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ISBN : 2253186236
Éditeur : Le Livre de Poche (07/06/2017)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 35 notes)
Résumé :
"Elle était une femme de tête et de coeur, vertigineuse." Lawrence d'Arabie. Il faudrait dire "Bell de Bagdad" comme on dit "Lawrence d'Arabie". L'aventure de Gertrude Bell auprès des chefs bédouins de Mésopotamie est le reflet au féminin de celle du colonel Lawrence en Arabie. Fille d'un grand industriel du Yorkshire, titulaire d'un premier prix à Oxford, celle qu'on surnommait la "khatun", la "dame" ou "la reine du désert", accomplit entre 1900 et 1914 six expédit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  27 novembre 2015
Qui aurait pu lui prédire une telle destinée? Qui aurait pu penser qu'elle deviendrait "La reine sans couronne"?
Gertrude Bell nait en 1868 dans le comté Durham. Belle et intelligente, son père, Sir Hugh Lowthian Bell, éprouve pour elle un amour incommensurable. Amour qui s'avérera réciproque tout au long de leurs vies. Malheureusement, sa mère meurt alors qu'elle n'a que 3 ans et son père se remarie avec une certaine Florence Olliffe, une grande dame qui aura beaucoup d'influence sur Gertrude. Jeune fille intelligente, elle fait des études, d'abord au Queen's College puis à Oxford. Il ne fait aucun doute pour sa famille qu'elle fera un beau mariage. Mais, la jeune femme semble destinée à toute autre chose. Elle part pour Téhéran en 1892 où elle rejoint son oncle, ambassadeur auprès du shah de Perse. le début d'une nouvelle vie pour celle qui parcourra le monde et qui sera tour à tour infirmière, globe-trotteuse, géographe, traductrice, archéologue, espionne...
Femme aux multiples facettes, curieuse, enthousiaste, passionnée, organisée, résolue, Gertrude Bell est de ces femmes qui ont pris leur vie et leur destin en main. Parcourant le monde, notamment l'Afrique et l'Asie, elle ira à la rencontre des différents peuples et apprendra leur langue. Femme influente, écoutée, admirée, entourée, elle aura un rôle important auprès de nombreux hommes. Elle n'en oubliera jamais pour autant ses parents avec qui elle correspondra jusqu'à sa mort.
Christel Mouchard, journaliste, met au devant de la scène cette femme au destin incroyable et pourtant méconnue. Ce roman riche, agrémenté de nombreuses références bibliographiques et historiques, est extrêmement fouillé et fort documenté. Peut-être un peu trop, rendant la lecture parfois ardue. L'on a parfois du mal à s'attacher à Gertrude.
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Fleitour
  10 septembre 2017
Gertrude Bell, cette femme hors du commun, qui fut appelée la reine du désert, Khatun, la Dame, n'existe plus sur nos écrans radar de la notoriété, l'histoire a balayé son nom, ne retenant que celle de Lawrence d'Arabie, son nom à lui figure ici ou là au Moyen-Orient.
Cette dame exceptionnelle, major à Oxford, parlant les nombreuses langues d'Arabie, s'exprimant parfaitement en français à séduit Christel Mouchard, à travers notamment sa correspondance. Dans cette autobiographie, scrupuleuse, Christel Mouchard restitue l'âme et le coeur
de Gertrude, comblée par ses travaux, mais déchirée par des amours impossibles.

Gertrude Bell naît le 14 juillet 1868 d'une grande famille industrielle de Newcastle, devient orpheline à trois à la naissance de son frère Maurice. Son père se remarie quand elle a huit ans avec Florence Ollife liée à la famille Abot, elle sera dès lors éduquée dans le monde de l'aristocratie anglaise.

Pourquoi ? Pourquoi, aujourd'hui encore on la présente comme une aventurière, même une des plus grandes aventurières. Est-ce un vocable totalement positif, je trouve pour ma part qu'elle est d'abord féministe, une ardente féministe, toujours élégamment habillée, distillant une bonne humeur par délicatesse, couplée à une détermination indestructible, forgée par 5 années d'alpinisme.

