AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2290165824
Éditeur : J'ai Lu (02/01/2019)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 141 notes)
Résumé :
Tomas, dit Tomi, juif et hongrois, se retrouve dans le trou noir concentrationnaire avec toute sa famille.
Affecté à l’atelier de réparation des uniformes rayés alors qu’il ne sait pas enfiler une aiguille, il y découvre le pire de l’homme et son meilleur : les doigts habiles des tailleurs, leurs mains invaincues, refermant les plaies des tissus, résistant à l’anéantissement.
Des confins de l’Europe centrale au sommet de la mode française, de la baraqu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
Ptitgateau
  01 mai 2018
Le titre de ce magnifique roman fut pour moi un bon sujet de méditation et de questionnement : où passe l'aiguille
L'aiguille, c'est très précisément le tout petit objet très piquant, capable de pénétrer partout, de s'insinuer, de se faire une place, et surtout d'offrir des laissez-passer. Sans l'aiguille, point de salut ! L'aiguille donc, qui s'exprime dans les mains d'Herman Kiss, maître tailleur de son état, qui aurait prospéré s'il n'avait pas été un juif dans les années 40, privé de droits élémentaires, enfermé avec sa famille dans un dépôt pour plusieurs semaines, déporté vers pas moins de trois camps de concentration, en partie séparé des siens.
Mais l'aiguille, je vais me permettre d'affirmer que c'est également son fils Tomy, narrateur principal et héros dans tous les sens du terme. Tomy est le narrateur principal, il est âgé de 15 ans lorsque les Allemands s'installent en Hongrie, terre natale de la famille, il est en opposition constante avec son père, refuse d'apprendre le métier de tailleur, se comporte comme une véritable anguille capable de passer au travers les mailles d'un filet, si étroites soit-elles, personnage plein de finesse et d'esprit, dont on boit les paroles aussi bien dans la première partie pendant laquelle il ne sait pas encore ce qui l'attend, que durant le long exposé de sa vie en camps de concentration. Jeune homme plein de ressources, intelligent et débrouillard, il se sortira de situations souvent désespérées en se servant en grande partie de l'aiguille, lui qui avait auparavant refusé tout contact de près ou de loin avec cet outil.
Il est entouré au début de l'histoire parce qu'il appelle "les siens" : Son père, Herman, sa mère, son frère Gabor dit Gaby, son oncle, Serena, une jeune fille à l'avenir prometteur qui lit tout ce qui lui tombe sous la main, et quelques relations créées en déportation.
Mais la liste " des siens" va s'amenuiser et on pénètre avec lui dans le camp de Dora-Mittelbau, en Allemagne où on n'est plus rien, on n'a plus qu'un numéro de matricule en guise de nom, ou il faut vivre chaque minute comme si c'était la dernière de sa vie, dans la souffrance physique, morale, dans la crasse, le froid, rester debout dans l'adversité.
Mais l'aiguille sauvera…
Premier roman de mon top 10 de l'année, cet écrit a imprimé en moi des traces indélébiles : un parcours hors du commun sans être irréalisable, une leçon de vie et de courage, des sentiments variés et parfois contradictoires : de l'extrême tristesse à l'hilarité, de la colère et du dégoût à la volupté, de la mélancolie à l'euphorie…
le récit de Tomy se lit aisément, l'écriture est fluide et la narration est entrecoupées de témoignages des personnages qui évoluent dans l'histoire : le père sous forme de lettres à sa femme, des amis de Tomy, du frère, et d'autres narrateurs qui interviennent dans la deuxième partie du roman.
Lisez cette pépite et même plus !
Véronique Mougin est également l'auteure de « pour vous servir », mais ce roman sera certainement l'objet d'une très prochaine critique.

Lien : https://1001ptitgateau.blogs..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          886
rabanne
  09 février 2018
Avril 1944, Hongrie. Perché au sommet de son arbre, un adolescent espiègle et obstiné rêve, il rêve de tout, sauf de couture ! Mais d'autres gens en décideront autrement. Il s'appelait Tomas et n'avait pas 15 ans...
Il n'a jamais voulu en parler, ni témoigner, encore moins sortir de ce silence intérieur. C'est à 88 ans qu'il accepte que quelqu'un se fasse l'interprète de son histoire, d'un destin à jamais scellé par la plus grande tragédie du XXème siècle, une barbarie sans nom.
