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ISBN : 2756065714
Éditeur : Delcourt (18/01/2017)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 53 notes)
Résumé :
1942, Paris, Passage de la Bonne Graine.
Rose, pour sauver son amie juive, Sarah, décide d'intervenir auprès de l'officier chargé de l'enquête, . Rose est mariée à un prisonnier de guerre, avec qui elle a un enfant. Pourtant elle va se lancer dans une passion avec cet Allemand qui va lui révéler la femme quelle est.
"Collaboration Horizontale"", c'est l'histoire d'un amour interdit, d'une communauté de femmes solidaires, du quotidien d'un immeuble so... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
tchouk-tchouk-nougat
26 février 2017
Dans un petit immeuble parisien, la vie n'est pas toujours facile pendant la collaboration. Il y a Sarah, juive, qui se cache avec son petit garçon. Judith enceinte jusqu'au cou dont son mari travaille à la gendarmerie avec les boches. Jacqueline la concierge et son mari qui a perdu la vue dans les tranchées. Leur fille Simon leur donne du fil à retorde. Elle passe son temps à dessiner, à s'habiller en garçon et à avoir des idées féministes. Joséphine est son amie, elle chante au cabaret où les allemands la paie pour quelques heures de bon temps. Il y a la vieille Mme Flament, un peu zinzin avec ses chats. Et il y a Rose... Rose qui va rencontrer Mark alors qu'il venait vérifier la présence de juif dans l'immeuble.
Une tendre histoire d'amour impossible pendant cette difficile époque de collaboration. C'est émouvant et doux, c'est beau.
Mais au delà de la romance qui éveille en nous le coté fleur bleue, j'ai aimé la retranscription de la vie de l'immeuble. J'ai aimé cet assemblage de vie et de destin si proche de ce que devait être la vraie vie à cette époque. Ca permet de mettre en lumière les croyances, la place des femmes et ce que les gens vivaient au quotidien. La politique semble si loin de leurs tracas habituels!
La lumière est mise sur les femmes. Sur leur place, pas franchement reconnu à cette époque. Soumise à leur mari, manquant de liberté, résignée, exploitée ou féministe... Au final une belle ode à la Femme! et à l'Amour aussi!
Le tout est servi par de très jolis dessins aux tons très doux qui se marient parfaitement avec l'histoire. La encore c'est tendre et beau!
Un joli coup de coeur!
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MarquePage
01 mai 2017
Une BD que j'avais repéré avant sa parution, après avoir lu une interview de Navie. Ca faisait longtemps que j'avais l'occasion de la lire mais je voulais prendre mon temps pour plonger dans cet univers que j'apprécie et contempler les pages.
Je n'ai absolument pas été déçue.
L'histoire n'a rien de très original en soi. La vie quotidienne durant l'occupation allemande d'habitants d'un immeuble. Loin des combats du front et assez éloigné de la résistance. Juste le tous les jours et les relations humaines. Au final un sujet assez peu utilisé. Des histoires simples et réalistes, agréables et touchantes.
Mais l'intérêt et la beauté de cette BD est la façon dont c'est raconté. Avec douceur et poésie. Avec humanité et compréhension. Avec différents points de vu. Mièvre ? Pas du tout. Car les auteurs n'en font jamais trop, intimiste sans voyeurisme, et toujours avec ce contexte sombre pour contrebalancer qui rend les vies d'autant plus difficiles. C'est aussi fait intelligemment avec des thèmes variés abordés par petites touches, comme l'amour évidemment, mais aussi les droits des femmes, la résistance, le jugement des autres, la vie en communauté, la manipulation politique...
Les personnages sont au coeur du récit. Ils sont variés et différents se retrouvant tous dans cette vie quotidienne pour des visions différents qu'ils apportent tous et permettent un récit complet et sans jugement. Rose qui flirte avec l'amour, l'interdit, le bien et le mal. Mark pour la vision allemande. Simone pour le féminisme. Joséphine pour l'estime de soi. Anaël et Lucien pour leur innocence et leur imagination. Camille pour sa "vision" approfondie... Et tant d'autres. Ils sont tous attachants et réalistes, émouvants.
Les dessins sont sublimes et à l'image du récit simple, doux et poétique. Ils nous transmettent parfaitement les ambiances et les sentiments. Les cases aux contours flous renforcent cette impression qu'il n'y a pas de barrière entre eux et nous.
Une vraie pépite, émouvante, avec fatalisme et espoir, dans les jours sombres aussi il y a de beaux moments.
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prune42
05 septembre 2017
En 1942, dans un immeuble parisien où vivent plusieurs familles et générations, l'Occupation n'est pas vécue de la même façon pour tous : Sarah Ansburg et son fils se cachent car ils sont juifs, Andrée la gardienne pense aux moyens de se nourrir malgré les restrictions, sa fille Simone est courageuse et n'hésite pas à s'opposer à elle, Joséphine travaille dans un cabaret fréquenté par des Allemands, quant à Rose elle vit une histoire d'amour secrète avec Mark, un officier allemand. Mais il n'est pas bien vu de fréquenter les Allemands en cette période et on ne peut pas tomber amoureuse de n'importe qui...