Elle a dit dans l'une de ses dernières lettres, j'ai réussi beaucoup de petites choses mais je n'ai pas su réaliser les grandes choses. Quelle modestie ! Dans son coeur la grande chose de sa vie est d'avoir échoué en amour et de ne pas avoir pu fonder une famille.
Féministe elle s'est attachée en toutes circonstances à faire aussi bien, mieux encore que la gente masculine. Nous lui devons la création de l'Irak, et n'a-t-elle pas mis en garde les dirigeants sur la création d'un État juif indépendant. Lucidité encore et toujours de la lucidité et du respect de toutes les personnes qu'elle rencontrait.
Gertrude Belll s'est épanouie dans les voyages, devenant tout d'abord archéologue, puis la grande spécialiste des peuples qui dans cette région du monde ont des origines les plus diverses : les Druzes, les Bédouins, les chiites, les sunnites, les Rachid, les palestiniens, les kurdes, les Hachémites, les juifs, et les autres minorités. Elle connaît personnellement
leurs chefs, leurs cultes, leurs ennemis.

Avec l'éclatement de l'empire ottoman, les cartes du Moyen-Orient sont rebattues et c'est à elle que le Premier ministre britannique et notamment Winston Churchill, demande de participer aux négociations de paix, en mars 1921 au Caire.

La première partie du roman raconte sa jeunesse, ses succès universitaires, et sa très prometteuse première place à Oxford. Elle ne manque pas de soupirant, mais aucun n'a pu recevoir l'approbation morale du clan.
On découvre ainsi après le chapitre cinq l'épopée autobiographie ponctuée de lettres à son père et à sa belle mère. Ce sont ces pages qui construisent pas à pas sa légende.

Quel est le plus bel hommage que celui qu'il a aimé, jusqu'au jour de sa mort d'une balle de fusil en 1917 à la tête de l'armée britannique, le major Charles Doughty : « la femme sage et splendide que vous êtes, sans peur d'aucune entreprise, la plénitude toujours à portée de main, je serai toujours votre », elle répond « quand vous dites que vous m'aimez me voulez, mon coeur chante, et puis pleure de désir pour vous ».
Roman historique éblouissant.
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miriam
  24 avril 2017
J'ai choisi Gertrude Bell pour m'accompagner en Jordanie. Je viens de terminer la biographie de TE Lawrence, son presque contemporain, et collègue en archéologie et en espionnage... J'ai lu récemment son récit de son expédition en 1905 de Palestine en Syrie The Desert an the Sown et j'ai eu envie de connaître mieux cette grande dame. Quelle compagne! Globe-trotter, archéologue, puis espionne et diplomate...
La biographie de Christel Mouchard est passionnante. C'est un travail sérieux et minutieux, inspiré de la correspondance de Gertrud Bell qui écrivait pratiquement chaque jour à Florence, sa belle-mère et à ses soeurs ainsi qu'à nombreuses relations. A la fin de l'opus elle livre toutes ses sources avec précision.
Christel Mouchard raconte avec luxe de détails la vie d'une certaine aristocratie britannique pendant l'époque victorienne qui a forgé le caractère de l'héroïne.
Née dans une famille d'industriels, Gertrude Bell, dès l'enfance, a manifesté une indépendance et un caractère bien trempé. Elle a commencé sa "carrière" par de solides études à Oxford qu'elle réussi avec succès. A l'issue de ses études c'est une jeune fille parfaite
"Où trouverait-on une jeune fille plus accomplie? [....] Elle a de la grâce, de l'élégance. elle sait danser, converser, séduire. Sa dot a de quoi faire rêver..."
Elle a le goût des toilettes, fréquente le meilleur monde. elle est même très exigeante, terriblement snob. Les maris potentiels apprécieront peu son érudition et sa force de caractère.
Sa famille l'envoie à Bucarest en compagnie d'un cousin qui est quasiment son fiancé en voyage romantique mais...
"Gertrude a beau répéter qu'elle ne rêve que mariage et enfant, elle n'arrive pas à rester dans son rôle: elle parle comme si elle rêvait aussi d'influer sur la marche du monde"
Après Bucarest, Téhéran, elle apprend le Persan, goûte la poésie, fait des randonnées en compagnie de Cadogan, dont elle tombe amoureuse. Que serait arrivé de Gertrude si son père avait consenti au mariage?
Désormais, elle ne cherchera plus de mari et voyagera ...
"Il est de coutume de dire des femmes qui voyagent qu'elles fuient. elles partent pour éviter le face à face avec elles mêmes, pour ne pas réfléchir sur les occasions manquées...."
"Voyageuse victorienne" ou "globe-trotteuse", elle va sillonner le monde "Curieuse, résolue, enthousiaste...ces qualités, Miss Bell les a en commun avec ses consoeurs..." N'allez pas imaginer une routarde. Attentive à à la mode en toutescirconstances, elle n'a pas peur des bagages volumineux. Dans le désert, elle emporte sa baignoire et son service à thé en porcelaine, son matérielphotographique et "kodake tout ce qui veut bien se laisser kodaker", et les théodolites dees cartographes . Plus encore que des bagages, elle est soucieuse d'apprendre la langue des pays qu'elles visite
"comprendre un beau jour la conversation de deux mendiants; voir le visage d'une vieille marchande à laquelle on demande une pomme s'illuminer de surprise : c'est le bonheur ultime"
De touriste, de globe-trotteuse, elle va devenir orientaliste, elle apprend l'arabe, achète un cheval et affrète une véritable caravane. Elle ne voyage plus seulement our le plaisir : elle devient archéologue. A Kerkemish elle rencontre, entre autres, Lawrence ainsi que les archéologues émérites:
"Ce chantier-là a quelque chose de plus que les autres. Kerkemish n'est pas seulement une antique cité hittite sortie du néant, c'est un carrefour de l'espionnage européen"
Une passion amoureuse, malheureuse, on n'imagine pas comment la sexualité féminine est contrainte dans la bonne société anglaise de l'époque, la conduit près de la dépression. Son remède est encore d'aller plus loin, tenter ce qui n'a pas été exploré : la traversée de l'Arabie, du Hedjaz, mal contrôlée par les Ottomans, sous le règne des tribus bédouines.