Où passe l'aiguille, Au nom de tous les miens, Si c'est un homme ou Kinderzimmer : des points communs flagrants... Dans le camp de concentration, l'organisation, la ruse, le marchandage, la débrouille, l'égoïsme, le chantage, la défiance, l'obstination, la rapidité, la feinte (etc. ) peuvent sauver d'une mort immédiate, tant qu'on ne tombe pas malade ou sous les coups. La jeunesse, un atout. La prise de risques, un défi. Mais surtout, ce mental d'acier, cette froide distance face aux événements, instinctifs, ingrédients indispensables à la protection et la survie.
J'ai apprécié que l'auteure retranscrive ce mélange de force, de liberté, de ténacité et de courage à travers sa plume, à travers la voix de Tomi, nous permettant de lire un roman-témoignage à la fois fluide et "digérable", ne tombant pas dans la surenchère. Ainsi, je n'ai pas versé de larmes, ni été pétrifiée d'effroi, ce qui n'est pas simple en ce qui concerne la shoah.
Cela ne signifie pas que le ton du récit m'ait ôté toute émotion, bien évidemment que non, même si l'on est tout de même soulagé de sortir de l'enfer dans le dernier tiers du roman, de côtoyer plus d'humour et de légèreté, par cette immersion dans le monde foisonnant de la haute-couture : un véritable chemin de résilience pour Tomas Kiss, malgré les cauchemars et la peur constante de voir disparaître "les" femmes, même derrière le drapé d'un tissu... !
C'est également un beau récit sur les relations père-fils, sur l'amitié indéfectible, l'entraide, l'espoir, la mémoire.
Je remercie chaleureusement Véronique Mougin de sa confiance, m'ayant gracieusement invitée à lire son roman avant sa parution officielle (31 janvier). Merci également aux éditions Flammarion pour ce précieux cadeau !! :-)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          7923
Jeanfrancoislemoine
  12 janvier 2019
Je viens de tourner la dernière page d'un très beau livre...Encore la guerre, la déportation, les camps , me direz -vous .... Oui , certes , mais ce récit, il a franchement quelque chose d'autre , une force qui va plus s'orienter vers la capacité à vivre , à survivre , avant , pendant et après des événements dans lesquels tant d'hommes , de femmes et d'enfants ont perdu la vie.
Le héros, c'est Tomas , Tomi, un gamin comme les autres , coquin , facétieux, un peu "roublard" déjà. Il y a sa famille , travailleuse , honorable , fière...Ah , un détail tout de même...ce sont des juifs...Et comme tous les juifs, à cette époque, leur vie change , peu à peu , doucement , le père en est conscient , plus que Tomi , bien sûr, l'insouciance de l'enfance , l'incrédulité.....Et puis le camp de concentration et le petit débrouillard se transforme en Serpent , comprend , s'adapte ,fait des choix dans un seul but , sauver sa peau. Cette vie au camp est , comment dire ,"adaptée"à la situation d'urgence , on la prend au jour le jour, d'une heure à l'autre. Une leçon, terrible mais obligatoire . Bien sûr , Tomi reviendra et on constatera alors combien les grandes douleurs en soi sont difficiles à chasser , non pas pour oublier mais pour survivre...
Dans ce livre douloureux , on croise des personnages extraordinairement, justes et attachants . Il y a bien entendu Tomi , son père , Antoine , Rosie et , de mon point de vue , le génial Marcel. On tremble , on a envie de crier , on voit des portraits de gens remarquables , de gens odieux ...dans le camp et ...ailleurs.
C'est un récit vraiment très émouvant, prenant , vivant , qui n'analyse pas mais décrit , sans mélo , sans pathos , avec finesse. Trés habile aussi le fait de donner la parole à différents protagonistes de l'histoire , entre certains épisodes .
Même si la fin m'a paru un peu longue , j'ai vraiment apprécié ce récit qui nous éclaire sur "le silence" des êtres au retour d'une telle épreuve qui , bien que terrible , est rendue avec tact , pudeur et délicatesse. Bravo à l'auteure.
Les dernières pages sont....superbes.
Et enfin , attention. La recherche de boucs émissaires n'a pas disparu . Il ne faut pas l'oublier. de tels écrits ne peuvent que nous inciter à maintenir nos sens en éveil.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          767
isabelleisapure
  11 janvier 2018
Voilà plus d'une semaine que j'ai refermé ce livre, en larmes. Depuis, mes yeux sont secs, mais l'émotion toujours présente rend difficile la rédaction de ma critique tant je peine à trouver les mots pour décrire ce que j'ai éprouvé tout au long de cette lecture. Plus qu'un coup de coeur, j'ai ressenti un coup au coeur.
Tout a commencé avant Noël, lorsque j'ai eu la surprise de lire un très gentil message de Véronique Mougin me proposant de découvrir son roman avant sa parution en librairie. J'ai bien sûr accepté et me suis lancée dans ma lecture sans à priori n'ayant lu aucune critique à son sujet.
Dès les premières pages, j'ai aimé ce jeune garçon, Tomi qui a l'âge de 14 ans a déjà un caractère bien trempé. Il aime se réfugier dans l'arbre de son jardin pour regarder les filles de la maison bleue en rêvant au jour où il pourra les rejoindre. Il se verrait bien aussi partir en Amérique tandis qu'autour de lui le ciel s'assombri pour les juifs de Hongrie.
Son père Herman, tailleur de métier aimerait que son fils apprenne à tirer l'aiguille, persuadé que ce métier lui permettra toujours de vivre mais Tomi, lui s'imagine en salopette bleue, il veut devenir plombier, plus par bravade face à l'autorité paternelle que par réelle conviction.
A Dora-Mittelbau, où la famille est déportée le seul moyen de survivre au milieu de l'horreur se trouve pour le père et le fils dans l'atelier de couture du camp à repriser les tenues des détenus. Tomi le comprend très vite et s'applique dans cette tâche ingrate, en étant bien loin de se douter que la couture le mènera un jour dans la capitale de la mode au sommet de la gloire.
A Paris, Tomi deviendra un couturier de renom, magnifiant les femmes dans des robes toujours plus somptueuses.
Véronique Mougin, nous conte un parcours de vie exceptionnel.
Tomi n'est autre que son cousin, d'où peut-être cette tendresse et cette admiration qui transparait sous sa plume tout au long du livre.
« Où passe l'aiguille » un très grand roman. Je n'arrive pas à m'en détacher.
J'aimerais lorsque je critique des livres de cette qualité trouver les mots convaincants, mais je n'ai malheureusement pas ce talent.
Je dirai simplement qu'après une seconde lecture à haute voix pour un proche non voyant ce fut à nouveau un double coup de coeur.
L'oralité transcende la beauté de l'écriture. Celle de Véronique Mougin emplie de douceur et de bienveillance lorsqu'elle nous parle de Tomi adolescent, devient âpre et sèche lorsque la folie des hommes s'emploie à broyer leurs semblables.
Souvent l'auteure malmène son lecteur, dans les camps de concentration, on ressent le froid, la faim, la peur, les coups.
Cela peut sembler pénible parfois, mais c'est à mon sens indispensable pour bien comprendre ce que cette aventure humaine et artistique a d'exceptionnel.
Quel plus beau cadeau pour la lectrice passionnée que je suis que de commencer l'année par une telle émotion littéraire ?
Merci Véronique.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          6610
Kittiwake
  10 février 2018
Chère Véronique
J'avais tant apprécié votre premier roman Pour vous servir, que je n'ai pas hésité longtemps devant votre proposition de découvrir le suivant.
Ravie de faire connaissance avec l'espiègle Tomy, rebelle dans l'âme, prêt à presque tout pour ne pas tirer l'aiguille comme son père et son grand-père, ma joie s'est teintée d'une nuance verte signifiant l'inquiétude : 1933, famille juive, le début des hostilités qui fondent de toute part sur cette communauté : rapidement mes doutes ont été levés.
Pourquoi Véronique? pourquoi me faire souffrir à ce point;? Pourquoi tenter de m'enlever le peu de foi qu'il me reste envers cette humanité cruelle et dépourvue de compassion ?
J'ai donc poursuivi, un peu plus désespérée.
La lumière est revenue, cependant, lorsque Tom et son père se recréent une nouvelle vie. Un nouveau départ , certes , mais l'ombre des souffrances passés plane sans cesse, dans les cauchemars, forgeant une carapace et un mode d'être modelé par les horreurs passées.
Et puis vous m'avez cueillie, alors que je ne m'y attendais pas (je lis le moins possible les quatrième de couv' et les encarts), et le récit a pris tout son sens , m'arrachant toutes les larmes que j'avais retenues, au point de distinguer avec peine les dernières lignes, les plus importantes , celles qui font que je vous remercie du fond du coeur pour ce que vous avez écrit là.
Votre écriture est un enchantement, au sens propre, et nous sommes entrainés dans la ritournelle de vos phrases et nous vivons avec vos personnages : souffrant ou heureux avec eux au gré de votre plume.
Vous ferez partie sans aucun doute des auteurs dont j'attendrais à chaque rentrée la nouvelle parution.
un mot pour la couverture, que je trouve très réussie, sobre et évocatrice.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          593
Citations et extraits (116) Voir plus Ajouter une citation
Cerbere1975Cerbere1975   10 mars 2019
Tu leur diras ça aux gens, dans le bouquin, que du même point peuvent naître le meilleur et le pire, que la vie est retorse, tortueuse, inextricable, qu'elle te rend fou de chagrin, qu'elle te remplit de joie, en vérité c'est du fil la vie, tu comprends ? Du fil, tout simplement, et contrairement à ce que dit le proverbe on ne sait jamais, jamais entends-tu où passera l'aiguille.
Commenter  J’apprécie          40
rabannerabanne   07 février 2018
La recette d'une bonne miche, c'est levure, farine, eau, sel et huile de coude. (...) chaque semaine je pétris la pâte gluante, je lui colle les baffes que mériterait le monde entier et quand elle est prête, je descends. Le boulanger a allumé son four, toute la rue sent la tartine grillée.
(...) je sais ce que c'est le pain, le pain c'est tout, sans lui t'es mort, c'est la vie le pain.
Commenter  J’apprécie          270
PickItUpPickItUp   01 mars 2018
- Tu crois que ça intéressera les gens mes vieilles histoires ?
- Ce ne sont pas des vieilles histoires, Tomi.
Elle n'a pas tort la petite. Aujourd'hui, de nouveau on cherche des boucs émissaires. L'étranger redevient un microbe dont il faut se prémunir, partout Dieu reprend le pouvoir. L'actualité s'écrit sur une vieille toile puante ; point après point le pire se dessine, il revient sans que personne n'y croie. A l'époque je me souviens, aucun d'entre nous n'y croyait non plus.
- Seuls les vieux comme toi peuvent rappeler ça aux jeunes, me dit la petite, des anciens aux gamins, les livres font le lien.
Elle croit aux mots, elle, elle écrit pour les vivants. Alors pour ses vivants et pour mes morts, je suis retourné remuer la vase. J'ai tiré du puits les gens et les lieux, les événements, tout était intact conservé dans la boue, les souvenirs au coeur brûlant. La petite cousine les a écrits. Quand elle est repartie avec ses cahiers noircis, je suis allé me coucher. Je me suis relevé trois mois après. Se rappeler, c'est raviver les braises : même longtemps après, elles brûlent encore.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
PtitgateauPtitgateau   21 avril 2018
Tu ne peux pas exclure que ton oncle ait réellement une maladie de l’intestin, Tomi. Il existe un microbe qui assèche les viscères, ça te fait comme un papyrus à l’intérieur. Je le sais, je l’ai lu.
Ca c’est Serena. Capable de placer viscères et papyrus dans la même phrase.
Commenter  J’apprécie          350
mosaique92mosaique92   08 janvier 2019
(Tomas, après la déportation, est inscrit à une école de haute couture)

Pour me rendre à l’école, chaque samedi, il faut quitter le quartier et marcher un certain temps. Quand ça ne sent plus l’oignon mais la rose et le musc, on est arrivé. Il est possible d’y aller en métro quoique je le déconseille : la rue, à Paris, c’est merveilleux. Attention, je ne dis pas que tout y est joli, non. Au coin de la rue de Charonne et du boulevard Philippe-Auguste, par exemple, officie un marchand de dentiers ambulant. D’occasion, les dentiers. Le vendeur les présente pendus à une ficelle tenue par deux grosses pinces à linge, les râteliers se balancent, quand un client en touche un les autres s’entrechoquent, une ribambelle de molaires en plastique et d’incisives fatiguées ressoudées à la colle forte. Le pire, c’est la pancarte : «Ici on peut essayer». Elle me donne la nausée à chaque fois. La plupart du temps je change d’itinéraire pour ne pas passer devant l’échoppe atroce. Lorsque j’y suis obligé, je ferme les yeux et j’imagine à sa place la jolie marchande de jonquilles ou la vitrine du pâtissier -"pains anglais et viennois, gâteaux à la crème primés au concours depuis 1908". Si la danse des chicots persiste sous mon crâne, je dégaine la Tour Eiffel, aucune image dégueulasse n’y résiste.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          52
Videos de Véronique Mougin (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Véronique Mougin
Entretien avec Véronique Mougin à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com dans nos locaux, le 23 janvier 2018. Découvrez les 5 mots choisis par l'auteur pour évoquer son livre 'Où passe l'aiguille'.
La page du livre : https://www.babelio.com/livres/Mougin-Ou-passe-laiguille/1010010
Retrouvez-nous sur : F A C E B O O K : Babelio T W I T T E R : @Babelio I N S T A G R A M : @babelio_ P I N T E R E S T : Babelio S N A P C H A T : babelio_off
autres livres classés : coutureVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1573 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..