Je lis beaucoup de livres se passant sous la Seconde Guerre Mondiale, aussi quand j'ai découvert cette BD, j'ai eu envie de la lire. J'avoue avoir été un peu déçue, je trouve que les personnages se ressemblent physiquement, j'avais tendance à les confondre et j'ai dû reprendre ma lecture au bout d'une vingtaine de pages car je ne comprenais plus trop qui était qui.
Sinon, les dessins sont bien faits, les couleurs bien choisies et illustrent bien cette période des années 1942-1945, il y a notamment beaucoup d'utilisation de couleurs sombres et de noir.
Cette BD laisse sans doute plus de place à l'interprétation qu'à l'explication réelle de faits historiques, c'est peut-être aussi cela qui m'a dérangée.
Je suis un peu déçue de cette lecture qui ne m'a pas tant parlé que ça, à titre de comparaison j'ai beaucoup plus apprécié Irena de Jean-David Morvan.
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alouett
10 février 2017
1942.
Sept femmes habitant dans un même immeuble. Sept voix.
Andrée est concierge, le genre de femme mal embouchée qui aime avoir le dernier mot et fourre son nez dans ce qui ne la regarde pas. Il y a Simone sa fille, un peu garçon manqué et artiste en herbe ; pour gagner un peu d'argent, elle est portraitiste à Montmartre. Dans les étages, il y a Henriette Flament, la vieille fille acariâtre de l'immeuble, très à cheval sur les bonnes manières mais elle a la main sur le coeur. Joséphine quant à elle est belle comme les blés, elle mord la vie à pleines dents mais quand elle est perdue dans ses pensées, on ne voit que sa tristesse. Judith est enceinte et c'est la seule à avoir son homme à la maison ; lui, c'est un gendarme, un « planqué » qui a peut-être du mal à assumer le confort de sa situation alors pour évacuer sa contrariété, il tape sa femme. Sarah quant à elle est juive ; elle n'a pas pu partir aux Etats-Unis avec son mari et ses filles parce que son fils est atteint de la polio, qu'un tel voyage avec l'enfant (trop malade, trop fragile) n'était pas envisageable alors elle est restée pour s'occuper de lui et elle se ronde les sangs à l'idée que la Gestapo vienne les chercher.
Et puis il y a Rose, infirmière et femme d'un soldat français qui est détenu en Allemagne. Depuis le début de la guerre, elle élève seule leur petit garçon. La vie est plutôt calme jusqu'au jour où Mark fait son apparition. Il doit contrôler l'appartement de Sarah, quelqu'un l'a dénoncée. Toc toc toc. C'est Rose qui ouvre la porte et la peur d'être démasquée est balayée par le coup de foudre qui la surprend… qui les surprend. Ils vont devoir se cacher, taire ce terrible secret pour pouvoir vivre leur passion.

Un récit qui place des femmes au coeur de son intrigue. Retour sur une période sombre de l'Histoire, la Seconde Guerre Mondiale. Les hommes ont quitté les villes pour aller défendre l'honneur de la partie sur le front. Les femmes s'organisent et à part quelques hommes (infirmes, enfants, vieillards et « planqués), le quotidien s'organise souvent douloureusement. Parmi ces femmes, certaines sont contraintes de travailler pour assurer les charges du foyer, l'éducation des enfants… La prostitution est une alternative trop courante pour arrondir les fins de mois voire pour « payer » la faveur d'un soldat allemand. Pourtant, pour certaines femmes, il y a des sentiments sincères qui naissent. Ennemi ou pas, le coeur parle plus fort que la raison.
Le scénario de Navie montre parfaitement cette tension qui s'impose aux femmes. Elle montre également la violence de cette société où le droit des femmes est bafoué ; privées du droit de vote, reléguées aux tâches domestiques… elles s'en accommodent mais une minorité ose élever la voix et croire en un possible changement des mentalités. Timide contestation, en temps de guerre, contre cette société patriarcale qui n'est pas tout prête à ce changement ; hérésie que d'envisager qu'une femme puisse voter et il n'est même pas concevable de penser qu'une femme puisse porter plainte contre un mari violent !