"Aujourd'hui je retourne au désert. |...]Puis, traversant les rails, frontière du monde extérieur, je me suis sentie comme cette divinité qui incarne le Destin, armée de ses grands ciseaux - Clotho, devant laquelle nous courbons la tête. j'ai coupé le fil."
"par dessus tout, elle va chercher le rappel omniprésent de la mort. Elle sait combien les Arabes y sont sensibles, et la voyageuse reprend à son compte le fatalisme mystique des nomades"
Malgré son expérience, malgré la fortune, le voyage est difficile. Elle est même retenue prisonnière. Physiquement elle a souffert de cette expédition.
En 1915, l'aventurière sans aventure, sans mari, sans amant croit que sa vie est finie quand elle reçoit un appel du Caire, de David Hogarth, l'archéologue , chef des services secrets. Elle va retrouver ses collègues de Kerkemish, TE Lawrence aussi. sa connaissance du terrain, ses entrées au Foreign office, ses relations avec les tribus arabes font d'elle non seulement une espionne mais aussi une diplomate.
A l'issue de la Première Guerre Mondiale, dans le partage de l'empire Ottoman, elle jouera le rôle de conseillère auprès du roi du nouvel état créé : l'Irak. Elle s'installera à Bagdad, fondera le Musée Archéologique de Bagdad et s'y éteindra le 12 juillet 1926.






