 2017
C'est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d'Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l'histoire oubliée d'Avignon au temps de la papauté.
A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c'est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l'autorité pontificale. La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d'Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu'à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France. Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l'éloigner définitivement du peuple.
Lien : http://dominique84.overblog...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MaPiccoloBubble
  18 avril 2017
Dans un autre style, La Malamour de Claude Mossé se présente un peu plus comme un roman historique. Il faut dire qu'il s'appuie sur des faits réels. En 1790, le Comtat Venaissien se voit refuser son rattachement à la France par l'Assemblée constituante.
Un refus qui va provoquer bon nombre de problématiques. Puisqu'au même moment, à Avignon, la population installe une municipalité révolutionnaire et expulse le légat du pape. Une guerre civile éclate l'année suivante et c'est dans ce contexte que l'héroïne du roman prend vie.
Eloïse, jeune orpheline élevée au sein du couvent Sainte Claire d'Avignon, va jouer un rôle qu'elle ne s'imaginait pas dans la révolution que va connaître sa ville. Alors que dans la capitale française, la Révolution est déjà en marche, les habitants du Comtat Venaissien et ceux d'Avignon demeurent sous l'autorité du Pape.
Choquée par le quotidien de ses concitoyens (famine, violence, maladies), Eloïse fuit le couvent pour mener son propre combat. D'Avignon à Paris, le lecteur la suit dans son parcours ayant pour but de rattacher sa région à la France. Surnommée la Malamour, elle va se servir de son charme et de son intelligence pour parvenir à ses fins, même si elle croise pas mal de dangers en cours de route.
LIRE LA SUITE SUR MON SITE

Lien : https://emidreamsup.wordpres..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   07 février 2017
Pour les navigateurs inexpérimentés, franchir le fleuve tenait souvent d'une périlleuse aventure. Depuis des siècles, le pont sur le Rhône s'était effondré. L'Église, toujours prompte à mêler foi et légende, attribuait sa construction à un jeune berger ardéchois, Bénezet. Le Saint-Esprit lui aurait donné l'ordre de relier la rive droite, propriété royale, à la cité d'Avignon, terre pontificale, afin de soumettre les gens du roi de France à la volonté du pape. Il n'en restait que quatre arches, et les chevaliers hospitaliers avaient été désignés par les pontifes pour assister les voyageurs souhaitant passer d'une berge à l'autre. Il en coûtait quelques sols, que le légat du pape assurait distribuer aux lépreux de l'hospice Saint-Lazare. La population se taisait ; nul n'en doutait, il s'agissait d'un mensonge, les malades ne recevaient rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
DanieljeanDanieljean   07 février 2017
Assise, pieds nus, frissonnante dans sa longue robe de bure, chevelure brune agitée par le vent du nord, Éloïse observait les embarcations luttant dans les tourbillons contre la force du courant. Éviter les naufrages fréquents dans cette courbe du Rhône n'était pas aisé, les nautoniers ne l'ignoraient pas.
Commenter  J’apprécie          10
DanieljeanDanieljean   07 février 2017
Dans leurs homélies les curés répétaient qu'en France le roi ne tarderait pas à rétablir toutes les lois que les prétendus patriotes avaient bafouées. Quant à ceux qui avaient pillé les biens de l'Église, les religieux, qui ne croyaient pas nécessairement à ce qu'ils affirmaient, leur promettaient l'enfer.
Commenter  J’apprécie          00

Video de Claude Mossé (II) (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Claude Mossé (II)
Chez Jean Marais (1961) Dans sa propriété de Marnes-la-Coquette dont il a dessiné les plans, le comédien français reçoit le journaliste Claude Mossé et le réalisateur suisse Claude Goretta.
autres livres classés : vaucluseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2111 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre