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ISBN : 2809712786
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/09/2017)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 22 notes)
Résumé :
Depuis qu’elle a quitté son boulot pour se marier, San s’ennuie un peu à la maison. Surtout que son mari, à peine rentré le soir, joue les plantes vertes devant la télévision. Parfois San se demande si elle ne partagerait pas la vie d’un nouveau spécimen d’être humain. D’ailleurs, en regardant bien, il y a quelque chose qui cloche. Les traits du visage de son mari sont en train de se brouiller. Un processus étrange et déroutant est en route…
Une écriture déli... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
  18 septembre 2017

Tout part d'un jour où San triant par hasard des photos emmagasinées dans l'ordinateur, remarque que le visage de son mari et la sienne se ressemblent comme deux gouttes d'eau, "cela avait quelque chose d'inquiétant." Là voici lancée dans l'investigation de "l'inquiétant" et nous lectrices et lecteurs à sa suite....ca va nous emmener loin.....
San est femme au foyer, sans enfant, vivant depuis quatre ans avec un homme censé être son époux , un homme qui n'a envie de penser à rien en rentrant chez lui et se shoote aux programme de variétés télé et jeux vidéos, voulant entraîner sa femme à sa suite. Une relation de couple, qui hormis la séance d'agitation à sens unique sous le plumard, en reste là. Bien que cet énergumène, "ce spécimen humain" lui devient de plus en plus étranger, San n'essaie pas de fuir ce mariage dilué dans le flot de la vie quotidienne, "j'avais toujours laissé les hommes se repaître de moi". Une relation qui se voudrait être fusionnelle, devient aliénante pour finir anthropophage, mais.... San trouvera la sortie, une sortie en beauté ("Ce qui était étrange, c'est que mes partenaires cherchaient tous à me servir de terreau. Et cela finissait toujours de la même façon, je sentais mes racines menacées de pourriture à cause du terreau et je me dépêchais de briser le pot pour m'en extirper de force.")
Une superbe satire du mariage que l'auteur termine avec une magnifique chute tout en douceur avec une touche surréaliste. Ce petit livre de 128 pages a reçu le fameux prix Akutagawa 2016, le Goncourt japonais.

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Commenter  J’apprécie          746
diablotin0
  03 novembre 2017
Quel drôle de livre !
Motoya Yukko ne fait pas l'apologie du mariage c'est le moins que l'on puisse dire. Avec une dimension onirique, poétique et même surréaliste, Motoya Yukiko nous montre à travers le couple de San et son mari , la difficulté de rester soi et de ne pas se faire « manger », « vampiriser » par l'autre. Avec des images très suggestives, elle nous montre combien il est difficile de ne pas se perdre dans une relation et de rester soi-même lorsque l'on est en couple.
La fin peut être interpréter de différentes façons et je vous laisse le soin d' imaginer votre fin, elle dépendra sans doute de votre expérience du mariage !
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LePamplemousse
  24 octobre 2018
Le mariage, qu'est-ce que c'est finalement ?
Une association financière, une fusion des corps et des esprits, une camaraderie teintée de tendresse, une lente survie aux cotés d'un être autrefois choisi ?
L'auteur ne doit pas avoir une vision très agréable du mariage elle-même pour nous proposer un roman qui nous raconte ce qu'il advient du jeune couple de San et de son mari, une sorte de déchéance psychologique, un abandon de soi mais qui n'a rien de charnel, l'arrivée fourbe d'une sorte de néant qui engloutit tout sur son passage.
Bien que pas très gaie, j'ai beaucoup aimé cette histoire au style délicat, frais, léger comme une brise d'automne et avec une fin très poétique.
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Herve-Lionel
  22 mars 2019
La Feuille Volante n° 1337 – Mars2019
Mariage contre nature – Motoya Yukiko – Éditions Philippe Picquier. [Prix Akutagawa 2016]
Traduit du japonais par Myram Dartois-Ako.