Sept femmes, sept personnalités très cohérentes, sept caractères qui cohabitent et sur lesquels s'appuie la scénariste. On est là dans un semi huis-clos où chacune est libre d'aller et venir mais c'est dans les murs de leur immeuble que tombent les masques et qu'elles tentent de s'épauler, d'oublier l'horreur de l'extérieur, de pallier au manque, de briser la solitude. Elles ont su recréer un peu d'humanité dans leur immeuble, un ilot de sérénité où l'on digère les humiliations quotidiennes. Un refuge dont les cloisons vont voler en éclats. Navie frappe un grand coup, son scénario nous rappelle immanquablement le contexte social en toile de fond. La guerre pousse chacun dans ses retranchements, pouvait-il y avoir une fin heureuse pour ces femmes ? Il fallait tenir compte que les Hommes sont inégaux face à la peur et tandis que certains ont cette force de garder leur dignité intacte, d'autres, égoïstement, couvent jalousement le peu qu'ils sont parvenus à conserver.
(...)
Lire la chronique complète : https://chezmo.wordpress.com/2017/02/10/collaboration-horizontale-navie-maurel/
Lien : https://chezmo.wordpress.com..
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Vexiana
07 avril 2017
Un immeuble, en 1942. Un immeuble majoritairement peuplé de femmes...
Cette magnifique BD nous fait suivre les destins de ces femmes très différentes, poussées dans leurs vies par des élans qui leur sont propres.
Le personnage principal, Rose, épouse malaimée au mari parti au front, tombe follement amoureuse d'un bel Allemand. Les autres femmes sont plus secondaires mais tout aussi attachantes : une vieille femme qui passe pour sénile, une concierge au mari aveugle mais qui y voit plus clair que la plupart, une jeune dessinatrice qui a du mal a admettre ses sentiments, une chanteuse de cabaret, une Juive qui tente de se cacher et son fils, une épouse enceinte maltraitée par son mari.
L'histoire est parfaitement menée, les messages sont très clairs et j'admire le talent avec lequel les auteurs ont réussi à faire passer le courage, le chagrin, la force à travers des dessins magnifiques et des phrases d'une grande beauté.
Cette BD permet également d'entrevoir quelle était la place de la femme pendant à cette période et j'ai été très touchée par certaines phrases particulièrement justes qui rappellent à quel point nous venons de loin en matière d'égalité des sexes.
La fin est attendue, bien sur, mais elle révèle efficacement que le méchant n'est pas toujours celui qui est désigné comme tel.
J'en ai encore des frissons.
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Les critiques presse (5)
Actualitte28 mars 2017
Un roman graphique d’une beauté prodigieuse.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Sceneario28 février 2017
Le scénario et le dessin se marient à merveille pour porter une très belle histoire.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Bedeo14 février 2017
Un récit somptueux d’un immeuble parisien, et de ses occupantes sous l’Occupation.
Lire la critique sur le site : Bedeo
BDZoom02 février 2017
Deux autrices, Navie et Carole Maurel, signent avec une grande subtilité ce récit entre héroïsme, beauté, espoir et trahison…
Lire la critique sur le site : BDZoom
BDGest24 janvier 2017
Une grande histoire, racontée sans voyeurisme ni fausse pudeur, servie par un dessin d'une douceur et d'une habileté parfaites.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations & extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
ClioInoClioIno08 septembre 2017
Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! ... Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle a un vaste empire derrière elle ... Quoi qu'il arrive, la flamme de la Résistance française ne doit pas s'éteindre ...
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LucilliusLucillius04 mai 2017
Je me suis réfugiée dans notre amour.
Quand on ressent ça, on connaît les risques.
Tomber amoureuse n'est pas une ignominie.
On dit "tomber amoureux" et pas "s'envoler amoureux".
Oui, ton cœur risque de se fracasser contre la vie.
Mais pour rien au monde ça ne doit te faire peur, ma petite-fille...
Alors je t'en prie, ma chérie, sois heureuse d'aimer. Choisis toujours la vie...
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat26 février 2017
-Tu vois, les femmes sont malheureuses dans ce monde. On devrait avoir plus de droits!
-Surveille ton langage, crénom! Pourquoi tu n'acceptes pas de voir que chaque être doit être à sa place?
-Peut être parce que je suis pas très contente d'être dans le camp des faibles
-Nous ne sommes pas faibles! Laisse le droit de vote aux hommes, ce pays marcherait sur la tête sans femme de toute façon.
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat26 février 2017
-C'est comment d'être amoureux, Camille?
-Ca dépasse l'entendement, ça donne du courage...
-Je ne suis jamais tombée amoureuse. Enfin des hommes m'ont aimée, mais mal...
-Il n'y a pas de mauvaise façon d'aimer. quand on te fait mal, c'est pas de l'amour, Joséphine...
-Je ne sais pas, j'ai été habituée comme ça, mon oncle me...
-Ma Joséphine, dis-le, parle moi, ne garde pas tout ça en toi. Rien ne se répare plus mal qu'une enfance...
+ Lire la suite
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clarinette421clarinette42113 février 2017
Je me suis réfugiée dans notre amour. Quand on ressent ça, on connaît les risques. Tomber amoureuse n'est pas une ignominie. On dit "tomber amoureuse" et pas "s'envoler amoureux". Oui, ton coeur risque de se fracasser contre la vie.
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