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akcd
  30 janvier 2016
Tâche difficile que celle que s'est imposée Christel Mouchard, d'écrire la biographie de Gertrude Bell. Pour cela, il fallait se plonger dans la vie de l'aventurière et avoir une solide connaissance du Moyen-Orient d'hier de d'aujourd'hui.
Christel Mouchard semble toute désignée pour cette oeuvre monumentale. Anciennement journaliste pour un magazine d'histoire, depuis une vingtaine d'années elle se consacre à l'exploration de la vie de grandes voyageuses. Synthétiser en 300 pages la vie et l'oeuvre de Gertrude Bell n'est pas une chose aisée. Christel Mouchard y arrive, cependant, avec un certain talent.
Née en 1868, fille d'un richissime industriel britannique, rien ne destine Gertrude Bell à mener la vie hors du commun qu'elle a vécue. C'est son goût pour les études, son extrême intelligence et sa pugnacité qui va éloigner Gertrude du mariage et la faire fuir à l'étranger. En tant que touriste, pour commencer, à travers une vingtaine de pays. Mais elle ne reste jamais oisive. Apprenant au fur et à mesure les langues des pays qu'elle traverse, elle consacre ses journées à s'imprégner des cultures qu'elle fréquente et à épaissir son portefeuille de relations mondaines, politiques et scientifiques, sans se douter de l'impact qu'auront sur son destin ses capacités à organiser, accueillir, converser, fouiller et voyager en Moyen-Orient. Miss Bell se crée rapidement une telle réputation que dans chaque endroit qu'elle traverse, elle est surnommée la Reine du Désert, ou encore la Khatun. de Bagdad à Constantinople en passant par Bassorah et Jérusalem.
Christel Mouchard puise dans l'innombrable correspondance de Gertrude Bell pour raconter son histoire et celle du Moyen-Orient à l'époque de la fin de l'Empire Ottoman. Sa correspondance familiale, librement consultable sur internet, contient des analyses détaillées de ses aventures, ses découvertes archéologiques et des intrigues politiques dont elle a été un des rouages essentiels. Ils évoquent en revanche peu ses états d'âme, tant elle s'est protégée vis-à-vis de sa famille. Deux autres correspondances d'importance fondamentale sont consultables, dans les universités de Newcastle et Durham en Grande Bretagne. Celles-ci dévoilent d'autres parties de la personnalité de Gertrude Bell, pour reconstituer le puzzle dans sa globalité.
La biographie traîne en longueur à certains moments. J'ai été gênée par la construction artificielle du récit : un chapitre sur Bell en tant qu'exploratrice, un chapitre sur ses missions secrètes… Il est pourtant évident que toutes ces époques se croisent. Comprendre les différents épisodes sur lesquels s'est construite la réputation de la Khatun semble cependant indispensable pour comprendre le personnage. Car enfin, quelle Anglaise du XIX° siècle aurait pu devenir une des plus grandes expertes de l'Orient, précédant Lawrence d'Arabie de quelques années, sans avoir voyagé, fouillé, négocié, bravé les interdits comme elle a su le faire ? La scène suivante caricaturée par son beau-frère pourrait-elle avoir lieu aujourd'hui ? « le dessin […] représente une femme accroupie sur un tapis, de dos, coiffée d'un casque colonial, sa jupe ample arrangée en corolle autour de ses hanches. Elle agite les mains manifestement pour accompagner une explication éloquente qu'écoutent avec une attention soutenue des hommes assemblés en demi-cercle dont la nationalité est aisément reconnaissable à leur costume : un Turc, un Africain, un Chinois, un Arabe, un Grec, un Russe. »
Gertrude Bell avait deviné les déchirements du Moyen-Orient que nous observons impuissants aujourd'hui. Une manière pour nous d'en tenter une approche est de lire Gertrude Bell – Archéologue, aventurière, agent secret.
Lien : http://akarinthi.com/
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Martin1972
  21 novembre 2015
Dans l'Angleterre victorienne où elle est née, rien ne destine Gertrude Bell à devenir une des plus grandes aventurières du XXe siècle. Riche et belle, elle semble promise à un mariage aristocratique mais la jeune femme aime le danger... Elle part à sa rencontre dans les déserts chaotiques qui s'étendent entre Damas et Bagdad. Entre 1900 et 1914, elle y devient archéologue, exploratrice, diplomate, agent de renseignement sans jamais oublier de glisser dans ses bagages robes du soir et cartes de visite. Jusqu'à sa mort tragique, en 1926. Flamboyante et spirituelle, amoureuse et excentrique, Gertrude Belle est surnommée la Reine du Désert, la Khatun, la Dame, ou bien encore la «reine sans couronne d'Irak». Mais il faudrait plutôt dire Bell de Bagdad comme on dit Lawrence d'Arabie, car tous les deux poursuivaient le même rêve, le visage brûlé par les vents de sable et les yeux perdus dans l'horizon trouble d'un lointain qu'ils étaient seuls à voir.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Martin1972Martin1972   22 novembre 2015
Enthousiaste, intéressée, toujours passionnée par les rencontres et les événements du jour, elle laissait une impression de perpétuelle fraîcheur – plus exactement : quelle que fût sa fatigue, elle restait capable d’intéresser et de capter l’attention de quiconque venait la voir. Je ne pense avoir jamais connu personne qui fût aussi totalement civilisé, à la mesure de son immense pouvoir de sympathie intellectuelle.
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marina53marina53   27 novembre 2015
L'exigence envers autrui est nécessairement moindre que l'exigence envers soi-même.
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FleitourFleitour   13 septembre 2017
C'est pourquoi j'ai peur d'allumer l'incendie, ou de vous laisser l'allumer
car alors aucune main humaine ne pourrait l'éteindre
–pas même la vôtre–
avant qui ne m'ait consumée tout entière.
P 235
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marina53marina53   27 novembre 2015
Voyager, c'est rencontrer.
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ValerieLacailleValerieLacaille   19 février 2016
Il faut toujours s'attarder à regarder les maisons qui attendent les aventuriers à leur retour. Elles donnent une image de ce qui leur laisse la liberté de partir, de ce qui les fait revenir, ou de ce qui les fait fuir.
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