San est mariée depuis quatre ans. Elle a quitté son emploi de bureau pour épouser un homme tellement transparent que nous ne saurons même pas son prénom, mais la vie domestique l'ennuie un peu d'autant qu'elle n'a pas d'enfant et que le salaire de son conjoint est suffisant pour la dispenser de travailler à l'extérieur. J'ai eu l'impression qu'elle avait épousé cet homme non pas par amour mais par opportunité, l'important revenu de ce dernier lui permettant d'être une femme au foyer. Quand elle est seule avec lui, il a une addiction pour la télévision, l'oisiveté… et aussi pour le whisky-soda ! Sa vie est telle qu'elle dit elle-même être comme en apesanteur. San qui se cherche des activités ménagères fait un jour le tri de ses photos dans son ordinateur, découvre que son mari et elle se ressemblent et trouve cela inquiétant tant ils sont apparemment dissemblables ! Pourtant le nez et les yeux de son mari ont des velléités migratoires sur son visage ! Il lui semble légitime de s'interroger, d'autant que ses relations de couple, hormis peut-être les séances intimes de simulacre de la reproduction, sans véritable plaisir pour elle, sont plutôt en panne. Peu semble lui importer cependant puisque, de ce point de vue, et avant de connaître cet homme, elle avait un rôle plutôt passif avec ses autres partenaires éphémères, au point que non seulement elle n'en a gardé que peu de souvenirs mais surtout qu'elle se sentait menacée par eux. Aussi bien mettait-elle rapidement fin à leur liaison. A l'intérieur de son couple, il n'y a rien de vraiment nouveau et c'est un peu comme si elle se faisait manger, c'est à dire détruire, par son mari. San ne doit pas avoir beaucoup d'attachement pour cet homme puisque, quand elle parle de lui, elle le nomme comme « la chose qui est censée être mon mari », ce qui, après quatre années de mariage, est quand même révélateur. Elle en vient même à se demander si elle ne regretterait pas davantage la mort de son chat que celle de son époux !
San doit être une belle femme puisque son mari a quitté son ex, qui ressemblait à une pin-up ou à une actrice de cinéma, pour l'épouser. D'évidence elle s'ennuie avec lui mais je note qu'elle est suffisamment loyale à son époux pour ne pas le tromper. L'adultère se pratique pour moins que cela ! Lui-même semble vivre à côté d'elle sans vraiment lui accorder de l'importance. Ce concept de ressemblance entre époux est récurrent puisqu'il revient à propos d'un autre couple marié depuis beaucoup plus longtemps. le plus étonnant est que, sans vraiment l'expliquer autrement que par un long congé de maladie de son mari, San constate que, dans son couple, les rôles se sont inversés, elle s'étant mise à la télévision... et au whisky soda et lui aux tâches ménagères en prenant toutes les charges de son épouse. Est-ce à dire que dans le mariage on perd sa personnalité au point de ressembler à l'autre ? La ressemblance supposée entre ces deux époux irait-elle jusque là ?
Je n'ai pas une culture nippone, je ne connais pas la symbolique de la pivoine dans ce pays et franchement, même s'il y a un côté poétique à l'épilogue, il m'a un peu échappé. J'y verrais plutôt l'image de l'abandon voire de la destruction physique de cet homme. San a-t-elle un réel problème avec les hommes dont, avant son mariage, elle se débarrassait rapidement, rôle qu'elle reprend avec son mari dans une métamorphose poétique. Veut-elle nous signifier qu'il vaut mieux vivre seul que de supporter un conjoint insupportable et ainsi fuir le mariage ? A travers ce court roman un peu étrange, veut-elle nous signifier que cette union était, comme l'indique le titre, contre nature?
Motoya Yukiko, qui est une jeune auteure (née en 1979), nous montre les défauts du couple, le peu d'attirance qu'elle a pour le mariage et l'amour semble être, pour l'instant, son thème de prédilection favori. Au vrai, c'est un sujet classique d'autant que, allez savoir pourquoi et sous toutes les latitudes, les hommes et les femmes semblent vouloir s'inventer la vocation du mariage comme un passage obligé dans leur vie, alors que manifestement, vu le nombre grandissant de divorces, ce serait plutôt un échec.
Ce thème fait partie des préoccupations humaines et a toujours été un sujet de réflexion pour les hommes et les femmes et de création pour les artistes. Il est certes intéressant et cette histoire l'illustre à sa manière assez particulière, même si chacun de nous a forcément une idée précise sur la question.
Ce roman a obtenu le prix Akutagawa qui est le plus prestigieux du Japon. Là je me dis que compte tenu de la distinction, je n'ai effectivement rien compris et que je suis passé à côté d'un chef-d'oeuvre nonobstant la fin poétique et sûrement métaphysique de cet ouvrage.
©H.L.
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missmolko1
  30 septembre 2018
Mariage contre nature est un court roman assez étrange qui nous amène à nous questionner sur les liens du mariage. San, marié depuis 4 ans et femme au foyer aimante, tri des photos et se rend compte que plus le temps passe et plus elle ressemble à son mari.
Roman étrange car, je ne m'attendais pas à cette pointe de fantastique, a certains passages assez durs. Bilan vraiment mitigé pour ce roman.
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critiques presse (1)
Bibliobs   21 décembre 2017
Dans "Mariage contre nature", la romancière de "Comment apprendre à s'aimer" explore les dures lois conjugales.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nounours36nounours36   14 septembre 2017
Les hommes pénétraient profondément en moi, de la même façon que les nutriments du terreau imprègnent les racines. A chaque nouvelle rencontre, j’étais comme transplantée, je changeais de terreau. La preuve en est que je n’avais presque aucun souvenir des jours passés avec les hommes que j’avais fréquentés autrefois. Ce qui était étrange, c’est que mes partenaires cherchaient tous à me servir de terreau. Et cela finissait toujours de la même façon, je sentais mes racines menacées de pourriture à cause du terreau et je me dépêchais de briser le pot pour m’en extirper de force.
Le terreau était-il mauvais, ou était-ce les racines qui posaient problème ? Les hommes pénétraient profondément en moi, de la même façon que les nutriments du terreau imprègnent les racines. A chaque nouvelle rencontre, j’étais comme transplantée, je changeais de terreau. La preuve en est que je n’avais presque aucun souvenir des jours passés avec les hommes que j’avais fréquentés autrefois. Ce qui était étrange, c’est que mes partenaires cherchaient tous à me servir de terreau. Et cela finissait toujours de la même façon, je sentais mes racines menacées de pourriture à cause du terreau et je me dépêchais de briser le pot pour m’en extirper de force.
Le terreau était-il mauvais, ou était-ce les racines qui posaient problème ?
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diablotin0diablotin0   03 novembre 2017
Évidemment, toi, tu es une femme au foyer. Tu ne peux pas comprendre qu'un homme n'ait envie de penser à rien en rentrant chez lui.
Commenter  J’apprécie          252
Realita18Realita18   08 septembre 2017
Ce sont deux serpents qui mangent chacun la queue de l'autre. Ils se grignotent l'un l'autre, à la même vitesse, et pour finir, ça fait comme une boule avec seulement les deux têtes, avant qu'ils disparaissent en entier, engloutis jusqu'au dernier morceau. Tu vois ce que je veux dire ? Quelque part, pour moi, c'est ça, l'image du mariage.
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GabySenseiGabySensei   09 octobre 2017
C'est étrange, un couple. Alors que nous avions été si proches, que nous avions passé nos journées ensemble, jamais je n'avais imaginé qu'il souhaitait devenir une pivoine.

(P117)
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laurannslauranns   21 juin 2018
J’avais toujours laissé les hommes se repaître de moi. J’étais en quelque sorte le fantôme d’un serpent dévoré par plusieurs autres serpents et qui, bien avant de se faire engloutir par son conjoint, avait déjà perdu son corps d’origine.
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